« La Vierge Marie, mémoire d’Israël et de l’Église » par le fr. Manuel Rivero O.P.

"L'Immaculée vaincra" © capture de Zenit / Vatican Media

« L’Immaculée Vaincra » © Capture De Zenit / Vatican Media

« La Vierge Marie, mémoire d’Israël et de l’Église », par le fr. Manuel Rivero O.P.

« Confions nos soucis à la prière de la Vierge Marie, afin d’avancer dans l’espérance »

jevismafoi.com Avent 2021

Lundi 6 décembre 2021.

Fr. Manuel Rivero O.P.

La Vierge Marie, mémoire d’Israël et de l’Église.

Que célèbrent les chrétiens pendant le temps de l’Avent si ce n’est l’espérance !

L’espérance fait attendre et désirer le retour du Christ Jésus, à la fin des temps. La liturgie de l’Avent enracine les chrétiens dans l’histoire d’Israël. C’est pourquoi les lectures à la messe reprennent les prophéties de l’Ancien Testament. Isaïe proclame une bonne nouvelle à son Peuple découragé et dans l’épreuve. Le propre des prophètes est d’encourager les croyants affaiblis par la souffrance qui dure. Il ne s’agit pas de paroles faciles et sans engagement. Dieu lui-même agit dans le tissu des événements douloureux d’Israël.

Invisible, mais engagé en profondeur, le Seigneur change la tristesse en joie, le désert en terre fertile, le désespoir en espérance : « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu qui vient ».

Loin de reculer et de s’enfoncer dans l’échec, l’histoire d’Israël avance au pas de son Dieu. Le Seigneur n’abandonne point son Peuple. Le Dieu de l’espérance fait passer ceux qui s’appuient sur lui de l’oppression à la liberté.

Le mot Pâques veut dire « passage ». Dans la Bible, le temps ne se réduit pas à un éternel retour des saisons (le printemps, l’été, l’automne et l’hiver). Le temps biblique reprend les saisons en les faisant monter vers Dieu. L’histoire a un sens. Cette histoire est faite de passages, de l’esclavage à la liberté. L’Exode en témoigne : « Chantons le Seigneur, Il a jeté à l’eau cheval et cavalier ». L’Exil aussi : « Ceux qui sèment dans les larmes, moissonnent en chantant. Ils s’en vont, ils jettent la semence, ils en reviennent en portant des gerbes ».

Au lieu de dire « rien de nouveau sous le soleil », le croyant éprouve la montée vers Dieu. L’humanité progresse en connaissance de Dieu et en sainteté. Israël se rapproche de son Seigneur. Les psaumes de montée chantés dans les pèlerinages à Jérusalem expriment la joie de s’élever, corps et âme, vers Dieu : « Quelle joie quand on m’a dit, montons à la montagne du Seigneur !».

La Vierge Marie, femme juive, a gardé en mémoire les événements de son peuple Israël. Non seulement elle a conservé dans son cœur les merveilles accomplies par Dieu dans l’histoire, mais elle les a priées et chantées au milieu de son peuple.

La vertu de l’espérance exige la mémoire ; sans mémoire, point d’espérance. Pour espérer, il s’avère indispensable de se souvenir. Car si Dieu a agi hier en sauveur, il sauvera demain et aujourd’hui. C’est pourquoi nous retrouvons au cours de la messe ce mouvement en arrière dans le temps du Salut afin d’espérer pour demain, comme le chante l’anamnèse au terme de la prière eucharistique : « Nous annonçons ta mort Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection ; nous attendons ton retour dans la gloire ».

Femme juive, première chrétienne, la Vierge Marie a gardé dans sa mémoire les paroles et les événements de la vie de son Fils Jésus ; elle a espéré sa résurrection le Samedi saint. C’est la raison pour laquelle, l’Église se plaît à faire mémoire de la Vierge Marie, le samedi, se souvenant du passage douloureux du Vendredi saint au dimanche de Pâques.

Femme de l’espérance, la Vierge Marie prépare les cœurs des chrétiens au retour du Christ Jésus. Comme toutes les mamans, Marie veille à préparer le rassemblement de ses enfants. Par son intercession, la Vierge Marie prépare l’Église au rassemblement heureux, dès maintenant, dans la prière et à la fin des temps quand le Seigneur Jésus célébrera la libération totale de l’humanité, en devenant tout, en tous ceux qui auront cru en lui.

Deux symboles bibliques manifestent l’espérance : la manne qui tombait chaque matin au cours des quarante ans de traversée du désert vers la Terre promise et l’ancre des bateaux qui fixe le navire au milieu des tempêtes.

La prière du Notre Père brille comme la prière de l’Avent. Prière de l’espérance et du désir de Dieu : « Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. »

Confions nos soucis à la prière de la Vierge Marie, afin d’avancer dans l’espérance, nourris par la manne quotidienne, fixés dans le Christ par l’ancre de l’espérance, nous souvenant que « personne n’a entendu dire que ceux qui se sont appuyés sur l’intercession maternelle de la Vierge Marie aient été déçus ».

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Source: ZENIT.ORG, le 7 décembre 2021

« La seule femme de sa vie », la Vierge Marie

« La seule femme de sa vie », la Vierge Marie

Carlo Acutis (1991-2006) est un jeune Italien, mort très tôt à 15 ans, il représente une sainteté pour notre temps et les jeunes générations. Récemment béatifié par le pape François, Carlo est une tesselle(1) très moderne de la mosaïque chrétienne. On peut le qualifier de premier spirituel du cyber-espace. En effet, il est remarquable par ses compétences informatiques et sur Internet qu’il mit au service de sa foi.

Très jeune, alors qu’il était issu d’une famille peu pratiquante, il révéla une attirance extraordinaire pour la spiritualité catholique à travers notamment le culte de la Vierge Marie qu’il qualifiait d’être la seule femme de sa vie.

Il nous a laissé, malgré son jeune âge, de nombreux textes d’une grande profondeur. Il a eu le privilège singulier de connaître après sa mort à 15 ans et après une leucémie foudroyante, un état de non corruption de son corps ! Ce dernier  est désormais exposé, à travers une vitre, aux nombreux pèlerins qui viennent prier sur son tombeau, à Assise (Italie). Il est exposé en jean, polo et baskets !

C’est l’une des images les plus parlantes de ce qu’exprimait le père Alexandre Men, théologien russe assassiné pour sa foi en 1990, quand il affirmait : « Le christianisme ne fait que commencer… »

(1)  Tesselle : petite pièce faisant partie d’une mosaïque

Source : Spiritualité

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

« La seule femme de sa vie », la Vierge Marie

« La seule femme de sa vie », la Vierge Marie

Carlo Acutis (1991-2006) est un jeune Italien, mort très tôt à 15 ans, il représente une sainteté pour notre temps et les jeunes générations. Récemment béatifié par le pape François, Carlo est une tesselle(1) très moderne de la mosaïque chrétienne. On peut le qualifier de premier spirituel du cyber-espace. En effet, il est remarquable par ses compétences informatiques et sur Internet qu’il mit au service de sa foi.

Très jeune, alors qu’il était issu d’une famille peu pratiquante, il révéla une attirance extraordinaire pour la spiritualité catholique à travers notamment le culte de la Vierge Marie qu’il qualifiait d’être la seule femme de sa vie.

Il nous a laissé, malgré son jeune âge, de nombreux textes d’une grande profondeur. Il a eu le privilège singulier de connaître après sa mort à 15 ans et après une leucémie foudroyante, un état de non corruption de son corps ! Ce dernier  est désormais exposé, à travers une vitre, aux nombreux pèlerins qui viennent prier sur son tombeau, à Assise (Italie). Il est exposé en jean, polo et baskets !

C’est l’une des images les plus parlantes de ce qu’exprimait le père Alexandre Men, théologien russe assassiné pour sa foi en 1990, quand il affirmait : « Le christianisme ne fait que commencer… »

(1)  Tesselle : petite pièce faisant partie d’une mosaïque

Source : Spiritualité

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

La Vierge Marie, de maison royale, a vécu dans une Galilée multiculturelle

La Vierge Marie, de maison royale, a vécu dans une Galilée multiculturelle

Selon une tradition reprise par James D. Tabor (1), la Vierge Marie serait née non pas à Nazareth mais à Sepphoris, ville antique située au Nord de Nazareth et capitale de la Galilée. Marie y aurait grandi dans une grande maison dotée d’une cour. Ce n’est qu’après ses fiançailles qu’elle aurait déménagé à Nazareth, où vivait Joseph. Mais que ce soit à Nazareth ou à Sepphoris, il est reconnu que Marie a grandi en Galilée dans un contexte socioculturel très riche.

« Grâce au multiculturalisme unique de la région de Galilée où elle est née, Marie fut confrontée, dans son enfance et sa prime jeunesse, à des univers culturels variés, juif, grec et romain, à tous les niveaux », explique l’auteur. Au Nord d’Israël, la Galilée est en effet une province frontière, ouverte au commerce avec les autres nations. Isaïe déjà la décrivait comme un « carrefour des nations » (Isaïe, 8, 23b).

Marie est la fille unique de Joachim, descendant de David, et d’Anne, descendante d’Aaron. Elle est donc de maison royale et sacerdotale. La généalogie de Jésus dans l’évangile de Matthieu (1, 1-17) mentionne que Joseph est issu de la maison royale d’Abraham et de David : « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus ». Le pape émérite Benoît XVI commente ce passage dans son ouvrage sur L’enfance de Jésus : « Marie est un nouveau commencement. Son enfant ne vient d’aucun homme mais il est une nouvelle création, il a été conçu par l’opération du Saint-Esprit ». 

La généalogie de Luc (3, 23-3810) fait l’objet d’une interprétation controversée, inscrivant aussi bien Joseph que Marie dans la lignée des rois d’Israël. Par ailleurs, Luc précise qu’Elisabeth, cousine de Marie et mère de Jean-Baptiste, est aussi une descendante d’Aaron (Lc, 1, 5). Cela pourrait laisser supposer que Marie descendrait aussi du grand-prêtre Aaron.

(1)   James D. Tabor (né en 1946) est professeur de Nouveau Testament à University of North Carolina.

Adapté de : Aleteia

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie