25.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,1-9.

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »


Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

prêtre, curé d’Ars

Sermon pour le 7e dimanche après la Pentecôte (Sermons de Saint Jean Baptiste Marie Vianney, Curé d’Ars, t. 2; Éd. Ste Jeanne d’Arc, 1982; p. 312-313)

Cessez d’être un mauvais arbre, portez du fruit pour la vie éternelle !

Nous voyons que notre divin Sauveur nous compare (…) à un figuier que le père de famille a planté dans sa vigne ; il le taille, il le cultive avec soi dans l’espérance qu’il rapportera du fruit ; mais, voyant qu’il n’en porte point, quoiqu’il n’en porte pas de mauvais, il l’arrache et le jette au feu (…). Dites-moi, n’est-ce pas bien nous montrer que Jésus-Christ ne donnera son paradis qu’à ceux qui l’ont mérité par leurs bonnes œuvres ? Voyez Jésus-Christ, qui est notre modèle : a-t-il été un instant de sa vie sans travailler à faire de bonnes œuvres, à convertir les âmes à son Père, et à souffrir ? Et nous, tout misérables que nous sommes, nous voudrions qu’il ne nous en coûtât rien ? (…) Si vous n’avez rien fait, ou si ce que vous avez fait est perdu pour quelque vue humaine, commencez de suite, afin qu’à la mort, vous puissiez vous trouver encore quelque chose à présenter à Jésus-Christ pour qu’il vous donne la vie éternelle. – Mais, me direz-vous, peut-être, je n’ai fait que du mal pendant toute ma vie ; je ne suis qu’un mauvais arbre qui ne peut plus porter de bon fruit. – Mes frères, cela se peut encore, et je vais vous l’apprendre. Changez cet arbre de terre, arrosez-le avec d’autre eau, fumez-le avec d’autres engrais, et vous verrez que vous porterez du bon fruit, quoique vous en ayez porté de bien mauvais jusqu’à présent. (…) Faites de vous-mêmes comme la terre, qui, avant le déluge, tirait de son sein l’eau pour s’arroser elle-même (Gn 2,6), sans avoir recours aux nuées du ciel, pour lui donner la fécondité. De même, mes frères, tirez de votre propre cœur cette eau salutaire qui en changera les dispositions. Vous l’aviez arrosé avec l’eau bourbeuse de vos passions ; eh bien ! à présent, arrosez-le avec les larmes du repentir, de la douleur et de l’amour, et vous verrez que vous cesserez d’être un mauvais arbre, pour en devenir un qui portera du fruit pour la vie éternelle.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,1-11. 

Ainsi, pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, il n’y a plus de condamnation.
Car la loi de l’Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t’a libéré de la loi du péché et de la mort.
En effet, quand Dieu a envoyé son propre Fils dans une condition charnelle semblable à celle des pécheurs pour vaincre le péché, il a fait ce que la loi de Moïse ne pouvait pas faire à cause de la faiblesse humaine : il a condamné le péché dans l’homme charnel.
Il voulait ainsi que l’exigence de la Loi s’accomplisse en nous, dont la conduite n’est pas selon la chair mais selon l’Esprit.
En effet, ceux qui se conforment à la chair tendent vers ce qui est charnel ; ceux qui se conforment à l’Esprit tendent vers ce qui est spirituel ;
et la chair tend vers la mort, mais l’Esprit tend vers la vie et la paix.
Car la tendance de la chair est ennemie de Dieu, elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, elle n’en est même pas capable.
Ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu.
Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.
Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.
Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Psaume 24(23),1-2.3-4ab.5-6. 

R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (Ps 23, 6)

Au Seigneur, le monde et sa richesse, 
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers 
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur 
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, 
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent ! 
Voici Jacob qui recherche ta face !

24.10.2025 – Jubilé des équipes synodales et des organes de participation : rencontre avec le pape Léon XIV

Le Pape en dialogue avec les participants au Jubilé des équipes synodales

Léon XIV a rencontré les membres des équipes synodales et des organes de participation venus à Rome pour leur pèlerinage jubilaire du 24 au 26 octobre. Le Saint-Père a écouté les présentations sur le processus synodal à partir des réalités ecclésiales continentales. Il a également exprimé l’espoir que l’Église continue à grandir dans la communion grâce à l’esprit de synodalité.

Vatican News

Le Pape Léon XIV a accueilli un peu plus de deux mille membres des équipes synodales et des organes de participation (conseils presbytéraux, conseils pastoraux, conseils financiers, entre autres) représentant les sphères diocésaines et éparchiales, nationales et ecclésiales du monde entier. Leur rencontre vendredi 24 octobre dans la salle Paul VI a lancé leur pèlerinage jubilaire de trois jours. L’audience avec le Pape Léon XIV a marqué un moment important de la phase de mise en œuvre des orientations qui ont émergé dans le document final de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques.

Construire une Église plus synodale

Le Jubilé marque également le premier moment collectif de cette mise en œuvre, visant à traduire les orientations du Document final, en choix pastoraux et structurels cohérents avec la nature synodale de l’Église. L’audience avec le Pape a été l’occasion de reconnaître le précieux service rendu par ces groupes pour le développement d’une Église plus synodale dans l’horizon de l’espérance du Jubilé.

Le Pape Léon XIV qui, en tant qu’évêque à Chiclayo au Pérou, puis en tant que préfet du dicastère pour les Évêques, très impliqué dans le Synode sur la synodalité, a écouté attentivement les participants, répartis par continent. Avant l’arrivée du Saint-Père, ces derniers ont tenu une série de discussions sur leur travail de promotion d’une Église plus synodale à la lumière du Jubilé axé sur l’espérance, poursuivant le processus de discernement spirituel et de prise de décision en écoutant le Saint-Esprit et s’écoutant les uns les autres. Le processus synodal s’est concentré sur le fait de «marcher ensemble» à travers des réunions régulières, le dialogue et la consultation mutuelle afin de discerner les décisions pastorales et d’aborder les questions auxquelles sont confrontées les communautés ecclésiales en vue de répondre de manière appropriée aux contextes locaux.

L’Afrique

Le Pape a écouté les présentations sur le processus synodal à partir des réalités ecclésiales de chaque continent. Concernant l’Afrique, il a rappelé que la mission est essentielle à l’Église synodale: être une Église à l’écoute, missionnaire, qui témoigne du Christ et construit des ponts entre les cultures et les religions. Il a loué les dons de l’Afrique que sont la jeunesse, la famille et la vitalité, et a exhorté l’Église à embrasser la diversité, à promouvoir la paix, l’unité et le soin de la création, soulignant également que chaque réalité locale doit être comprise et respectée, et qu’il existe de nombreuses façons d’être Église sans imposer un modèle unique de vie ecclésiale.

L’Océanie

Après avoir entendu un rapport sur l’Océanie, le Souverain pontife a exprimé l’espoir que l’Église continue de grandir dans la communion grâce à l’esprit de synodalité. Il a souligné l’urgence d’une action concrète pour faire face aux problèmes du monde tels que le changement climatique, la pauvreté et l’injustice, appelant l’Église à faire entendre courageusement sa voix et à mettre en pratique l’appel du Pape François exprimé dans Laudato Si’, à prendre activement soin de la création et de l’humanité.

Les Amériques

En ce qui concerne les Amériques, Léon XIV a reconnu les divisions entre les pays et au sein des sociétés, ainsi que la nécessité de la synodalité, de l’écoute et du dialogue dans l’Église et la société. Il a souligné que la formation continue des prêtres, des évêques et des laïcs est essentielle à ce processus afin de maintenir l’harmonie et la communion au sein de l’Église.

Le Moyen-Orient et l’Asie

En ce qui concerne le Moyen-Orient, le Pape a souligné à quel point la région a besoin d’espérance, louant la foi, le courage et la résilience de ses chrétiens, de ceux qui restent dans leur pays d’origine, et de ceux de la diaspora, de véritables signes de la présence du Saint-Esprit. Il a également exprimé sa profonde gratitude et son admiration pour l’Église en Asie, reconnaissant sa persévérance à vivre la synodalité au milieu des défis linguistiques, culturels et économiques, et son témoignage de foi dans des contextes largement non chrétiens.

Source : VATICANNEWS, le 24 octobre 2025

24.10.2025 – MESSAGE D’AUTOMNE DE NOTRE AUMÔNIER ET DE NOTRE PRÉSIDENT – RAPPEL DE NOTRE AG ET JOURNÉE MARIALE

Mot de l’aumônier Bernard Allaz, automne 2025

 

Pèlerins d’espérance, année sainte 2025

« L’espérance ne déçoit pas »

 

Chers Amis de Fatima,

Quel bonheur de répondre à l’invitation de notre Pape François qui nous invite à passer la porte sainte. Plusieurs d’entre vous se disent comment faire nous n’irons pas à Rome. Il y a des portes saintes dans nos diocèses et aussi à Fatima. Une raison de plus pour participer au pèlerinage de cette année !

« Le Jubilé est donc une Année Sainte caractérisée par l’espérance qui ne passe pas, l’espérance qui est en Dieu. Qu’il nous aide aussi à retrouver la confiance nécessaire dans l’Eglise comme dans la société, dans les relations interpersonnelles, dans les relations internationales, dans la promotion de la dignité de toute personne et dans le respect de la création. Que notre témoignage de foi soit dans notre monde un ferment d’espérance authentique, une annonce des cieux nouveaux et d’une terre nouvelle (cf. 2P 3,13) où nous habiterons dans la justice et la concorde entre les peuples tendus vers l’accomplissement de la promesse du Seigneur.

« Espère, le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur » (Ps 27,14) Puisse la force de l’espérance remplir notre présent, dans l’attente confiante du retour du Seigneur-Jésus-Christ, à qui reviennent la louange et la gloire, maintenant et pour les siècles à venir. » Pape François, le 9 mai 2024. Extraits L’espérance ne déçoit pas, bulle d’indiction du Jubilé 2025 »

Notre espérance à sa source dans la foi en Jésus ressuscité et en .l’ouverture de notre cœur à l’Esprit Saint. Oui Jésus fait route avec nous. Il est à nos côtés et surtout il habite notre cœur en donnant la force de vire de l’espérance. N’oublions pas les 4 mots importants de la diplomatie de l’espérance : la vérité, le pardon, la liberté et la justice.

Je vous souhaite à tous une belle et sainte fête de Pâques en paroisse, en famille et au cœur de votre vie de prière et d’amour de soi et du prochain. Par Jésus, je vous bénis tous et vous protège chaque jour dans la prière. Amitié.                                                                       Abbé Bernard Allaz

Mot du Président Bruno Marchello, automne 2025  

 

Chers membres du comité et amis de l’Apostolat mondial de Fatima.

Croire en la puissance de la prière.

L’an 2025, année jubilaire, qui a vu un grand nombre de pèlerin se diriger vers divers lieux importants de l’Eglise, afin de franchir une Porte Sainte et obtenir l’indulgence plénière, grâce à des conditions bien précises de l’Eglise.

Le Pape François disait : < Réveillons-nous, sortons de l’indifférence, ouvrons les portes de la prison où nous sommes parfois enfermés, afin que chacun de nous puisse découvrir sa vocation dans l’Eglise et dans le monde et devenir pèlerin d’espérance et artisan de paix> Voilà, Chers amis des paroles fortes et engageantes.

La Sainte Vierge nous le rappelle avec insistance sur chaque lieu où Elle apparaît. < Prier, Prier le rosaire, afin d’obtenir la paix dans le monde qui en a tant besoin, ainsi que pour le triomphe de son Cœur immaculé sur toute la surface de la terre.>

Chers amis, nous partons pour notre pèlerinage annuel à Fatima le 9 octobre avec 23 pèlerins sous la direction spirituelle du Père Martial Python. Nous serons tous unis auprès de Marie notre Mère.

Je vous invite à participer à notre journée mariale ainsi qu’à l’assemblée à Notre Dame de Tours, le dimanche 16 novembre 2025 dès 11h00 pour la Sainte Messe.

Union de prières, avec Jésus et Marie, bel automne et à bientôt.

 

                                                                                     Bruno Marchello : Président

 

Pour rappel à nos membres: notre assemblée générale et journée mariale aura lieu à Notre-Dame de Tours, le 16 novembre 2025. Avec à :

11h00 : la messe.

12h00 : le repas.

