En février, le Pape invite à prier pour les enfants atteints de maladies incurables

En février, le Pape invite à prier pour les enfants atteints de maladies incurables

L’intention de prière du Saint-Père pour ce mois de février, diffusée par la campagne «Prie avec le Pape», est dédiée aux enfants atteints de maladies incurables. «Seigneur, apprends-nous à reconnaître ton visage en chaque enfant qui souffre» implore Léon XIV. 

Vatican News 

 «Pour les enfants atteints de maladies incurables»: telle est l’intention que le Pape Léon XIV porte dans son cœur pour ce mois de février et qui a été diffusée par le Réseau Mondial de Prière du Pape, en collaboration avec le Dicastère pour la Communication. À travers la campagne «Prie avec le Pape»lancée en janvier dernier, le Saint-Père invite toute l’Église et toutes les personnes de bonne volonté à s’unir dans la prière pour les enfants qui vivent des situations de souffrance et de fragilité extrêmes, ainsi que pour leurs familles et pour ceux qui prennent soin d’eux.

Dans sa prière, le Pape met au centre la tendresse de Jésus qui accueille les petits, reconnaissant dans leurs corps fragiles un signe de sa présence et, dans leurs sourires, un témoignage du Royaume. Le Saint-Père demande qu’ils ne manquent jamais d’ «une prise en charge médicale adéquate, d’un accompagnement humain proche et d’un soutien communautaire empreint d’amour».  Il confie également les familles, afin qu’elles puissent se soutenir dans l’espérance, ainsi que les médecins, infirmiers et soignants, pour que leur service soit toujours une expression de compassion active, de patience et de tendresse.

Enfin, par cette intention, le Pape Léon XIV invite toute l’Église à se laisser transformer «par les mêmes sentiments» du Cœur du Christ et, soutenue par la prière et le service, à savoir accompagner la fragilité afin qu’elle puisse devenir, même «au cœur de la douleur, une source de consolation, une semence d’espérance et une annonce de vie nouvelle» pour les enfants qui souffrent ainsi que ceux qui les entourent.

Dans la vidéo du mois de février, enregistrée dans l’église San Pellegrino au Vatican, on peut voir le Saint-Père tenant des dessins, dont certains ont été réalisés par des enfants atteints de différentes maladies et pris en charge à l’Hôpital Pédiatrique Bambino Gesù de Rome.

Ce n’est pas la première fois que le pontife, par le biais du Réseau Mondial de Prière, intercède pour ceux qui souffrent de toutes sortes de maladie. En 2024, sous le pontificat du Pape François, l’intention de février fut consacrée aux malades en phase terminale. Il y soulignait avec force la distinction entre «incurable» et «non soignable», affirmant que «même lorsque les chances de guérison sont infimes, tout malade a droit à un accompagnement médical, psychologique, spirituel et humain».

Source : VATICANNEWS, le 5 février 2026

Honorons Marie ! Son amour le réclame

Honorons Marie ! Son amour le réclame

Vive Marie ! Répètent les anges. Que cet écho du Ciel soit notre route ; établissons en Marie notre paix, notre bonheur, notre confiance, notre amour, et avec les anges chantons aussi : vive Marie !

Louons Marie en tout et toujours ; toujours elle console…toujours elle soutient… toujours elle nous guide, toujours elle intercède.

Invoquons Marie dans nos peines, nos difficultés, dans nos joies et nos consolations. Honorons Marie ! Son amour le réclame. Elle nous aime comme Jésus, infiniment, continuellement, maternellement.

Marthe Robin, 2 février 1931

In Journal, décembre 1929- Novembre 1932, Editions Les Cahiers de Marthe Robin, p. 328

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

06.02.2026 – SAINT DU JOUR

Sts Paul Miki et ses Compagnons
Martyrs (memoire)
(† 1597)

 

Une des plus dures persécutions qu’aient essuyées les chrétiens du Japon est celle de Taicosama.

La mission du Japon avait débuté avec succès en 1549 avec saint François-Xavier, mais en 1582 l’empereur voulut faire partir les Jésuites, considérés par certains comme un danger national. La méfiance s’accrut encore lorsqu’une quinzaine de Franciscains débarquèrent en 1593 et construisirent deux couvents, prêchèrent et baptisèrent de nombreux Japonais.

L’empereur du Japon ordonna en 1596 d’arrêter tous les missionnaires qu’on trouverait et de les mettre à mort. Ainsi furent arrêtés six franciscains ; trois jésuites dont Paul Miki et dix-sept laïcs tertiaires franciscains. Ils furent exposés de ville en ville pendant des semaines à la vindicte populaire afin de faire un exemple. L’empereur les envoya alors à Nagasaki où il avait fait dresser 26 croix sur lesquelles ils furent crucifiés face à la mer (face à l’Occident, comme un défi lancé à la chrétienté).

Ces vingt-six martyrs étaient :

Trois jésuites :

Paul Miki, frère jésuite, fils d’un général, premier jésuite japonais et grand prédicateur, Jean Soan (de Goto), frère jésuite japonais, Jacques Kisoï, frère jésuite japonais.

Six franciscains :

Pierre Baptiste de Saint-Esteban, prêtre espagnol, chef de la mission franciscaine au Japon, Martin d’Aguirré, prêtre espagnol, professeur de théologie, François Blanco, prêtre espagnol, Philippe de Las Casas, mexicain, frère convers, Gonzalve García, des Indes Orientales, frère convers, François de Saint-Michel, frère convers.

Dix-sept laïcs tertiaires franciscains, tous japonais et membres de la communauté de Méaco, (arrêtés le 31 décembre 1596) : 

Côme Tachegia, Michel et Thomas Cozaki, Paul Ibarki, Léon Carasumo (catéchiste et interprète), Mathias, Bonaventure, Joachim Saccakibara (mèdecin), François de Méaco (médecin), Thomas Dauki (interprète), Jean Kinoia, Gabriel de Duisco, Paul Suzuki (catéchiste et interprète) ; François Danto et Pierre Sukejiro n’étaient pas sur la liste des arrestations mais, comme ils s’obstinaient à suivre les prisonniers et à les soigner, ils furent arrêtés à leur tour ; Louis (11 ans) et Antoine (13 ans).

Du haut de sa croix, Paul Miki continuait à prêcher pardonnant à ses bourreaux et invitant à la conversion : « Arrivé au terme où vous me voyez, dit-il, je ne pense pas qu’aucun de vous me croie capable de trahir la vérité. Eh bien ! Je vous le déclare, il n’y a pas d’autre moyen de salut que la religion chrétienne. Je pardonne aux auteurs de ma mort ; je les conjure de recevoir le baptême. »

Un autre, suspendu à une croix, n’osait se servir que des paroles du bon larron : « Seigneur, souvenez-vous de moi ! »

Les enfants ne furent pas moins admirables. Louis, répondit à un païen qui l’engageait à renoncer à sa foi : « C’est vous qui devriez vous faire chrétien, puisqu’il n’y a pas d’autre moyen de salut. »

Antoine, résista aux larmes de ses parents et aux promesses du magistrat : « Je méprise, dit-il, vos promesses et la vie elle-même : je désire d’être attaché à la croix pour l’amour de Jésus crucifié. » Du haut de sa croix, il chanta d’une voix angélique le psaume : Laudate, pueri, Dominum, Enfants, louez le Seigneur, et il eut le cœur percé d’une lance au Gloria Patri, qu’il alla chanter dans le Ciel.

Ils furent tous achevés d’un coup de lance dans le cœur. Les fidèles recueillirent le sang et les vêtements des martyrs, dont l’attouchement opéra des miracles.

Paul Miki et ses Compagnons ont été béatifiés, par le pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644), le 14 septembre 1627 et canonisés, par le bienheureux Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878), le 8 juin 1862, dans une solennité sans exemple, au milieu d’un grand concours d’évêques de toutes les parties du monde.

Ce furent les premiers martyrs du Japon.

En Belgique, cette mémoire est reportée au 7 février.

Sources principales : forumreligioncatholique.com ; missel.free.fr (« Rév. x gpm »).

Sts Paul Miki et ses Compagnons priez pour nous !

06.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,14-29. 

En ce temps-là,  comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. »
Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. »
Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! »


Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse.
En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.
La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. »
Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Bède le Vénérable (v. 673-735)

moine, docteur de l’Église

Homélie 23 (livre 2) ; CCL 122, 354s (trad. Orval rev.)

Jean Baptiste, martyr de la vérité

Il n’y a aucun doute que saint Jean Baptiste a subi la prison pour notre Rédempteur qu’il précédait par son témoignage, que c’est pour lui qu’il a donné sa vie. Car si son persécuteur ne lui a pas demandé de nier le Christ, mais de taire la vérité, c’est cependant pour le Christ qu’il est mort. Le Christ lui-même a dit en effet : « Je suis la vérité » (Jn 14,6). Puisque c’est pour la vérité qu’il a répandu son sang, c’est donc pour le Christ. En naissant, Jean avait témoigné que le Christ allait naître ; en prêchant, il avait témoigné que le Christ allait prêcher ; en baptisant, qu’il allait baptiser. En souffrant le premier sa passion, il signifiait que le Christ devait lui aussi la souffrir… Cet homme si grand est parvenu donc au terme de sa vie par l’effusion de son sang après une captivité longue et pénible. Lui qui avait annoncé la bonne nouvelle de la liberté d’une paix supérieure est jeté en prison par des impies. Il est enfermé dans l’obscurité d’un cachot, lui « qui était venu rendre témoignage à la lumière » (Jn 1,7)… Celui à qui il a été donné de baptiser le Rédempteur du monde, d’entendre la voix du Père s’adresser au Christ et de voir descendre sur lui la grâce du Saint Esprit est baptisé par son propre sang. L’apôtre Paul l’a bien dit : « Il vous a été accordé par le Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui » (Ph 1,29). Et s’il dit que souffrir pour le Christ est un don de celui-ci à ses élus, c’est parce que comme il le dit ailleurs : « Il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir qui va se révéler en nous » (Rm 8,18).

LECTURES :

Livre de l’Ecclésiastique 47,2-11. 

Dans le sacrifice de communion, on met à part la graisse des animaux offerts à Dieu ; ainsi David a été mis à part entre les fils d’Israël.
Il a joué avec les lions comme si c’étaient des chevreaux, et avec les ours comme avec des agneaux.
N’était-il pas tout jeune quand il a tué le géant et supprimé la honte de son peuple, lorsqu’il lança la pierre de sa fronde et abattit l’arrogance de Goliath ?
Il invoqua le Seigneur Très-Haut qui a mis dans sa main la vigueur pour supprimer le puissant guerrier et pour exalter la force de son peuple.
C’est pourquoi on lui a fait gloire des dizaines de milliers qu’il a tués : on l’a célébré en bénissant le Seigneur quand on lui a donné la glorieuse couronne royale.
En effet, il a détruit les ennemis alentour, il a anéanti ses adversaires philistins, il a détruit leur force comme on le voit encore aujourd’hui.
Dans tout ce qu’il a fait, il a célébré la louange du Saint, du Très-Haut, en proclamant sa gloire. De tout son cœur, il a chanté les psaumes, il a aimé son Créateur.
Devant l’autel, il a placé des chantres, et leur voix rendit les mélodies plus douces ; chaque jour ils loueront Dieu par leurs chants.
Il a donné de l’éclat aux fêtes, il a donné une parfaite splendeur aux solennités, pour que le saint nom du Seigneur soit célébré, et que les chants retentissent dans le sanctuaire dès le matin.
Le Seigneur a enlevé les péchés de David, il a pour toujours exalté sa force, il a fondé sur lui l’Alliance avec sa dynastie, le trône de gloire d’Israël.

Psaume 18(17),31.33a.47.50.32a.51. 

Notre Dieu a des chemins sans reproche, 
la parole du Seigneur est sans alliage, 
il est un bouclier pour qui s’abrite en lui.
C’est le Dieu qui m’emplit de vaillance.

Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher ! 
Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire !
Aussi, je te rendrai grâce parmi les peuples, 
Seigneur, je fêterai ton nom.

Qui est Dieu, hormis le Seigneur ?
Il donne à son roi de grandes victoires, 
il se montre fidèle à son messie, 
à David et sa descendance, pour toujours.