Le plus ancien sanctuaire marial de tout l’Occident

Le plus ancien sanctuaire marial de tout l’Occident

Chaque année, le 5 août, les Romains se pressent à Sainte-Marie-Majeure pour assister à un miracle – du moins à sa reconstitution : lors de la messe du matin, puis pendant les vêpres, quand résonne le Magnificat, une pluie de pétales de roses blanches tombe du plafond, lors des célébrations de la dédicace de cette basilique papale. Pourquoi ces pétales ? Pour commémorer, d’une manière tout italienne, le « miracle de la neige » qui conduisit à la construction de Sainte-Marie-Majeure. Les circonstances de son édification ont été précisées au XIIIe siècle par le dominicain Barthélemy de Trente : dans le Livre des miracles de la Bienheureuse Vierge Marie, il rapporte une tradition – bien antérieure à la publication de ce recueil – qui met en scène le pape Libère et un riche patricien romain qui avait pour la Vierge une grande dévotion. Vers l’an 356 ou 358 (la date est incertaine), tous deux voient en songe Marie : la Vierge leur demande de consacrer un sanctuaire en son honneur à l’endroit qu’elle leur indiquera. Nous sommes en plein été, dans la chaleur qui accable la Ville Éternelle. Or,« le cinquième jour des nones », c’est-à-dire le 5 août, une neige abondante recouvre l’Esquilin d’un épais manteau blanc ! Averti de ce prodige, le pape Libère « se rendit en procession avec le clergé et le peuple sur la colline de l’Esquilin où la neige, s’étendant et se divisant en lignes précises, traça elle-même sur le sol le plan et les dimensions de la future église. Le patricien Jean pourvut aux frais de la construction, et la basilique fut édifiée sur cet emplacement. ». C’est en tout cas ce que précisait le bréviaire romain dans les pages qu’on lisait lors des célébrations du 5 août jusqu’à la réforme du calendrier liturgique, en 1969. Quatre-vingts ans après ce miracle, le pape Sixte III fera construire à cet endroit une nouvelle basilique, plus grande, embellie de marbres, de porphyres, de somptueuses mosaïques en l’honneur de Marie proclamée « Mère de Dieu, Théotokos » au concile d’Éphèse, en 431. Sainte-Marie-Majeure est ainsi le plus ancien sanctuaire marial de Rome et de tout l’Occident, et considérée, à ce titre, comme la « mère » de toutes les églises dédiées à la Vierge. En souvenir du miracle de la neige, en 1568, saint Pie V inscrira la « Dédicace de Sainte-Marie-aux-Neiges » au calendrier liturgique romain – devenue en 1969 la fête de la Dédicace de Sainte-Marie-Majeure.

France Catholique

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie