07.07.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,32-38. 

En ce temps-là, voici qu’on présenta à Jésus un possédé qui était sourd-muet.
Lorsque le démon eut été expulsé, le sourd-muet se mit à parler. Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient : « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! »
Mais les pharisiens disaient : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.

Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897)

carmélite, docteur de l’Église

Lettre 135 À Céline, 15 août 1892 (Thérèse de Lisieux par elle-même, – Scrupules et humiliations; Éd. Grasset-DDB 1997 p. 17; Éd. du Cerf-DDB 1992)

« Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers »

Un jour que je pensais à ce que je pouvais faire pour sauver les âmes, une parole de l’Évangile m’a montré une vive lumière. Autrefois Jésus disait à ses disciples en leur montrant les champs de blés mûrs : « Levez les yeux et voyez comme les campagnes sont déjà assez blanches pour être moissonnées » (Jn 4,35), et un peu plus tard : « À la vérité la moisson est abondante mais le nombre des ouvriers est petit ; demandez donc au maître de la moisson qu’il envoie des ouvriers ». Quel mystère ! Jésus n’est-il pas tout-puissant ? Les créatures ne sont-elles pas à celui qui les a faites ? Pourquoi Jésus dit-il donc : « Demandez au maître de la moisson qu’il envoie des ouvriers » ? Pourquoi ? Ah ! c’est que Jésus a pour nous un amour si incompréhensible qu’il veut que nous ayons part avec lui au salut des âmes. Il ne veut rien faire sans nous. Le créateur de l’univers attend la prière d’une pauvre petite âme pour sauver les autres âmes rachetées comme elle au prix de tout son sang. Notre vocation à nous ce n’est pas d’aller moissonner dans les champs de blés mûrs. Jésus ne nous dit pas : « Baissez les yeux, regardez les campagnes et allez les moissonner ». Notre mission [comme Carmélites] est encore plus sublime. Voici les paroles de notre Jésus : « Levez les yeux et voyez. Voyez comme dans mon Ciel il y a des places vides, c’est à vous de les remplir ; vous êtes mes Moïse priant sur la montagne (Ex 17,8s). Demandez-moi des ouvriers et j’en enverrai, je n’attends qu’une prière, un soupir de votre cœur ! »

LECTURES :

Livre d’Osée 8,4-7.11-13. 

Ainsi parle le Seigneur : Les fils d’Israël ont établi des rois sans me consulter, ils ont nommé des princes sans mon accord ; avec leur argent et leur or, ils se sont fabriqué des idoles. Ils seront anéantis.
Je le rejette, ton veau, Samarie ! Ma colère s’est enflammée contre tes enfants. Refuseront-ils toujours de retrouver l’innocence ?
Ce veau est l’œuvre d’Israël, un artisan l’a fabriqué, ce n’est pas un dieu ; ce veau de Samarie sera mis en pièces.
Ils ont semé le vent, ils récolteront la tempête. L’épi ne donnera pas de grain ; s’il y avait du grain, il ne donnerait pas de farine ; et, s’il en donnait, elle serait dévorée par les étrangers.
Éphraïm a multiplié les autels pour expier le péché ; et ces autels ne lui servent qu’à pécher.
J’ai beau lui mettre par écrit tous les articles de ma loi, il n’y voit qu’une loi étrangère.
Ils offrent des sacrifices pour me plaire et ils en mangent la viande, mais le Seigneur n’y prend pas de plaisir. Au contraire, il y trouve le rappel de toutes leurs fautes, il fait le compte de leurs péchés. Qu’ils retournent donc en Égypte !

Psaume 115(113B),3-4.5-6.7ab.8.9-10. 

R/ Peuple de Dieu, mets ta foi dans le Seigneur. (Ps 113b, 9)

Notre Dieu, il est au ciel ; 
tout ce qu’il veut, il le fait.
Leurs idoles : or et argent, 
ouvrages de mains humaines.

Elles ont une bouche et ne parlent pas, 
des yeux et ne voient pas,
des oreilles et n’entendent pas, 
des narines et ne sentent pas.

Leurs mains ne peuvent toucher,
leurs pieds ne peuvent marcher.
Qu’ils deviennent comme elles, tous ceux qui les font, 
ceux qui mettent leur foi en elles.

Israël, mets ta foi dans le Seigneur : 
le secours, le bouclier, c’est lui !
Famille d’Aaron, mets ta foi dans le Seigneur : 
le secours, le bouclier, c’est lui !

07.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,18-26. 

En ce temps-là, tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste, voilà qu’un notable s’approcha. Il se prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. »


Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.
Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »
Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.
Jésus, arrivé à la maison du notable, vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment. Il dit alors :
« Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui.
Quand la foule fut mise dehors, il entra, lui saisit la main, et la jeune fille se leva.
Et la nouvelle se répandit dans toute la région.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jérôme (347-420)

prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l’Église

Débat entre un luciférien et un orthodoxe, SC 473 (Trad. A. Canellis; Éd. du Cerf 2003, p. 143-147; rev.)

La pureté de la foi

Penses-tu que, lorsque viendra le Fils de l’Homme, Il trouvera la foi sur la terre ? (Lc 18, 8) Que ceux qui avancent cette sentence de l’Évangile sachent que la foi mentionnée ici est celle dont le Seigneur disait : « Ta foi t’a sauvée » (Mt 9,22). Et ailleurs, à propos du centurion : « Je n’ai pas trouvé pareille foi en Israël » (Mt 8, 10). (…) Ni le centurion, ni cette pauvre femme qui avait des pertes de sang depuis douze ans (Mc 5,25), ne croyaient au mystère de la Trinité, qui a été manifesté aux Apôtres après la résurrection du Christ, (…) mais c’est la simplicité de leur cœur et leur âme donnée à leur Dieu qui sont approuvées ici. « Elle disait en effet dans son cœur : si je touche la frange de son vêtement, je serai sauvée ! » (Mt 9, 21) Voilà la foi dont le Seigneur a dit qu’elle se trouve rarement ! Voilà la foi qui, même chez ceux qui croient, est difficilement parfaite ! « Qu’il te soit fait, dit le Seigneur, selon ta foi ! » (Mt 8,13). Cette parole, moi, je désire ne pas l’entendre ! En effet, pour peu qu’il me soit fait selon ma foi, je périrai. Certes, « je crois en Dieu le Père, je crois en Dieu le Fils, je crois à l’Esprit Saint qui est Dieu, je crois en un seul Dieu », et cependant je ne veux pas qu’il me soit fait « selon ma foi ». Souvent, en effet, survient l’homme ennemi et, au milieu de la moisson du Seigneur, il sème l’ivraie. (…) En réalité, bien des fois, dans ma prière, je flâne à travers les rues, je calcule des intérêts, ou bien, emporté par une songerie honteuse, je m’occupe de ce que je rougirais de dire. Où est la foi ? À chacun d’interroger son propre cœur et, dans la vie, il verra combien il est rare de découvrir une âme fidèle au point de ne rien faire par désir de gloire ni rien pour le ‘qu’en-dira-t-on’. (…) En effet, les vices voisinent avec les vertus. Il est difficile de se contenter d’avoir Dieu seul pour juge.

LECTURES :

Livre de la Genèse 28,10-22a. 

En ces jours-là, Jacob partit de Bershéba et se dirigea vers Harane.
Il atteignit le lieu où il allait passer la nuit car le soleil s’était couché. Il y prit une pierre pour la mettre sous sa tête, et dormit en ce lieu.
Il eut un songe : voici qu’une échelle était dressée sur la terre, son sommet touchait le ciel, et des anges de Dieu montaient et descendaient.
Le Seigneur se tenait près de lui. Il dit : « Je suis le Seigneur, le Dieu d’Abraham ton père, le Dieu d’Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je te la donne, à toi et à tes descendants.
Tes descendants seront nombreux comme la poussière du sol, vous vous répandrez à l’orient et à l’occident, au nord et au midi ; en toi et en ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre.
Voici que je suis avec toi ; je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai sur cette terre ; car je ne t’abandonnerai pas avant d’avoir accompli ce que je t’ai dit. »
Jacob sortit de son sommeil et déclara : « En vérité, le Seigneur est en ce lieu ! Et moi, je ne le savais pas. »
Il fut saisi de crainte et il dit : « Que ce lieu est redoutable ! C’est vraiment la maison de Dieu, la porte du ciel ! »
Jacob se leva de bon matin, il prit la pierre qu’il avait mise sous sa tête, il la dressa pour en faire une stèle, et sur le sommet il versa de l’huile.
Jacob donna le nom de Béthel (c’est-à-dire : Maison de Dieu) à ce lieu qui auparavant s’appelait Louz.
Alors Jacob prononça ce vœu : « Si Dieu est avec moi, s’il me garde sur le chemin où je marche, s’il me donne du pain pour manger et des vêtements pour me couvrir,
et si je reviens sain et sauf à la maison de mon père, le Seigneur sera mon Dieu.
Cette pierre dont j’ai fait une stèle sera la maison de Dieu. »

Le Rêve de Jacob
James Tissot, 1836-1902
Musée juif (New York)

Psaume 91(90),1-2.3a.4.14.15ab. 

R/ Mon Dieu, dont je suis sûr !

Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut 
et repose à l’ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : « Mon refuge, 
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

C’est lui qui te sauve des filets du chasseur
il te couvre et te protège. 
Tu trouves sous son aile un refuge : 
sa fidélité est une armure, un bouclier.

« Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre ; 
je le défends, car il connaît mon nom.
Il m’appelle, et moi, je lui réponds ;
je suis avec lui dans son épreuve. »