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12.08.2023 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Que vos cœurs soient des vaisseaux tout vides

Que vos cœurs soient des vaisseaux tout vides
« Comme vous étiez, ô Très Sainte Mère, le vaisseau le plus grand, le plus capable, le plus digne du monde, vous fûtes aussi plus que nul autre remplie de l’amertume et du breuvage d’angoisse que votre Bien-Aimé avalait en ce lieu de tourment : ah ! que m’apprend cela, sinon à recevoir les tribulations comme une chose partagée avec l’Époux ?
Ô Mère très pure, vous nous appelez en disant : “Hé, venez, mes filles, que vos cœurs soient des vaisseaux tout vides et mon Fils y versera la rosée dont son chef est couvert, et les gouttes de la nuit de sa Passion dont sa tête est emperlée se convertiront en perles de consolation.”
Ma très douce Mère, hé, faites-moi donc la grâce que désormais je reçoive toutes les petites occasions d’humiliation, de souffrance et d’abjection comme des petites gouttelettes distillées de cette chevelure précieuse. »
Sainte Jeanne de Chantal
Jeanne-Françoise Frémyot, baronne de Chantal (1572 -1641), est une sainte française originaire de Bourgogne, fondatrice de l’ordre de la Visitation de Sainte-Marie avec saint François de Sales.
Prions :
Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen
Source : une minute avec Marie
12.08.2023 – SAINTE DU JOUR

Ste Jeanne de Chantal
FONDATRICE († 1641)
Sainte Jeanne-Françoise de Chantal
Veuve et fondatrice de :
“Ordo Visitationis Beatissimae Mariae Virginis”
(Ordre de la Visitation…)
(1572-1641)
Françoise-Madeleine de Chaugy, nièce de la mère de Chantal, évoque « l’humeur vive et gaie » de sa tante, « son esprit clair, prompt et net, son jugement solide ». Ces qualités humaines devaient rendre sainte Jeanne-Françoise de Chantal très efficace dans toute sa vie d’épouse et de mère, puis de femme consacrée.
Fille de magistrat, Jeanne-Françoise Frémyot, âgée de vingt ans, fut donnée en mariage au baron de Chantal. Leur foyer, où naquirent quatre enfants, connut huit années de bonheur profond, que vint interrompre brutalement un accident de chasse (1600). Le baron, blessé, mourut pieusement quelques jours après. Jeanne avait vingt-huit ans ; dans sa douleur, elle se confia toute à Dieu.
C’est alors que le Seigneur mit François de Sales sur sa route. Dès lors, elle se mit sous sa direction. Avec patience et fermeté, l’évêque de Genève conduisit Jeanne-Françoise à une perfection supérieure : « J’ai trouvé à Dijon, pouvait dire le Saint, la femme forte, en Mme de Chantal. » Le saint évêque donna à la future sainte cette parole qui devrait conduire toute sa vie : « Il faut tout faire par amour, et rien par force ; il faut plus aimer l’obéissance que craindre la désobéissance. »
En 1610, vint l’heure des adieux héroïques de Madame de Chantal à son père et à ses enfants. Elle devint fondatrice de l’Ordre de la Visitation, ordre qui allie contemplation et service des malades. Alors commencèrent à travers la France les voyages incessants pour fonder des maisons à l’image de celle d’Annecy.
La sainte fondatrice meurt à Moulins le 13 décembre 1641.
L’amour de Dieu possédait son âme au point qu’elle n’en pouvait supporter l’ardeur. « Ah ! disait-elle, si le monde connaissait la douceur d’aimer Dieu, il mourrait d’amour ! ».
Sainte Jeanne-Françoise de Chantal priez pour nous !

12.08.2023 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,14-20.

En ce temps-là, un homme s’approcha de Jésus, et tombant à ses genoux,
il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau.

Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. »
Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. »
Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri.
Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe
Lettre 125 à Fr. J. de Padoue, n° 79 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 787-789 ; rev.)
Déplacer les montagnes par la sainte Croix
Notre doux Sauveur a dit : « Si vous aviez de la foi, gros comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Avance, et elle avancerait » (cf. Mt 17,19). Oui, mon très cher Père, je crois que c’est la vérité ; car, lorsque l’âme fidèle met toute sa foi et son espérance sur le bois de la très sainte Croix, où nous trouvons l’Agneau consumé par le feu de la divine charité, elle acquiert une foi si grande, qu’il n’y aura pas de montagne, c’est-à-dire de péché, montagne d’orgueil, d’ignorance, ou de négligence, qu’elle ne puisse déplacer par la vertu de la très sainte Croix. Notre volonté fera aller cette montagne du vice à la vertu, de la négligence au zèle, de l’orgueil à la vraie et parfaite humilité. En contemplant Dieu abaissé jusqu’à l’homme, nous soulèverons la montagne de l’ignorance, et nous nous humilierons dans la vraie et parfaite connaissance de nous-mêmes ; nous verrons que nous ne sommes rien, et que nous ne faisons que des œuvres de néant. Alors l’âme trouve en elle les preuves de la bonté de Dieu et de son ardent amour ; elle voit qu’elle en est aimée avant même d’être créée (…). L’âme prouve ainsi que sa foi est vivante, et non pas morte ; elle montre qu’elle a conformé sa volonté à celle de Dieu. Elle a commandé aux montagnes de se lever, et les montagnes se sont levées ; elle est devenue puissante en se réglant sur la sainte volonté de Dieu.

LECTURES :
Livre du Deutéronome 6,4-13.
Moïse disait au peuple :
« Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.
Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur.
Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé ;
tu les attacheras à ton poignet comme un signe, elles seront un bandeau sur ton front,
tu les inscriras à l’entrée de ta maison et aux portes de ta ville.
Quand le Seigneur ton Dieu te fera entrer dans le pays qu’il a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob, de te donner ; quand tu auras des villes grandes et belles que tu n’as pas bâties,
des maisons pleines de richesses que tu n’y as pas entassées, des citernes que tu n’as pas creusées, des vignes et des oliveraies que tu n’as pas plantées ; quand tu auras bien mangé et te seras rassasié :
alors garde-toi d’oublier le Seigneur, lui qui t’a fait sortir d’Égypte, de la maison d’esclavage.
Tu craindras le Seigneur ton Dieu, tu le serviras, c’est par son nom que tu prêteras serment. »

Psaume 18(17),2-3.4.47.51ab.
Je t’aime, Seigneur, ma force :
Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !
Louange à Dieu !
Quand je fais appel au Seigneur,
je suis sauvé de tous mes ennemis.
Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !
Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire !
Il donne à son roi de grandes victoires,
il se montre fidèle à son messie.
