En 1986, aux Philippines, la révolution du Rosaire a fait tomber la dictature

En 1986, aux Philippines, la révolution du Rosaire a fait tomber la dictature

Dans une lettre pastorale datée du 15 février 2016 commémorant la Révolution du pouvoir populaire de 1986 (1), les évêques du pays ont rappelé qu’il y a 40 ans, l’oppression a pris fin lorsque les Philippins, avec courage et pacifiquement, ont exprimé leur dégoût et leur frustration dans les rues.

Des millions d’entre eux, venus de tout le pays, se sont rassemblés sous la protection de la Sainte Vierge Marie et de Jésus, serrant leur chapelet et priant, célébrant des messes et chantant des hymnes.

« Notre peuple s’est tenu côte à côte, face aux chars et aux soldats, avec pour seule arme une foi inébranlable dans nos cœurs », déclarent les évêques. « La dictature est tombée, non pas par la violence, mais grâce à une persévérance tranquille et à la puissance de la piété et de la foi collective qui réclamaient justice et véritable changement. » Selon les prélats, il s’agissait d’un « événement extraordinaire, ni un accident, ni une simple réussite humaine ».

Commémorant les 40 ans de cet événement qui a marqué l’histoire moderne de la nation, les dirigeants de l’Église appellent désormais à « trois devoirs sacrés : se souvenir, se repentir, répondre – afin que nous puissions accueillir l’esprit de ce miracle et nous conduire vers un avenir meilleur ».

Tous ceux qui ont pris part à la révolution, y compris les héros anonymes du pouvoir populaire, ont montré que le véritable pouvoir de la foi peut remodeler la société sans effusion de sang. Leur témoignage a transpercé l’armure de l’oppression. Les prières se sont avérées plus fortes que les chars. La foi a triomphé de la peur.

Santosh Digal, 18 février 2016 Adapté de www.asianews.it

(1) la révolution du pouvoir populaire a commencé sur l’avenue Epifanio de los Santos, une artère importante de Manille

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie