Notre Dame de l’Agenouillée est fêtée le 8 septembre

Notre Dame de l’Agenouillée est fêtée le 8 septembre

Vers 1550, un dimanche 8 septembre, Louise Estivalle, châtelaine de la Poupelinière, se rend à la messe à Azay-sur-Thouet (Deux-Sèvres) sur la route de Secondigny. En chemin, elle rencontre une mendiante qui lui demande du pain. Prise de pitié, Louise rebrousse chemin jusqu’au château, prend la nourriture nécessaire et la donne de bon cœur.

Mais sa démarche l’a retardée et elle se hâte. Alors qu’elle est encore à 1,5 km de l’église, elle entend sonner les cloches : c’est déjà l’élévation de l’hostie. Elle s’agenouille et en se relevant, elle « voit dans une douce lumière la Vierge » tenant Jésus mort dans ses bras. « Regarde, ma fille, vers l’église ; tu verras d’ici la célébration du Saint Mystère, comme si tu étais présente, » entend-elle. Levant les yeux, Louise « voit un autel illuminé et un prêtre élevant l’hostie consacrée ». Louise fait construire une chapelle sur le lieu de l’apparition.

Depuis la seconde moitié du XVIe siècle, les fidèles y vénèrent la Vierge sous le titre de « Notre-Dame de l’Agenouillée ». Des guérisons sont alléguées. Le 11 septembre 1908, Pie X accorde une indulgence de 300 jours à tous ceux qui visiteront la chapelle. Aujourd’hui encore, l’anniversaire du 8 septembre attire des centaines de fidèles.

D’après le Dictionnaire des Apparition du P. René Laurentin – Fayard 2006

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

08.09.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Thomas de Villeneuve
Archevêque de Valence, en Espagne 
(1488-1555)

Tomás de Villanueva, né Tomás García Martínez, issu d’une pieuse famille de la bourgeoisie, fut élevé à Villanueva, Espagne, d’où lui vient son nom de Villeneuve. Ses parents fort vertueux et charitables le formèrent très tôt à la piété et à la générosité envers les pauvres, les malades et tous les malheureux.

À l’école, Thomas offrait son déjeuner aux enfants pauvres, et parfois il leur donnait ses propres vêtements pour les garantir du froid. On le vit revenir plus d’une fois à la maison sans gilet, sans chapeau et sans souliers. Ayant reçu un habit neuf à l’âge de sept ans, il le donna à un enfant à demi-nu. Il demandait souvent à sa mère la permission de ne pas dîner pour que sa part servît à un malheureux. Il employait l’argent qu’il recevait de ses parents à acheter des œufs qu’il portait aux malades hospitalisés.

Après de brillantes études à l’université d’Alcala, il fut nommé professeur de philosophie morale au collège de Saint-Ildefonse, puis professeur de théologie à l’université de Salamanque. Son père mourut peu de temps après et Thomas consacra toute sa fortune au soin des pauvres. Il transforma sa maison en hôpital, ne réservant que le nécessaire à l’entretien de sa mère. À trente ans, le jour de la Présentation de Notre-Dame, il entra chez les Ermites de St-Augustin de Salamanque. À peu près dans le même temps de son admission dans cet Ordre, Luther le quittait.

Thomas fut un prédicateur ardent. Son zèle remua de fond en comble la ville de Salamanque. Il puisait son éloquence au pied de la croix : « Dans l’oraison, disait-il, se forment les flèches dont les cœurs des auditeurs doivent être percés. » Les plus grandes villes d’Espagne se disputèrent pour l’entendre. La cour de Charles-Quint l’écouta avec admiration et le roi le nomma son prédicateur ordinaire et son conseiller. Il avait une si grande estime pour ce religieux qu’il ne savait rien lui refuser. Plusieurs seigneurs de la cour avaient été condamnés à mort pour crime de haute trahison. L’empereur avait refusé leur grâce à l’archevêque de Tolède ainsi qu’à d’autres éminents personnages, même à son propre fils, mais il accorda cette faveur à la demande de Thomas.

Le saint religieux devint successivement prieur des maisons de Salamanque, de Burgos, de Valladolid, provincial d’Andalousie et de Castille. C’est lui qui envoya les premiers Augustins vers le Mexique. Il recommandait surtout quatre choses à ses religieux : la célébration dévote et attentive des divins offices ; la méditation et la lecture spirituelle faite avec assiduité ; l’union de la charité fraternelle, et enfin la fuite de la paresse qui est un grand obstacle à la vertu. 

Nommé archevêque de Grenade, il refusa catégoriquement cette dignité.

Dix ans plus tard, en 1544, Charles-Quint le désigna pour l’évêché de Valence qu’il fut obligé d’accepter au nom de l’obéissance et sous peine d’excommunication. Thomas quitta sa cellule en pleurant, se mit en route à pied, revêtu d’un habit monastique fort usé et entra ainsi dans sa ville épiscopale. Au moment de son arrivée, la pluie tomba en abondance après une longue période de sécheresse, bienfaisante ondée qui était comme le présage des grâces qu’il apportait à ses ouailles. 

Le voyant si pauvre, ses chanoines lui firent présent de quatre mille ducats pour son ameublement mais Thomas de Villeneuve les fit distribuer en aumônes. Il entreprit la réforme de son diocèse par l’exemple de sa vie toute de pénitence et de prière. Pendant toute son existence, il observa les jeûnes de son Ordre et ceux de l’Église, au pain et à l’eau. Il couchait sur des sarments dissimulés sous une couverture de laine. La plus grande partie de ses revenus passait en bonnes œuvres. On l’a surnommé : l’Aumônier, à cause des charités incalculables qu’il ne cessait de prodiguer.

Trois jours avant sa mort, ce saint pasteur fit distribuer aux pauvres tout ce qui lui restait d’argent et fit don de ses meubles au collège de Valence. Comme il était encore propriétaire de son lit de malade, il le donna au geôlier de ses prisons, le priant de bien vouloir le lui prêter jusqu’à sa mort.

Thomas de Villeneuve commença la récitation du psaume : In Te, Domine, speravi. Rendu au verset : In manus Tuas, Domine, commendo spiritum meum, le saint pontife expira doucement. Il rendit son âme à Dieu dans la onzième année de son épiscopat, à l’âge de soixante-sept ans. Ses reliques sont conservées à Valence.

Saint Thomas de Villeneuve priez pour nous !

08.09.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,1-16.18-23. 

Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham :
Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères,
Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone,
Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David. 

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias,
Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias,
Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.
Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel,
Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor,
Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud,
Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob,
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;

elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

abbesse bénédictine et docteur de l’Église

Prières de sainte Hildegarde (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des béatitudes ; 2012 ; p. 272)

Ô Vierge Marie, tu es la plus précieuse des joies qui n’auront pas de fin !

Ô Vierge, ô Diadème et Manteau pourpre du Roi, Fontaine scellée, Fleur qui grandis et s’épanouis Si différemment d’Adam, le père des hommes. Salvatrice du genre humain, Toi qui mis au monde la nouvelle Lumière, Rassemble aussi les membres de ton Fils en une céleste harmonie. Ô Glorieuse Mère de la sainte Médecine, Par ton Fils immaculé, tu as adouci les plaies amères de la mort Qu’engendra Ève pour le tourment des âmes. Tu as anéanti la mort et bâti la maison de la vie. Intercède pour nous auprès de ton Fils, Étoile de la mer ! Ô Médiatrice, Dispensatrice de vie, Joyau de nos fêtes, Tu es la plus précieuse des joies qui n’auront pas de fin. Prie pour nous, douce Vierge Marie.

LECTURES :

Livre de Michée 5,1-4a. 

Ainsi parle le Seigneur : 
Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois.
Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera… celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël.
Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,
et lui-même, il sera la paix !

Psaume 13(12),6ab.6cd. 

R/ J’exulterai de joie en Dieu, mon Seigneur. (Is 61, 10)

Moi, je prends appui sur ton amour ;
que mon cœur ait la joie de ton salut !

Je chanterai le Seigneur
pour le bien qu’il m’a fait.

07.09.2026 – MESSE PRÉSIDÉE PAR LE PAPE LÉON XIV POUR LA NATIVITÉ DE LA VIERGE MARIE

À la veille de la fête de la Nativité de la Vierge Marie, le pape Léon XIV préside ce lundi 7 septembre une messe à la basilique-sanctuaire de Notre-Dame du Bon Conseil à Genazzano, au sud-est de Rome. Le Saint-Père s’était rendu en ce sanctuaire confié à l’Ordre de Saint-Augustin le 10 mai 2025, deux jours après son élection. Chaque année, les catholiques célèbrent le 8 septembre la naissance de la mère de Jésus-Christ et honore celle qui a dit « oui » au projet de Dieu,

Notre Dame d’Aparecida, patronne du Brésil

Notre Dame d’Aparecida, patronne du Brésil

La statue de Notre-Dame de la Conception, haute de 36 cm, a été remontée en 1717, dans les filets des pêcheurs Felipe Pedroso, João Alves et Domingos Garcia qui pêchaient dans la rivière Paraíba, toute proche de la ville de Guaratinguetá, dans l’État de São Paulo, au Brésil.

Ils trouvèrent d’abord dans leur filet le corps de la statue puis, tout de suite après, dans un lieu plus profond de quelques mètres, la tête. Ils commencèrent à lui rendre hommage en l’appelant « Nossa Senhora Aparecida », parce qu´elle était apparue dans leur filet tandis qu’ils pêchaient.

Les premiers miracles commencèrent à survenir tout de suite après la découverte de la statue, lorsque le peuple se réunissait pour chanter le rosaire et les litanies. Ensuite, à l’invocation de la Vierge Marie, plusieurs grâces furent accordées par la Vierge. Et c’est ainsi que les pèlerinages sont nés, les pèlerins venant d’endroits parfois très éloignés.

En juillet 1930, par décret du Pape Pie XI, Notre Dame d’Aparecida a été proclamée Reine et patronne protectrice du Brésil, titre reconnu officiellement par le Gouvernement Brésilien en présence de plus d’un million de personnes. Actuellement, le sanctuaire reçoit 8 millions de pèlerins par an. Le 12 octobre, jour de la fête de la Patronne, nous avons un nombre considérable de pèlerins présents et le pèlerinage des travailleurs se déroule chaque année le 7 septembre, jour de la fête nationale.

Mgr Damasceno, Archevêque d’Aparecida

Interview Ave Maria – 2005

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie