La hiérarchie des anges dans « L’Assomption de la Vierge Marie » de Francesco Botticini (vers 1475-1476) – Domaine Public
Le Fr. Jean-Thomas de Beauregard, dominicain du couvent de Bordeaux, commente les lectures de la solennité de l’Assomption (Ap 11, 19a et 12, 1-10 ; Ps 44 ; 1Co 15, 20-27 ; Lc 1, 39-56). Deux anges s’interrogent sur le mystère de l’arrivée de Marie au Ciel, avec son âme et avec son corps. Depuis lors, avec Marie, par Jésus, la grâce s’écoule en abondance sur tous les hommes.
Au Ciel, il y a 2.000 ans, un convoi s’avance vers le trône de Dieu. C’est la procession des grands jours, ce doit être quelqu’un d’important : on n’avait pas vu autant de régiments d’anges accompagner une arrivée au Ciel depuis l’arrivée du Fils du patron, quelques années plus tôt. Sur le passage du convoi, deux anges discutent entre eux. L’un s’appelle Gontran, l’autre Anatole.
L’ange Gontran s’exclame : « Elle est morte ! » L’ange Anatole proteste : « Non, elle dort seulement… » Marie était-elle morte, ou bien était-elle seulement endormie, lorsqu’elle est montée au Ciel en son âme et en son corps ? Nul ne le sait. Il y avait tellement de monde pour l’accueillir, et la lumière qui émanait de son corps glorieux était si éblouissante qu’on n’avait pas bien vu. Tout ce qu’on savait, c’est que la Vierge Marie était la première, et jusqu’à aujourd’hui, la seule, à arriver au Ciel en son âme et en son corps.
Un corps glorieux
Tous les autres, même saint Pierre et saint Jean, saint Paul et saint Étienne, tous ces grands saints prestigieux, devaient attendre le jour du Jugement Dernier pour espérer retrouver leur corps. Oh ! ils n’étaient pas malheureux, en attendant. À vrai dire, ils n’avaient même jamais été aussi heureux que depuis leur arrivée au Ciel : ils voyaient Dieu face-à-face. Mais tout de même, une âme sans son corps, ça manque de charme. Une âme sans son corps, c’est comme un dimanche sans la messe, ça n’a aucun sens… L’ange Anatole et l’ange Gontran discutaient encore entre eux.
L’ange Anatole disait : « OK, Marie est montée au Ciel en son âme et en son corps, alors que les autres doivent attendre le Jugement Dernier pour retrouver leur corps… Mais qu’est-ce que ça change ? » L’ange Gontran partageait les doutes de son collègue, expliquant : « D’ailleurs, nous, on n’en a jamais eu, de corps, et on n’en aura jamais. Est-ce qu’on se porte plus mal ? » L’archange saint Michel qui passait par là les reprit avec vigueur : « Un peu de respect, les gars, je vous rappelle que le Fils de Dieu lui-même n’a pas dédaigné assumer une humanité avec un corps semblable à celui de tous les hommes. Ça doit vouloir dire que le corps n’est pas si méprisable que ça ! »
L’ange Anatole, un peu vexé d’avoir été repris par l’archange saint Michel, murmura : » On ne m’ôtera pas de l’idée que le corps humain est mal fait. Fatigue, maladie, faim, soif, on est bien mieux sans ! » Mais l’ange Gontran répondit :
C’est vrai, mais il paraît qu’au Ciel, après le Jugement Dernier, le corps glorieux est libéré de tous ces inconvénients. En plus, un corps transfiguré, qui rayonne de la charité de Dieu, ça n’est pas si mal ! Bon, pour Marie, elle était déjà la plus belle des filles de Sion avant même d’arriver là-haut, mais pour les autres, on gagne en esthétique !
Elle est aussi notre Mère
Nos deux anges discutaient déjà depuis un moment lorsqu’un grand mouvement de foule se produisit. Voilà que Jésus-Christ lui-même venait accueillir Marie sa mère pour la placer à sa droite. Jésus se tenait là, et de son corps émanait une lumière plus grande encore qu’au jour de la Transfiguration, plus éblouissante encore qu’au jour de la Résurrection. Et on voyait les plaies de ses mains, de ses pieds, et de son côté transpercé. L’ange Gontran murmura : « Corps glorieux, corps glorieux… Si même Jésus conserve la marque de ses souffrances dans son corps glorieux, c’est qu’il n’est pas si glorieux, ce corps ! » Mais l’ange Anatole, pour une fois plus malin que l’autre, répondit :
Ce sont les marques de sa souffrance, c’est vrai, mais ce sont surtout les marques de son amour pour les hommes. C’est en son corps que Jésus a souffert, que Jésus a aimé, et c’est normal que son corps glorieux continue à en porter le témoignage.
L’archange Gabriel, qui passait par là, ne se priva pas de donner son conseil aux anges Gontran et Anatole :
Vous savez, moi, je la connais bien, la Vierge Marie. C’est la plus merveilleuse des femmes ! Et si vous avez des questions, allez les lui poser directement ! Elle est notre Reine, bien sûr, mais elle est aussi notre Mère. Et une Mère prête toujours une oreille attentive aux questions de ses enfants…
L’ange Gontran et l’ange Anatole étaient un peu surpris, et se demandaient entre eux : « Tu crois qu’on peut vraiment aller la voir ? » — « Si Gabriel le dit, c’est que ça doit être vrai. Allez, je me lance ! » Ils arrivèrent à hauteur de la Vierge Marie, et lui demandèrent :
Ô Marie conçue sans péché, vous êtes si belle ! Vous avez eu la grâce d’arriver au Ciel immédiatement en votre âme et votre corps, et nous voyons bien combien le péché n’a eu aucune prise sur vous. Mais tout de même, n’y aurait-il pas le moindre défaut en vous ?
De ces deux blessures d’amour
La Vierge Marie sourit, et écarta d’un revers de la main le bas de son manteau. Sous les yeux ébahis des anges Gontran et Anatole, elle releva un peu sa robe et dévoila son pied. Il y avait là une petite blessure, au niveau du talon. « Alors c’était donc vrai ! », s’exclama l’ange Gontran. « Eh bien oui, répondit Marie. Sur la terre, Satan voulait m’attaquer, et il avait pris la forme d’un dragon menaçant. Mais en donnant naissance à mon Fils, puis en l’accompagnant jusqu’à la Croix, j’ai définitivement réglé son compte au démon. Je lui ai écrasé la tête, et dans un sursaut d’orgueil désespéré, il est parvenu à me blesser au talon. »
Alors l’ange Anatole se prosterna aux pieds de la Vierge Marie en disant :
Ô ma Reine, et ma Mère, je le vois désormais. Votre pied a été blessé au talon par le démon vaincu comme le côté de votre Fils a été transpercé par la lance du soldat. De ces deux blessures d’amour, la grâce s’écoule en abondance sur tous les hommes. La grâce de Dieu nous est venue par la source des plaies de votre Fils, mais vos blessures à vous confèrent à cette grâce une douceur toute maternelle !
La Vierge Marie sourit à nouveau et dit :
Sous le manteau de ma gloire et de ma tendresse, il y a de la place pour tous les anges et pour tous les hommes. Il suffit de m’invoquer. Ce que vous avez fait aujourd’hui en venant me voir, tout simplement, tous les hommes, toutes les femmes, tous les enfants, peuvent le faire à votre suite. Je vous montrerai mon Fils, toujours ! Je serai là, pour vous, toujours ! Et je vous présenterai à mon Fils, qui vous communiquera sa grâce et sa gloire.
C’est le Ciel, tout simplement
L’ange Anatole et l’ange Gontran se racontèrent longtemps cette histoire. Ils avaient toute l’éternité pour cela. Mais ce n’est pas là une histoire comme on en raconte aux enfants. C’est le Ciel, tout simplement. Cela paraît trop beau, ou trop naïf ? Ce n’est que vrai. Le Ciel, l’amitié de Jésus, de Marie, des anges, c’est notre avenir. Et lorsque nous célébrons la messe, et que les anges joignent leurs voix aux nôtres, c’est notre présent. Avec Marie, par Jésus, le Ciel descend sur la terre, à chaque instant du temps et plus encore à chaque Eucharistie.
Ô Mère de Dieu et Mère des hommes, nous croyons en votre Assomption triomphale en âme et en corps » :
« Ô Vierge immaculée, Mère de Dieu et Mère des hommes : nous croyons avec toute la ferveur de notre foi en votre Assomption triomphale en âme et en corps, au Ciel où Vous êtes acclamée Reine par tous les chœurs des anges et par toutes les phalanges des Saints ;
et nous, nous nous unissons à eux pour louer et bénir le Seigneur, qui Vous a exaltée au-dessus de toutes les autres créatures, et pour Vous offrir l’élan de notre dévotion et de notre amour.
Nous savons que Votre regard, qui maternellement enveloppait l’humble et souffrante Humanité de Jésus sur la terre, se rassasie au Ciel en voyant la glorieuse Humanité de la Sagesse incréée, et que la joie de Votre âme à contempler face à face l’adorable Trinité fait tressaillir votre Cœur de béatifiante tendresse ;
et nous, pauvres pécheurs, nous dont le corps alourdit le vol de l’âme, nous Vous supplions de purifier nos sens, afin que nous apprenions, dès ici-bas, à goûter Dieu, Dieu seul, dans le charme des créatures ;
nous avons confiance que Vos regards miséricordieux s’abaissent sur nos misères et nos angoisses, sur nos luttes et nos faiblesses ; que Vos lèvres sourient à nos joies et à nos victoires ;
que Vous entendez la Voix de Jésus Vous dire de chacun de nous, comme jadis à Son disciple bien-aimé : « Voilà votre fils » ; et nous, qui Vous invoquons comme notre Mère, nous Vous prenons, comme Jean, pour Guide, Soutien et Consolation de notre vie mortelle.
Nous avons la vivifiante certitude que Vos yeux, qui ont versé des larmes sur la terre baignée du Sang de Jésus, se tournent encore vers ce monde en proie aux guerres, aux persécutions, à l’oppression des justes et des faibles ;
et nous, dans les ténèbres de cette vallée de larmes, nous attendons de Votre céleste lumière et de Votre douce pitié le soulagement des peines de nos cœurs, des épreuves de l’Eglise et de notre patrie.
Nous croyons enfin que, dans la gloire où Vous régnez, parée du soleil et couronnée d’étoiles, Vous êtes, après Jésus, la joie et l’allégresse de tous les anges et de tous les Saints ; et nous, de cette terre où nous passons en pèlerins, réconfortés par la foi en la résurrection future, nous regardons vers Vous, notre vie, notre douceur, notre espérance ;
attirez-nous par la suavité de Votre voix, pour nous montrer un jour après notre exil, Jésus, le Fruit béni de Votre sein, ô clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie ! »
Ainsi soit-il.
Prière « Ô Mère de Dieu et Mère des hommes, nous croyons en votre Assomption triomphale en âme et en corps »composée par sa Sainteté le Pape Pie XII (1876-1958) et récitée en italien le 1er novembre 1950 en conclusion de son discours à l’occasion de la définition solennelle du dogme de l’Assomption.
La Prière pour la Fête de l’Assomption de la Sainte Vierge « Ô Marie, notre Très-Miséricordieuse Mère, regardez du haut du ciel nos combats » :
« Ô Jésus ! Qui avez fait toute la Grandeur de Marie, qui faites présentement Son bonheur, donnez-nous-La pour Mère, faites-nous célébrer dignement Son triomphe, accordez-nous par Son intercession les vertus qui L’ont fait devenir votre Mère, ouvrez en notre faveur les Trésors du ciel, faites que nous Vous recevions avec les mêmes dispositions dans la Sainte Eucharistie, que la Très Pure Vierge Vous a reçu dans Son sein, faites que nous vivions de la Vie dont Elle a vécu, et que nous mourions comme Elle dans la Charité, afin que nous puissions vivre comme Elle dans la Gloire.
Ô Marie ! Ô notre Très-Miséricordieuse Mère ! Soyez notre Avocate auprès de la Très-Sainte Trinité, regardez du haut du ciel nos combats, faites-nous remporter la victoire, obtenez-nous les Grâces dont nous avons besoin pour éviter le péché, pour nous détacher de l’affection du monde, et pour ne plus soupirer qu’après l’heureuse Éternité ».
Aujourd’hui, l’Arche sainte et animée du Dieu vivant, qui conçut en elle son Créateur, repose dans le temple du Seigneur qui n’a pas été fait de main d’homme. David, son aïeul, l’exalte ; avec lui, les Anges forment des chœurs, les Archanges la célèbrent, les Vertus la glorifient, les Principautés tressaillent, les Puissances sont dans l’allégresse, les Dominations se réjouissent, les Trônes lui font fête, les Chérubins la louent, les Séraphins proclament sa gloire.
Aujourd’hui, l’Eden reçoit le Paradis spirituel du nouvel Adam, où notre condamnation est révoquée, l’arbre de vie planté, notre nudité recouverte.
Aujourd’hui, la Vierge immaculée, qui n’a pas été souillée par aucune passion terrestre, mais qui, formée aux pensées célestes, n’est point retournée à la terre, est placée, Ciel vivant, dans les demeures célestes. Celle qui fut pour tous la source de la vraie vie, comment serait-elle soumise à la mort ? Certes, elle a été assujettie à la loi établie par son propre Fils : comme fille du vieil Adam elle subit l’ancienne condamnation, – son Fils même, qui est la Vie en personne, ne l’a pas récusée –, mais comme Mère du Dieu vivant, elle fut justement élevée jusqu’auprès de lui.
Ève, qui a donné son consentement aux suggestions du serpent, est condamnée aux douleurs de l’enfantement et à la mort. Son corps a été déposé dans les entrailles de la terre. Mais celle-ci, cette Vierge vraiment bienheureuse, qui a toujours prêté une oreille attentive à la parole de Dieu, qui a conçu par l’opération du Saint-Esprit, et qui, à la salutation toute spirituelle de l’Archange, sans volupté et sans union charnelle, est devenue la Mère du Fils de Dieu ; celle qui l’a mis au monde sans douleur, celle qui s’est consacrée tout entière à Dieu, comment la mort eût-elle pu la dévorer ? Comment les enfers eussent-ils pu la recevoir ? Comment la corruption eût-elle pu envahir ce corps qui a été le temple de la Vie ?
Sermon de saint Jean de Damas (676-749)
(Or. 2, 2)
Prions:
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous pauvres pécheurs, Maintenant et à l’heure de notre mort.
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Amédée de Lausanne (1108-1159)
moine cistercien, puis évêque. – Homélie mariale VI, SC 72 (Huit homélies mariales, trad. Dom A. Dumas, Éd. du Cerf, Paris 1960, p. 173-181, rev.)
