La Sainte Vierge m’a protégé

La Sainte Vierge m’a protégé

Derniers rescapés du terrible massacre à Tibhirine en Algérie, les Frères Jean-Pierre et Amédée sont entrés au Prieuré Notre-Dame de l’Atlas de Midelt, dans le Maroc voisin (situé également sur les pentes de l’Atlas). Le Frère Jean-Pierre est décédé en 2021. Dans un entretien, il avait confié avoir été « sauvé » par la Vierge à plusieurs reprises :

« Oui, la Sainte Vierge m’a protégé. C’était à l’hôpital militaire de Heidelberg, en février 1943. Les blessés de Russie arrivaient par trains entiers. On m’avait envoyé là, parce que j’avais attrapé une maladie des yeux – une rétinite. Le médecin chef a dit « avec ces yeux-là, vous ne pouvez pas aller au front » et il m’a réformé.

Je suis sûr que la Vierge Marie m’a sauvé la vie car plusieurs fois au cours de ma vie, j’ai eu une grâce que je ne m’explique pas, et qui m’a fait échapper à des mauvais coups. La première fois, à cinq ans, j’ai failli être écrasé par un attelage. Le conducteur ne m’avait pas vu. Le cheval avait son sabot sur ma poitrine, puis il s’est arrêté d’un seul coup et n’a pas appuyé.

Une autre fois, c’était à Fès en 1997, où nous étions, après Tibhirine. Le plafond de ma chambre m’est tombé dessus. J’ai simplement eu le temps de voir du sable qui tombait puis les poutres qui s’effondraient sur mon lit. Je me suis dégagé à temps, sans trop savoir comment. Et puis, bien sûr, il y a eu Tibhirine (1)… »

Frère Jean-Pierre Schumacher, moine. Extrait d’une entrevue avec Jean-Claude Bésida

(1) Le 21 mai 1996, sept moines trappistes de l’abbaye Notre-Dame de l’Atlas étaient assassinés à Tibhirine en Algérie. Le huitième, frère Jean-Pierre a pu échapper à l’enlèvement.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

29.07.2025 – SAINTE DU JOUR

Sainte Marthe
(† vers l’an 81)

Marthe était la sœur de Marie Madeleine et de Lazare. C’est elle qui dirigeait la maison de Béthanie et s’en montrait digne par sa douceur et son amabilité envers les siens, par sa charité envers les pauvres et par l’hospitalité si dévouée qu’elle offrait au Sauveur et à ses disciples. 

Un jour, Marthe était absorbée par les soins domestiques, tandis que Madeleine se tenait aux pieds de Jésus. Marthe se plaignit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma soeur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » “Marthe, Marthe, lui dit le Maître, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule chose est nécessaire ; Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera point enlevée.” » 

C’est Marthe qui fit prévenir Jésus de la maladie, puis de la mort de son frère Lazare : « Seigneur, Lui dit-elle, dès qu’elle L’aperçut, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Et Jésus lui donnant des paroles d’espérance, elle répondit : « Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

Sainte Marthe priez pour nous !

29.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 11,19-27. 

En ce temps-là, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »


Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »
Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;
quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »


Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Sermons sur l’évangile de Jean, n°49,15

« Celui qui croit en moi vivra »

« Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. » Qu’est-ce que cela veut dire ? « Celui qui croit en moi, même s’il meurt comme Lazare, vivra », parce que Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants. Déjà au sujet d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, les patriarches morts depuis longtemps, Jésus avait fait aux juifs la même réponse : « Je suis le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ; non pas le Dieu des morts, mais des vivants, car tous vivent pour lui » (Lc 20,38). Crois donc, et même si tu es mort, tu vivras ! Mais si tu ne crois pas, même si tu es vivant, tu es réellement mort. (…) D’où vient la mort dans l’âme ? De ce que la foi n’y est plus. D’où vient la mort du corps ? De ce que l’âme n’y est plus. L’âme de ton âme, c’est la foi. « Celui qui croit en moi, même s’il meurt dans son corps, aura la vie dans son âme, jusqu’à ce que le corps lui-même ressuscite pour ne plus mourir. Et tout homme qui vit dans la chair et croit en moi, bien qu’il doive mourir pour un temps en son corps, il ne mourra pas pour l’éternité, à cause de la vie de l’Esprit et de l’immortalité de la résurrection. » Voilà ce que veut dire Jésus dans sa réponse à Marthe (…) « Crois-tu cela ? » « Oui, Seigneur, lui répond-elle, je crois que tu es le Christ, le fils de Dieu, qui es venu dans le monde. En croyant cela, j’ai cru que tu es la résurrection, j’ai cru que tu es la vie, j’ai cru que celui qui croit en toi, même s’il meurt, vivra ; j’ai cru que celui qui est vivant et qui croit en toi ne mourra pas pour l’éternité. »

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 4,7-16. 

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu.
Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.
Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.
Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.
Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection.
Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit.
Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde.
Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.
Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9.10-11. 

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)

Je bénirai le Seigneur en tout temps, 
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : 
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur, 
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond : 
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira, 
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L’ange du Seigneur campe à l’entour 
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! 
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Saints du Seigneur, adorez-le : 
rien ne manque à ceux qui le craignent.
Des riches ont tout perdu, ils ont faim ; 
qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.

Marie, un pont entre la terre et le Ciel

Marie, un pont entre la terre et le Ciel

Lors de sa toute première bénédiction publique, le pape Léon XIV a conclu par un Je vous salue Marie, en invoquant la fête de Notre-Dame de Pompéi. En déplacement officiel, il a choisi de visiter le sanctuaire marial de Notre-Dame du Bon Conseil dans le village médiéval de Genazzano, avant de s’arrêter pour prier sur la tombe du pape François, à la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome.

Ces gestes ne sont que quelques exemples d’une dévotion mariale qui imprègne la foi catholique à tous les niveaux. Du souverain pontife aux croyants les plus ordinaires, Marie, mère de Jésus, tient une place centrale dans la piété populaire. Et même au-delà des pratiquants, l’expression « lancer un Hail Mary » résonne culturellement, bien au-delà des églises. Marie, une seule femme, des centaines de titres : selon l’Évangile, elle est la mère du Christ, et donc, dans la foi chrétienne, celle qui a donné chair à Dieu incarné. Le plus ancien de ses titres — Mère de Dieu (Theotokos) — fut proclamé après de longs débats théologiques aux premiers siècles du christianisme. La basilique Sainte-Marie-Majeure, bâtie au Ve siècle sur une colline romaine, est le plus ancien sanctuaire dédié à ce titre.

Les titres de Marie se regroupent en trois grandes catégories : les dogmes (comme l’Assomption, célébrée le 15 août), les apparitions (comme à Lourdes, Fátima ou Guadalupe), et les fonctions que lui attribuent les fidèles — de conseillère à protectrice, en passant par Étoile de la mer, priée par les marins. « C’est comme s’il existait une Marie pour chaque besoin », explique Kayla Harris, directrice de la bibliothèque mariale de l’université de Dayton, dans l’Ohio.

Les représentations de la Vierge varient largement selon les cultures : elle peut être noire, enceinte, ou encore âgée. Dans l’art, elle est souvent représentée avec l’Enfant Jésus, comme dans l’icône de Genazzano, où le Christ enlace le cou de sa mère — une posture qui invite le regard vers lui plutôt que vers elle. Car, rappelle le Catéchisme de l’Église catholique, Marie est vénérée, mais non adorée, l’adoration seule étant due à Dieu. Dans les larmes et les espoirs, la prière à Marie reste, pour beaucoup, un pont entre la terre et le ciel.

www.entrevue.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Une minute avec Marie