Au XVIe siècle, ce message de Marie en Corse : « Miséricorde »

Au XVIe siècle, ce message de Marie en Corse : « Miséricorde »

Le 18 mars et le 8 avril 1536, sur un rocher escarpé dominant un torrent non loin d’Ajaccio, en Corse (France), la « Vierge couronnée d’or, vêtue de blanc, apparaît » à un travailleur agricole, Tonio Botta. « Miséricorde », lui dit-Elle.

Le 18 mars 1660, Mgr Grégoire Ardizzone, évêque d’Ajaccio, décrète Notre Dame de la Miséricorde « patronne et protectrice de la ville ». Une statue est réalisée peu après, puis installée dans une chapelle de marbre blanc à l’intérieur de la cathédrale en 1752. Une procession en son honneur est organisée chaque 18 mars.

Catherine Turchini-Zuccarelli, Les Merveilleuses Apparitions de Notre-Dame, Paris 1977

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

18.03.2026 – SAINT DU JOUR

St Cyrille de Jérusalem

Saint Cyrille de Jérusalem
Évêque, docteur de l’Église 
(315-386)

Cyrille naquit autour de 315 à Jérusalem ou aux environs. Sa vie représente le mélange de deux dimensions : d’une part, le soin pastoral et, de l’autre, la participation, malgré lui, aux controverses enflammées qui troublaient alors l’Église d’Orient. 

Il reçut une excellente formation littéraire ; ce fut la base de sa culture ecclésiastique, centrée sur l’étude de la Bible. 

Ordonné prêtre par l’Évêque Maxime. Lorsque celui-ci mourut ou fut déposé, en 348, Cyrille fut ordonné Évêque par Acacius, Archevêque métropolitain influent de Césarée de Palestine, philo-arien, qui était convaincu d’avoir trouvé en lui un allié. Il fut donc soupçonné d’avoir obtenu la nomination épiscopale grâce à des concessions à l’arianisme. 

En réalité, Cyrille se heurta très vite à Acacius non seulement sur le terrain doctrinal, mais également sur le terrain juridictionnel, car Cyrille revendiquait l’autonomie de son siège par rapport à l’Église métropolitaine de Césarée. 

En vingt ans, Cyrille connut trois exils : le premier en 357, à la suite d’une déposition de la part d’un Synode de Jérusalem, suivi en 360 par un deuxième exil voulu par Acacius et, enfin, par un troisième, le plus long – il dura onze ans – en 367, à l’initiative de l’empereur philo-arien Valente. 

Ce n’est qu’en 378, après la mort de l’empereur, que Cyrille put reprendre définitivement possession de son siège, en rétablissant l’unité et la paix entre les fidèles. 

D’autres sources, également anciennes, appuient la thèse de son orthodoxie, mise en doute par plusieurs sources de l’époque. Parmi celles-ci, la lettre synodale de 382, après le deuxième Concile œcuménique de Constantinople (381), auquel Cyrille avait participé en jouant un rôle important, est celle qui fait le plus autorité. Dans cette lettre, envoyée au Pontife romain, les Évêques orientaux reconnaissent officiellement l’orthodoxie la plus absolue de Cyrille, la légitimité de son ordination épiscopale et les mérites de son service pastoral, que la mort conclura en 387. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> Saint Cyrille de Jérusalem

et des écrits >>> Cyrille de Jérusalem 

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Saint Cyrille de Jérusalem priez pour nous !

18.03.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 5,17-30. 

En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. »
C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.
Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.


Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement.
Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut.
Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger,
afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.
Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.

Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.
Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ;
et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme.
Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ;
alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés.

Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint John Henry Newman (1801-1890)

cardinal, théologien, fondateur de l’Oratoire en Angleterre

Sermon « Christ Manifested in Remembrance », PPS t. 4, n°17

« Mon Père…est toujours à l’œuvre, et moi aussi je suis à l’œuvre »

      Si nous observons la conduite du Sauveur pendant sa vie mortelle, nous voyons qu’il faisait exprès de voiler la connaissance de son identité de Fils de Dieu qu’il révélait pourtant en même temps. Il semble qu’il ait voulu qu’on puisse en jouir, mais non pas sur le moment — comme si ses paroles devaient demeurer valables déjà mais aussi devaient attendre un certain temps pour recevoir leur éclaircissement, comme si elles devaient attendre sa venue, qui doit mettre en pleine lumière à la fois le Christ et ses paroles… Il était parmi ses disciples « comme celui qui sert » (Lc 22,27). Apparemment ce n’était qu’après sa résurrection et surtout après son ascension, lorsque l’Esprit Saint est descendu, que les apôtres ont compris qui avait été avec eux…       À maintes reprises dans l’Écriture comme dans le monde, nous ne discernons pas la présence de Dieu au moment même où elle est avec nous, mais seulement après, quand nous regardons en arrière, constatant alors ce qui s’est passé autrefois… Quelle providence merveilleuse, qui se fait si silencieuse tout en étant si efficace, si constante, et surtout si infaillible ! Voilà ce qui est complètement déroutant pour le pouvoir de Satan ; il est incapable de discerner la main de Dieu à l’œuvre dans le déroulement des événements…; ses moyens multiples ne servent à rien devant le silence majestueux et serein, le calme imperturbable et saint qui règne dans la providence de Dieu…       La main de Dieu veille toujours sur les siens et il les conduit par un chemin qu’ils ignorent. Tout ce qu’ils peuvent faire, c’est de croire ; ce qu’ils ne voient pas maintenant ils le verront plus tard. Et par cette foi, ils collaborent aux intentions de Dieu.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 49,8-15. 

Ainsi parle le Seigneur : Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru. Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays, restituer les héritages dévastés
et dire aux prisonniers : « Sortez ! », aux captifs des ténèbres : « Montrez-vous ! » Au long des routes, ils pourront paître ; sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages.
Ils n’auront ni faim ni soif ; le vent brûlant et le soleil ne les frapperont plus. Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives.
De toutes mes montagnes, je ferai un chemin, et ma route sera rehaussée.
Les voici : ils viennent de loin, les uns du nord et du couchant, les autres des terres du sud.
Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion.
Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. »
Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas, – dit le Seigneur.

Psaume 145(144),8-9.13cd-14.17-18. 

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. (Ps 144, 8)

Le Seigneur est tendresse et pitié, 
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous, 
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, 
il redresse tous les accablés.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies, 
fidèle en tout ce qu’il fait.
Il est proche de ceux qui l’invoquent, 
de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

Les Crucifiés de Nagasaki

Les Crucifiés de Nagasaki

Lors de la persécution des Chrétiens, au Japon, en 1595, vingt-cinq d’entre eux furent crucifiés. Leur mort héroïque entraîna d’innombrables conversions de sorte que, en 1613, l’Église nippone comptait 300.000 fidèles. L’année suivante, la persécution reprend, implacable. En 1639, c’est l’édit de clôture du pays lequel reste fermé au monde extérieur pendant plus de deux cents ans.

En 1865, deux missionnaires français peuvent construire une église à Nagasaki, église destinée aux étrangers. Mais il leur est interdit de prêcher la foi chrétienne. Un matin, le 17 mars 1865, l’un des deux prêtres aperçoit devant l’église encore fermée, un groupe de Japonais qui semble vouloir entrer. Le Père leur ouvre la porte et va s’agenouiller devant l’autel. Une vieille femme, la main sur le cœur, se penche vers lui et murmure :

– Notre cœur est semblable au vôtre.

– Comment cela ? fait le Père. D’où êtes-vous?

– Nous sommes d’Ourakami. Et là, presque tous ont le même cœur que nous. Et la femme ajoute : – Où est l’image de santa Maria ? Il la montre du doigt. Alors tout le groupe se précipite.

– C’est elle ! C’est bien elle ! Regardez : elle porte dans ses bras Sama Yesus, le Seigneur Jésus.

Plus de doute pour le Père : ce sont des descendants des « Vieux chrétiens ». Eux-mêmes expliquent qu’ils sont baptisés, qu’ils prient la Vierge et que le vingt-cinquième jour des gelées blanches ils ont fêté la naissance de Jésus.

A leur tour ils questionnent le Père :

–  Reconnaissez-vous le grand Souverain du royaume de Dieu ?

– C’est le pape Pie IX lui-même qui m’a envoyé.

– Avez-vous des enfants ?

– Vous êtes les seuls enfants que Dieu m’ait donnés, car les prêtres ne se marient pas.

– Dieu soit loué ! Il est vierge. C’est vraiment un prêtre.

Nos pères nous ont appris ce qu’ils tenaient de leurs pères : vous reconnaîtrez les ministres du vrai Dieu au signe des quatre blancheurs : celle de l’Eucharistie et de la Vierge, celle du pape blanc de Rome et celle du célibat des prêtres.

Ainsi s’acheva cet épisode de l’Histoire de l’Église. Coupés de l’extérieur pendant deux siècles, sans prêtres, sans églises, traqués par la police, ces Japonais ont su entretenir la flamme sacrée. Leurs communautés clandestines avaient un chef de la prière, un baptiseur, des catéchistes… Pour dépister les espions, ils vénéraient la Vierge sous les traits de Kannon, déesse bouddhique de la miséricorde…

(d’après le Bulletin Dimanche, juillet 1975. 59460, Jeumont) Recueil marial 1977

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.

Source : une minute avec Marie