« Lève-toi, avance, mon amie » (Ct 2,10)
C’est lui ton Fils, ô Marie ! C’est lui qui, pour toi, est ressuscité des morts le troisième jour et, dans ta chair, est monté au-dessus de tous les cieux pour remplir toutes choses. Tu es donc en possession de ta joie, ô bienheureuse, tu as reçu en partage l’objet de ton désir et la couronne de ta tête. Il t’apporte la souveraineté du ciel par la gloire, la royauté du monde par la miséricorde, la domination sur l’enfer par la puissance. Par des sentiments divers, toutes les créatures répondent donc à ta gloire si grande et si ineffable : les anges par l’honneur, les hommes par l’amour les démons par la crainte. Car tu es vénérable pour le ciel, aimable pour le monde, terrible pour l’enfer. Réjouis-toi donc et sois heureuse, car il est ressuscité celui qui te reçoit, qui est ta gloire, qui exalte ta tête. Tu t’es réjouie dans sa conception, affligée dans sa passion. De nouveau, réjouis-toi dans sa résurrection, et personne ne t’enlèvera ta joie, car le Christ ressuscité des morts ne meurt plus, la mort n’a plus sur lui d’empire. Aussi l’Esprit t’appelle-t-il et Dieu te dit : « Lève-toi, avance, mon amie, ma colombe, ma belle, et viens. Car déjà l’hiver est passé ; la pluie s’en va, elle a cessé ; les fleurs sont apparues sur notre terre, le temps de la taille est arrivé. » (Ct 2,10-12). (…) L’encensoir suit l’encens ; élevé par la main du Seigneur, il monte jusqu’au trône de Dieu. Il monte, entouré par l’escorte des esprits angéliques qui clament dans les hauteurs en disant : « Quelle est celle-ci qui monte à travers le désert, comme une colonne de fumée exhalée des parfums de myrrhe et d’encens, et de toute la poudre du parfumeur ? » (Ct 3,6)
LECTURES :
Livre de l’Apocalypse 11,19a.12,1-6a.10ab.
Le sanctuaire de Dieu, qui est dans le ciel, s’ouvrit, et l’arche de son Alliance apparut dans le Sanctuaire. Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle est enceinte, elle crie, dans les douleurs et la torture d’un enfantement. Un autre signe apparut dans le ciel : un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème. Sa queue, entraînant le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre. Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance. Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les conduisant avec un sceptre de fer. L’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône, et la Femme s’enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place. Alors j’entendis dans le ciel une voix forte, qui proclamait : « Maintenant voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu, voici le pouvoir de son Christ ! »
Psaume 45(44),11-12a.12b-13.14-15a.15b-16.
Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille ; oublie ton peuple et la maison de ton père : le roi sera séduit par ta beauté.
Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui. Alors, fille de Tyr, les plus riches du peuple, chargés de présents, quêteront ton sourire.
Fille de roi, elle est là, dans sa gloire, vêtue d’étoffes d’or ; on la conduit, toute parée, vers le roi.
Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ; on les conduit parmi les chants de fête : elles entrent au palais du roi.
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,20-26.
Frères, le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie, mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent. Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance. Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort,
L’Assomption de Marie est l’événement au cours duquel la Vierge Marie, Mère de Jésus, au terme de sa vie terrestre, est entrée directement dans la gloire du ciel, âme et corps, sans connaître la corruption physique qui suit la mort.
Le mot Assomption provient du verbe latin assumere, qui signifie « prendre », « enlever ».
Très ancienne dans les Eglises d’Orient et d’Occident, l’Assomption a été fêtée liturgiquement dès le VIIIème siècle.
Cette conviction a été définie comme dogme religieux (c’est-à-dire vérité de foi), par l’Eglise catholique en 1950.
Elle est célébrée le 15 août. La date du 15 août serait celle de la consécration à Jérusalem de la première église dédiée à Marie, au Vème siècle.
Prières quotidiennes
Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit
Je crois en Dieu
Prière à l’Esprit Saint
Esprit de Sagesse, de Lumière et de force, Esprit d’Amour, Esprit Saint, mets au cœur de tous les croyants de ce monde, l’amour fraternel qui leur permettra de se rencontrer dans un esprit d’échange et de partage au-delà de leurs différences. Que chacun apprenne à découvrir les richesses de l’autre.
Esprit Saint, apprends-nous à nous écouter mutuellement avec patience et humilité, pour que chacune de nos rencontres devienne un carrefour où chacun reçoit autant qu’il donne, même si nous venons de chemins très différents.
Esprit Saint, donne-nous la force de la foi et rassemble-nous dans une volonté commune. « La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ». Apprends-nous la joie de la foi, de l’espérance, de l’amour qui transforme le monde et libère tout être de ses péchés, de ses misères spirituelles ou matérielles.
Esprit Saint, fais de chaque baptisé un rayon de ta lumière, pour que le monde puisse découvrir ta présence et ton amour. Le monde entier est mon village, l’univers est ma paroisse: pousse chacun vers le grand large, vers la civilisation de l’amour où ce qui nous rassemble nous libérera de ce qui nous divise.
Prière pour l’Assomption Marie, notre sœur, Marie, fille de notre terre, est élevée dans la gloire parce qu’elle est aussi la Mère de notre Dieu. Marie est la première à pouvoir placer ses pas dans les pas de son fils, jusqu’au bout du voyage.
Nos chemins, eux aussi, conduisent à la gloire.
Nous ne le voyons pas, mais Marie nous le dit par son Assomption.
Notre-Dame, consolide en nos cœurs la foi et l’espérance et remplis-nous de cet amour qui vaincra toute mort le jour de notre propre assomption. Amen.
Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père
Premier jour – Mort de la Sainte Vierge
Sag.1,3 : « Les âmes des justes sont dans la main de Dieu, et le tourment de la mort ne les touchera pas. »
C’est à Marie que convient pleinement cet oracle de l’Esprit-Saint : Les justes meurent en paix, mais en eux la nature ne laisse pas de souffrir, ayant été dégradée par la chute d’Adam.
Dans Marie, il règne un accord que le péché n’a jamais troublé ; et sa mort est en conséquence de sa naissance toute pure et de sa vie sans tache.
Elle a accompli sa haute destinée avec une perfection sublime. Sa vie a été un acte continuel de charité. Au plus fort de sa véhémence son âme sainte est passée dans le ciel pour y consommer cet acte pur, et y jouir éternellement des délices de l’amour divin. Depuis l’ascension de son adorable Fils, elle n’avait cessé de soupirer après le moment qui devait la réunir à lui.
Les désirs que les Juifs captifs à Babylone avaient de retourner à Jérusalem ; les langueurs de l’épouse des cantiques en l’absence de l’époux ; les souhaits ardents que les patriarches et les prophètes avaient de voir le Messie ; les désirs embrasés de tous les saints de la nouvelle loi pour Dieu et pour le ciel, ne sont que de faibles images de ceux de cette véritable Israélite, de l’épouse du Saint-Esprit, de la Mère de Jésus-Christ !
O Marie ! Maintenant que vous régnez dans la vraie Jérusalem, ô vous qui avez si bien compris et la grandeur du ciel, et la petitesse de la terre, la plénitude de l’amour de Dieu et le vide de l’amour des créatures, obtenez-nous de comprendre enfin que notre destinée sur la terre est de vivre dans l’amour de Dieu, et d’y mourir pour l’aimer à jamais. Faites, ô notre sainte Patronne ! Que nos regards se portent sans cesse vers le ciel ; que s’ils retombent sur la terre, ce ne soit que pour la considérer, comme les Israélites exilés considéraient Babylone. Ne nous laissez pas faire ici-bas notre trésor, avilir nos cœurs, oublier notre patrie et redouter l’instant qui doit nous y porter. Il est dit de la femme forte qu’elle rira au dernier jour. (Prov.31,35).
Puissions-nous, ô Marie ! Par votre intercession, éprouver comme vous la vérité de ces paroles, et passer de la paix des justes à la joie éternelle des saints ! Amen.
Prières quotidiennes
Deuxième jour – Assomption de la Sainte Vierge
Ps 15,10 : « Vous ne permettrez pas que votre saint éprouve la corruption ».
Si pour honorer la sainteté sur la terre, Dieu permet quelquefois que les corps des saints soient préservés de la corruption durant les siècles, que ne devait-il pas à la sainteté de Marie, dont la chair très pure a servi à la formation de l’Agneau sans tache ?
La Mère de celui qui est la résurrection et la vie (Jean 11, 25), pouvait-elle rester sous l’empire de la mort ?
Cette arche sainte, après avoir erré longtemps dans le désert, et sous des tentes pauvres, est introduite avec pompe dans la vraie Jérusalem, et reçue dans les tabernacles éternels. Le prophète Elie, comme son précurseur, avait tracé sa route céleste avec son char de feu.
O Vierge triomphante ! Tracez-nous la nôtre, et tendez-nous la main.
Ne nous laissez pas arrêter aux satisfactions basses et terrestres auxquelles notre misérable nature nous porte sans cesse.
O vous qui, par un privilège spécial, ne vous êtes jamais ressentie de la chute d’Adam, secourez-nous dans la faiblesse qu’elle nous a laissée !
C’est après avoir écrasé la tête du séducteur d’Eve, que vous avez été enlevée au ciel ; et ce n’est qu’après l’avoir foulé aux pieds que nous pouvons y être admis.
C’est de votre main, très sainte Patronne, que nous attendons la palme de la victoire. C’est vous qui nous réveillerez au tombeau, au jour de la résurrection générale, pour que nos corps entrent aussi en possession de la gloire éternelle.
Mère de miséricorde, daignez avoir pitié de ceux qui sont ensevelis dans le péché, et qui dorment dans sa corruption.
Eveillez-les dès ce jour, afin que nous puissions tous ensemble, joignant nos acclamations à celles des esprits bienheureux, célébrer éternellement dans le ciel votre triomphe et vos grandeurs. Amen.