14h00 : l’Assemblée, suivie de l’exposé de l’Abbé Martial Python : « Qui est Francisco de Fatima? »

16h00 : Chapelet

Délai d’inscription: 09.11.2025 (par téléphone à notre président 079 206 96 30 ou à notre secrétaire 079 583 91 13).

« Antoine, si tu remportes la victoire», promit la vierge Marie…

« Antoine, Si tu remportes la victoire, » promit la vierge Marie…

Antoine Claret naît le 23 décembre 1807 en Espagne et mourra le 24 octobre 1870. Très jeune, il montre une prédisposition à la prière et une dévotion à la Madone. Son père Jean l’initie au métier de tisserand, mais le jeune homme finit par lui faire part de son désir d’être prêtre et Jean Claret s’incline devant la volonté de Dieu.

Un jour, pendant ses études au séminaire, Antoine, atteint d’une forte fièvre, est obligé de garder le lit et des images impures se présentent à son esprit. Il invoque alors la Sainte Vierge qui lui apparaît tenant dans ses mains une couronne de roses. Antoine, lui dit-elle, si tu remportes la victoire, cette couronne est pour toi !

Antoine triomphe de la tentation et le calme revient dans son âme.

Ordonné prêtre le 13 juin 1835, il deviendra le fondateur des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie (les Clarétains). II sera canonisé en 1950.

L’Équipe de Marie de Nazareth

Réflexion chrétienne

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

24.10.2025 – SAINT DU JOUR

St Antoine-Marie Claret

ÉVÊQUE († 1870)

Saint Antoine-Marie Claret
Évêque et fondateur de la :
Famille clarétaine dont
 « Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie »

Antoine cinquième des onze enfants du tisserand Jean Claret et de Joséphine Clará, naît le 23 décembre 1807, à Sallent, en Catalogne. En même temps qu’il s’initiait au métier de tisserand, il étudiait le latin avec le curé de sa paroisse qui lui donna une solide formation religieuse et une tendre dévotion à la Sainte Vierge. 

À dix-sept ans, son père l’envoya se perfectionner dans une entreprise de Barcelone où, aux cours du soir, il apprit, sans abandonner le latin, le français et l’imprimerie. Après une terrible crise spirituelle où il fut au bord du suicide, il avait songé à se faire chartreux mais, sur les conseils de son directeur de conscience, il choisit d’entrer au séminaire de Vich (29 septembre 1829). 

Tonsuré le 2 février 1832, minoré le 21 décembre 1833, il reçut le sous-diaconat le 24 mai 1834 ; fut ordonné diacre le 20 décembre 1834 et prêtre le 13 juin 1835. Il acheva ses études de théologie en exerçant le ministère de vicaire puis d’économe de sa ville natale.

Désireux de partir en mission, il se rendit à Rome pour se mettre à la disposition de la Congrégation Propaganda Fide. Le cardinal préfet étant absent, Antoine suivit les Exercices de saint Ignace chez les Jésuites qui lui proposèrent d’entrer dans leur compagnie. Il commença son noviciat (2 novembre 1839) qu’une plaie à la jambe l’obligea à quitter (3 mars 1840).

Revenu en Espagne, il fut curé de Viladrau où, à peine arrivé, pour le 15 août, il prêcha une mission qui eut tant de succès qu’on le demanda ailleurs et l’évêque le déchargea de sa cure pour qu’il se consacrât aux missions intérieures (mai 1843) ; il prêcha et confessa dans toute la Catalogne et soutint ses prédications par plus de cent cinquante livres et brochures. 

Sa vie étant menacée, l’évêque l’envoya aux îles Canaries (février 1848 à mars 1849) où il continua son ministère missionnaire. Avec cinq prêtres du séminaire de Vich, il fondait la congrégation des « Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie » (16 juillet 1849).

À la demande de la reine Isabelle II d’Espagne, le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) le nomma archevêque de Santiago de Cuba dont le siège était vacant depuis quatorze ans ; il fut sacré le 6 octobre 1850 et ajouta le nom de Marie à son prénom ; il s’embarqua, le 28 décembre 1850, à Barcelone, et arriva dans son diocèse le 16 février 1851. Il s’efforça d’abord d’instruire le peu de prêtres de son diocèse (vingt-cinq pour quarante paroisses) et de leur assurer un revenu suffisant ; il fit venir des religieux ; il visita son diocèse et y prêcha pendant deux ans où il distribua 97.217 livres et brochures, 83.500 images, 20.665 chapelets et 8.397 médailles ; en six ans, il visita trois fois et demi son diocèse où il prononça 11.000 sermons, régularisa 30.000 mariages et confirma 300.000 personnes. 

Il prédit un tremblement de terre, une épidémie de choléra et même la perte de Cuba par l’Espagne ; il fonda une maison de bienfaisance pour les enfants et les vieillards pauvres où il attacha un centre d’expérimentation agricole ; il créa 53 paroisses et ordonna 36 prêtres. Les esclavagistes lui reprochaient d’être révolutionnaire, les autonomistes lui reprochaient d’être espagnol et les pouvoirs publics lui reprochaient d’être trop indépendant : il n’y eut pas moins de quinze attentats contre lui et l’on pensa que le dernier, un coup de couteau qui le blessa à la joue, lui serait fatal (1er février 1856).

Le 18 mars 1857, l’archevêque fut mandé en Espagne par la reine Isabelle qui le voulait pour confesseur et il fut nommé archevêque titulaire (in partibus) de Trajanopolis sans pour autant cesser d’assurer de Madrid l’administration de Cuba. Confesseur de la Reine, il eut assez d’influence pour faire nommer de bons évêques, pour organiser un centre d’études ecclésiastiques à l’Escurial et pour imposer la morale à la cour. Voyageant avec la Reine à travers l’Espagne, il continua de prêcher et ne manqua pas de s’attirer la haine des nombreux ennemis du régime. Quand Isabelle II fut chassée de son trône (novembre 1868), Mgr. Claret suivit sa souveraine en France. Pendant ce temps, la congrégation des « Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie »  se développait lentement : elle avait reçu l’approbation civile (9 juillet 1859) et ses constitutions avaient été approuvées par Rome (decretum laudis du 21 novembre 1860) et définitivement reconnues le 27 février 1866 ; l’approbation perpétuelle, donnée le 11 février 1870, fut confirmée le 2 mai 1870. D’abord établie au séminaire de Vich, puis installée dans l’ancien couvent des Carmes, la congrégation, dirigée depuis 1858 par le P. Xifré, fonde à Barcelone (1860) et dans d’autres villes espagnoles avant d’ouvrir des maisons à l’étranger : en France (1869), au Chili (1870), à Cuba (1880), en Italie (1884), au Mexique (1884), au Brésil (1895), au Portugal (1898), en Argentine (1901), aux États-Unis (1902), en Uruguay (1908), en Colombie (1909), au Pérou (1909), en Autriche (1911), en Angleterre (1912), en Bolivie (1919), au Venezuela (1923), à Saint-Domingue (1923), au Panama (1923), en Allemagne (1924), en Afrique portugaise (1927), en Chine (1933), à Porto-Rico (1946), aux Philippines (1947), en Belgique (1949). 

Après la révolution de 1868 où un prêtre de la congrégation fut assassiné, le nouveau gouvernement ferma les six maisons espagnoles et les missionnaires s’exilèrent en France (Prades).

Mgr. Antoine-Marie Claret, bien que sa santé fut de plus en plus mauvaise, s’occupa de la colonie espagnole de Paris ; le 30 mars 1869, il partit pour Rome, afin de participer aux travaux du premier concile du Vatican, mais il y tomba si malade qu’il dut se retirer à Prades où il arriva le 23 juillet 1870. Il parut pour la dernière fois en public à la distribution des prix au petit séminaire où il fit un discours en Catalan (27 juillet 1870). L’ambassadeur d’Espagne demanda son internement mais le gouvernement français fit en sorte que l’évêque de Perpignan l’avertît et, lorsqu’on vint l’arrêter (6 août 1870), il était réfugié chez les Cisterciens de Fontfroide où il mourut le 24 octobre 1870.

Antonio María Claret y Clará a été béatifié le 25 février 1934 par Pie XI (Achille Ratti, 1922-1939) et proclamé saint, le 8 mai 1950, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958). 

Pour un approfondissement : 
>>> Missionnaires Clarétains   

Sources principales : claret.org ; missel.free.fr/Sanctoral (« Rév. x gpm »).

Saint Antoine-Marie Claret priez pour nous !