26.10.2025 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: Léon XIV invite à reconnaître notre besoin de miséricorde

Juste après la messe du jubilé dédié aux équipes synodales et aux organes de participation ce dimanche 26 octobre, et avant la prière mariale de l’Angélus, depuis les appartements pontificaux, le Pape Léon XIV a, devant une place Saint-Pierre baignée des milliers de fidèles, partagé une méditation sur la parabole du pharisien et du publicain, invitant les fidèles à cultiver l’humilité et la vérité du cœur dans leur relation à Dieu.

Jean-Paul Kamba, SJ – Cité du Vatican

Depuis la fenêtre du Palais apostolique, le Saint-Père a rappelé les deux figures contrastées de l’Évangile du 30e dimanche du Temps ordinaire C: le pharisien, sûr de sa propre justice, et le publicain, conscient de son péché. La prière du pharisien, centrée sur la vantardise et l’orgueil spirituel, a-t-il fait remarquer, «reflète une observance stricte de la Loi, certes, mais pauvre en amour, faite de “donner” et “avoir”, de dettes et de crédits, dépourvue de miséricorde». En revanche, celle du publicain révèle un cœur ouvert à la grâce: «O Dieu, aie pitié de moi, pécheur».

L’humilité, chemin de vérité et de guérison

Léon XIV a souligné le courage du publicain, qui ose se présenter devant Dieu malgré son passé et sa réputation.

“Il ne se renferme pas dans son monde, il ne se résigne pas au mal qu’il a fait. Il quitte les lieux où il est craint, en sécurité, protégé par le pouvoir qu’il exerce sur les autres. Il vient au Temple seul, sans escorte, même au prix de regards sévères et de jugements tranchants, et se présente devant le Seigneur, en retrait, la tête baissée”

Le Saint-Père a également expliqué que «ce n’est pas en affichant ses mérites que l’on se sauve, ni en cachant ses erreurs, mais en se présentant honnêtement, tels que nous sommes, devant Dieu, devant nous-mêmes et devant les autres».

Citant saint Augustin, il a comparé le pharisien à un malade qui cache ses plaies par orgueil, et le publicain à celui qui, humblement, expose ses blessures pour être guéri: «Nous ne sommes pas surpris que ce publicain, qui n’a pas eu honte de montrer sa partie malade, soit reparti guéri».

«N’ayons pas peur de reconnaître nos erreurs»

Léon XIV a par ailleurs encouragé les fidèles, à l’instar du publicain, à ne pas craindre de reconnaître leurs faiblesses: «N’ayons pas peur de reconnaître nos erreurs, de les mettre à nu en en assumant la responsabilité et en les confiant à la miséricorde de Dieu». Ce chemin d’humilité, a-t-il affirmé, permet à la fois la guérison intérieure et la croissance du Royaume de Dieu «qui n’appartient pas aux orgueilleux, mais aux humbles».

Source : VATICANNEWS, le 26 octobre 2025

26.10.2025 – SAINTS DU JOUR

Saints Lucien et Marcien
Magiciens, puis martyrs chrétiens 
(† 250)

Lucien et Marcien, nés dans les ténèbres de l’idolâtrie, étaient passionnés pour l’étude de la magie. Mais ils se convertirent en voyant l’inutilité de leurs charmes sur une vierge chrétienne, et la défaite des malins esprits par la vertu du signe de la croix. Ils n’eurent pas plus tôt ouvert les yeux à la lumière de l’Évangile, qu’ils brûlèrent leurs livres de magie, au milieu de la ville de Nicomédie. 

S’étant purifiés de leurs crimes par le baptême, ils distribuèrent leurs biens aux pauvres , et se retirèrent dans la solitude, afin que par l’exercice de la prière et par la pratique de la mortification, ils pussent soumettre leurs passions, se fortifier dans les résolutions qu’ils avaient prises pour se mettre plus sûrement à l’abri du danger, et fuir plus facilement les tentations auxquelles on est exposé dans le monde, jusqu’à ce que leur vertu fût solidement établie. 

Lorsqu’ils eurent passé de la sorte un temps considérable, ils se mirent à prêcher Jésus-Christ aux gentils, pour les rendre participants de la grâce qu’ils avaient reçue.

L’édit de Dèce contre les chrétiens ayant été publié en Bithynie, l’an 250, ils furent arrêtés et conduits devant le proconsul Sabin. Comme celui-ci demandait à Lucien de quelle autorité il prêchait Jésus-Christ, il lui répondit que tout homme devait faire ses efforts pour retirer ses frères de l’erreur. Marcien ne fit pas une profession moins généreuse de sa foi. Le juge ordonna qu’ils fussent étendus sur le chevalet. 

« Tandis que nous adorions les idoles, lui dirent Lucien et Marcien, nous avons commis plusieurs crimes, nous avons donné publiquement dans les abominations de la magie, sans qu’on nous fît subir aucun châtiment : mais nous devenons chrétiens, nous remplissons les devoirs de bons citoyens, et l’on nous applique à des tortures barbares. » Le proconsul les menaçant de les faire souffrir encore davantage, Marcien reprit : « Nous sommes prêts à souffrir tout ce qu’il vous plaira : mais nous ne renoncerons point au vrai Dieu, de peur qu’il ne nous précipite dans un feu qui ne s’éteindra jamais. » 

Il eut à peine fini de parler, que Sabin les condamna tous deux à être brûlés vifs. Ils allèrent avec joie au lieu de l’exécution. Ils expirèrent au milieu des flammes, en louant et bénissant le Seigneur.

Source principale : nouvl.evangelisation.free.fr/(« Rév. x gpm »).

26.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,9-14. 

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’


Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’
Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

patriarche arménien

Deuxième partie, § 659-665 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973 ; p. 168-169)

Justifie-moi avec le Publicain !

Le Pharisien de la Loi, En sa prière au Temple, Mettait en avant le bien qu’il avait accompli Devant tes yeux qui voient tout. L’âme insensée s’enorgueillissait En se comparant au genre humain lointain Et au proche Publicain Qui, en même temps que lui, priait. Non seulement il n’obtint pas ce qu’il demandait À cause de sa langue grandiloquente, Mais encore ses œuvres antérieures de justice, Il les perdit à cause de son discours vaniteux. Mais alors, que ferai-je à mon âme Qui aime le vice totalement, Très négligente pour les bonnes actions, Active pour amasser les mauvaises ? Car je n’accomplis pas les bonnes actions Pour lesquelles s’est glorifié le Pharisien ; Et je suis bien supérieur à lui Dans le vice de la gloriole et de l’orgueil. Mais donne la voix du Publicain À mon âme guérie, chef des Publicains, Pour clamer avec ses propres mots : « Mon Dieu, pardonne-moi mes péchés ! » Justifie-moi avec lui, Comme Tu l’as fait pour lui par une seule parole ; Humilie mon esprit au-dedans, Pour que je sois exalté par ta grâce.

LECTURES :

Livre de l’Ecclésiastique 35,15b-17.20-22a. 

Le Seigneur est un juge qui se montre impartial envers les personnes.
Il ne défavorise pas le pauvre, il écoute la prière de l’opprimé.
Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni la plainte répétée de la veuve.
Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli, sa supplication parviendra jusqu’au ciel.
La prière du pauvre traverse les nuées ; tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable. Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,
ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.

Psaume 34(33),2-3.16.18.19.23. 

R/ Un pauvre crie ; le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)

Je bénirai le Seigneur en tout temps, 
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : 
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Le Seigneur regarde les justes, 
il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : 
de toutes leurs angoisses, il les délivre.

Il est proche du cœur brisé, 
il sauve l’esprit abattu.
Le Seigneur rachètera ses serviteurs : 
pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,6-8.16-18. 

Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.
La première fois que j’ai présenté ma défense, personne ne m’a soutenu : tous m’ont abandonné. Que cela ne soit pas retenu contre eux.
Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ;
le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

À Nantes, les Visitandines débordées de commandes de “sauvegardes” après le film Sacré-Cœur

Monastère de la Visitation de Nantes
Création de sauvegardes au couvent de la Visitation de Nantes.

Face à un engouement inédit depuis la sortie du film « Sacré Cœur » début octobre, les Visitandines de Nantes peinent à répondre à l’avalanche de commandes de leur « Sauvegarde du Sacré Cœur ». Héritières d’une tradition séculaire, ces religieuses voient dans ce regain de ferveur un signe providentiel, tandis qu’elles s’efforcent de conjuguer production intensive et vie de prière.

« Nous ne nous y attendions pas », reconnaît mère Marie-Jean, supérieure des Visitandines de Nantes. Dans ce couvent qui compte plus de 400 ans de vie consacrée à Dieu, les religieuses s’affairent autant qu’elles le peuvent à la confection d’un objet bien particulier : la Sauvegarde du Sacré-Cœur de Jésus. Depuis la diffusion au cinéma début octobre du film « Sacré-Cœur, son règne n’aura pas de fin », réalisé par Steven et Sabrina Gunnel, les Visitandines font face à un flux inédit de commandes. Au point, confesse mère Marie-Jean à Aleteia, de se trouver un peu sous l’eau.

« Cela ne s’arrête pas. Nous devons en réaliser environ 500 par semaine. Et ce n’est rien lorsque l’on regarde les piles de commandes qui arrivent ». Découpage de la feutrine, impression des planches de Cœur, piqûre à la machine… Les 14 moniales s’affairent dès qu’elles le peuvent à la fabrication, et tentent au mieux d’éviter les retards d’envoi. « C’est un crève-cœur de devoir faire attendre les commandes. Nous avons parfois beaucoup de demandes bouleversantes, de gens malades, en situation de détresse… Nous faisons tout pour faire au plus vite ».

Mais qu’est-ce donc que ce petit rectangle en feutrine rouge sur lequel se détache l’image du Sacré-Cœur ? Visuellement proche du scapulaire, cet objet de dévotion prend ses origines dans les apparitions du Christ à sainte Marguerite Marie. Jésus demanda à la sainte que son Cœur puisse être porté par chacun sur soi. « Nous avons dans nos archives des lettres, dans lesquelles Marguerite Marie demande à faire imprimer ce qu’on pourrait appeler des dessins ou des gravures du Cœur de Jésus, des grandes et des plus petites reproductions à porter sur soi », explique mère Marie-Jean.

Ce geste concret invite le fidèle à se rappeler l’amour du Cœur de Jésus, et à le laisser « nous transformer ». Aucune condition n’est nécessaire pour cela : « il faut simplement le faire avec foi, c’est une démarche spirituelle avant tout, que la sauvegarde soutient », poursuit mère Marie-Jean.

« Aime, adore, vénère ce Cœur ». Le Christ à sœur Marie-Anne Galipaud.

La diffusion des Sauvegardes ne débute pourtant que plus tard. En 1787, une lettre signée de la Supérieure de la Visitation d’Annecy, Mère Emmanuelle-Amédée de Compeys, appelle l’Ordre de la Visitation à un réveil de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus à la suite de nouvelles révélations à une religieuse de leur ordre. Le Sacré-Cœur de Jésus n’en avait donc pas fini avec ses petites Visitandines ! Cette religieuse, identifiée comme sœur Marie-Anne Galipaud, reçoit elle aussi cinq révélations, similaires à celles de sainte Marguerite Marie qui l’a précédée. « À présent, mon Cœur est foulé aux pieds, bafoué, méprisé et oublié », lui dit le Seigneur. « Aime, adore, vénère ce Cœur. Fais ton possible pour le faire aimer, adorer, vénérer et vois si tu peux plonger tous les hommes dans cette ouverture sacrée ; mais, particulièrement, ranime, fortifie cette flamme dans mon petit peuple de la Visitation. Mais cet amour, je ne le veux pas en paroles, mais en imitation », demande encore le Christ.

Ni une, ni deux, le monastère de Nantes s’attelle à la tâche et fabrique une quantité impressionnante d’images en papier et en tissu. Alors que la tempête de la Révolution française gronde au loin, les demandes se font nombreuses : il ne fait plus bon être catholique, et se procurer cette petite image devient alors comme un geste vital. « C’est de là que vient le mot sauvegarde, car ce tissu devait permettre de sauver son cœur et sa foi en Jésus », détaille mère Marie-Jean.

Reprise en 2007

Avec le temps, la production finit par ralentir, puis, par s’arrêter. Ce n’est qu’en 2007 qu’un événement inattendu chamboule les sœurs : « Une personne est venue nous demander des sauvegardes, et là… Nous sommes restées sans voix. Nous ne savions plus vraiment de quoi il s’agissait ! » reconnaît mère Marie-Jean. « Nous avons eu un peu honte de ne pas pouvoir en donner… Alors en faisant nos recherches, quand nous avons découvert ce petit cœur en tissu coincé dans une archive, nous avons repris la production ». Depuis, 333.500 Sauvegardes ont été répandues en France et dans le monde. Avec le film, leur fabrication prend désormais une tout autre envergure. Au point que le couvent de Nantes réfléchit même à de nouvelles solutions. « Nous avons mis en place une adresse mail dédiée pour les commandes, car jusqu’ici cela n’était pas nécessaire. Nous nous occupons des commandes dès que nous pouvons, mais nous avons notre vie de prière et de contemplation, et celle-ci ne peut pas passer après », relève la supérieure de la communauté. Des projets pour déléguer une partie de la production à l’extérieur du couvent sont donc à l’étude.

Simple effet de mode ou tendance de fond ? Seul l’avenir le dira. Pour mère Marie-Jean et sa communauté, une chose est sûre : pas question de se défiler devant ce qui est pour elles une demande de la Providence. « Le Sacré-Cœur a Sa manière de faire », sourit la religieuse. « Nous n’avons pas d’autre but ni d’autre rôle que de répandre cette dévotion à Son amour. Pour le reste, Dieu mène la danse. Tout est dans Sa main. »

Source : ALETEIA.ORG, le 26 octobre 2025

Deux amis finissent par se ressembler

Deux amis finissent par se ressembler

Dans le parcours spirituel du Rosaire, fondé sur la contemplation incessante – en compagnie de Marie – du visage du Christ, on est appelé à poursuivre l’idéal exigeant de se conformer à Lui grâce à une fréquentation que nous pourrions dire « amicale ». Elle nous fait entrer de manière naturelle dans la vie du Christ et pour ainsi dire « respirer » ses sentiments.

Le bienheureux Bartolo Longo dit à ce propos :

« De même que deux amis qui se retrouvent souvent ensemble finissent par se ressembler même dans la manière de vivre, de même, nous aussi, en parlant familièrement avec Jésus et avec la Vierge, par la méditation des Mystères du Rosaire, et en formant ensemble une même vie par la Communion, nous pouvons devenir, autant que notre bassesse le permet, semblables à eux et apprendre par leurs exemples sublimes à vivre de manière humble, pauvre, cachée, patiente et parfaite ».

Jean-Paul II – Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, n°15 (octobre 2002)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie