Messe du Pape à la basilique Saint-Jean-de-Latran pour la fête de la Dédicace

La basilique de Saint-Jean-de-Latran. 

Messe du Pape à la basilique Saint-Jean-de-Latran pour la fête de la Dédicace

Dimanche 9 novembre, Léon XIV célébrera la messe à Saint-Jean-de-Latran, en souvenir de la consécration effectuée en 324 par le Pape Sylvestre et dédiée au Très Saint Sauveur.

Vatican News

Léon XIV présidera une célébration eucharistique dimanche matin, à partir de 9h30, en la basilique Saint-Jean-de-Latran, siège de la chaire de l’évêque de Rome, à l’occasion de la fête de la Dédicace. Le 9 novembre 324, le Pape Sylvestre consacra la basilique, en la dédiant au Christ Sauveur. Elle est considérée comme «la Mère de toutes les églises de la ville et du monde», Omnium Urbis et Orbis Ecclesiarum Mater et Caput: c’est la première, voulue par l’empereur Constantin, au lendemain de la victoire du pont Milvius en 313. C’est précisément dans cette basilique, que les chrétiens purent cesser de se cacher et professer librement leur foi pour la première fois, rappelle un communiqué du diocèse de Rome.

Au IXe siècle, le Pape Serge III ajouta la dédicace à saint Jean-Baptiste et au XIIe siècle, le Pape Lucius II inclut également saint Jean l’Évangéliste. Le nom complet de la basilique est donc aujourd’hui celui d’«Archibasilique papale du Saint-Sauveur et des Saints Jean-Baptiste et Évangéliste au Latran». Du IVe siècle jusqu’à la fin de la période avignonnaise (XIVe siècle), le Latran fut le seul siège de la papauté.

La célébration de dimanche sera animée par la chorale du diocèse de Rome et la chorale de la Chapelle Sixtine. Le diocèse de Rome invite les prêtres qui célèbrent leur jubilé, leur dixième, cinquantième et soixantième anniversaire d’ordination, à concélébrer.

Source : VATICANNEWS, le 4 novembre 2025

05.11.2025 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: «L’espérance pascale ne déçoit pas»

Le Pape a poursuivi ce mercredi 5 novembre le cycle de catéchèses sur «Jésus-Christ, notre espérance». Devant des milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre, Léon XIV a proposé une réflexion sur la résurrection du Christ et les défis du monde actuel. En méditant sur le mystère de la Résurrection, «nous trouvons la réponse à notre soif de sens», a-t-il dit. Le mystère pascal constitue «le pivot de la vie chrétienne», a estimé le Saint-Père. 

Augustine Asta – Cité du Vatican

Après un bain de foule en papamobile, Léon XIV a offert une méditation sur la résurrection du Christ. La Pâque de Jésus n’est pas «un événement appartenant à un passé lointain, désormais ancré dans la tradition comme tant d’autres épisodes de l’histoire humaine», a-t-il lancé, ajoutant que l’Église «nous enseigne à actualiser la mémoire de la Résurrection chaque année, le dimanche de Pâques, et chaque jour, lors de la célébration eucharistique, au cours de laquelle s’accomplit pleinement la promesse du Seigneur ressuscité.» C’est pourquoi, a continué le Saint-Père, le mystère pascal constitue «le pivot de la vie chrétienne, autour duquel gravitent tous les autres événements». L’évêque de Rome a alors estimé que «chaque jour est Pâques». À travers chaque situation, – douleur, souffrance, tristesse, mêlées de joie, d’émerveillement, de sérénité – le cœur humain «aspire à la plénitude, à un bonheur profond», a fait remarquer le Pape.

“Pâques n’élimine pas la croix, mais la vainc dans le duel prodigieux qui a changé l’histoire humaine.”

La Résurrection donne espérance à la vie quotidienne

«Notre époque également, marquée par tant de croix, invoque l’aube de l’espérance pascale», a également révélé Léon XIV, qui a affirmé dans le même temps que cette Résurrection du Christ «n’est pas une idée, une théorie, mais l’Événement qui est à la base de la foi». Dans la foulée, le Souverain pontife a indiqué que «Lui, le Ressuscité, par l’Esprit Saint, continue de nous le rappeler, afin que nous puissions être ses témoins même là où l’histoire humaine ne voit pas la lumière à l’horizon». Car, a-t-il dit, «l’espérance pascale ne déçoit pas»«Croire vraiment en la Pâques à travers le cheminement quotidien signifie» pour le Pape «révolutionner notre vie, être transformés pour transformer le monde avec la force douce et courageuse de l’espérance chrétienne».

La Résurrection, victoire de l’amour sur le péché et de la vie sur la mort

L’annonce pascale, a expliqué le Saint-Père, est «la nouvelle la plus belle, la plus joyeuse et la plus bouleversante qui ait jamais résonné au cours de l’histoire, elle estl’“Évangile” par excellence» qui«atteste la victoire de l’amour sur le péché et de la vie sur la mort». Et face à «notre fragile humanité», a-t-il insisté, l’annonce pascale devient «soin et guérison». Elle «nourrit l’espérance face aux défis effrayants que la vie nous pose chaque jour, tant au niveau personnel que planétaire».

L’occasion pour le Souverain pontife de rappeler que dans la perspective de Pâques, «la Via Crucis – le Chemin de Croix se transforme en Chemin de Lumière – Via Lucis». C’est la raison pour laquelle «nous avons besoin de savourer et de méditer la joie après la douleur» mais aussi «de revivre dans une lumière nouvelle toutes les étapes qui ont précédé la Résurrection». «Nous tendons vers l’infini et l’éternel», et cela contraste avec «l’expérience de la mort, anticipée par les souffrances, les pertes, les échecs», a noté le Saint-Père, qui pour illustrer son propos, a mentionné le Cantique de frère Soleil, de saint François d’Assise: «De la mort, nul homme vivant ne peut échapper».

Reprenant le passage narré dans l’évangile de Matthieu, le Pape a indiqué qu’en effet, «tout change grâce à ce matin où les femmes, venues au tombeau pour oindre le corps du Seigneur, l’ont trouvé vide». Depuis ce «matin-là jusqu’à aujourd’hui, chaque jour, Jésus portera également ce titre: le Vivant, comme il se présente lui-même dans l’Apocalypse», a détaillé le Successeur de Pierre. Et en Lui, a-t-il ajouté, «nous avons la certitude de pouvoir toujours trouver l’étoile polaire vers laquelle orienter notre vie apparemment chaotique, marquée par des événements qui nous semblent souvent confus, inacceptables, incompréhensibles: le mal, sous ses multiples facettes, la souffrance, la mort, des événements qui concernent tout le monde et chacun d’entre nous», a-t-il déclaré.Voilà pourquoi, en méditant sur le mystère de la Résurrection, «nous trouvons la réponse à notre soif de sens», a-t-il conclu.

Source : VATICANNEWS, le 5 novembre 2025

En novembre le Pape invite à prier pour la prévention du suicide

En novembre le Pape invite à prier pour la prévention du suicide 

Pour le mois de novembre 2025, Léon XIV consacre son intention de prière aux «personnes qui luttent contre des pensées suicidaires», afin qu’elles «trouvent dans leur communauté le soutien» et «s’ouvrent à la beauté de la vie». Le Saint-Père souhaite que les fidèles catholiques puissent soutenir, accueillir et accompagner celles et ceux qui luttent contre des pensées suicidaires.

Augustine Asta – Cité du Vatican

«Prions pour que les personnes qui luttent contre des pensées suicidaires trouvent dans leur communauté le soutien, l’attention et l’amour dont elles ont besoin, et s’ouvrent à la beauté de la vie». Ainsi commence la nouvelle édition de La Vidéo du Pape, publiée ce mardi 4 novembre et diffusée par le Réseau Mondial de Prière du Pape, avec le soutien du diocèse de Phoenix (Arizona, États-Unis) et la collaboration de Vatican Media.Durant le mois de novembre 2025, Léon XIV encourage donc les catholiques du monde entier à soutenir «toutes les personnes qui vivent dans les ténèbres et le désespoir» mais aussi qui luttent contre des pensées suicidaires. Et Léon XIV rappelle que même les croyants «ne sont pas à l’abri de la tristesse ni du désespoir». 

Le suicide, une crise de santé mondiale

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, environ 720 000 personnes mettent fin à leurs jours chaque année dans le monde, soit un peu moins de 2000 par jour. Le suicide est la troisième cause de mortalité chez les adolescents et les jeunes adultes. C’est pourquoi le Pape demande à l’Église -diocèses, paroisses, congrégations religieuses, associations de fidèles-d’écouter et d’accompagner avec «un cœur attentif et compatissant» «capable d’apporter réconfort et soutien», à celles et ceux qui traversent des difficultés. Le Saint-Père prie aussi pour que le «Seigneur nous apprenne donc à leur être proches, avec respect et tendresse».

La santé mentale, au cœur des préoccupations de l’Église

L’Église catholique a, ces dernières années, renforcé progressivement son attention envers la santé mentale, dans la prière comme dans la pastorale. D’ailleurs ce mercredi 5 novembre s’ouvre à Rome un congrès international, organisé par l’Association des ministres catholiques pour la santé mentale. Pendant trois jours, des personnes engagées dans la pastorale de la santé mentale, venues du monde entier, vont réfléchir à la manière dont la communauté chrétienne peut accompagner celles et ceux qui sont aux prises avec des problèmes de santé mentale, la dépression et une profonde souffrance, et prévenir le risque de suicide grâce à l’écoute et à la proximité.

Accompagnement et prévention

L’intention de prière du Saint-Père pour ce mois, «me tient profondément à cœur» confie l’évêque de Phoenix, Mgr John Dolan, qui lui-même a traversé personnellement le douloureux chemin du deuil après un suicide . «J’ai perdu mon frère Tom, mes sœurs Terese et Mary, ainsi que mon beau-frère Joe, tous morts par suicide. Il y a des blessures et des mystères que nous ne pouvons pas comprendre. Et pourtant, nous gardons l’espérance!», affirme-t-il. «Si tu te sens brisé, si tu luttes avec des pensées suicidaires, sache que tu es profondément aimé et que l’Église est là pour toi. Tu n’es pas seul !», ajoute-t-il.

L’Église «ne se substitue pas aux professionnels de la santé»

Le Père Cristóbal Fones, directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape, souligne pour sa part que «le thème de la prévention du suicide, interpelle profondément l’Église». Précisant par ailleurs que «ce n’est pas la première fois qu’une intention de prière met en lumière la fragilité de la santé mentale». En novembre 2021, insiste-t-il, le Pape François «nous avait invités à prier pour les personnes qui souffrent de dépression, et en avril 2020 pour celles qui sont esclaves des addictions, nous rappelant que la communauté chrétienne est également appelée à prendre soin des blessures intérieures».

Dans la prière de novembre, note-t-il, le Pape souligne que «tous nous ne sommes pas à l’abri de la tristesse ni du désespoir: cela concerne chacun, y compris les religieux et les consacrés». «Notre cœur humain, tout comme le Cœur de Jésus, n’est pas exempt de blessures et de souffrances. Personne n’est à l’abri de l’obscurité du désespoir», poursuit-il. C’est pourquoi les communautés chrétiennes doivent devenir «des lieux d’accueil et de soin, où ceux qui souffrent se sentent chez eux», déclare-t-il.

Le Père Cristóbal Fones, fait savoir aussi que, l’Église «ne se substituepas aux professionnels de la santé -psychologues, médecins, thérapeutes- mais elle peut jouer un rôle décisif en offrant proximité, écoute et espérance». Car c’est«dans les paroisses et les communautés diocésaines que nous apprenons des styles de vie qui construisent la prévention: aller à la rencontre de ceux qui souffrent, consoler ceux qui sont dans la tristesseprendre soin ensemble, partager l’espérance qui nous anime», conclut-il.

Source : VATICANNEWS, le 4 novembre 2015

Si on fait exactement comme elle; eh bien c’est tout simple…Ou bien : « Avoir un amour vital pour Marie »

Si on fait exactement comme elle, eh bien c’est tout simple…Ou bien : « Avoir un amour vital pour Marie »

Marie, c’est vital ! Souvent ce sont des gens très pauvres, très simples qui ont cet amour vital. Ils ont tellement la Sainte Vierge accrochée à eux, ils vivent tellement avec Elle, eh bien ils vivent d’Elle et ils vivent comme Elle.

Parce que, quand la Sainte Vierge est là, le meilleur moyen pour que ça ne nous gêne pas, c’est de faire les mêmes mouvements qu’elle fait. Sinon, on est engoncé, on est gêné. Si on fait exactement comme elle, eh bien c’est tout simple.

Pierre Goursat (1914-1991) In Paroles, rassemblées et présentées par Martine Catta. Editions de l’Emmanuel, Paris 2011, page 270

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

05.11.2025 – SAINT DU JOUR

St Guy Marie Conforti

St Guy-Marie Conforti

Évêque de Parme et fondateur

« Missionnaires xavériens »

 

Guido Maria Conforti naît le 30 mai 1865 à Casalora de Ravadese dans la province de Parme en Émilie. 

Encore enfant, il est déjà frappé à la vue du crucifix qui semble « lui dire beaucoup de choses », et à qui il attribue sa vocation. 

Adolescent, il est conquis à la lecture de saint François Xavier. 

Prêtre, il crée en 1895 un séminaire pour les Missions étrangères qui devient en 1898 la « Congrégation de Saint François Xavier pour les Missions étrangères »

Ordonné évêque de Ravenne en 1902, il est nommé à Parme en 1907 ; c’est là qu’il résidera jusqu’à sa mort. En 1912, il ordonne le premier évêque xavérien pour la Chine  : Mgr Luigi Calza, vicaire apostolique de Cheng-Chow. Dans son propre diocèse, Mgr Conforti constate un abandon préoccupant de la foi. Il a l’intuition que la mission ‘ad gentes’ pourrait revitaliser la foi languissante des pays de vieille chrétienté, bref, que la foi s’accroît en la transmettant. 

Conscient que tout prêtre doit être missionnaire, il fonde avec le Père Manna en 1917 l’Union Missionnaire du Clergé qui prendra rapidement une extension mondiale. Mais tout laïc chrétien aussi est appelé. « Faisons-nous donc tous apôtres, dit-il à ses diocésains, car nous le pouvons et nous le devons tous, dans l’état et dans la condition dans laquelle la divine Providence nous a placés. » 

La source d’où tirent leur vigueur, à la fois son zèle infatigable et le don total de lui-même à la mission ‘ad gentes’, c’est la croix. « Le crucifix, dit-il, est le grand livre sur lequel se sont formés les saints.(…) Tous les enseignements contenus dans le saint Évangile sont résumés dans le Crucifix ».

En 1928, malgré l’avis formel de ses médecins, il se rend en Chine pour visiter ses missionnaires. Il partage leur vie frugale et se rend dans les postes les plus reculés. Au retour, il en rend compte à ses diocésains avec émerveillement. 

Il meurt à Parme le 5 novembre 1931.

Guido Maria Conforti a été béatifié, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 17 mars 1996, et canonisé, le 23 octobre 2011, par Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).

La devise de saint Guido Maria Conforti, « Caritas Christi Urget Nos » (la charité du Christ nous presse), résume le programme de l’institut missionnaire qu’il créa, une famille religieuse entièrement consacrée au service de l’évangélisation sous le patronage de saint François-Xavier, le grand apôtre de l’orient.

©Evangelizo.org

St Guy-Marie Conforti priez pour nous !

05.11.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,25-33. 

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit :
« Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.

Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?
Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui
“Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”
Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?
S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.
Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Jean Tauler (v. 1300-1361)

dominicain à Strasbourg

Sermon 21, 4ème pour l’Ascension (trad. cf Cerf 1991, p. 155)

« Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple »

      Puisque notre Tête est montée aux cieux, il convient que ses membres (Col 2,19) suivent leur Chef (…), passant par le chemin qu’il a pris si péniblement. Car « il fallait que le Christ souffre ainsi pour entrer dans sa gloire » (Lc 24,26). Nous devons suivre notre Chef, si digne d’amour, lui qui a porté l’étendard devant nous. Que chaque homme prenne sa croix et le suive ; et nous arriverons là où il est. On voit bien que beaucoup suivent ce monde-ci pour des honneurs dérisoires, et pour cela renoncent au confort physique, à leur foyer, à leurs amis, s’exposant aux périls de la guerre, tout cela pour acquérir des biens extérieurs ! Il est donc juste que nous pratiquions le plein renoncement pour acquérir le pur bien qui est Dieu, et qu’ainsi nous suivions notre Chef…       Il n’est pas rare de trouver des hommes qui désirent être les témoins du Seigneur dans la paix, c’est-à-dire pourvu que tout aille selon leurs désirs. Volontiers ils veulent devenir des saints, mais sans fatigue, sans ennui, sans difficulté, sans qu’il leur en coûte rien. Ils ambitionnent de connaître Dieu, de le goûter, de le sentir, mais il ne faut pas qu’il y ait d’amertume. Alors, dès qu’il faut travailler, dès que l’amertume, les ténèbres, les tentations viennent les trouver, dès qu’ils ne sentent plus Dieu et qu’ils se sentent délaissés intérieurement, ainsi qu’au dehors, leurs belles résolutions s’évanouissent. Ce ne sont pas de vrais témoins, des témoins comme il en faut pour le Sauveur. (…) Ah, puissions-nous nous affranchir de cette recherche-là et chercher la paix en tout temps, au sein même du malheur ! C’est là seulement que naît la vraie paix, celle qui demeure.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 13,8-10. 

Frères, n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi.
La Loi dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras pas.’ Ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’
L’amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour.

Psaume 112(111),1-2.4-5.9. 

R/ L’homme de bien a pitié, il partage. (Ps 111, 5a)

Heureux qui craint le Seigneur, 
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ; 
la race des justes est bénie.

Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres, 
homme de justice, de tendresse et de pitié.
L’homme de bien a pitié, il partage ; 
il mène ses affaires avec droiture.

à pleines mains, il donne au pauvre ; 
à jamais se maintiendra sa justice, 
sa puissance grandira, et sa gloire !