Parce que Marie est vraiment la Mère de Dieu – Solennité de Marie, Mère de Dieu

Mère de DieuTheotokos, est le titre attribué officiellement à Marie au Ve siècle, plus exactement lors du Concile d’Éphèse de 431, mais qui s’était déjà affirmé dans la dévotion du peuple chrétien à partir du IIIe siècle, dans le contexte des discussions enflammées de cette période sur la personne du Christ. 

On soulignait, par ce titre, que le Christ est Dieu et qu’il est réellement né, comme un homme, de Marie : on préservait ainsi son unité de vrai Dieu et de vrai homme. En vérité, même si le débat semblait porter sur Marie, celui-ci concernait essentiellement son Fils. Voulant sauvegarder la pleine humanité de Jésus, certains Pères suggéraient un terme plus atténué : au lieu du titre de Theotokos, ils proposaient celui de Christotokos Mère du Christ  ; cela fut cependant vu à juste titre comme une menace contre la doctrine de la pleine unité de la divinité avec l’humanité du Christ. 

C’est pourquoi, après une longue discussion, lors du Concile d’Éphèse de 431, comme je l’ai dit, furent solennellement confirmées, d’une part, l’unité des deux natures, divine et humaine, en la personne du Fils de Dieu (cf. DS, n. 250) et, de l’autre, la légitimité de l’attribution à la Vierge du titre de Theotokos, Mère de Dieu (ibid., n. 251). 

Pape Benoît XVI

Extrait de l’Audience Générale du 2 janvier 2008

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

01.01.2024 – SAINT DU JOUR

Ste Marie

Ste Marie

MÈRE DE DIEU

Fête Le 1 Janvier

Sainte Marie, Mère de Dieu

 

Huit jours après la Nativité du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, nous célébrons sa Mère, celle qui lui a donné son être humain, corps et âme par l’Esprit-Saint qui vient sur elle la plaçant dans l’orbite de la paternité divine. 

C’est pourquoi le concile d’Éphèse, en 431, la proclama la Theotokos(en grec Θεοτόκος; en latin Deipara ou Dei genetrix), la Mère de Dieu, puisque son fils est Dieu, ce qui ne préjuge pas de la différence entre Marie créature humaine et Jésus Fils éternel de Dieu.

La solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu, est la première fête mariale apparue dans l’Église occidentale. 

 

Extrait de l’homélie du pape Benoît XVI

(Mardi 1er janvier 2008)

Chers frères et sœurs ! 

Nous commençons aujourd’hui une nouvelle année et l’espérance chrétienne nous prend par la main ; nous la commençons en invoquant sur elle la bénédiction divine et en implorant, par l’intercession de Marie, Mère de Dieu, le don de la paix : pour nos familles, pour nos villes, pour le monde entier. […]

Dans la première Lecture, tirée du Livre des Nombres, nous avons écouté l’invocation : « Que le Seigneur t’apporte la paix » (6, 26) ; que le Seigneur accorde la paix à chacun de vous, à vos familles, au monde entier. Nous aspirons tous à vivre dans la paix, mais la paix véritable, celle annoncée par les anges la nuit de Noël, n’est pas une simple conquête de l’homme ou le fruit d’accords politiques ; elle est tout d’abord un don divin qu’il faut implorer constamment et, dans le même temps, un engagement à conduire avec patience, en demeurant toujours dociles aux commandements du Seigneur. […]

Notre pensée se tourne à présent naturellement vers la Vierge, que nous invoquons aujourd’hui comme Mère de Dieu. Ce fut le pape Paul VI qui transféra au premier janvier la fête de la Divine Maternité de Marie, qui était autrefois célébrée le 11 octobre. En effet, avant la réforme liturgique qui a suivi le Concile Vatican II, le premier jour de l’année était célébrée la mémoire de la circoncision de Jésus au huitième jour après sa naissance – comme signe de la soumission à la loi, de son insertion officielle au sein du peuple élu – et le dimanche suivant était célébrée la fête du Nom de Jésus. Nous retrouvons encore quelques traces de ces célébrations dans la page évangélique qui vient d’être proclamée, dans laquelle saint Luc rapporte que, huit jours après sa naissance, l’Enfant fut circoncis et qu’il lui fut donné le nom de Jésus, « nom indiqué par l’ange avant sa conception » (Lc 2, 21). La fête d’aujourd’hui, par conséquent, est non seulement une fête mariale extrêmement significative, mais elle conserve également un puissant contenu christologique, parce que, pourrions-nous dire, avant la Mère, elle concerne précisément le Fils, Jésus vrai Dieu et vrai Homme.

L’apôtre Paul fait référence au mystère de la maternité divine de Marie, la Theotokos, dans la Lettre aux Galates. « Mais quand vint la plénitude du temps – écrit-il – Dieu envoya son Fils né d’une femme, né sujet de la Loi » (Ga 4, 4). En peu de mots, nous trouvons synthétisé le mystère de l’Incarnation du Verbe éternel et la divine maternité de Marie : le grand privilège de la Vierge réside précisément dans le fait d’être la Mère du Fils qui est Dieu. A huit jours de Noël, cette fête mariale trouve donc sa place la plus logique et la plus juste. En effet, dans la nuit de Bethléem, lorsqu’elle « enfanta son fils premier-né » (Lc 2, 7), s’accomplirent les prophéties concernant le Messie. « Voici, la jeune femme est enceinte, elle va enfanter un fils », avait annoncé le prophète Isaïe (7, 14); « voici que tu concevras dans ton sein et tu enfanteras un fils », dit à Marie l’ange Gabriel (Lc 1, 31); et un autre ange du Seigneur – raconte l’évangéliste Matthieu -, apparaissant en songe à Joseph, le rassura en lui disant: « ne crains pas de prendre chez toi Marie ta femme: car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint; elle enfantera un fils » (Mt 1, 20-21).

Le titre de Mère de Dieu est le fondement de tous les autres titres sous lesquels la Vierge a été vénérée et continue d’être invoquée de génération en génération, en Orient et en Occident. Beaucoup d’hymnes et de prières de la tradition chrétienne font référence au mystère de sa divine maternité, comme par exemple une antienne mariale du temps de Noël, l’Alma Redemptoris mater, dans laquelle nous prions ainsi: « Tu quae genuisiti, natura mirante, tuum sanctum Genitorem, Virgo prius ac posteriusToi, dans l’émerveillement de toute la création, tu as engendré le Créateur, Mère toujours vierge ».

Chers frères et sœurs, nous contemplons aujourd’hui Marie, mère toujours vierge du Fils unique du Père; nous apprenons d’elle à accueillir l’Enfant qui pour nous est né à Bethléem. Si dans l’Enfant né d’Elle nous reconnaissons le Fils éternel de Dieu et nous l’accueillons comme notre unique Sauveur, nous pouvons être appelés fils de Dieu : fils dans le Fils. L’Apôtre écrit : « Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la Loi, afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l’adoption filiale » (Ga 4, 5).

L’évangéliste Luc répète plusieurs fois que la Vierge méditait en silence sur ces événements extraordinaires auxquels Dieu lui avait fait prendre part. Nous l’avons également écouté dans le bref passage évangélique que la liturgie nous repropose aujourd’hui : « Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant dans son cœur » (Lc 2, 19). […]

Chers frères et sœurs, ce n’est qu’en conservant dans le cœur, c’est-à-dire en mettant ensemble et en trouvant une unité à tout ce que nous vivons, que nous pouvons entrer, à la suite de Marie, dans le mystère d’un Dieu qui par amour s’est fait homme et qui nous appelle à le suivre sur le chemin de l’amour; un amour à traduire chaque jour en un généreux service pour nos frères. Puisse la nouvelle année, que nous commençons aujourd’hui avec confiance, être un temps au cours duquel progresser dans cette connaissance du cœur, qui est la sagesse des saints. Prions pour que, comme nous l’avons entendu dans la première Lecture, le Seigneur « fasse rayonner son visage » sur nous, nous « soit propice » (cf. Nb 6, 24-27), et nous bénisse. Nous pouvons en être certains : si nous ne nous lassons pas de rechercher son visage, si nous ne cédons pas à la tentation du découragement et du doute, si malgré toutes les difficultés que nous rencontrons nous demeurons toujours ancrés à Lui, nous ferons l’expérience de la puissance de son amour et de sa miséricorde. Puisse le fragile Enfant que la Vierge montre aujourd’hui au monde, faire de nous des artisans de paix, ses témoins, témoins du Prince de la Paix. Amen ! 

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Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous !

Au Kenya, au sanctuaire « Village de Marie, Mère de Dieu »

Shutterstock/Doidam10

Au Kenya, au sanctuaire « Village de Marie, Mère de Dieu »

La colline escarpée, jalonnée d’un chemin de croix, mène à une source d’eau réputée procurer des guérisons miraculeuses à ceux qui visitent le sanctuaire marial national de Subukia, dans le diocèse catholique de Nakuru, au Kenya.

Lydia Auma est au bout d’une file de centaines de pèlerins qui montent la colline en priant, haletants. Elle a rejoint d’autres pèlerins de la paroisse Saint-Austin de l’archidiocèse de Nairobi pour se rendre au sanctuaire marial, connu sous le nom de Village de Marie, Mère de Dieu Elle est ici pour remercier la Sainte Vierge Marie d’avoir réuni sa famille après une séparation de 25 ans avec son mari. Elle pense que le fait d’avoir renoué avec son mari est une réponse aux prières qu’elle a faites au sanctuaire marial, situé à environ 40 km de la ville de Nakuru. « J’ai quitté mon mari il y a 25 ans. La séparation d’avec mon mari a été très douloureuse. J’ai continué à prier, demandant à Dieu de nous réunir avec mon mari. C’était le principal objet de ma prière chaque fois que je venais ici », explique Lydia à ACI Afrique lors du pèlerinage du 23 septembre.

« Le mois dernier, j’ai retrouvé mon mari et mes enfants, et je suis ici pour remercier Dieu et la Vierge Marie d’avoir permis à ma famille de se retrouver. J’ai maintenant un foyer. Mon cœur est comblé », dit-elle. « Subukia est très proche de mon cœur », dit-elle, ajoutant qu’elle ne manque jamais une occasion de visiter le sanctuaire marial.

Lydia était en compagnie de quelque 760 membres de la paroisse Saint-Austin, qui se sont rendus en pèlerinage au sanctuaire marial le samedi 23 septembre. Les personnes présentes ont partagé des témoignages de guérison, de pardon et de réconciliation dans leurs familles après avoir visité le sanctuaire, fait une bonne confession et offert leurs intentions de prière à la grotte de Marie.

Agnes Aineah, Nakuru, 25 septembre 2023

www.aciafrica.org

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

01.01.2023 – MESSE EN LA SOLENNITÉ DE MARIE, MÈRE DE DIEU, À NOTRE-DAME DE LA GARDE

Marie, «clé de l’espérance» contre les maux de ce monde 

Le Pape François a présidé ce 1er janvier 2023 la messe de la solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu. Depuis la basilique Saint-Pierre, il a encouragé les fidèles à se tourner vers Marie pour garder l’espérance, et à imiter les bergers qui concilient action et attention aux autres. 

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Commencer l’année sous le regard de la Mère de Dieu. Voilà de quoi trouver élan et confiance, car il y a là une «très belle nouvelle», a d’emblée rappelé François: «Dieu à une Mère».

L’évêque de Rome célébrait la première messe de la nouvelle année au lendemain de la mort du Pape émérite Benoît XVI, décédé à l’âge de 95 ans au monastère Mater Ecclesiae, au Vatican. 

Le Souverain Pontife, sous la coupole de la basilique Saint-Pierre, a débuté son homélie en revenant sur le sens du vocable sous lequel est célébrée la Vierge Marie chaque 1er janvier, «Mère de Dieu». Une acclamation définie à Éphèse en 431 par les Pères du Concile, signifiant que pour Dieu, qui a pris chair d’une femme, «notre humanité est aussi son humanité». «Il a montré son amour concret pour notre humanité, en l’étreignant vraiment et pleinement. Frères et sœurs, Dieu ne nous aime pas en paroles, mais par des actes», a souligné François devant près de 5000 fidèles.

Prier pour tous ceux qui souffrent

Le Saint-Père est ensuite revenu sur la prière «la plus familière et la plus intime» du peuple de Dieu, le Je vous salue Marie, particulièrement sur la demande «Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs». Marie «répond toujours à cette invocation, elle écoute nos demandes, nous bénit avec son Fils dans les bras, nous apporte la tendresse de Dieu fait chair», a assuré le Saint-Père.

Autrement dit, elle apporte de l’espérance, dont nous avons besoin «comme la terre a besoin de pluie». «L’année qui s’ouvre sous le signe de la Mère de Dieu, qui est la nôtre, nous dit que la clé de l’espérance c’est Marie», a déclaré le Pape, confiant ensuite à la Mère de Dieu l’âme de Benoît XVI, «pour qu’elle l’accompagne dans son passage de ce monde à Dieu». 

François a aussi invité à prier spécialement pour «pour les enfants qui souffrent et qui n’ont plus la force de prier, pour tant de frères et sœurs touchés par la guerre dans de nombreuses parties du monde», pour ceux qui vivent «dans l’obscurité et le froid, dans la misère et la peur, plongés dans la violence et l’indifférence !»

Le service n’attend pas

Puis en ce dimanche qui est aussi la Journée mondiale de la Paix, le Souverain Pontife a expliqué que par Marie, «la paix de Dieu veut entrer dans nos maisons, dans nos cœurs, dans notre monde». Et pour accueillir cette paix, a-t-il indiqué, les bergers de Bethléem sont un exemple, eux qui ont su «aller et voir» l’Enfant Jésus dans une mangeoire.

Le Pape a ainsi invité les croyants à «se lever, saisir les occasions de grâce, aller, prendre des risques», à s’engager concrètement pour faire le bien. On «ne peut pas rester immobile et à son aise, en attendant que les choses s’améliorent», a-t-il insisté, car «tant de personnes, dans l’Église et dans la société, attendent le bien que toi, et toi seul, peux donner, ton service». François a dénoncé «la paresse qui anesthésie», «l’indifférence qui paralyse», le risque de se morfondre devant un écran. Il est urgent au contraire de «renoncer à nombre d’habitudes et de conforts pour nous ouvrir aux nouveautés de Dieu qui se trouvent dans l’humilité du service, dans le courage du soin».

Retrouver le temps de s’intéresser aux autres

Les bergers, devant la crèche et la sainte Famille, entrent dans une attitude de contemplation. «Il est important de voir, d’embrasser du regard, de se tenir, comme les bergers, devant l’Enfant dans les bras de sa Mère, a expliqué François. Sans rien dire, sans rien demander, sans rien faire. Regarder en silence, adorer…» Et le Successeur de Pierre d’encourager à prendre le temps, dans un quotidien parfois tourbillonnant, «de voir, c’est-à-dire d’ouvrir les yeux et de les garder ouverts sur ce qui compte: Dieu et les autres», en se laissant suprendre par les rencontres. 

L’évêque de Rome a déploré le fait que nous n’ayons souvent guère de temps libre pour le Seigneur, ni pour ceux qui nous entourent: «pris par la hâte et par les tâches, il n’y a plus de temps pour écouter la femme, le mari, pour parler aux enfants, leur demander comment ils se sentent en eux-mêmes, et pas seulement comment vont les études et la santé».

Le Pape a achevé cette homélie en souhaitant à tous de retrouver «dans l’élan d’aller et dans l’émerveillement de voir, les secrets qui rendront cette année vraiment nouvelle», et de vaincre «la fausse paix de la séduction». Puis, il a invité à toujours «regarder la Madonne»célébrée aujourd’hui.

Source : VATICANNEWS, le 1er janvier 2023

01.01.2023 – SOLENNITÉ DE SAINTE MARIE, MÈRE DE DIEU – LUC 2, 16-21

Avec Marie, accueillons le prince de la paix

Homélie


Textes bibliques : Lire


En ce début d’année, nous échangeons des souhaits. Et nous avons des formules pour le faire : « Bonne et heureuse année, beaucoup de santé, que tous tes désirs se réalisent. La Bible a aussi ses formules : Dans la première lecture, nous en trouvons une qui est très belle ; il s’agit d’une bénédiction que Dieu a transmise à son peuple : “Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !” Cette bénédiction s’adressait au peuple de l’ancienne alliance. Elle s’adresse aussi à l’Église d’aujourd’hui et à chacun de nous. Quelles que soient les épreuves qui surviendront en cours d’année, la bénédiction de Dieu nous est toujours offerte.

Il est heureux que nous débutions cette nouvelle année en fêtant Marie, Mère de Dieu. Saint Paul nous dit que « Dieu a envoyé son Fils né d’une femme ». Il nous rappelle ainsi que le Seigneur Jésus, Fils de Dieu, fait pleinement partie de la famille humaine. Dieu nous a donné son Fils pour faire de nous, en Jésus, des fils adoptifs. C’est en écoutant et en suivant le Christ que nous entrons dans une vie de liberté sous la conduite de l’Esprit Saint. Et Marie est toujours là pour nous inviter à faire « tout ce qu’il nous dira ».

L’Évangile nous annonce que Dieu vient nous combler bien au-delà de nos espérances. La nuit de Noël, nous avons fêté la naissance de notre Sauveur. Cette bonne nouvelle aurait dû être annoncée aux gens influents du pays, l’empereur Auguste ou au moins aux habitants de Nazareth. Mais Dieu ne voit pas les choses comme nous. Il envoie ses anges vers les bergers. Ces derniers sont des pauvres parmi les pauvres. Ils sont les premiers à recevoir cette bonne nouvelle ; ils sont les premiers à découvrir Marie et Joseph avec le nouveau-né couché dans une mangeoire. Saint Luc nous dit qu’ils repartent en glorifiant Dieu et en le louant pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu.

En ce début d’année, nous pouvons souhaiter que le Christ nous donne à tous « un cœur de berger », un cœur capable de découvrir le Christ, un cœur capable de s’émerveiller de sa présence au milieu de nous, un cœur capable de déceler la présence du Christ là où nous ne pensions pas le rencontrer. Car le Christ n’est pas qu’à l’église ; il est partout où il y a de l’amour ; il est aussi là où on souffre. Puissions-nous le découvrir partout.

Cette bonne nouvelle doit être proclamée dans le monde entier. Les bergers ont raconté « ce qui leur avait été dit au sujet de l’enfant ». C’est important pour nous aujourd’hui. Pour que la foi se répande, il faut que les gens parlent. Celui qui a découvert le Christ ne peut faire autrement que d’en témoigner. La foi c’est comme la lumière. Elle ne pourra se développer en nous que si nous la transmettons autour de nous.

Pour cette mission, nous ne sommes pas seuls. Après nous avoir parlé des bergers, saint Luc attire notre attention sur Marie, mère de Jésus. L’Évangile n’a retenu que quelques paroles d’elle. Il nous dit aujourd’hui qu’elle « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » Elle venait de vivre des événements très forts. En les méditant « dans son cœur », elle découvre la richesse et la beauté de ce qui lui arrive. Ce cœur à cœur avec Dieu est absolument essentiel.

A la suite de Marie, nous sommes tous invités à méditer les événements de notre vie. Et nous avons la chance de pouvoir le faire à la lumière de l’Évangile. Même quand tout va mal, nous ne devons jamais oublier que le Seigneur est là ; nous pouvons toujours compter sur lui.

Ce 1er janvier est aussi la journée mondiale de prière de la paix. Nous pensons à tous ces pays qui sont douloureusement marqués par la guerre, la violence, le terrorisme. Nous n’oublions pas les familles qui se déchirent, les voisins qui ne se parlent plus. Si Dieu nous a envoyé son Esprit d’amour c’est pour que nous soyons es artisans et des messagers de paix et de miséricorde. Je vous propose une parole historique de Martin Luther-King : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »

En ce jour, nous te prions, Seigneur : Que ta Parole nous habite et fasse vivre chacun de nous. Conduis-nous sur le chemin que tu es venu nous montrer. Garde-nous fidèles à ton amour. Amen

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 26 décembre 2022

Pour Mariah Carey le titre de « Reine de Noël » revient uniquement à la Vierge Marie, Mère de Dieu

Pour Mariah Carey le titre de « Reine de Noël » revient uniquement à la Vierge Marie, Mère de Dieu

Ces dernières années, la célèbre chanteuse pop américaine Mariah Carey s’est vue attribuer le surnom de « Reine de Noël » grâce à sa chanson emblématique All I want for Christmas is you (Tout ce que je désire pour Noël, c’est vous). Cependant, dans une récente interview, Mariah Carey affirme qu’elle n’a jamais désiré s’arroger ce titre, car selon elle, la véritable « Reine de Noël » est l’une des figures les plus importantes de la foi chrétienne :la Vierge Marie, Mère de Jésus-Christ :

« Je tiens à dire que ce n’est pas moi qui ai créé le titre ou le surnom de “Reine de Noël”. Ce sont d’autres personnes qui l’ont fait et je veux juste dire humblement que je ne me considère pas comme telle… Je suis quelqu’un qui aime Noël, qui a eu la chance d’écrire All I want for Christmas is you et beaucoup d’autres chansons de Noël », ajoute-t-elle, tenant à professer sa propre foi chrétienne en ajoutant que cela l’a sauvée d’une dépression nerveuse en 2002, lorsqu’elle a perdu son contrat de disque avec Virgin Records : « Je crois vraiment que je suis née de nouveau à bien des égards. Je pense que ce qui a changé, ce sont mes priorités et ma relation avec Dieu. »

L’ex-mari de Carey, Nick Cannon, avait fait la Une des journaux en 2016 lorsqu’il avait révélé que Carey était tellement « plongée dans la Bible » qu’elle l’avait fait attendre jusqu’à ce qu’ils soient mariés avant de se donner physiquement l’un à l’autre.

En acceptant la récompense du Billboard Icon Award il y a deux ans, Carey n’a pas hésité à en attribuer tout le mérite à Dieu : « J’ai commencé à faire de la musique par nécessité pour survivre et pour m’exprimer. Je voulais juste créer quelque chose pour me sentir digne d’exister et si j’ai appris quelque chose dans cette vie, c’est que vraiment tout est possible avec Dieu. »

James Conrad, le 21 décembre 2021 

Adapté et traduit de : TheMix.net

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Par Marie, mère de Dieu, Jésus est devenu notre frère

THEOTOKOS,UNBURNT BUSH

Юрий Рудницкий | CC BY-SA 3.0

Par Marie, mère de Dieu, Jésus est devenu notre frère

Par Jean-Thomas de Beauregard, op

Le 1er janvier, l’Église célèbre la solennité de Marie, Mère de Dieu. En naissant de la Vierge Marie, nous explique le dominicain Jean-Thomas de Beauregard, Jésus est devenu notre frère et non pas seulement notre semblable. C’est un point capital de la foi de l’Église.

Petit garçon et lecteur de Tintin, on m’aurait bien étonné si l’on m’avait dit : « Tu es un vrai Nestorius ! » Le majordome en gilet qui passe du service des frères Loiseau à celui du capitaine Haddock doit ici le céder à l’évêque mitré de Constantinople au Ve siècle. C’est lui en effet qui est l’auteur — condamné par l’Église — d’une réflexion que, petit hérétique en herbe, je m’étais faite : « Marie ne donne à Jésus que ce qu’il y a d’humain en lui, comment peut-on la dire mère de Dieu ? Ne serait-ce pas d’ailleurs contradictoire d’affirmer que Dieu a une mère ? » À la décharge de Nestorius et du petit garçon que j’étais, l’objection ne manque pas d’une certaine logique. Tous les chrétiens peuvent se rallier à la première question, et les musulmans ne manquent pas de soulever la seconde. En réalité, il faut en poser une troisième pour résoudre les apories soulevées par les deux premières : Marie a-t-elle été un seul instant mère de quelqu’un qui ne soit pas Dieu ? Ou pour le dire autrement : Jésus a-t-il toujours été Dieu ou bien l’est-il devenu à un instant du temps, que ce soit entre sa conception et sa naissance ou plus tard durant sa vie terrestre ?

Qu’est-ce que Jésus reçoit de sa mère ?

Or le Verbe éternel s’est uni à la nature humaine dès sa conception par l’Esprit saint dans le sein de la Vierge Marie. La nature divine n’est pas venue s’ajouter un beau jour à un embryon ou à un fœtus humains, pas plus qu’elle ne s’est greffée sur l’enfant nouveau-né, ou bien sur l’adulte plongé dans les eaux du Jourdain, ou encore sur l’homme crucifié puis ressuscité. À aucun moment la nature humaine de Jésus n’a existé autrement qu’unie substantiellement à la personne du Verbe. En Jésus, il n’y a pas deux personnes, mais une seule, la personne divine et éternelle du Fils, qui assume dans le temps la nature humaine en se l’unissant pour toujours.

Qu’est-ce que Jésus reçoit de sa mère ? Jésus ne reçoit pas de Marie l’existence, puisqu’il existe avant elle. Encore moins la divinité, puisqu’il était Dieu de toute éternité. Ce qu’il reçoit d’elle, c’est d’être un homme, car il ne l’était pas. Ça ne lui manquait pas à lui de ne pas être un homme. Mais il nous aurait manqué à nous qu’il ne le soit pas. On peut donc résumer par un syllogisme : Marie est « mère de Jésus », comme l’enseignent les évangiles. Or Jésus est Dieu et l’a toujours été. Donc Marie est mère de Dieu. Et donc Nestorius a été légitimement condamné par le concile d’Éphèse (431) qui a consacré le titre de theotokos, c’est-à-dire Mère de Dieu. CQFD. Sous le vocabulaire technique que l’Église a dû déployer pour expliciter le mystère, c’est d’une simplicité biblique.

Être la mère de Dieu

« Marie Mère de Dieu » est tellement un titre d’une simplicité biblique qu’on peut le faire remonter à l’Écriture. N’est-ce pas Élisabeth qui s’écrie, devant Marie : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur daigne venir jusqu’à moi ? » (Lc 1, 43.) Inspirée par l’Esprit-Saint, Élisabeth est théologienne, puisqu’en qualifiant Marie de « Mère du Seigneur » elle ouvre la voie au titre de « Mère de Dieu » qui lui est synonyme. Monsieur Jourdain de la théologie, Élisabeth proclame des dogmes sans en avoir l’air, sans même le savoir. Au concile d’Éphèse, l’Église n’a fait que se ranger à son avis.

Marie est la seule mère au monde à avoir été choisie et aimée par son fils avant même qu’elle puisse imaginer concevoir un enfant. 

Être mère de Dieu, voilà qui n’est pas commun ! On plaisante souvent en disant que seule une mère juive pouvait avoir l’idée que son fils soit Dieu. Mais la réalité a de quoi donner le vertige plutôt que matière à plaisanterie. Car la réalité de l’Incarnation nous oblige à penser l’inconcevable : Marie a fait faire à Jésus ses premiers pas sur la terre qu’il avait lui-même créée ! Marie a enseigné ses premiers mots au Verbe de Dieu ! Marie a fait prier l’enfant Jésus sur ses genoux, lui qui est Dieu ! C’est cela, être la mère de Dieu. C’est aussi la fugue à douze ans, plus tard le reniement apparent devant tous les disciples (« Qui est ma mère et qui sont mes frères ? » Mc 3, 33). Et tout cela s’achève par la Croix et la détresse infinie d’une mère que la foi seule fait tenir encore debout lorsque presque tous ont fui. Être la mère de Dieu, c’est tout cela. Mais c’est aussi un privilège unique pour une mère : Marie est la seule mère au monde à avoir été choisie et aimée par son fils avant même qu’elle puisse imaginer concevoir un enfant. Marie a été choisie et aimée par son fils de toute éternité. Et son fils, c’est Dieu.

Par elle, Jésus est devenu notre frère

Entrer dans le regard de Marie sur Jésus suffirait à justifier que l’Église nous invite à célébrer la solennité de Marie Mère de Dieu au terme de l’octave de Noël. Mais il faut ajouter que le titre de « Mère de Dieu » reconnu à Marie concerne tous les chrétiens dans leur relation personnelle au Christ. En effet, Dieu aurait pu créer ex nihilo un corps humain pour son Fils, et n’aurait pas été moins homme. Il aurait pu nous sauver ainsi, et nous l’aurions adoré comme vrai Dieu et vrai homme. Notre foi n’aurait pas été si différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Mais parce qu’alors il ne serait pas né d’une femme, Jésus n’aurait pas été véritablement notre frère. En naissant de la Vierge Marie, Jésus est devenu notre frère et non pas seulement notre semblable. Il est donc capital pour notre foi que Marie soit vraiment « Mère de Dieu ».

Au terme de ce parcours, un constat s’impose : Nestorius avait tort, et l’enfant que j’étais également. Ce n’est pas anecdotique. Un dominicain très sage faisait remarquer qu’on peut juger de la qualité d’un théologien à ses écrits sur la Vierge Marie. Si sa doctrine mariale pèche par excès ou par défaut, l’expérience prouve que c’est toute sa théologie qui est déséquilibrée. Ou pour le dire en termes moins châtiés, celui qui refuse de dire « mère de Dieu » finit toujours par dire « m… à Dieu ». Avec Marie, disons plutôt « oui » à Dieu. Prier et célébrer la theotokos nous mène vers le Ciel. Faire sa juste place à la Mère de Dieu dans notre vie nous garantit la plus belle place dans le Royaume.

Source: ALETEIA, le 31 décembre 2021

Mère de Dieu, Mère du monde: le portrait de Marie selon François

La Vierge Marie, Mère de Dieu, Mère de l'Église. La Vierge Marie, Mère de Dieu, Mère de l’Église.

Mère de Dieu, Mère du monde: le portrait de Marie selon François

Antidote à l’individualisme, source de vie, source d’espérance et de joie véritable: en huit ans de pontificat, François a dessiné un véritable portrait de la Vierge Marie, indiquant en Elle un modèle à suivre par les femmes de notre temps. 

Isabella Piro – Cité du Vatican

Marie, Mère de Dieu, représente un modèle de femme et de mère par excellence. Ses caractéristiques ont été délimitées par le Pape François au cours des huit années de son pontificat: en relisant ses homélies prononcées entre 2014 et 2021 à l’occasion de la solennité de Marie Très Sainte Mère de Dieu, qui tombe le 1er janvier, il se dégage un véritable «portrait-robot» de la Sainte Vierge dont les femmes d’aujourd’hui peuvent s’inspirer.

«Source d’espérance et de vraie joie», en effet, Marie n’est pas seulement la Mère de Dieu, mais elle est aussi «notre Mère», Celle qui «nous précède et nous confirme continuellement dans la foi, dans la vocation et dans la mission, observait François en 2014. «Avec son exemple d’humilité et de disponibilité à la volonté de Dieu, elle nous aide à traduire notre foi en une annonce joyeuse et sans frontières de l’Évangile. De cette façon, notre mission sera fructueuse, car elle est modelée sur la maternité de Marie».

Jésus, indissociable de sa Mère

Au centre, en outre, se trouve sa «relation très étroite» avec Jésus, comme cela est naturel «entre tout fils et sa mère». «La chair du Christ», soulignait le Pape en 2015, «a été tissée dans le sein de Marie», créant de fait une «inséparabilité». Ce qui signifie que Marie «est si unie à Jésus parce qu’elle a eu la connaissance de son cœur, la connaissance de la foi, nourrie par l’expérience maternelle et le lien intime avec son Fils. C’est pourquoi il est impossible de comprendre Jésus sans sa Mère».

Avec Marie, saisir le sens des événements

Celle qui a «cru aux paroles de l’Ange» représente l’accomplissement d’une «antique promesse» et la réalisation de «la plénitude des temps». En ce sens, expliquait le Souverain pontife en 2016, Marie se présente à nous comme «un vase toujours rempli de la mémoire de Jésus, siège de la sagesse, dans lequel puiser pour avoir une interprétation cohérente de son enseignement». En pratique, a dit François, la Vierge nous permet de «saisir le sens des événements qui nous touchent personnellement, nos familles, nos pays et le monde entier», grâce à la «force de la foi qui apporte la grâce de l’Évangile du Christ».

Antidote contre l’individualisme et l’égoïsme

Mais il y a un aspect, en particulier, grâce auquel Marie peut être un point de référence pour toutes les mères d’aujourd’hui: le Pape l’a rappelé en 2017 et c’est être «l’antidote le plus fort contre nos tendances individualistes et égoïstes, contre nos fermetures et notre apathie». «Une société sans mères ne serait pas seulement une société froide, disait François il y a quatre ans, mais une société qui a perdu son cœur, qui a perdu le « goût de la famille »». «Une société sans mères serait une société sans pitié, qui n’a laissé place qu’au calcul et à la spéculation. Parce que les mères, même dans les pires moments, savent témoigner de la tendresse, du dévouement inconditionnel, de la force de l’espérance».

Protection contre «l’orphelinat spirituel»

Les mères qui souffrent, celles dont les enfants sont enfermés en prison, hospitalisés ou asservis par la drogue, celles qui vivent dans des camps de réfugiés ou au milieu de la guerre, a déclaré le Souverain pontife en 2017, ont beaucoup à enseigner parce qu’elles «ne renoncent pas et continuent à lutter pour donner le meilleur à leurs enfants». Et parfois, «le meilleur» signifie, littéralement, la vie. «Là où il y a une mère, il y a l’unité, il y a l’appartenance, l’appartenance des enfants», a répété le Pape, désignant Marie comme celle qui nous protège «de la maladie corrosive de « l’orphelinat spirituel », celle qui trouve un espace dans le cœur narcissique qui ne sait regarder que lui-même et ses propres intérêts».

La Vierge n’est pas une option

En plus de son regard, l’« étreinte » de Marie est également essentielle, un rempart contre «la vie fragmentée d’aujourd’hui, où nous risquons de perdre le fil». Connecté, mais désuni, en effet, le monde a besoin de se confier à la Mère qui est «un remède à la solitude et à la désintégration, elle est la Mère de la consolation, qui résout : elle est avec ceux qui sont seuls» et «les prend par la main, les introduit avec amour dans la vie», a soutenu François. Cela signifie que «la Vierge n’est pas une option: elle doit être accueillie dans la vie. Elle est la Reine de la Paix, qui vainc le mal et conduit sur les chemins du bien, qui apporte l’unité entre les enfants, qui éduque à la compassion».

La violence contre les femmes, profanation de Dieu

Autre caractéristique de Marie, rappelée par le Pape en 2020, est sa capacité à «garder les choses dans son cœur», c’est-à-dire à se soucier, à «prendre la vie à cœur». Et c’est une attitude qui est « propre à la femme« , a dit François, parce que « la femme montre que le sens de la vie n’est pas de continuer à produire des choses, mais de prendre à cœur les choses qui sont là. Seuls ceux qui regardent avec le cœur voient bien, parce qu’ils savent « voir à l’intérieur »: la personne au-delà de ses erreurs, le frère au-delà de ses fragilités, l’espoir dans les difficultés; ils voient Dieu en tout« . D’où l’appel du Souverain pontife à la protection des femmes: elles sont « sources de vie », mais « elles sont continuellement offensées, battues, violées, poussées à la prostitution et à la suppression de la vie qu’elles portent dans leur ventre ». Toute violence infligée à une femme est une profanation de Dieu, né d’une femme« , a déclaré le Pape l’année dernière. «Du corps d’une femme est né le salut de l’humanité: de la façon dont nous traitons le corps d’une femme, nous comprenons notre niveau d’humanité».

N’humiliez pas la maternité

La mise en garde de François contre l’exploitation du corps féminin «sur les autels profanes de la publicité, du profit, de la pornographie» est donc forte. Elle «doit être libérée du consumérisme, elle doit être respectée et honorée; c’est la chair la plus noble du monde, elle a conçu et donné naissance à l’Amour qui nous a sauvés!» Tout aussi sincère a été l’appel contre l’humiliation de la maternité, si fréquente aujourd’hui, et due au fait que «la seule croissance qui nous intéresse est la croissance économique».

Les célébrations du Pape

À l’occasion de la solennité de la Très Sainte Marie Mère de Dieu, première fête mariale apparue dans l’Église occidentale, le Pape présidera deux célébrations dans la basilique vaticane: vendredi 31 décembre à 17 heures, il dirigera les premières vêpres, qui seront suivies de l’exposition du Saint-Sacrement, du chant traditionnel de l’hymne  » Te Deum  » de fin d’année civile et de la bénédiction de l’Eucharistie. Afin d’éviter les foules et le risque de contagion qui en découle, le Pape ne se rendra pas à la crèche installée sur la Place Saint-Pierre à la fin de la célébration dans la Basilique.

Samedi 1er janvier 2022 à 10 heures, octave de Noël, le Pape François présidera la Sainte Messe, au cours de laquelle il priera également pour les parents, afin qu’ils aient «la joie d’élever leurs enfants dans la sainteté», ainsi que pour les personnes seules et angoissées, afin qu’elles fassent l’expérience de «la douce compagnie de Jésus».

La célébration coïncide avec la 55ème Journée mondiale de la paix, pour laquelle le Souverain pontife argentin a rédigé un message intitulé: «Dialogue entre les générations, éducation et travail: instruments pour construire une paix durable».

Source: VATICANNEWS, le 31 décembre 2021

Marie, Mère de Dieu, trésor sacré de tout l’univers

Marie, Mère de Dieu, trésor sacré de tout l’univers

Je vois cette joyeuse assemblée de saints évêques qui à l’invitation de la sainte Mère de Dieu, Marie toujours vierge se sont rassemblés ici dans l’enthousiasme (…) Nous te saluons Marie, Mère de Dieu, trésor sacré de tout l’univers, astre sans déclin, couronne de la virginité, sceptre de la foi orthodoxe, temple indestructible, demeure de l’incommensurable, Mère et Vierge, à cause de qui est appelé Béni, dans les saints Evangiles, Celui qui vient au nom du Seigneur (…).

Nous te saluons, toi qui as contenu dans ton sein virginal Celui que les Cieux ne peuvent contenir; toi par qui la Trinité est glorifiée et adorée sur toute la terre ; par qui le Ciel exulte ; par qui les anges et les archanges sont dans la joie (…) Voici donc que le monde entier est dans la joie ! 

Homélie du V° siècle, 

à la suite de la proclamation de Marie « Théotokos » au Concile d’Ephèse (431)

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Chère Marie, Mère de Dieu

Chère Marie, Mère de Dieu

Chère Marie, Mère de Dieu, je vous vois debout au pied de la Croix.

Non pas effondrée, non pas agenouillée, non pas prostrée, mais debout. Qu’est-ce que cela signifie ?

Cela signifie que vous aimez Dieu et sa volonté bien au-delà de vos désirs, de vos inclinaisons et des souffrances que vous éprouvez.

Vous ne voulez que Dieu et sa volonté.

Cela signifie que vous aimiez Dieu immensément bien avant que votre Fils Jésus ne soit conçu et ne naisse.

Dès votre plus tendre enfance, votre amour s’est épanoui et a grandi chaque jour, car chaque jour vous avez cherché à être petite.

Vous avez cherché à être de plus en plus petite chaque jour.

Inculquez-moi aujourd’hui le désir d’être petit.

Faites-moi comprendre que Dieu veut que je reste petit.

Éclairez-moi pour que je croie vraiment que les épreuves me sont données avec amour, pour m’aider à grandir dans la petitesse.

Donnez-moi aujourd’hui la sagesse d’accepter, d’embrasser et même de rechercher ces difficultés, ces échecs, contradictions, oppositions, mauvais regards, paroles dures, conflits, manque de respect, indifférence, rejets, insultes, corrections, fausses accusations, condescendance, jugements, attitudes de mépris, manque de considération, manipulation par les autres, perte d’emploi, difficultés financières, perte de réputation, crises familiales, mauvaise santé et de les voir toutes comme des moyens de devenir petit.

Si je suis petit, je puis aimer. Dieu remplira ma petitesse de son amour éternel.

Chère Marie, Mère de Dieu, aidez-moi et montrez-moi en ce jour comment être petit, pour que je puisse me retrouver debout au pied de la croix.

Prière composée par Matthew Dhillon

Lecteur d’Une Minute avec Marie, 2020.

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie