Anastase, naît à Rome dans la famille des Massimi, est pape du 27-11-399 au 19-12-401. Il condamne les doctrines d’Origène et les donatistes ; plus modéré que Jérôme contre Origène, il se montre plus ferme envers les donatistes de l’Église en Afrique. Il censure les ouvrages qui ne correspondent pas à la cosmologie chrétienne (la censure chrétienne sera souvent appelée “anastasie”).
Cependant, il est un homme de conciliation et se montre très attentif au retour paisible des chrétiens qui, devant la persécution, ont cédé par faiblesse : il y a quelques lettres qui témoignent de cette miséricorde très fraternelle. Il réconcilie les Églises de Rome et d’Antioche.
Anastase combattit les disciples d’une secte qui pratiquait des rites hétérodoxes et décida que les prêtres devaient se lever et tenir la tête inclinée durant la lecture de l’Évangile. Il meurt le 19 décembre 401. Il est enterré à Rome, sur la via Ostiense, au-dessus des catacombes de Saint-Pontien. Son fils lui succède sur le trône de Pierre : Innocent Ier.
Homme de très riche pauvreté, dit saint Jérôme, et d’ardeur apostolique, qui, dans un bref pontificat, s’opposa fermement aux doctrines hérétiques. (M.R.) Saint Anastase Ier est fêté le 19 décembre.
Sources principales : wikipédia.org (« Rév. x gpm »).
Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre du groupe d’Abia, nommé Zacharie. Sa femme aussi était descendante d’Aaron ; elle s’appelait Élisabeth. Ils étaient l’un et l’autre des justes devant Dieu : ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur de façon irréprochable. Ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth était stérile et, de plus, ils étaient l’un et l’autre avancés en âge. Or, tandis que Zacharie, durant la période attribuée aux prêtres de son groupe, assurait le service du culte devant Dieu, il fut désigné par le sort, suivant l’usage des prêtres, pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur. Toute la multitude du peuple était en prière au dehors, à l’heure de l’offrande de l’encens.
L’ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l’autel de l’encens. À sa vue, Zacharie fut bouleversé et la crainte le saisit. L’ange lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée : ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Tu seras dans la joie et l’allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance, car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira pas de vin ni de boisson forte, et il sera rempli d’Esprit Saint dès le ventre de sa mère ; il fera revenir de nombreux fils d’Israël au Seigneur leur Dieu ; il marchera devant, en présence du Seigneur, avec l’esprit et la puissance du prophète Élie, pour faire revenir le cœur des pères vers leurs enfants, ramener les rebelles à la sagesse des justes, et préparer au Seigneur un peuple bien disposé. »
Alors Zacharie dit à l’ange : « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? Moi, en effet, je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge. » L’ange lui répondit : « Je suis Gabriel et je me tiens en présence de Dieu. J’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle. Mais voici que tu seras réduit au silence et, jusqu’au jour où cela se réalisera, tu ne pourras plus parler, parce que tu n’as pas cru à mes paroles ; celles-ci s’accompliront en leur temps. » Le peuple attendait Zacharie et s’étonnait qu’il s’attarde dans le sanctuaire. Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler, et ils comprirent que, dans le sanctuaire, il avait eu une vision. Il leur faisait des signes et restait muet. Lorsqu’il eut achevé son temps de service liturgique, il repartit chez lui. Quelque temps plus tard, sa femme Élisabeth conçut un enfant. Pendant cinq mois, elle garda le secret. Elle se disait : « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, en ces jours où il a posé son regard pour effacer ce qui était ma honte devant les hommes. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Jean Tauler (v. 1300-1361)
dominicain à Strasbourg
Sermon pour la fête de Noël (trad. Cerf 1991, p.15s)
« Voici que tu devras garder le silence »
À Noël nous fêtons une triple naissance… La première et la plus sublime naissance est celle du Fils unique engendré par le Père céleste dans l’essence divine, dans la distinction des personnes. La seconde naissance est celle qui s’accomplit par une mère qui dans sa fécondité a gardé la pureté absolue de sa chasteté virginale. La troisième est celle par laquelle Dieu, tous les jours et à toute heure, naît en vérité, spirituellement, par la grâce et l’amour, dans une bonne âme… Pour cette troisième naissance, il ne doit rester en nous qu’une recherche simple et pure de Dieu sans plus aucun désir d’avoir quoi que ce soit qui nous soit propre…, avec la seule volonté d’être à lui, de lui faire place de la façon la plus élevée, la plus intime avec lui, pour qu’il puisse accomplir son œuvre et naître en nous sans que nous y mettions d’obstacle… C’est pourquoi saint Augustin nous dit : « Vide-toi pour que tu puisses être rempli ; sors afin de pouvoir entrer », et ailleurs : « Âme noble, noble créature, pourquoi cherches-tu en dehors de toi ce qui est en toi, tout entier, de la façon la plus vraie et la plus manifeste ? Et puisque tu participes à la nature divine, que t’importent les choses créées et qu’as-tu donc à faire avec elles ? » Si l’homme préparait ainsi la place au fond de lui-même, Dieu, sans aucun doute, serait obligé de le remplir et complètement ; sinon, le ciel se romprait plutôt pour remplir ce vide. Dieu ne peut pas laisser les choses vides ; ce serait contraire à sa nature, à sa justice. C’est pourquoi tu dois te taire ; alors le Verbe de cette naissance, la Parole de Dieu, pourra être prononcé en toi et tu pourras l’entendre. Mais comprends bien que si tu veux parler, lui doit se taire. On ne peut mieux servir le Verbe qu’en se taisant et en écoutant. Si donc tu sors complètement de toi-même, Dieu entrera tout entier ; autant tu sors, autant il entre, ni plus ni moins.
LECTURES :
Livre des Juges 13,2-7.24-25a.
En ces jours-là, il y avait un homme de Soréa, du clan de Dane, nommé Manoah. Sa femme était stérile et n’avait pas eu d’enfant. L’ange du Seigneur apparut à cette femme et lui dit : « Tu es stérile et tu n’as pas eu d’enfant. Mais tu vas concevoir et enfanter un fils. Désormais, fais bien attention : ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange aucun aliment impur, car tu vas concevoir et enfanter un fils. Le rasoir ne passera pas sur sa tête, car il sera voué à Dieu dès le sein de sa mère. C’est lui qui entreprendra de sauver Israël de la main des Philistins. » La femme s’en alla dire à son mari : « Un homme de Dieu est venu me trouver ; il avait l’apparence d’un ange de Dieu tant il était imposant. Je ne lui ai pas demandé d’où il venait, et il ne m’a pas fait connaître son nom. Mais il m’a dit : “Tu vas devenir enceinte et enfanter un fils. Désormais ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange aucun aliment impur, car l’enfant sera voué à Dieu dès le sein de sa mère et jusqu’au jour de sa mort !” » La femme enfanta un fils, et elle lui donna le nom de Samson. L’enfant grandit, le Seigneur le bénit, et l’Esprit du Seigneur commença à s’emparer de lui.
Psaume 71(70),1-2.3.5a.6.16.17.
R/ Je n’ai que ta louange à ma bouche, tout le jour, ta splendeur. (Ps 70, 8a)
En toi, Seigneur, j’ai mon refuge : garde-moi d’être humilié pour toujours. Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.
Sois le rocher qui m’accueille, toujours accessible ; tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c’est toi !
Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ; tu seras ma louange toujours !
Je revivrai les exploits du Seigneur en rappelant que ta justice est la seule. Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.
Audience générale: «Nous ne sommes pas des machines, mais un cœur»
Devant 20 000 fidèles place Saint-Pierre, Léon XIV a poursuivi, lors de l’audience générale de ce mercredi 17 décembre, le cycle de catéchèses du Jubilé consacré à Jésus-Christ, notre espérance. En ce troisième mercredi de l’Avent, dans une méditation intitulée «Pâques comme amarre du cœur inquiet», le Pape augustin a invité les fidèles à relire la vie humaine, marquée par l’agitation et la fatigue, à la lumière de la Résurrection du Christ.
Moriba Camara, S.J. – Cité du Vatican
Constatant que la vie contemporaine est dominée par la rapidité et l’exigence de résultats immédiats, le Pape a posé une question essentielle: «De quelle manière la résurrection de Jésus éclaire-t-elle cet aspect de notre expérience?» À cette interrogation, la foi chrétienne apporte une réponse claire: «Nous trouverons le repos. Nous ne serons pas inactifs, mais nous entrerons dans le repos de Dieu, qui est paix et joie». Pour Léon XIV, ce repos n’est pas seulement une promesse future, mais une force capable de transformer la vie dès maintenant, au cœur même de l’agitation quotidienne.
Le Saint-Père a souligné le risque d’une existence absorbée par une multitude d’activités qui, loin d’épanouir, finissent par épuiser et désorienter. «Nous nous sentons alors fatigués, insatisfaits… Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas des machines, nous avons un cœur – ou plutôt, pouvons-nous dire, nous sommes un cœur », a affirmé le Pape. Ce cœur, a-t-il expliqué, est «le symbole de notre humanité tout entière», le lieu où se rejoignent pensées, désirs et sentiments. S’appuyant sur l’Évangile selon saint Matthieu, le Pape a rappelé que «là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur» (Mt 6,21).
Le véritable trésor est Dieu Amour
Face aux faux trésors que sont la richesse, la réussite ou l’accumulation de biens, souvent «idolâtrés au prix sanglant de millions de vies humaines et de la dévastation de la création de Dieu», Léon XIV a rappelé que le véritable trésor ne peut être conservé que dans le cœur. «C’est donc dans le cœur que l’on conserve le véritable trésor, non dans les coffres-forts de la terre, ni dans de grands investissements financiers qui n’ont jamais été aussi démesurés qu’aujourd’hui», a souligné le Pape.
S’inspirant de saint Augustin, il a décrit le cœur humain comme «inquietum», inquiet non par hasard, mais parce qu’il est orienté vers sa destination ultime qui est Dieu. «Et le véritable amarrage du cœur ne consiste pas à posséder des biens matériels, mais à atteindre ce qui peut le combler pleinement; c’est-à-dire l’amour de Dieu, ou mieux encore, Dieu Amour», a-t-il souligné.
Le pape Léon XIV à l’audience générale sur la place Saint-Pierre au Vatican.
L’espérance pascale, fondement de la vie chrétienne
Cette rencontre avec Dieu passe concrètement par l’amour du prochain. «Ce trésor (…) ne se trouve qu’en aimant le prochain que nous rencontrons sur notre chemin», a rappelé le Pape, soulignant que la relation authentique exige parfois de ralentir, de changer de regard et même de réorienter sa vie.
Concluant cette audience générale, Léon XIV a affirmé que «nul ne peut vivre sans un sens qui aille outre le contingent». La Résurrection du Christ constitue ce fondement solide sur lequel repose l’espérance chrétienne: «Le cœur inquiet ne sera pas déçu s’il s’engage dans la dynamique d’amour pour laquelle il a été créé». «L’amarrage est certain, la vie a triomphé et en Christ, elle continuera de triompher dans toutes les morts du quotidien», a-t-il conclu, invitant les fidèles à bénir et remercier sans cesse le Seigneur pour le don de cette espérance.
Un ex animateur radio de Chicago parcourt le pays avec une statue de Marie (I)
« Nous sommes tous brisés, mais nous sommes aimés. » C’est ce qu’affirme Kevin Matthews, ancien animateur radio provocateur de Chicago aux États-Unis, devenu « chauffeur de scène de Marie », qui parcourt le pays avec une statue de Marie trouvée près d’une benne à ordures dans le Michigan et qui partage sa prise de conscience de l’amour de Dieu pour son peuple.
Son histoire est racontée dans le film « Broken Mary : The Kevin Matthews Story », projeté dans les cinémas de la région de Chicago pour une seule soirée, le 7 octobre 2025.
Le film retrace la vie de Matthews, né à Pontiac, dans le Michigan. Il a découvert la radio à l’université et a fini par travailler à Chicago au milieu des années 1980. Au bout de 20 ans, il est retourné faire de la radio dans le Michigan. C’est là qu’il s’est retrouvé licencié de son nouvel emploi. Quelques années plus tôt, on lui avait diagnostiqué une sclérose en plaques, et il se sentait inutile, comme si le monde l’avait rejeté. « Nous vivons aujourd’hui dans un monde jetable », a-t-il déclaré lors d’un entretien téléphonique. « Si vous n’êtes pas utile, vous êtes mis au rebut. On vous réduit au silence »
Il a été licencié un vendredi en 2010, un an après avoir signé un contrat de cinq ans. Le lendemain, alors qu’il se rendait en voiture à une quincaillerie, il s’est senti poussé à acheter des fleurs à sa femme.
Levant les yeux, il a aperçu un fleuriste et s’y est arrêté. À quelques mètres de là, près d’une benne à ordures, il a vu une statue de Marie, une image produite en série, du type de celles que l’on trouve souvent dans les jardins. La statue était cassée en deux, il lui manquait les mains et elle était recouverte de détritus.
« Comment peut-on jeter une image de Marie, la mère du Christ, la reine du ciel et de la terre… », dit Matthews, la voix tremblante. « Elle n’est pas un déchet. C’était horrible ! » Il entendit alors la même voix qui lui avait demandé de s’arrêter pour acheter des fleurs, lui demander : « Vas-tu me renier ? Vas-tu renier ma mère ? »
« J’ai promis de prendre soin d’elle », a alors déclaré Matthews, même si au fil des ans, il a compris que c’était Marie qui prenait soin de lui. « Dieu m’a appelé près d’une benne à ordures et m’a dit : « Je te laisse avec ma mère et elle te nettoiera », dit-il.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.