07.09.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Clodoald (Cloud)
Prince, moine et prêtre 
(515-560)

Clodoald, plus connu sous le nom de Cloud, était le fils du roi Clodomir et petit-fils de Clovis et de sainte Clotilde. Après la mort de son père, ses oncles, Childebert et Clotaire, firent demander à leur mère Clotilde, de leur envoyer les enfants de Clodomir pour les proclamer successeurs de leur père. La sainte veuve revêtit Cloud, qui n’avait que deux ans, et ses deux frères de leurs plus beaux habits et les envoya avec confiance, ne se doutant pas que ses petits-enfants allaient être égorgés sans pitié par ses propres fils. Cloud fut sauvé du massacre et put échapper à toutes les recherches de ses oncles.

Le jeune prince grandit en paix dans un monastère, et, trouvant toute sa joie au service de Dieu, il préféra la tonsure à la couronne. Il choisit plus tard, pour y finir ses jours, le monastère d’Agaune, dont les neufs cents religieux partagés en neuf chœurs, se succédaient tour à tour devant l’autel et chantaient l’office sans interruption, le jour et la nuit.

Dieu ne voulut pas laisser longtemps ce trésor enfoui, car il accompagna les vertus du prince du don des miracles. Un jour qu’il se promenait aux environs de sa cellule, un mendiant à moitié nu se présente à lui, implorant sa charité. Le prince, devenu moine, n’avait rien ; les pauvres vêtements qu’il portait étaient les seuls objets qu’il eût à sa disposition ; il ne voulut pas cependant rebuter un membre du Sauveur Jésus, et, se dépouillant de son manteau, il en revêtit le mendiant. Le soir, celui-ci reçut l’hospitalité dans une chaumière voisine, et, pendant qu’il dormait, ô prodige ! Le vêtement qu’il avait reçu rayonnait d’un éclat plus merveilleux que les brillants habits des princes.

Cloud fut ordonné prêtre malgré les protestations de son humilité, et fut le premier des princes de France qui gravit les degrés de l’autel. C’est à Paris qu’avait eu lieu l’ordination ; il obtint du roi Childebert, son oncle, une propriété voisine de la capitale pour y finir ses jours dans la solitude. Dès qu’on sut le lieu de la retraite du serviteur de Dieu, on y accourut de toutes parts pour se mettre sous sa direction ; quelques cellules furent d’abord bâties, bientôt un monastère devint nécessaire ; Cloud y vécut sept ans au milieu de ses frères, leur donnant l’exemple de toutes les vertus. Les vertus de saint Cloud avaient attiré vers lui de nombreux disciples ; ses miracles firent accourir des foules immenses à son tombeau, autour duquel se forma la ville de Saint-Cloud. 

La piété naturelle de nos pères a porté les cloutiers à le choisir pour patron.

©Evangelizo.org

Saint Cloud priez pour nous !

07.09.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,6-11. 

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée.
Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.
Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout.
Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? »
Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale.

Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Ambroise (v. 340-397)

évêque de Milan et docteur de l’Église

Commentaire sur l’évangile de Luc, V, 39 (trad. SC 45, p. 197 rev.)

« Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée »

La main qu’Adam avait étendue pour cueillir les fruits de l’arbre défendu, le Seigneur l’a imprégnée de la sève salutaire des bonnes œuvres, afin que, desséchée par la faute, elle soit guérie par les bonnes œuvres. À cette occasion, le Christ prend à partie ses adversaires, qui par leurs fausses interprétations violaient les préceptes de la Loi ; ils jugeaient que le jour du sabbat il fallait faire relâche même des bonnes œuvres, alors que la Loi a préfiguré dans le présent l’aspect de l’avenir où à coup sûr c’est le mal qui ne travaillera plus, non le bien… Tu as donc entendu les paroles du Seigneur : « Étends ta main ». Voilà le remède pour tous. Et toi qui crois avoir la main saine, prends garde que l’avarice, prends garde que le sacrilège ne la paralyse. Étends-la souvent : étends-la vers ce pauvre qui t’implore, étends-la pour aider le prochain, pour porter secours à la veuve, pour arracher à l’injustice celui que tu vois soumis à une vexation imméritée ; étends-la vers Dieu pour tes péchés. C’est ainsi qu’on étend la main ; c’est ainsi qu’elle guérit.

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,1-8. 

Frères, on entend dire partout qu’il y a chez vous un cas d’inconduite, une inconduite telle qu’on n’en voit même pas chez les païens : il s’agit d’un homme qui vit avec la femme de son père.
Et, malgré cela, vous êtes gonflés d’orgueil au lieu d’en pleurer et de chasser de votre communauté celui qui commet cet acte.
Quant à moi, qui suis absent de corps mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, l’homme qui agit de la sorte :
au nom du Seigneur Jésus, lors d’une réunion où je serai spirituellement avec vous, dans la puissance de notre Seigneur Jésus,
il faut livrer cet individu au pouvoir de Satan, pour la perdition de son être de chair ; ainsi, son esprit pourra être sauvé au jour du Seigneur.
Vraiment, vous n’avez pas de quoi être fiers : ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ?
Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ.
Ainsi, célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.

Psaume 5,5-6ab.6c-7.12. 

R/ Seigneur, que ta justice me conduise. (Ps 5, 9a)

Tu n’es pas un Dieu ami du mal, 
chez toi, le méchant n’est pas reçu.
Non, l’insensé ne tient pas
devant ton regard.

Tu détestes tous les malfaisants,
tu extermines les menteurs ; 
l’homme de ruse et de sang, 
le Seigneur le hait.

Allégresse pour qui s’abrite en toi, 
joie éternelle ! 
Tu les protèges, pour toi ils exultent, 
ceux qui aiment ton nom.

Il y a des jours ou les patrons et les saints ne suffisent pas (II)

Il y a des jours ou les patrons et les saints ne suffisent pas (II)

A celle qui est infiniment jeune, Parce qu’aussi elle est infiniment mère.

A celle qui est infiniment droite, Parce qu’aussi elle est infiniment penchée.

A celle qui est la plus imposante. Parce qu’aussi elle est la plus maternelle.

A celle qui est infiniment éternelle. Parce qu’aussi elle est infiniment temporelle.

A celle qui est infiniment au-dessus de nous. Parce qu’elle est infiniment parmi nous.

A celle qui est la mère et la reine des anges. Parce qu’elle est aussi la mère et la reine des hommes.

A celle qui est infiniment joyeuse, Parce qu’aussi elle est infiniment douloureuse. Septante et sept fois septante douloureuse.

A celle qui est infiniment touchante, Parce qu’aussi elle est infiniment touchée.

A celle qui est toute Grandeur et toute Foi, Parce qu’aussi elle est toute Charité.

A celle qui est toute Foi et toute Charité, Parce qu’aussi elle est toute Espérance.

A celle qui est Marie. Parce qu’elle est pleine de grâce.

A celle qui est pleine de grâce. Parce qu’elle est avec nous.

A celle qui est avec nous. Parce que le Seigneur est avec elle.

Charles Péguy

Dans Le porche du Mystère de la deuxième vertu

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

06.09.2026 – SAINT DU JOUR

Bx Bertrand de Garrigues

Bx Bertrand de Garrigues
Prieur dominicain († 1230)

Bertrand naît à Garrigues (Gard). Il entra dans l’Ordre en 1215 et fut en 1216 le premier prieur du premier couvent dominicain : Saint-Romain de Toulouse. 
Saint Dominique l’envoya à Paris en 1217, où il fonda avec le frère Mannès le couvent Saint-Jacques (aujourd’hui rue des Tanneries, dans le XIIIème) au cœur de l’Université qui était alors la première de l’Europe chrétienne. Il fonda plusieurs autres couvents à Montpellier, à Avignon et ailleurs. 

De retour à Toulouse en 1219, il fut nommé, en 1221, premier Provincial de Provence. Âme de grande pénitence et de singulière innocence, dans sa profonde humilité il ne cessait de pleurer abondamment sur ses péchés, au point que St Dominique, jugeant ces pleurs excessifs, lui demanda de se contenter de pleurer pour la conversion des pécheurs. Jourdain de Saxe le décrit ainsi: « Compagnon de St Dominique dans les voyages, dans la sainteté et dans la ferveur ». Beaucoup de ses attitudes reflétaient, jusque dans les traits extérieurs, le comportement de son maître Dominique qu’il s’était proposé d’imiter et qu’il avait suivi dans ses voyages. Après la mort de St Dominique, il veilla sur les sœurs de Prouille, ces anciennes cathares converties dont la prière soutenait la prédication des frères. 

Il meurt le 18 avril 1230 au cours d’une retraite, qu’il prêchait aux cisterciennes de Bouchet, près d’Orange. Son tombeau y devint un lieu de pèlerinage. Son corps, enlevé par les Frères Prêcheurs d’Orange en 1414, fut vénéré dans leur église jusqu’en 1561, date à laquelle il fut jeté au feu lors des guerres de religion. 
Au 18ème siècle, sa statue, placée dans l’église, était encore vénérée par les fidèles qui en avaient fait un saint.
Culte approuvé en 1881 par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).

Source principale : cite-catholique.org/ (« Rév. x gpm »).

Bx Bertrand de Garrigues priez pour nous !

06.09.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,15-20. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : 
« Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.
S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain.
Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.
Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Éphrem (v. 306-373)

diacre en Syrie, docteur de l’Église

Hymne inédite (citée dans A. Louf, « Apprends-nous à prier, Eds Foyer ND 1972, p. 158)

« Je suis là, au milieu d’eux »

Celui qui célèbre tout seul au cœur du désert, il est une assemblée nombreuse. Si deux s’unissent pour célébrer parmi les rochers, des milliers, des myriades sont là, présents. S’il y en a trois qui se rassemblent, un quatrième est parmi eux. S’il y en a six ou sept, douze mille milliers sont rassemblés. S’ils se mettent en rang, ils remplissent le firmament de prière. Sont-ils crucifiés sur le roc, et marqués d’une croix de lumière, l’Église est fondée. Sont-ils réunis, l’Esprit plane sur leurs têtes. Et quand ils terminent leur prière, le Seigneur se lève et sert ses serviteurs (Lc 12,37 ; Jn13,4).

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 33,7-9. 

La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part.
Si je dis au méchant : “Tu vas mourir”, et que tu ne l’avertis pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang.
Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite, et qu’il ne s’en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

Psaume 95(94),1-2.6-7ab.7d-8a.9. 

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur ! (Ps 94, 8a.7d)

Venez, crions de joie pour le Seigneur, 
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce, 
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, 
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué, 
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 13,8-10. 

Frères, n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi.
La Loi dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras pas.’ Ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’
L’amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour.