28.07.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Melchor García Sampedro
Évêque dominicain et martyr († 1858)

Melchor García Sampedro(Melchor de Quirós) naît à Lindes (Asturias, Espagne) le 28 avril 1821.

En 1835 il étudie la philosophie et la théologie à l’université d’Oviedo, enseigne au collège diocésain San José, puis quitte l’enseignement et entre dans l’Ordre dominicain, avec l’intention d’être missionnaire en Orient, prenant l’habit au couvent d’Ocaña (Tolède) le 16 août 1845. 

Ordonné prêtre en décembre 1847 à Madrid, il s’embarque à Cádiz le 7 mars 1848 et arrive à Manille (Philippines) le 25 juillet. Il est lecteur de philosophie au collège Saint Thomas de Manille, jusqu’en octobre de la même année, puis embarque à Macao pour le Tonkin, où il arrive en février 1849. Il était d’une grande piété, avec une dévotion particulière envers le Seigneur de la Passion et la Mère douloureuse. Vu ses remarquables qualités pour le ministère et le gouvernement, il est vite élevé au service de vicaire du groupe de missionnaires.

Le 16 septembre 1855 l’évêque P. Sanjurjo le consacre évêque de Tricomia à Bui-Chu. En parfaite harmonie avec son projet ministériel, il se livre sans réserves au soin, formation et sanctification des fidèles, donnant ainsi l’occasion d’être connu publiquement et d’affronter la persécution que l’empereur Tu Duc avait décrétée contre les chrétiens. Il écrit à ses parents: « Nous n’avons pas eu un jour de paix ni de quiétude, ni une heure où notre vie n’ait pas été en danger. L’enfer entier s’est conjuré contre nous, et ces mandarins, comme d’autres Nérons, se sont proposé d’en finir avec l’œuvre du Seigneur… Persécution cruelle, famine et guerre civile sont les trois fléaux par lesquels les néophytes du Tonkin central purgent leurs péchés et se préparent une couronne plus brillante que le soleil, qu’ils ceindront pour toute l’éternité. En un jour ils ont coupé la tête au prêtre Huang et à cinq chrétiens; le lendemain à dix, et peu après à dix autres; ensuite à trois prêtres, et avant tous ceux-là, ils avaient coupé en morceaux en un seul jour treize chrétiens. Aidez-moi par vos prières à laver mes fautes avec mon sang et que j’obtienne la palme du martyre ».
Après l’exécution de Mgr Sanjurjo, son successeur, García Sampedro, est arrêté le 8 juillet 1858 à Kieu-Lao et conduit chargé de chaînes à Nam-Dinh, capitale de la province, où il est soumis à de cruelles tortures et tentations. Mais il demeure inébranlable dans sa foi, ce pourquoi, 28 juillet 1858, il est mis en pièces publiquement. Ses restes, rapatriés 30 ans après à Oviedo, où sont célébrés de solennels honneurs funèbres les 28-29 avril 1889, sont transférés à la cathédrale d’Oviedo.

Melchor García Sampedro a été béatifié le 24 avril 1951, avec 24 autres martyrs du Viêt-Nam, par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisé, avec 116 autres martyrs du Viêt-Nam, le 19 juin 1988 par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005).

Pour approfondissements et liste complète des 117 Martyrs :
>>> 117 martyrs du Vietnam

Source principale : cite-catholique.org/(« Rév. x gpm »).

Saint Melchor García Sampedro priez pour nous !

28.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,31-35. 

En ce temps-là, Jésus proposa aux foules une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ.
C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »


Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole,
accomplissant ainsi la parole du prophète : ‘J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.’

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975)

prêtre, fondateur

Homélie in Amigos de Dios (trad. Amis de Dieu, Laurier 2000, p. 30)

« Jusqu’à ce que toute la pâte ait levé »

J’ai envie de rappeler la grandeur divine de l’accomplissement fidèle des obligations habituelles de chaque jour, faite des luttes qui remplissent le Seigneur de joie et qu’il est seul à connaître avec chacun de nous. Soyez-en convaincus, vous n’aurez habituellement pas à réaliser de prouesses éblouissantes, notamment parce que d’ordinaire l’occasion ne s’en présente pas. En revanche, les occasions ne vous manqueront pas de prouver votre amour de Jésus Christ dans les petites choses, dans ce qui est normal… Lorsque nous méditons les paroles de notre Seigneur « pour eux je me consacre moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, consacrés en vérité » (Jn 17,19), nous percevons clairement notre unique but : la sanctification, autrement dit le devoir que nous avons d’être saints pour sanctifier. En même temps la tentation subtile nous assaille peut-être de penser que bien peu d’entre nous se sont décidés à répondre à cette invitation divine, sans compter que nous constatons que nous ne sommes que des instruments bien quelconques (cf Lc 17,10). Nous sommes peu nombreux, il est vrai, au regard du reste de l’humanité, et nous ne valons rien par nous-mêmes. Mais l’affirmation du Maître a l’accent de l’autorité : le chrétien est lumière, sel, ferment du monde, et « un peu de levain fait fermenter toute la pâte » (Mt 5,13-14; Ga 5,9).

LECTURES :

Livre de l’Exode 32,15-24.30-34. 

En ces jours-là, Moïse redescendit de la montagne. Il portait les deux tables du Témoignage ; ces tables étaient écrites sur les deux faces ;
elles étaient l’œuvre de Dieu, et l’écriture, c’était l’écriture de Dieu, gravée sur ces tables.
Josué entendit le bruit et le tumulte du peuple et dit à Moïse : « Bruit de bataille dans le camp. »
Moïse répliqua : « Ces bruits, ce ne sont pas des chants de victoire ni de défaite ; ce que j’entends, ce sont des cantiques qui se répondent. »
Comme il approchait du camp, il aperçut le veau et les danses. Il s’enflamma de colère, il jeta les tables qu’il portait, et les brisa au bas de la montagne.
Il se saisit du veau qu’ils avaient fait, le brûla, le réduisit en poussière, qu’il répandit à la surface de l’eau. Et cette eau, il la fit boire aux fils d’Israël.
Moïse dit à Aaron : « Qu’est-ce que ce peuple t’avait donc fait, pour que tu l’aies entraîné dans un si grand péché ? »
Aaron répondit : « Que mon seigneur ne s’enflamme pas de colère ! Tu sais bien que ce peuple est porté au mal !
C’est eux qui m’ont dit : “Fais-nous des dieux qui marchent devant nous. Car ce Moïse, l’homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte, nous ne savons pas ce qui lui est arrivé.”
Je leur ai dit : “Ceux d’entre vous qui ont de l’or, qu’ils s’en dépouillent.” Ils me l’ont donné, je l’ai jeté au feu, et il en est sorti ce veau. »
Le lendemain, Moïse dit au peuple : « Vous avez commis un grand péché. Maintenant, je vais monter vers le Seigneur. Peut-être obtiendrai-je la rémission de votre péché. »
Moïse retourna vers le Seigneur et lui dit : « Hélas ! Ce peuple a commis un grand péché : ils se sont fait des dieux en or.
Ah, si tu voulais enlever leur péché ! Ou alors, efface-moi de ton livre, celui que tu as écrit. »
Le Seigneur répondit à Moïse : « Celui que j’effacerai de mon livre, c’est celui qui a péché contre moi.
Va donc, conduis le peuple vers le lieu que je t’ai indiqué, et mon ange ira devant toi. Le jour où j’interviendrai, je les punirai de leur péché. »

Psaume 106(105),19-20.21-22.23. 

R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! (Ps 105, 1)

À l’Horeb ils fabriquent un veau, 
ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce qui était leur gloire 
pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.

Ils oublient le Dieu qui les sauve, 
qui a fait des prodiges en Égypte,
des miracles au pays de Cham, 
des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

Dieu a décidé de les détruire. 
C’est alors que Moïse, son élu, 
surgit sur la brèche, devant lui, 
pour empêcher que sa fureur les extermine.

27.07.2027 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: Dieu ne nous tourne jamais le dos lorsque nous nous tournons vers Lui

Commentant l’Évangile du jour, avant la récitation de la prière mariale de l’Angélus, le Pape a invité les fidèles à se sentir «dans la prière et dans la charité», «aimés et à aimer comme Dieu nous aime: avec disponibilité, discrétion, attention mutuelle, sans calcul». Dieu, a assuré le Saint-Père, «ne nous tourne jamais le dos lorsque nous nous tournons vers Lui». Par ailleurs, il a aussi relevé qu’«on ne peut pas prier Dieu comme “Père” et ensuite être dur et insensible envers les autres».

Fabrice Bagendekere, SJ – Cité du Vatican

L’Évangile proposé par la liturgie de ce dimanche 27 juillet, 17e dimanche de l’année liturgique C, présente Jésus qui enseigne à ses disciples le Notre Père, «la prière qui unit tous les chrétiens». Se référant au Catéchisme de l’Eglise Catholique, le Pape en a fait une lecture, mettant en évidence la «simplicité», la «confiance filiale», l’«audace», et la «certitude d’être aimé» auxquelles le Christ nous invite quand nous nous adressons à Dieu. «Nous adresser à Dieu en l’appelant “abba”, “papa”, comme des enfants», a souligné le Pape. Entrant plus en profondeur du Catéchisme, Léon XIV a relevé que «par la Prière du Seigneur, nous sommes révélés à nous-mêmes en même temps que le Père nous est révélé», assurant que «plus nous prions avec confiance le Père des Cieux, plus nous découvrons que nous sommes des enfants aimés et plus nous connaissons la grandeur de son amour».

Même après des erreurs, des occasions manqués, des échecs, Dieu nous accueillera toujours

Poursuivant sa méditation sur la deuxième partie de cet évangile qui décrit «les traits de la paternité de Dieu à travers quelques images évocatrices: celle d’un homme qui se lève au milieu de la nuit pour aider un ami à accueillir un visiteur inattendu; ou celle d’un parent qui se soucie de donner de bonnes choses à ses enfants», le Pape a mis en avant la disponibilité et la patience de Dieu à notre égard. «Ces images, a dit le Saint-Père, nous rappellent que Dieu ne nous tourne jamais le dos lorsque nous nous tournons vers Lui, même si nous arrivons tard pour frapper à sa porte, peut-être après des erreurs, des occasions manquées, des échecs, même s’il doit “réveiller” ses enfants qui dorment dans la maison pour nous accueillir».

Dieu agit avec une sagesse et une providence plus grandes qui dépassent notre compréhension

Dans l’aboutissement de cette réflexion, Léon XIV a établi une similitude entre ce portrait du «bon père de famille» et l’image du Pater Familias Ecclesiae, évoquant la destination universelle de l’amour de Dieu. «Dans la grande famille de l’Église, a affirmé le Pape, le Père n’hésite pas à nous rendre tous participants de chacun de ses gestes d’amour». Aussi a-t-il rassuré que «le Seigneur nous écoute toujours quand nous le prions», et que «si parfois il nous répond avec des délais et des moyens difficiles à comprendre, c’est parce qu’il agit avec une sagesse et une providence plus grandes qui dépassent notre compréhension». L’appel est à ne pas cesser de «prier avec confiance» «même dans ces moments-là». «En Lui, nous trouverons toujours lumière et force», a marqué d’insistance le Saint-Père.

La prière du Notre père, un rappel à la fraternité universelle

Par ailleurs, en plus de «la grâce de la filiation divine», le Pape a aussi relevé l’engagement à la fraternité universelle qui est sous-entendue dans cette prière. En récitant le Notre Père, a affirmé Léon XIV, «nous exprimons également l’engagement à répondre à ce don en nous aimant comme des frères dans le Christ», faisant référence à deux Pères de l’Église pour soutenir son propos. L’un d’eux est saint Cyprien de Carthage, qui, réfléchissant à cette prière dans De dominica Oratione, écrit: «Nous devons nous rappeler, lorsque nous appelons “Dieu notre Père”, que nous devons nous comporter en enfants de Dieu». L’autre, saint Jean Chrysostome, affirme dans De angusta porta et in Orationem dominicam: «Vous ne pouvez appeler votre Père, le Dieu de toute bonté, si vous gardez un cœur cruel et inhumain; car, dans ce cas, vous n’avez plus en vous la marque de bonté du Père céleste».

Se laisser transformer par la bonté et la patience de Dieu

De ces deux extraits, le Pape a fait ressortir qu’«on ne peut pas prier Dieu comme “Père” et ensuite être dur et insensible envers les autres». «Il est plutôt important de se laisser transformer par sa bonté, sa patience, sa miséricorde, afin de refléter son visage dans le nôtre comme dans un miroir», a martelé le Saint-Père. C’est ainsi que dans son appel final il a exhorté à nous sentir, «dans la prière et dans la charité», «aimés et à aimer comme Dieu nous aime: avec disponibilité, discrétion, attention mutuelle, sans calcul», invoquant l’intercession de Marie pour que répondant à cet appel, nous manifestions «la douceur du visage du Père».

Source : VATICANNEWS, le 27 juillet 2025

La Vierge Marie au secours de Philippe Auguste à Bouvines

La Vierge Marie au secours de Philippe Auguste à Bouvines

En 1214, la situation est tragique pour la France : elle est encerclée en Poitou par les Anglais menaçants, au nord par l’Empereur Otton IV (du Saint Empire germanique) qui l’envahit avec 200 000 hommes pour ravir sa couronne à Philippe Auguste.

Sachant que son ennemi – excommunié depuis peu – compte écraser la France pour se retourner ensuite contre le Pape et l’Église, le Roi met sa confiance en Dieu et fait appel à toutes les paroisses de France. 60.000 hommes répondent. Il va à Saint-Denis, communie, prend la « Sainte Oriflamme » et marche à l’ennemi. Le matin de Bouvines (1), sentant toute la gravité de l’heure, après s’être « voué à la Sainte Vierge », il déploie l’Oriflamme et met en déroute un ennemi plus de 3 fois supérieur en nombre. L’Église et la France sont sauvées.

Le roi envoie immédiatement un message à son fils, Louis, qui commande l’armée contre les Anglais en Poitou. De son côté, l’héritier du trône, lui aussi victorieux, envoie de même un messager à son père. Les deux envoyés se rencontrent aux portes de Senlis. A l’endroit même de cette mémorable rencontre, le roi fonde l’Abbaye de la Victoire, consacrée à Marie et fait une statue de Notre-Dame de la Victoire de Bouvines (lettres patentes du 12 mars 1222).

Lors de la rentrée triomphale à Paris, Philippe Auguste vient à Notre-Dame se prosterner devant la Mère de Dieu pour lui faire hommage du succès de ses armes et lui témoigner sa reconnaissance.

La Vierge Marie dans l’Histoire de France

De la Franquerie – p.51

(1) Bouvines est proche de Lille, dans les Hauts de France

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

27.07.2025 – SAINT DU JOUR

St Pantaléon

 Saint Pantaléon
Médecin, martyr 
(† v. 305)

Pantaléon vivait à Nicomédie. Son père était païen et sa mère chrétienne ; celle-ci mourut malheureusement bien trop tôt pour son enfant. Pantaléon, élevé dans la religion de Jésus-Christ, quoique non encore baptisé, subit l’influence de son père et finit par oublier les principes que sa mère lui avait inculqués dans son enfance.

Il s’attacha à l’étude de la médecine et y devint si célèbre, que l’empereur Maximien-Galère le choisit pour son médecin et voulut l’avoir à sa cour. Un prêtre chrétien, nommé Hermolaüs, résolut de ramener à la foi chrétienne un homme qui avait de si brillantes qualités ; il s’introduisit dans sa confiance et en vint à lui rappeler les vérités de la religion : 
« À quoi, lui dit-il, vous serviront vos connaissances, si vous ignorez la science du salut ? »

Hermolaüs, voyant que ses paroles faisaient impression sur Pantaléon, le pressa davantage, et celui-ci lui déclara qu’il y penserait sérieusement. Ces heureuses dispositions s’affermirent par un miracle qu’il opéra en invoquant le nom de Jésus-Christ. Un jour qu’il se promenait dans la campagne, il rencontra un enfant mort, et, tout près de lui une vipère. Il ne douta point que l’enfant n’eût été la victime de ce reptile venimeux. Inspiré par la grâce, il s’adressa, plein de confiance, à Jésus-Christ, et dit : « Enfant, lève-toi, au nom de Jésus-Christ ! » Puis, se tournant vers la vipère : « Et toi, méchante bête, reçois le mal que tu as fait. » À l’instant l’enfant se relève vivant, et la vipère demeure inerte sur le sol. Pantaléon n’hésita plus à se faire baptiser.

Le salut de son père fut sa première pensée, et il employa tout pour y réussir, la raison, le sentiment, la piété filiale et surtout la prière ; il acheva sa conquête par un miracle. Un jour, un aveugle vint le trouver et lui dit : « J’ai depuis longtemps employé sans effet tous les remèdes ; on m’a dit que vous êtes très habile médecin ; pourriez-vous me secourir ? – Je vous guérirai, dit le médecin, si vous vous engagez à devenir chrétien. » L’aveugle promit avec joie et fut aussitôt guéri par l’invocation de Jésus-Christ. Son père, témoin de ce miracle, reçut le baptême avec l’aveugle guéri.

Pantaléon devint de plus en plus un apôtre de la foi ; à la mort de son père il vendit tous ses biens, les employa en bonnes œuvres et ne se réserva que le produit de l’exercice de sa profession. Des médecins jaloux le dénoncèrent comme chrétien à l’empereur. Pantaléon fut condamné à divers supplices et fut enfin décapité.

 Saint Pantaléon priez pour nous !

27.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,1-13. 

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.»


Jésus leur dit encore : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains,
car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.”
Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.”
Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.


En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.
Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650)

moine au Mont Sinaï

L’Échelle sainte (trad. Bellefontaine 1993, coll. Spiritualité orientale n°24, p. 292-294 rev.) 

De la confiance et de la persévérance dans la prière

Tant que nous n’avons pas acquis la prière véritable, nous ressemblons à ceux qui commencent à apprendre aux enfants à marcher. Efforce-toi d’élever ta pensée, ou plutôt de l’enfermer dans les mots de la prière ; et si, à cause de son état d’enfance, elle faiblit et tombe, ramène-la de nouveau. L’instabilité est propre à l’intellect, mais Dieu a le pouvoir de le rendre stable. Si tu persévères infatigablement dans ce combat, celui qui a posé les bornes à la mer de l’intellect viendra aussi en toi et lui dira pendant ta prière : « Tu iras jusque-là et pas plus loin » (Job 38, 11). L’esprit ne peut être enchaîné ; mais là où est le Créateur de l’esprit, tout lui est soumis. La foi donne des ailes à la prière ; sans elle, en effet, nous ne pouvons nous envoler au ciel.

LECTURES :

Livre de la Genèse 18,20-32. 

En ces jours-là, les trois visiteurs d’Abraham allaient partir pour Sodome.
Alors le Seigneur dit : « Comme elle est grande, la clameur au sujet de Sodome et de Gomorrhe ! Et leur faute, comme elle est lourde !
Je veux descendre pour voir si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu’à moi. Si c’est faux, je le reconnaîtrai. »
Les hommes se dirigèrent vers Sodome, tandis qu’Abraham demeurait devant le Seigneur.
Abraham s’approcha et dit : « Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ?
Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment les faire périr ? Ne pardonneras-tu pas à toute la ville à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ?
Loin de toi de faire une chose pareille ! Faire mourir le juste avec le coupable, traiter le juste de la même manière que le coupable, loin de toi d’agir ainsi ! Celui qui juge toute la terre n’agirait-il pas selon le droit ? »
Le Seigneur déclara : « Si je trouve cinquante justes dans Sodome, à cause d’eux je pardonnerai à toute la ville. »
Abraham répondit : « J’ose encore parler à mon Seigneur, moi qui suis poussière et cendre.
Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq : pour ces cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ? » Il déclara : « Non, je ne la détruirai pas, si j’en trouve quarante-cinq. »
Abraham insista : « Peut-être s’en trouvera-t-il seulement quarante ? » Le Seigneur déclara : « Pour quarante, je ne le ferai pas. »
Abraham dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère, si j’ose parler encore. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement trente ? » Il déclara : « Si j’en trouve trente, je ne le ferai pas. »
Abraham dit alors : « J’ose encore parler à mon Seigneur. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement vingt ? » Il déclara : « Pour vingt, je ne détruirai pas. »
Il dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère : je ne parlerai plus qu’une fois. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement dix ? » Et le Seigneur déclara : « Pour dix, je ne détruirai pas. »

Psaume 138(137),1-2a.2bc-3.6-7ab.7c-8. 

R/ Le jour où je t’appelle, réponds-moi, Seigneur. (Ps 137, 3)

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : 
tu as entendu les paroles de ma bouche. 
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel, 
tu fis grandir en mon âme la force.

Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ; 
de loin, il reconnaît l’orgueilleux.
Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre,
ta main s’abat sur mes ennemis en colère.

Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi ! 
Seigneur, éternel est ton amour : 
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 2,12-14. 

Frères, dans le baptême, vous avez été mis au tombeau avec le Christ et vous êtes ressuscités avec lui par la foi en la force de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts.
Vous étiez des morts, parce que vous aviez commis des fautes et n’aviez pas reçu de circoncision dans votre chair. Mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ : il nous a pardonné toutes nos fautes.
Il a effacé le billet de la dette qui nous accablait en raison des prescriptions légales pesant sur nous : il l’a annulé en le clouant à la croix.