Étiquette : Apostolat mondial de Fatima
20.02.2026 – VÊPRES À NOTRE-DAME DE PARIS
20.02.2026 – CHAPELET À LOURDES
20.02.2026 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
20.02.2026 – MESSE À LOURDES
20.02.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Marie marche à la tête du nouvel Israël dans l’exode

Marie marche à la tête du nouvel Israël dans l’exode
Aujourd’hui encore, la voix de l’Église s’élève : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur » (Is 40, 3). L’Église se dresse comme une sentinelle sur la haute montagne de la foi et proclame : « Voici votre Dieu ! Voici le Seigneur, l’Éternel, qui vient avec puissance » (Is 40, 11). Cette proclamation du prophète Isaïe s’est accomplie en Jésus-Christ. Par sa prédication, puis par sa mort et sa résurrection, il a accompli les promesses anciennes, révélant une perspective plus profonde et plus universelle. Il a inauguré un exode qui n’était plus seulement terrestre, historique et, de ce fait, provisoire, mais radical et définitif : le passage du royaume du mal au royaume de Dieu, du pouvoir du péché et de la mort à celui de l’amour et de la vie. Ainsi, l’espérance chrétienne dépasse l’attente légitime de libération sociale et politique, car ce que Jésus a initié, c’est une humanité nouvelle, qui vient de Dieu, mais qui, en même temps, germe sur notre terre, dans la mesure où elle se laisse fertiliser par l’Esprit du Seigneur. Il s’agit donc d’embrasser pleinement la logique de la foi : croire en Dieu, en son plan de salut, et en même temps s’engager à bâtir son Royaume. La justice et la paix sont en effet des dons de Dieu, mais elles requièrent des hommes et des femmes qui soient « bonne terre », prêts à recevoir la bonne semence de sa Parole. Les prémices de cette humanité nouvelle sont Jésus, Fils de Dieu et Fils de Marie.
Elle, la Vierge Marie, est le « chemin » que Dieu lui-même a préparé pour venir au monde. Avec toute son humilité, Marie marche à la tête du nouvel Israël dans l’exode, loin de tout exil, de toute oppression, de tout esclavage moral et matériel, vers « les nouveaux cieux et la nouvelle terre, où la justice habitera » (2 Pierre 3, 13)
Mgr Francesco Follo fr.zenit.org
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
20.02.2026 – SAINTS DU JOUR

Saints Jacinta et Francisco Marto
Voyants de Fatima
Jacinta de Jesus Marto, la plus jeune des visionnaires des apparitions de Notre-Dame de Fatima, en 1917, avec son frère Francisco Marto et leur cousine Lúcia dos Santos, est née le 11 mars 1910 à Aljustrel au Portugal. Elle est la fille légitime de Manuel Pedro Marto et d’Olímpia de Jésus. Le 19 mars, elle reçoit le sacrement du baptême à l’église paroissiale de Fatima.
De caractère joyeux et insouciant, elle aime à danser – ce qu’elle fait avec grâce – et ce jusque dans la prison de Vila Nova de Ourém ! Très marquée par la vision de l’enfer (montré lors des apparitions de Fatima), elle s’attache spécialement à prier et à se sacrifier pour la conversion des pécheurs. Elle redit souvent la prière enseignée par Notre Dame et elle invite son frère et sa cousine à prier « pour sauver les âmes de l’enfer ».
Le 13 octobre 1917, un ecclésiastique lui demande de prier pour le Saint-Père. Elle lui demande qui est le Saint-Père, et dès lors, à chaque prière ou sacrifice, elle ajoute « … et pour le Saint-Père ». Après chaque chapelet, elle ajoute trois Ave pour lui. Elle aurait tant aimé le voir ! « Beaucoup de personnes viennent ici, dit-elle, mais jamais le Saint-Père ». À deux reprises, elle aura une vision du pape Benoît XV, priant et souffrant.
Elle tremble devant la perspective de la deuxième guerre mondiale « pire encore que la première » (apparition du 13 juillet 1917) qui arrivera si l’on n’écoute pas les demandes de la Vierge, et dont les horreurs lui paraissent présentes. « Tant de gens qui vont mourir. Et presque tous vont en enfer ! Beaucoup de maisons seront détruites et beaucoup de prêtres tués ».
Ainsi offre-t-elle généreusement ses sacrifices : repas donnés aux brebis, puis aux pauvres ; supporter les visiteurs qui la questionnent ; mauvais traitements, moqueries ; maladie et séparation des siens. Elle dit aussi : « J’aime tellement le Cœur Immaculé de Marie. C’est le Cœur de notre petite maman du Ciel ! » Et elle chante sur des airs à elle : « Doux cœur de Marie, soyez mon salut ! Cœur Immaculé de Marie, convertissez les pécheurs, sauvez les âmes de l’enfer ».
Elle regrette de ne pouvoir communier à ces intentions. Devant partir à l’hôpital, elle fait ses dernières recommandations à Lucie, inspirées des messages de la Vierge, et elle annonce qu’elle ira dans deux hôpitaux, non pas pour guérir mais « pour souffrir davantage » et qu’elle mourra « toute seule ».
Elle reçoit plusieurs visites de la Sainte Vierge et meurt, en odeur de sainteté mais seule, le 20 février 1920.
Francisco Marto naît à Aljustrel, Fátima (Portugal) le 11 juin 1908. Il était le fils de Manuel Pedro Marto et de Olímpia de Jesus, frère de Jacinta Marto (1910-1920) et cousin de Lúcia de Jesus (1907-2005).
C’est à ceux-là qu’est apparu un Ange, au printemps, en été et à l’automne 1916, à la Loca do Cabeço et sur le Puits de la Maison de Lúcia et Notre-Dame du Rosaire les 13 mai, juin, juillet, septembre et octobre 1917, aux Valinhos.
Il est tombé malade le 23 décembre 1918 avec une grippe/pneumonie et est décédé le 4 avril 1919, après s’être confessé et avoir communié. Il fut enterré dans le cimetière paroissial de Fátima le 5 avril. Le prêtre de la paroisse en complément au procès paroissial, organisé par l’archevêque de Mitilene en octobre 1917 et envoyé au Patriarcat de Lisbonne, le 28 avril 1919, a écrit en date du 18 avril : « Francisco – voyant – est décédé à dix heures de la nuit du 4 avril, victime d’une pneumonie avec un alitement prolongé de cinq mois, ayant reçu les sacrements avec une grande lucidité et piété. Et il a confirmé qu’il avait vu une Dame à la Cova da Iria et Valinhos ». Ses restes mortels ont été exhumés d’où ils se trouvaient, en février 1952 et transférés le 13 mars de la même année dans la basilique de Fátima, où ils ont été ensevelis, du côté droit du transept.
Son procès de béatification a débuté le 30 avril de la même année 1952, conjointement avec celui de sa sœur Jacinta, mais envoyé à la Congrégation pour la Cause des Saints, seulement le 3 août 1979 ; il fut ouvert le 20 décembre. En avril 1981 un avis positif a été donné sur la possibilité de reconnaître la pratique de vertus héroïques de la part des enfants. Pour cela, ils peuvent être béatifiés et canonisés en tant qu’enfants non martyres. Le décret sur les vertus héroïques des deux pastoureaux a été signé par saint Jean Paul II, le 13 mai 1989, leur accordant le titre de vénérables.
Le 28 juin 1999, fut promulgué, en présence du Pape, le décret de la Congrégation pour la Cause des Saints sur le miracle attribué à Francisco et Jacinta en faveur de Maria Emilia Santos.
Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), à Fátima le 13 mai 2000, a béatifié les pastoureaux Francisco et Jacinthe Marto et a choisi la date pour fêter leur béatification : le 20 février (jour du décès de Jacinthe).(>>> Homélie du Pape).
Francisco et Jacinta ont été solennellement canonisés par le pape François, le 13 mai 2017. Au cours d’une messe sur l’esplanade du sanctuaire marial portugais, le pape a prononcé la formule de canonisation des deux enfants, sous les applaudissements de centaines de milliers de pèlerins.
Après l’hymne du « Veni Creator Spiritus », la lecture des biographies des bienheureux et la Litanie des saints, le pape a répondu favorablement à la demande de l’évêque de Leiria-Fatima, Mgr Antonio Marto, d’inscrire les deux pastoureaux, voyants des six apparitions initiées il y a tout juste 100 ans (13 mai 1917), au calendrier des saints.
Prononçant la formule rituelle en portugais – « nous déclarons et définissons comme saints… Francisco Marto et Jacinta Marto » – le pape a été interrompu par les applaudissements de la foule, avant de pouvoir continuer : « et nous les inscrivons au calendrier des saints, en établissant que, dans toute l’Église, ils soient pieusement honorés comme des saints. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».
La date de leur fête est maintenue au 20 février dans le calendrier liturgique.
>>> homélie intégrale du Pape François
Pour des approfondissements :
>>> Les petits pastoureaux
Saints Jacinta et Francisco Marto priez pour nous !

20.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,14-15.

En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Bernard (1091-1153)
moine cistercien et docteur de l’Église
Sermon 1 pour le premier jour du carême,1,3,6 (trad Brésard, 2000 ans B, p. 84)
« Alors ils jeûneront »
Pourquoi le jeûne du Christ ne serait-il pas commun à tous les chrétiens ? Pourquoi les membres ne suivraient-ils pas leur Tête ? (Col 1,18). Si nous avons reçu les biens de cette Tête, n’en supporterions-nous pas les maux ? Voulons-nous rejeter sa tristesse et communier à ses joies ? S’il en est ainsi, nous nous montrons indignes de faire corps avec cette Tête. Car tout ce qu’il a souffert, c’est pour nous. Si nous répugnons à collaborer à l’œuvre de notre salut, en quoi nous montrerons-nous ses aides ? Jeûner avec le Christ est peu de chose pour celui qui doit s’asseoir avec lui à la table du Père. Heureux le membre qui aura adhéré en tout à cette Tête et l’aura suivie partout où elle ira (Ap 14,4). Autrement, s’il venait à en être coupé et séparé, il sera forcément privé aussitôt du souffle de vie… Pour moi, adhérer complètement à toi est un bien, ô Tête glorieuse et bénie dans les siècles, sur laquelle les anges aussi se penchent avec convoitise (1P 1,12). Je te suivrai partout où tu iras. Si tu passes par le feu, je ne me séparerai pas de toi, et ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi (Ps 22,4). Tu portes mes douleurs et tu souffres pour moi. Toi, le premier, tu es passé par l’étroit passage de la souffrance pour offrir une large entrée aux membres qui te suivent. Qui nous séparera de l’amour du Christ ? (Rm 8,35)… Cet amour est le parfum qui descend de la Tête sur la barbe, qui descend aussi sur l’encolure du vêtement, pour en oindre jusqu’au plus petit fil (Ps 132,2). Dans la Tête se trouve la plénitude des grâces, et d’elle nous la recevons tous. Dans la Tête est toute la miséricorde, dans la Tête le débordement des parfums spirituels, comme il est écrit : « Dieu t’a oint d’une huile de joie » (Ps 44,8)… Et nous, qu’est-ce que l’évangile nous demande en ce début du carême ? « Toi, dit-il, quand tu jeûnes, oins de parfum ta tête » (Mt 6,17). Admirable condescendance ! L’Esprit du Seigneur est sur lui, il en a été oint (Lc 4,18), et pourtant, pour évangéliser les pauvres, il leur dit : « Oins de parfum ta tête ».

LECTURES :
Livre d’Isaïe 58,1-9a.
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que s’élève ta voix comme le cor ! Dénonce à mon peuple sa révolte, à la maison de Jacob ses péchés.
Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu, ils me demandent des ordonnances justes, ils voudraient que Dieu soit proche :
« Quand nous jeûnons, pourquoi ne le vois-tu pas ? Quand nous faisons pénitence, pourquoi ne le sais-tu pas ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien faire vos affaires, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.
Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poing sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix.
Est-ce là le jeûne qui me plaît, un jour où l’homme se rabaisse ? S’agit-il de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre ? Appelles-tu cela un jeûne, un jour agréable au Seigneur ?
Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ?
N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ?
Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche.
Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »

Psaume 51(50),3-4.5-6ab.18-19.
R/ Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé. (Ps 50, 19b)
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.
Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
