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03.08.2026 – CHAPELET À LOURDES
03.08.2026 – MESSE À LOURDES
03.08.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Quand saint Pierre Damien évoque Marie

Quand saint Pierre Damien évoque Marie
« Il appartient à la Vierge Marie d’avoir conçu le Christ en son sein, mais c’est le partage de tous les élus de le porter avec amour dans leur cœur.
Certes, la conception du Christ dans le sein de Marie a été une grande merveille, mais ce n’est pas une moindre merveille que de le voir devenir l’hôte de notre poitrine.
Ici encore, mes frères, considérons quelle est notre dignité et notre ressemblance avec Marie. La Vierge a conçu le Christ dans ses entrailles de chair, et nous le portons dans celles de notre cœur. Marie a nourri le Christ en donnant à ses lèvres le lait de son sein, et nous pouvons lui offrir le repas varié des bonnes actions qui font ses délices. »
Saint Pierre Damien
Sermon 45, sur la nativité de la bienheureuse Vierge Marie
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
03.08.2026 – SAINT DU JOUR

Bx Augustin Kažotić
Évêque o.p. et martyr
Augustin Kažotić, fils d’une famille patricienne, naît à Trogir (en Dalmatie) vers 1260.
Entré, à quinze ans, dans l’Ordre Dominicain, probablement à Trogir ou à Split, il se distingua rapidement durant ses études, qu’il alla poursuivre à Paris.
Impressionné par sa réputation d’érudit et de religieux dévot, le Bx Benoît XI (Nicola Boccasini, 1303-1304) – lui-même dominicain – nomma Augustin Kažotić évêque de Zagreb en 1303. Il y promut de nombreuses activités pastorales et initia une réforme de la liturgie et de l’éducation. Il fonda également une école cathédrale accueillant les étudiants défavorisés.
Sa défense inflexible des droits de tous contre les abus du Roi Charles Robert d’Anjou (1308-1342) lui valut d’être exilé du Royaume de Croatie et de Hongrie. Il se rendit alors en Avignon et demanda l’aide du pape Jean XXII (Jacques Duèse, 1316-1334), en 1318.
Le nom d’Augustin Kažotić est généralement lié à deux petits traités écrits lors de son séjour à Avignon (1318-1322) : le premier fait partie de la consultation judiciaire et doctrinale demandée par le pape Jean XXII, qui aboutira à la bulle Super illius specula de 1320, qui assimile désormais la sorcellerie à l’hérésie ; le second, sur la pauvreté du Christ, est lié aux débats sur les mouvements de pauvreté, en particulier l’usus pauper des franciscains. Dans un tout autre domaine, son nom est lié à l’histoire de la musique, puisqu’il est, semble-t-il, l’un des premiers auteurs connus en Croatie.
Augustin Kažotić attendit en vain pendant quatre ans l’autorisation de pouvoir rentrer dans son pays. En 1322, le Pape lui donna enfin la charge du Diocèse de Lucera, ville des Pouilles dans le Sud de l’Italie, qui venait d’être restauré.
Pendant le règne de l’Empereur Frédéric II de Hohenstaufen, des milliers de musulmans Sarrasins, qui servaient dans les troupes impériales d’élite, habitaient à Lucera. Après la chute de la dynastie Hohenstaufen, la restauration de la chrétienté pouvait commencer dans la ville et cette mission fut confiée à Augustin Kažotić. Son travail fut si efficace qu’un an plus tard, les musulmans encore présents décidèrent de le supprimer.
Il fut assassiné par un sarrasin qui le frappa à la tête avec une lance de fer : il meurt de ses blessures le 3 août 1323, ajoutant l’honneur du martyre aux nombreux mérites qu’il eut de son vivant.
Dès sa mort, il fut considéré comme saint. Il fut béatifié par le pape Clément XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721) le 4 avril 1702. Le procès de Béatification est conservé aux archives diocésaines de Lucera. Son culte s’est développé à travers les siècles, en Italie, en Croatie et dans l’ordre des Frères Prêcheurs.
En avril 2010, a été lancé le procès de sa Canonisation. Le diocèse de Lucera-Troia s’est constitué acteur principal de la cause, tandis que la Province dominicaine de Croatie et l’Archevêché de Zagreb en sont co-acteurs.
Pour un approfondissement :
>>> Homélie pour la Messe anniversaire du bienheureux …
Sources principales : reflexionchretienne.e-monsite.com ; trogir.op.org (« Rév. x gpm »).
Bx Augustin Kažotić priez pour nous !

03.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 14,22-36.

Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.
Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul.
La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.

Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier.
Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! »

Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth.
Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades.
Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Origène (v. 185-253)
prêtre et théologien
Commentaire sur l’évangile de Matthieu, livre 11, ch. 5-6 ; PG 13, 913 ; SC 162 (trad. SC p. 287s rev.)
« Passons sur l’autre rive » (Lc 8,22)
« Jésus a obligé les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renvoyait les foules. » Les foules ne pouvaient pas partir vers l’autre rive ; elles n’étaient pas des Hébreux au sens spirituel du mot, qui se traduit : « les gens de l’autre rive ». Cette œuvre était réservée aux disciples de Jésus : partir pour l’autre rive, dépasser le visible et le corporel, ces réalités temporaires, et arriver les premiers vers l’invisible et l’éternel… Et pourtant les disciples n’ont pas pu précéder Jésus sur l’autre rive…; il voulait peut-être leur apprendre par l’expérience que sans lui il n’était pas possible d’y arriver… Qu’est-ce que cette barque dans laquelle Jésus oblige les disciples à monter ? Ne serait-ce pas la lutte contre les tentations et les circonstances difficiles ?… Ensuite il a gravi la montagne, à l’écart, pour prier. Pour qui prie-t-il ? Probablement pour les foules, pour que, renvoyées après avoir mangé les pains bénis, elles ne fassent rien de contraire à ce renvoi de Jésus. Pour les disciples aussi…, pour qu’il ne leur arrive rien de mal sur la mer à cause des vagues et du vent contraire. J’ai bien envie de dire que c’est grâce à la prière que Jésus adresse à son Père que les disciples n’ont subi aucun dommage, alors que la mer, les vagues et le vent s’acharnaient contre eux… Et nous, si un jour nous sommes aux prises avec des tentations inévitables, souvenons-nous que Jésus nous a obligés à nous embarquer ; il n’est pas possible de parvenir à l’autre rive sans supporter l’épreuve des vagues et du vent contraire. Puis, quand nous nous verrons entourés par des difficultés nombreuses et pénibles, fatigués de naviguer au milieu d’elles avec la pauvreté de nos moyens, pensons que notre barque est alors au milieu de la mer, et que ces vagues cherchent à « nous faire naufrage dans notre foi » (1Tm 1,19)… Soyons sûrs alors que vers la fin de la nuit, quand « la nuit sera avancée et le jour tout proche » (Rm 13,12), le Fils de Dieu arrivera près de nous afin de nous rendre la mer bienveillante en marchant sur ses eaux.

LECTURES :
Livre de Jérémie 28,1-17.
Cette année-là, au début du règne de Sédécias, roi de Juda, la quatrième année, au cinquième mois, le prophète Ananie, fils d’Azzour, originaire de Gabaon, me dit dans la maison du Seigneur, en présence des prêtres et de tout le peuple :
« Ainsi parle le Seigneur de l’univers, le Dieu d’Israël : J’ai brisé le joug du roi de Babylone !
Dans deux ans, jour pour jour, je ferai revenir en ce lieu tous les objets de la maison du Seigneur que Nabucodonosor, roi de Babylone, a enlevés pour les emporter à Babylone.
Je ramènerai ici Jékonias, fils de Joakim, roi de Juda, avec tous les déportés de Juda qui sont partis à Babylone – oracle du Seigneur –, car je vais briser le joug du roi de Babylone ! »
Le prophète Jérémie répondit au prophète Ananie en présence des prêtres et de tout le peuple, qui se tenaient dans la maison du Seigneur.
Il lui dit : « Amen ! Que le Seigneur agisse ainsi, que le Seigneur accomplisse ta prophétie : qu’il fasse revenir de Babylone les objets de la maison du Seigneur et tous les déportés.
Cependant, écoute bien cette parole que je vais te faire entendre, à toi et à tout le peuple :
Les prophètes qui nous ont précédés, toi et moi, depuis bien longtemps, ont prophétisé contre de nombreux pays et de grands royaumes la guerre, le malheur et la peste.
Le prophète qui annonce la paix n’est reconnu comme prophète vraiment envoyé par le Seigneur, que si sa parole s’accomplit. »

Alors le prophète Ananie enleva le joug que le prophète Jérémie s’étais mis sur la nuque, et il le brisa.
Et Ananie déclara en présence de tout le peuple : « Ainsi parle le Seigneur : De la même manière, dans deux ans, jour pour jour, je briserai le joug de Nabucodonosor, roi de Babylone, pour en délivrer toutes les nations. » Alors le prophète Jérémie alla son chemin.
La parole du Seigneur fut adressée à Jérémie après que le prophète Ananie eut brisé le joug qui était sur sa nuque.
« Va dire à Ananie : Ainsi parle le Seigneur : Tu as brisé un joug de bois, mais à sa place tu feras un joug de fer.
Car ainsi parle le Seigneur de l’univers, le Dieu d’Israël : C’est un joug de fer que je mets sur la nuque de toutes ces nations, pour qu’elles servent Nabucodonosor, roi de Babylone. Et elles le serviront. Je lui ai donné même les bêtes sauvages. »
Le prophète Jérémie dit alors au prophète Ananie : « Écoute bien, Ananie : le Seigneur ne t’a pas envoyé, et toi, tu rassures ce peuple par un mensonge.
C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur : Je te renvoie de la surface de la terre ; tu mourras cette année, car c’est la révolte que tu as prêchée contre le Seigneur. »
Le prophète Ananie mourut cette même année, au septième mois.
Psaume 119(118),29.43.79-80.95.102
R/ Seigneur, apprends-moi tes commandements. (Ps 118, 68b)
Détourne-moi de la voie du mensonge,
fais-moi la grâce de ta loi.
N’ôte pas de ma bouche la parole de vérité,
car j’espère tes décisions.
Qu’ils se tournent vers moi, ceux qui te craignent,
ceux qui connaissent tes exigences.
Que j’aie par tes commandements le cœur intègre :
alors je ne serai pas humilié.
Des impies escomptent ma perte :
moi, je réfléchis à tes exigences.
De tes décisions, je ne veux pas m’écarter,
car c’est toi qui m’enseignes.

02.08.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
02.08.20266 – CHAPELET À LOURDES
02.08.2026 – ANGÉLUS À ROME
Angélus: «Le Christ comble notre faim de vérité et de vie»
Lors de l’Angélus de ce dimanche 2 août, le Pape rappelle que la rencontre du Christ est une expérience nourrissante, qui «comble véritablement la faim de l’humanité». De retour à Rome, Léon XIV a commenté l’Évangile du jour extrait de Saint Matthieu (14, 13-21), revenant sur les signes accomplis par Jésus, qui restaure les sens altérés, en vue de redonner un sens à la vie.
Cécile Mérieux – Cité du Vatican
La prière de l’Angélus a repris ses quartiers place Saint-Pierre, dimanche 2 août, après quelques semaines de congés estivaux du Pape à Castel Gandolfo. Léon XIV s’est adressé aux milliers de fidèles rassemblés sous les fenêtres des appartements pontificaux, commentant le passage d’Évangile de Saint Matthieu (Mt 14, 13-21): les cinq pains et les deux poissons qui, partagés, rassasièrent toute une foule de personnes venues écouter Jésus.
Selon Léon XIV, chaque geste du Christ envers les hommes est une manifestation de son attachement et de son désir de les sauver. «En rendant la vue aux aveugles et l’ouïe aux sourds, le Christ n’accomplit pas seulement des actions spectaculaires, mais il annonce à tous que le Royaume de Dieu est proche», explique l’évêque de Rome.
Le Christ est le pain de vie
L’Évangile du jour où Jésus rassasie miraculeusement une foule immense, poursuit cet élan salvateur. «Jésus ne se contente pas de redonner leurs sens à ceux qui en sont privés, mais qu’il donne du goût à nos sens», souligne Léon XIV qui démontre combien la rencontre du Christ est une expérience nourrissante, en faisant le parallèle du rassasiement des corps par les pains et poissons, avec celui – bien supérieur – des âmes, via le geste du partage de la Parole.
“Au sourd qui retrouve l’ouïe, le Seigneur adresse la Bonne Nouvelle qu’il faut écouter; à l’aveugle qui retrouve la vue, il montre la splendide œuvre de la rédemption qui s’accomplit pour lui.”
Pour Léon XIV, le Christ est ce qui «comble véritablement la faim de l’humanité, notre faim de vérité et de vie.»
Don de Dieu et désirs des hommes
Paradoxalement, la partition des pains et poissons donne lieu à une multiplication des biens dont toute la foule peut profiter. Tous ont reçu largement car il y a surabondance. Ce passage indique l’universalité du don de Dieu, inépuisable.
A l’opposé de ce geste d’amour providentiel, Léon XIV alerte contre les écueils dans lesquels les humains peuvent tomber. «L’accumulation et le gaspillage sont les deux faces d’un même mal: la cupidité. Cette maladie de l’âme nous fait perdre la raison, car elle nous enivre de richesses, au point d’oublier ceux qui pleurent de faim et crient de soif.»
Le Pape rappelle le devoir de sortir de l’individualisme pour se tourner vers ceux qui souffrent, les voir et les entendre: «face à l’opulence des choses qui pourrissent, se dressent les mains tendues de ceux qui n’ont pas de quoi manger, les maisons incendiées de ceux qui n’ont pas la paix.»
Prendre la suite du Christ
Le Pape place l’évangile du jour dans le contexte contemporain et nous invite à contempler les gestes du Christ. «Dans le désert de la guerre et de l’arrogance, nous voyons avec quelle bienveillance le Seigneur « leva les yeux vers le ciel », « prononça la bénédiction », « rompit les pains et les donna » à ses disciples, afin qu’ils les distribuent à la foule.» Pour l’évêque de Rome, ce «miracle de la charité» atteint son paroxysme au cours de la Cène, car «c’est alors que le Fils de Dieu nous donne sa propre vie en tant qu’Il est notre frère en humanité.»
Léon XIV invite à prendre la suite du Christ, et par la «grâce de l’Eucharistie», à s’«engager à témoigner de sa beauté dans nos gestes quotidiens». Le Souverain pontif propose des exemples concrets, tels que le bénédicité précédant les repas, où les vacances comme «temps de sérénité fraternelle, en incluant ceux qui, à nos côtés, sont dans le besoin.»
Source : VATICANNEWS, le 2 août 2026