Prières quotidiennes
Troisième jour – Couronnement de la Sainte Vierge
Prov.11,16 : « La femme modeste sera élevée en gloire. »
C’est par une grande distinction pour Marie, que le Seigneur lui a donné pour partage en ce monde l’abaissement et la pauvreté.
Les grandeurs humaines étaient trop petites pour la Mère de Dieu ; l’élévation de la terre trop basse pour la Reine du ciel.
Il faut être grand pour obtenir les honneurs de la terre ; être petit est un titre pour avoir ceux du ciel. Plus on s’abaisse, plus on acquiert de faveurs célestes et de droits aux plus brillantes couronnes. Marie entrant parfaitement dans les vues de Dieu, s’est humiliée très profondément. Aussi il a relevé la bassesse de sa servante (Luc 1,48), par un privilège unique et le plus glorieux qui fût jamais, la faisant Mère du Sauveur.
O Vierge dont l’humilité égale la grandeur et le mérite ! Présentez-vous au Roi des rois qui range des étoiles pour former votre diadème. Mais sur votre trône souvenez-vous de nous, dont l’orgueil surpasse la misère.
Courageuse Judith, donnez-nous la force d’abattre ce tyran qui nous ferme les voies du ciel.
Ne nous abandonnez pas à la séduction de la gloire de ce monde qui nous ravirait celle de l’éternité.
Inspirez-nous des sentiments conformes à ceux qui vous animaient sur cette terre, Vierge sainte par excellence, chef-d’œuvre des mains de Dieu, qui ne vous êtes toujours considérée que comme la moindre de ses créatures.
Mère qui avez été humble de cœur comme votre divin Fils, transmettez-nous, à nous aussi vos enfants, cette précieuse hérédité qui nous acquerra le royaume céleste. Amen.
Prières quotidiennes
Quatrième jour – Marie, Reine des Patriarches et des Prophètes
Eccl. 24,4 : « Elle recevra des louanges parmi la multitude des élus, et sera bénie de ceux qui sont bénis de Dieu. »
Comme les justes d’Israël, Marie avait souvent conjuré les cieux de se changer en une douce rosée (Is. 45 8). Elle avait appelé de tous ses vœux le désiré des collines éternelles. Sa charité plus grande lui faisait souhaiter la venue du Messie bien plus ardemment encore et d’une manière plus parfaite que tous les patriarches et les prophètes. Sa foi et sa sagesse ont surpassé celle de Sara, de Rebecca et de toutes les saintes femmes qui l’avaient précédée.
La grande foi même d’Abraham n’a pas égalé la sienne. S’il attendit une nombreuse postérité d’un fils qu’il allait immoler, Marie crut pleinement aux paroles de l’ange qui lui annonçait que vierge elle serait mère du Messie.
De plus, elle ne laissa jamais de le reconnaître dans un enfant faible et persécuté, dans un homme semblable aux autres hommes et mourant sur une croix. Vous êtes bienheureuse, Marie, d’avoir cru (Luc 1,45), car de grandes choses ont été accomplies en vous.
O Reine des croyants, maîtresse de la foi ! Enseignez-nous, à nous qui vous sommes spécialement confiés, une foi vive, semblable à la vôtre.
Eclairez tant d’aveugles qui s’obstinent à méconnaître Jésus et sa doctrine.
Affermissez les chancelants ; préservez-nous de l’erreur ; soyez notre soutien dans les épreuves, notre flambeau dans les ténèbres ; conduisez-nous, très Sainte Patronne, à la claire vision de ce que nous aurons cru, et à la possession de ce que nous aurons espéré. Amen.
Prières quotidiennes
Cinquième jour – Marie, Reine des Martyrs
Ps. 93,19 : « Vos consolations ont rempli de joie mon âme, à proportion du grand nombre de douleurs qui ont pénétré mon cœur. »
La plus belle palme du martyre était bien due à Marie, quoiqu’elle n’ait pas, comme les saints martyrs, perdu la vie pour confesser Jésus-Christ.
Mais, Mère du chef des martyrs, elle a vu ses tourments, ses opprobres. Elle l’a vu mourir, et un glaive l’a immolée elle-même intérieurement.
Le Seigneur n’exigea pas de Sara qu’elle fût témoin du sacrifice d’Isaac. Agar s’éloigna d’Ismaël lorsqu’elle crut qu’il allait mourir. Et les disciples abandonnèrent le Sauveur quand ils le virent aller au supplice.
Mais Marie, cette femme forte, le suit au calvaire, et y recueille avec ses derniers soupirs la palme glorieuse des confesseurs de la foi.
O Reine des martyrs, Mère plus généreuse encore que cette mère dont il est parlé au livre des Macchabées (2 Macch. 7,20) !
Encouragez vos enfants à être fidèles à la foi de Jésus-Christ. Encouragez-nous à tout souffrir plutôt que de l’abandonner.
Aidez-nous à subir avec résignation les peines multipliées qui font de la vie un lent martyre.
Soutenez-nous surtout dans le combat des passions, et faites que nous nous souvenions incessamment que la mesure de nos jouissances éternelles, sera proportionnée à celle de nos douleurs bien endurées.
Aidez-nous encore, ô tendre Mère ! A l’heure de la consommation de notre martyre, afin que nous puissions être admis dans l’assemblée sainte de tous ceux qui auront souffert pour l’amour et dans l’amour de Jésus-Christ. Amen.
Prières quotidiennes
Sixième jour – Marie, Consolatrice des affligés
Osée 6,1 : « Dans leur affliction, ils se hâteront d’avoir recours à moi. »
C’est après avoir été plongée dans une mer de douleurs, que la Très Sainte Vierge prend le titre de Consolatrice des affligés. Il semble qu’elle a fait l’expérience des différentes peines de la vie, afin d’être plus capable d’adoucir les nôtres, de quelque nature qu’elles soient. Que n’a pas éprouvé Marie depuis le doute de Joseph, jusqu’au dernier cri de Jésus mourant !
Elle a vécu dans son cœur immaculé : les rebuts de Bethléem, la pauvreté de l’étable, la persécution d’Hérode, l’absence de Jésus resté au temple, la privation de sa présence durant sa vie publique.
Enfin, elle a été témoin de sa passion, de sa mort, et peu après sa résurrection, elle a été séparée de lui.
Mère d’un Homme-Dieu, triste jusqu’à la mort, elle a bu la première à la coupe qu’il a épuisée jusqu’à la lie.
Mais les afflictions du cœur de Marie semblent disparaître sous sa résignation. Elle souffre avec tant de charité, que son âme paraît exempte de peines comme elle est exempte de péché.
O Cœur Sacré de Marie, cœur le plus tendre et le plus affligé qui fût jamais ! Vous êtes notre refuge et notre plus sûre ressource après Dieu.
Dans les adversités, votre cœur nous est toujours ouvert, et c’est en faisant passer dans les nôtres quelque chose de vos saintes dispositions dans les souffrances, que vous nous consolez.
O Mère de douleur ! Nous irons vers vous apprendre à nous tenir amoureusement au pied de la croix de notre divin Sauveur, jusqu’à ce qu’il nous appelle pour nous faire goûter dans son royaume des joies ineffables. Amen.
Prières quotidiennes
Septième jour – Marie, Refuge des pécheurs
Lam. 3,57 : « Vous vous êtes approché de moi aux jours où je vous ai invoqué ; vous avez dit : Ne craignez pas. »
Ces paroles d’espérance que le prophète Jérémie met dans la bouche des habitants de Jérusalem après sa désolation, les pécheurs peuvent se les appliquer lorsqu’après la ruine de leurs âmes ils recourent à la Sainte Vierge
Marie pour n’avoir jamais péché, n’en n’est pas moins disposée à recevoir avec bonté, ses enfants pécheurs.
Mère du Dieu de miséricorde mort pour les péchés du monde, elle est aussi la mère des pécheurs. Le Sauveur lui a confié le soin de les recueillir, comme un soin digne de son cœur très charitable.
Consolatrice des affligés, elle se plaît surtout à essuyer les larmes du repentir, ou plutôt elle les fait couler plus abondamment, et leur donne de la douceur par l’espérance. Dieu dont la miséricorde est infinie, ne rejette aucun pécheur. Mais ceux qui lui sont présentés par sa sainte Mère doivent être plutôt pardonnés.
Si le prodigue de l’Evangile hésita avant de retourner à la maison paternelle, sans doute, c’est parce qu’il n’avait pas sa mère.
O refuge des pécheurs ! Nous nous jetons entre vos bras, misérables prodigues, qui nous sommes plus ou moins éloignés de la maison du Père céleste, et avons dissipé les biens de la grâce.
Daignez nous présenter à lui, nous obtenir une nouvelle robe d’innocence, nous faire renouveler avec lui l’alliance de notre baptême.
Que la réception de l’Agneau sans tache soit le festin qui solennise notre retour pour jamais.
Que le ciel se réjouisse à notre sujet, et que nous puissions par votre intercession y faire une fête éternelle. Amen.
Prières quotidiennes
Huitième jour – Marie, Reine des Vierges
Prov. 31,29 : « Beaucoup de filles ont amassé des richesses, mais vous les avez toutes surpassées. »
Tandis que la stérilité était en opprobre dans Israël, Marie embrasse pour jamais la virginité. Elle est la première qui oublie son peuple et la maison de son père (Ps. 44,11), pour gagner le cœur du Roi des rois. Et pour prix de son sacrifice, le Seigneur rend sa fille bien-aimée, l’épouse du Saint-Esprit, la Mère de son divin Fils.
Comment mieux exprimer la beauté de cette fleur de Jessé qu’en disant que l’Esprit du Seigneur s’y est reposé (Is. 11, 1-2) !
Dieu trois fois saint s’incarnant en Marie, fait tout l’éloge de son incomparable pureté. Elle doit être la première à la suite de l’Agneau, et placée bien haut au-dessus de toutes les vierges, elle qui eût préféré la virginité à la maternité divine, si vierge elle n’avait pu être Mère du Fils de Dieu.
O Reine des vierges, qui avez offert au Seigneur un si beau sacrifice en vous consacrant tout à lui ; si nous ne pouvons imiter votre dévouement de la même manière, faites que du moins nous pratiquions la chasteté selon notre état.
Inspirez-nous une vive horreur du vice contraire, arrachez à l’esprit impur tant de malheureuses victimes de cette passion.
Mère de la persévérance, assurez-la aux vierges dans leur saint état, et prenez soin de l’innocence de la jeunesse.
O Vierge très chaste ! Obtenez-nous à tous, la grâce de résister à la chair, de conserver nos cœurs purs, afin que nous puissions voir Dieu, et être associés aux anges, aux vierges et à tous les saints. Amen.
Prières quotidiennes
Neuvième jour – Marie, Reine de tous les saints
Eccl. 24,3 : « Elle sera élevée au milieu de son peuple, et elle sera admirée dans l’assemblée de tous les saints. »
Marie est cette femme forte, dépeinte par l’Esprit-Saint, et figurée ici dans cet éloge qu’il fait de la Sagesse. Elle est admirée des justes sur la terre, et couronnée Reine des saints dans le ciel. Il n’y a que la sainteté infinie de Dieu qui soit au-dessus de la sienne.
Marie plus sainte que tous les saints, présente dans son humble vie, le tableau de toutes les vertus qu’ils ont à jamais pratiquées : la foi des patriarches, la générosité des confesseurs, la patience et le courage des martyrs, le zèle des apôtres, la mortification des pénitents, la retraite des solitaires, la charité et la piété des âmes les plus embrasées de l’amour de Dieu. Sa pureté et son humilité surtout sont incomparables. Toujours belle et sans tache, Marie a mérité le beau titre de lis d’Israël. Elle a été comme le miroir de la justice de Dieu, et cependant il ne s’est jamais élevé dans son âme, le plus petit sentiment d’orgueil, et aucun saint n’a reconnu autant qu’elle sa bassesse et son néant.
O Mère de la sainteté, qui avez donné tant d’âmes à Jésus-Christ ! Obtenez-nous d’être vivement touchés de vos exemples et de ceux des saints, et de tendre de toutes nos forces à les imiter.
Faites-nous considérer notre vocation au christianisme, comme une obligation à la sainteté, et venez à notre aide tous les instants de notre vie, pour nous les faire tous sanctifier.
Reine des saints, soyez un jour la nôtre comme vous êtes maintenant notre patronne. Faites-nous marcher sur vos traces, nous qui sommes votre peuple (Eccl. 24,3), afin que nous puissions vous admirer éternellement dans l’assemblée de tous les saints. Amen.
Prières quotidiennes
Litanies pour l’Assomption de la Vierge Marie
Seigneur, prends pitié O Christ, ‘’ Seigneur, ‘’
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous Sainte Marie, Vierge Mère du Christ, ‘’
Mère de Jésus, l’Emmanuel, ‘’ Mère de Jésus, le Sauveur ‘’ Mère de Jésus, le Seigneur, ‘’ Mère conçue sans péché, ‘’ Mère de la Lumière, ‘’ Mère de la Vie, ‘’ Mère de l’Amour, ‘’ Mère de la Miséricorde, ‘’ Mère de l’Eglise, ‘’ Mère de tous les hommes, ‘’ Mère bénie entre toutes les mères, ‘’
Vierge comblée de grâce, ‘’ Vierge toute sainte, ‘’ Vierge très humble, ‘’ Vierge très pauvre, ‘’ Vierge très pure, ‘’ Vierge accueillante à la Parole, ‘’ Vierge croyante, ‘’ Vierge obéissante, ‘’ Vierge priante, ‘’ Vierge souffrante, ‘’ Vierge exultante, ‘’ Vierge bénie entre toutes les vierges, ‘’
Eve Nouvelle, ‘’ Fille de Sion, ‘’ Héritière de la Promesse, ‘’ Servante du Seigneur, ‘’ Arche de l’Alliance, ‘’ Cité de Dieu, ‘’ Demeure de la Sagesse, ‘’ Temple de l’Esprit-Saint, ‘’ Porte du Ciel, ‘’ Splendeur de la création, ‘’ Femme bénie entre toutes les femmes, ‘’
Médiatrice de grâce, ‘’ Dispensatrice de la paix, ‘’ Soutien des ministres du Seigneur, ‘’ Guide des consacrés, ‘’ Modèle des épouses, ‘’ Protectrice des chrétiens, ‘’ Consolatrice de ceux qui pleurent, ‘’ Avocate des opprimés, ‘’ Salut des malades, ‘’ Refuge des pêcheurs, ‘’ Joie des enfants de Dieu, ‘’
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.
Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu.
Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.
Prions
Seigneur, daignez nous accorder, à nous vos serviteurs, de jouir toujours de la santé de l’âme et du corps ; et par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours vierge, délivrez-nous des tristesses de la vie présente, et donnez-nous d’avoir part aux joies éternelles. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.