Le Cœur Immaculé de Marie aide l’humanité à entrer dans le mystère du véritable amour (I)

Le Cœur Immaculé de Marie aide l’humanité à entrer dans le mystère du véritable amour (I)

Le père Alessandro Maria Apollonio, franciscain italien, professeur de philosophie et de théologie vivant actuellement en Slovaquie, estime que le véritable amour par excellence se révèle dans la dévotion au Cœur immaculé de Marie, « première coopératrice maternelle, la plus proche de nous, de notre joie, qui ne sera complète qu’au paradis ».

Dans une récente interview accordée au journal américain National Catholic Register en marge de la conférence « A Day With Mary » (Une journée avec Marie) à Londres, le père Apollonio a constaté l’insuffisance de la réponse à l’invitation du Seigneur à établir une dévotion mondiale au Cœur immaculé de Marie et a expliqué pourquoi une réponse satisfaisante de la part de l’humanité est si urgente.

Q. Père Apollonio, selon vous, quel est l’aspect le plus urgent de la mariologie qui doit être transmis lors de cette conférence ?

R. Je pense que le premier objectif de cette conférence est de prendre conscience de la faible réponse générale à la demande de Dieu d’établir dans le monde la dévotion au Cœur immaculé de Marie. Cette demande est si profonde, si exigeante, qu’il est nécessaire de mieux comprendre les mots uniques de cette requête.

Q. En quoi est-il important de distinguer le Cœur immaculé de Marie de ses autres titres, Notre Dame ou la Sainte Vierge Marie ?

R. Nous entrons ici dans un domaine théologique. Mon opinion, partagée par beaucoup d’autres, est que le Cœur immaculé de Marie représente le mystère de son amour immaculé pour Dieu et pour l’homme. Et ce mot « amour » est au centre de la Révélation car, dans l’Antiquité, les philosophes païens, par exemple, ne savaient pas ce qu’était le véritable amour. Ils confondaient l’amour avec les passions, avec la concupiscence ou l’attraction aveugle et inéluctable. Au contraire, selon la théologie catholique, le véritable amour est l’expression la plus élevée de la liberté et de la dignité humaines.

Le concept pur de l’amour est au centre de la Révélation parce que « Dieu est amour » (1 Jean 4, 16) et le Cœur Immaculé de Marie, avec le Sacré-Cœur de Jésus, est l’image par excellence de ce mystère : l’amour pur partagé avec les créatures, à commencer par les plus proches de lui.

Edward Pentin

18 août 2025 pour EWTN Vatican (Adapté ; article initialement publié dans le National Catholic Register)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

07.11.2025 SAINT DU JOUR

St Vincent Grossi

St Vincent (Vincenzo) Grossi

Prêtre et fondateur des :

‘Filles de l’Oratoire’

 

Né le 9 mars 1845, à Pizzighettone (Italie), il était l’avant dernier d’une fratrie de sept enfants ; il fut baptisé le jour même de sa naissance. 

Éduqué très chrétiennement par sa mère, qui fut sa première catéchiste, il manifesta, dès l’enfance, un zèle et une joie toute spéciale à aider sa paroisse. De son père il hérita le sérieux et l’amour du travail bien fait.

Ayant manifesté son désir de devenir prêtre, il fut freiné par son père, non seulement pour des raisons familiales, mais aussi pour tester la vocation de son fils. Ce ne fut qu’à l’âge de 19 ans que Vincent put réaliser son désir de se consacrer tout entier à Dieu.

En 1866 il entra au Séminaire de Crémone et après des études sérieuses, couronnées de succès, il fut ordonné prêtre du diocèse de Lodi à 24 ans : il célébra sa première messe dans la cathédrale de Crémone le 22 mai 1869.

La messe sera toujours au centre de sa vie : il y puisera la lumière et la force pour lui-même et pour son apostolat. Il dira même aux Sœurs de son Institut : « le prêtre doit exprimer [pendant la messe], vivre et faire vivre la vie admirable de Jésus dans le ciel et continuer ici-bas la vie qu’Il aurait menée pour accomplir la volonté du Père ».

Après son ordination, il fut tout d’abord nommé vicaire auxiliaire dans une paroisse du diocèse et puis, en 1873, curé de Ragona. Ses dons de pasteur excellèrent pour l’éducation des enfants et des adolescents.

Après avoir perdu son époux, sa mère s’installa dans la cure et aida, par ses aumônes secrètes, à payer les dettes de la paroisse de son fils.

Plus tard, le 28 décembre 1882, sous les instances de son évêque il prit en charge la paroisse de Vicobellignani, où il resta 34 ans. Cette paroisse était en déclin, à cause de l’action des protestants qui avaient mené là un apostolat très actif.

Pour le convaincre, son évêque, Mgr Bonomelli, lui écrivit pour lui dire que « cette paroisse et en général toute la région, avait besoin de pasteurs pleins de zèle, désintéressés, exemplaires, d’une grande charité, d’une grande prudence et instruits : ces dons je les décèle en vous et je suis certain de ne pas me tromper… J’espère qu’en une dizaine d’années vous ressusciterez cette paroisse et ferez disparaître l’erreur ». 

L’évêque se révéla être un prophète, car, avec la prière intense et un généreux dévouement, le père Vincent transforma le pays en une véritable communauté spirituelle. Il était un pasteur zélé, le leader de son troupeau par la parole et l’exemple. 

Don Vincenzo n’était pas un homme à livres, mais plutôt un homme qui approfondissait tout avec sagesse et méthode, néanmoins il devait souvent lire et écrire. En effet il préparait avec grand soin ses sermons, que tous pouvaient comprendre, et plus tard il rédigea aussi les leçons pour ses religieuses. Sa prédication était le fruit de la prière et de la méditation régulière.

Sa messe quotidienne était précédée d’une longue préparation. La célébration était simple,  ordonnée, profondément exemplaire dans les paroles et les gestes. Son âme était alors toute tournée vers le Seigneur.

En 1885, il fonda la première communauté des ‘Filles de l’Oratoire’ pour aider les jeunes filles. Il écrivit les règles à genoux devant le tabernacle. À ses religieuses il demanda de ne vivre que dans la sainteté et dans la joie. Il leur choisit saint Philippe Néri comme patron.

Il meurt le 7 novembre 1917 en disant : « la voie est ouverte, il me faut y aller ». Ses reliques reposent dans la Maison-Mère, à Lodi.
Le 1er novembre 1975, saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) l’éleva à la gloire des autels, à Rome, et le donna aux prêtres comme un exemple à suivre.

Vincenzo Grossi a été proclamé Saint le dimanche 18 octobre 2015, à Rome, par le pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013) ; avec lui ont été canonisés : María Isabel Salvat Romero, une religieuse espagnole morte en 1998 et le couple Louis et Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse de Lisieux, un geste symbolique en plein synode sur la famille. 

©Evangelizo.org

Saint Vincenzo Grossi priez pour nous !

07.11.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16,1-8. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.”
Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte.
Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.”
Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?”
Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.”
Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.”
Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897)

carmélite, docteur de l’Église

Manuscrit autobiographique B, 4r° (in Manuscrits autobiographiques, coll. Livre de vie; Office central de Lisieux 1957; p.227-228) 

Le bon usage des richesses

      Ô Jésus, je le sais, l’amour ne se paie que par l’amour, aussi j’ai cherché, j’ai trouvé le moyen de soulager mon cœur en te rendant Amour pour Amour. « Employez les richesses qui rendent injustes à vous faire des amis qui vous reçoivent dans les tabernacles éternels » (Lc 16,9). Voilà, Seigneur, le conseil que tu donnes à tes disciples après leur avoir dit que « les enfants de ténèbres sont plus habiles dans leurs affaires que les enfants de lumière ». Enfant de lumière, j’ai compris que mes désirs d’être tout, d’embrasser toutes les vocations, étaient des richesses qui pourraient bien me rendre injuste, alors je m’en suis servie à me faire des amis… Me souvenant de la prière d’Élisée à son père Élie lorsqu’il osa lui demander son « double esprit » (2R 2,9), je me suis présentée devant les Anges et les Saints, et je leur ai dit : « Je suis la plus petite des créatures, je connais ma misère et ma faiblesse, mais je sais aussi combien les cœurs nobles et généreux aiment à faire du bien, je vous supplie donc, ô Bienheureux habitants du Ciel, je vous supplie de m’adopter pour enfant. À vous seuls sera la gloire que vous me ferez acquérir, mais daignez exaucer ma prière ; elle est téméraire, je le sais, cependant j’ose vous demander de m’obtenir votre double Amour. »

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 15,14-21. 

Moi-même, je suis convaincu, mes frères, que vous êtes pleins de bonnes qualités, remplis de toute connaissance de Dieu, et capables aussi de vous reprendre les uns les autres.
Mais je vous ai écrit avec un peu d’audace, comme pour raviver votre mémoire sur certains points, et c’est en raison de la grâce que Dieu m’a donnée.
Cette grâce, c’est d’être ministre du Christ Jésus pour les nations, avec la fonction sacrée d’annoncer l’Évangile de Dieu, afin que l’offrande des nations soit acceptée par Dieu, sanctifiée dans l’Esprit Saint.
Je mets donc ma fierté dans le Christ Jésus, pour ce qui est du service de Dieu.
Car je n’oserais rien dire s’il ne s’agissait de ce que le Christ a mis en œuvre par moi afin d’amener les nations païennes à l’obéissance de la foi, par la parole et l’action,
la puissance des signes et des prodiges, la puissance de l’Esprit de Dieu. Ainsi, depuis Jérusalem en rayonnant jusqu’à la Dalmatie, j’ai mené à bien l’annonce de l’Évangile du Christ.
Je l’ai fait en mettant mon honneur à n’évangéliser que là où le nom du Christ n’avait pas encore été prononcé, car je ne voulais pas bâtir sur les fondations posées par un autre,
mais j’ai agi selon cette parole de l’Écriture : Ceux à qui on ne l’avait pas annoncé verront ; ceux qui n’en avaient pas entendu parler comprendront.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4. 

R/ Le Seigneur a fait connaître son salut parmi toutes les nations. (Ps 97, 2)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
car il a fait des merveilles ; 
par son bras très saint, par sa main puissante, 
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire 
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, 
sonnez, chantez, jouez !

Mise au point du Vatican sur Marie : la Vierge n’est pas « co-rédemptrice »

Le Dicastère pour la Doctrine de la foi (DDF) a publié, ce 4 novembre 2025, la note doctrinale intitulée Mater Populi fidelis, consacrée à certains titres attribués à la Vierge Marie — en particulier ceux de « co-rédemptrice » et de « médiatrice ». Ce texte d’une vingtaine de pages, rédigé sous le pontificat de François et approuvé par Léon XIV, d’une portée fortement théologique, entend clarifier la position du magistère sur le statut et le rôle de Marie, rappelant notamment que, selon la foi catholique, « seul Dieu peut donner la grâce ».

La mise au point du Vatican intervient alors que, depuis plusieurs décennies, des fidèles et des groupes de spiritualité mariale demandent une définition dogmatique de certaines appellations de la Vierge Marie, la mère de Jésus dans les Évangiles. Ces requêtes, à l’instar des controversées « apparitions d’Amsterdam », ont nourri un débat récurrent au sein de l’Église. Avec ce nouveau travail, il s’agissait de dépasser deux excès : le « maximalisme » qui divinise Marie et le « minimalisme » qui la réduit à un simple symbole, a expliqué le préfet du dicastère, le cardinal Víctor Manuel Fernández, en présentant la note ce mardi.

Mater Populi fidelis (La mère du peuple fidèle) répond aussi à une préoccupation œcuménique : éviter les formulations mariales susceptibles de heurter les autres chrétiens, notamment protestants et orthodoxes. La figure et la place de Marie est objet de débat et représente l’un des points d’achoppement entre les différentes confessions.

Dans le document, le DDF passe en revue divers titres mariaux – co-rédemptrice, médiatrice, mère de toutes grâces, mère des croyants, mère du peuple fidèle – et cherche à nuancer certains usages, afin d’éviter des interprétations erronées. « Il ne s’agit pas de corriger, mais de valoriser, d’admirer et d’encourager la piété du peuple de Dieu fidèle », précise la note, soucieuse de souligner la place « unique » de Marie dans la foi.

Malgré ces précautions, la conférence de présentation a été interrompue à plusieurs reprises par un catholique sarde, accusant le préfet de trahir la tradition de l’Église et affirmant que « ce document ne plaît pas à Dieu ». Le cardinal Fernández, a rétorqué devant lui que les thèmes liés « à la grâce et à la rédemption » avaient provoqué les polémiques et réactions « les plus fortes » dans l’histoire de l’Église. Il a aussi fait valoir que Léon XIV avait approuvé ce texte en tant que cardinal membre du dicastère le 26 mars et en tant que pape le 7 octobre.

Co-rédemptrice : un terme inopportun

La clarification la plus nette du texte concerne le terme de co-rédemptrice : pour le gardien du dogme, l’utilisation de ce titre est « inopportune », et génère « une confusion et un déséquilibre ». Selon l’Église catholique, seul Jésus est le rédempteur, c’est à dire que seul le fils de Dieu sauve l’humanité, ainsi que l’a rappelé le cardinal Fernández.

Si certains pontifes ont utilisé ce titre « sans trop s’attarder à l’expliquer », comme Jean-Paul II, le DDF cite le cardinal Joseph Ratzinger (futur Benoît XVI) qui s’est exprimé publiquement contre l’utilisation de ce titre comme préfet de la congrégation pour la Doctrine de la foi, et le pape François qui « a clairement exprimé sa position » contre son usage.

Le terme médiatrice, demande quant à lui « une prudence particulière », estime le Saint-Siège. Il peut désigner une « aide, intercession », mais « en aucune façon il n’a pour but d’ajouter une efficacité ou une puissance à l’unique médiation de Jésus-Christ ». La médiation de Marie n’est pas due à « une faiblesse, une incapacité ou un besoin du Christ », insiste la note, affirmant que « ni l’Église ni Marie ne peuvent remplacer, ni perfectionner », l’œuvre rédemptrice de Dieu « qui a été parfaite et n’a pas besoin d’ajouts ».

Le DDF émet une autre réserve sur le terme « médiatrice de toutes grâces », citant à nouveau le cardinal Ratzinger qui n’était pas favorable à son utilisation. « Seul Dieu peut donner la grâce », insiste le Vatican. Il invite à éviter toute description qui suggérerait « une sorte d’effusion de la grâce par étapes, comme si la grâce de Dieu descendait par différents intermédiaires » ou encore qui désignerait Marie comme « distributrice de biens ou d’énergies spirituelles, détachés de notre relation personnelle avec Jésus-Christ ».

Rome veut proscrire également les expressions qui envisagent Marie comme « une sorte de ‘paratonnerre’ devant la justice du Seigneur, comme si Marie était une alternative nécessaire à l’insuffisante miséricorde de Dieu ». En juillet 2024, autorisant la promotion des apparitions mariales italiennes dites « de la Rose Mystique de Fontanelle », le DDF avait déjà mis en garde contre des expressions inadéquates laissant penser que la Vierge Marie serait une « médiatrice paratonnerre ».

La coopération de Marie, une maternité spirituelle

Le document met en avant la « coopération » particulière de Marie au salut de Jésus comme une « maternité spirituelle » envers les êtres humains. La présence de Marie dans la vie quotidienne des fidèles est « bien supérieure à la proximité que peut avoir n’importe quel autre saint », assure-t-il, mais toujours subordonnée à Jésus.

Rome met en garde les catholiques contre toute considération de Marie qui « détourne du Christ, ou qui la place au même niveau que le Fils de Dieu ». La maternité de la « mère des croyants » n’a pas pour but « d’affaiblir » la dévotion à Jésus mais de la « stimuler ». Et de préciser : « Tout ce qui précède n’offense ni n’humilie Marie. […] Pour elle, il n’y a pas d’autre gloire que celle de Dieu ».

Le DDF précise également que, même lorsque des phénomènes réputés surnaturels ont reçu un jugement positif de l’Église, si ceux-ci occasionnent l’usage d’expressions ou de titres erronés, ils ne deviennent pas pour autant objet de foi. Comme pour toute apparition, « les fidèles ne sont pas obligés d’y donner leur assentiment ».

Source : I.Media

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