« Si vous vous sentez angoissés, faites appel à la Vierge Marie »

Unsplash/Chelsea Shapouri

« Si vous vous sentez angoissés, faites appel à la Vierge Marie »

Sainte Thérèse de Calcutta nous suggère ceci : « Si vous vous sentez angoissés au cours de votre journée, faites appel à la Vierge, et dites cette simple prière : “Marie, Mère de Jésus, je t’en prie, sois une mère pour moi maintenant.” »J’avoue que cette prière ne m’a jamais déçue.

Je prie souvent le rosaire le matin en me rendant au travail. J’ai un bracelet chapelet qui me rappelle constamment la présence de notre maman Marie et son invitation à prier. Mes doigts passent sur les grains de bois tandis que je médite sur les mystères, et ma respiration devient régulière.

Pendant les pauses déjeuner, je me promène dans les parcs avoisinants, seule ou avec des amis. Cela m’aide à m’arrêter, à regarder et à remercier Dieu. J’aime ces promenades à travers les jardins et les vidéos de fleurs sur Instagram.

Le fait d’être en plein air dans la nature apaise le corps et fait baisser la tension artérielle. Chez moi, prier le chapelet produit le même effet. J’ai besoin de cela pour maintenir mon équilibre et contrôler mon trouble bipolaire.

En mai, j’ai fait un pèlerinage avec mon amie Fernanda et ma sœur Monica. Nous sommes allées à pied à un sanctuaire marial tout en priant le rosaire. Nous méditions un mystère chacune à tour de rôle, en priant pour des intentions particulières. La prière et les sacrements m’apportent des dons de guérison et de plénitude lorsque j’y participe. Ils me rapprochent de la force de l’amour – Dieu lui-même.

Je suis reconnaissante à Jésus de nous avoir donné sa Mère Marie pour nous guider, la nature pour nous apaiser et les sacrements pour nous apporter une vie pleine de grâce.

Lisa Rumpel,

1er juin 2023

Adapté de www.bccatholic.ca

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

« Si vous vous sentez angoissés, faites appel à la Vierge Marie »

Unsplash/Chelsea Shapouri

« Si vous vous sentez angoissés, faites appel à la Vierge Marie »

Sainte Thérèse de Calcutta nous suggère ceci : « Si vous vous sentez angoissés au cours de votre journée, faites appel à la Vierge, et dites cette simple prière : “Marie, Mère de Jésus, je t’en prie, sois une mère pour moi maintenant.” »J’avoue que cette prière ne m’a jamais déçue.

Je prie souvent le rosaire le matin en me rendant au travail. J’ai un bracelet chapelet qui me rappelle constamment la présence de notre maman Marie et son invitation à prier. Mes doigts passent sur les grains de bois tandis que je médite sur les mystères, et ma respiration devient régulière.

Pendant les pauses déjeuner, je me promène dans les parcs avoisinants, seule ou avec des amis. Cela m’aide à m’arrêter, à regarder et à remercier Dieu. J’aime ces promenades à travers les jardins et les vidéos de fleurs sur Instagram.

Le fait d’être en plein air dans la nature apaise le corps et fait baisser la tension artérielle. Chez moi, prier le chapelet produit le même effet. J’ai besoin de cela pour maintenir mon équilibre et contrôler mon trouble bipolaire.

En mai, j’ai fait un pèlerinage avec mon amie Fernanda et ma sœur Monica. Nous sommes allées à pied à un sanctuaire marial tout en priant le rosaire. Nous méditions un mystère chacune à tour de rôle, en priant pour des intentions particulières. La prière et les sacrements m’apportent des dons de guérison et de plénitude lorsque j’y participe. Ils me rapprochent de la force de l’amour – Dieu lui-même.

Je suis reconnaissante à Jésus de nous avoir donné sa Mère Marie pour nous guider, la nature pour nous apaiser et les sacrements pour nous apporter une vie pleine de grâce.

Lisa Rumpel,

1er juin 2023

Adapté de www.bccatholic.ca

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

24.08.2023 – SAINT DU JOUR

St Barthélémy

St Barthélémy

APÔTRE ET MARTYR († VERS L’AN 71)

Saint Barthélemy
Apôtre et martyr
(† vers l’an 71)

Barthélemy, appelé par le Sauveur, vécut avec lui, assista à ses prédications, entendit ses paraboles, fut le témoin de ses vertus divines.

Après la Pentecôte, il fut envoyé prêcher l’Évangile dans l’Inde, au-delà du Gange. Dans tous les pays qu’il dut traverser, il annonça Jésus-Christ, Rédempteur du monde. Son zèle et ses prodiges eurent bientôt changé la face de ces contrées ; non seulement il convertit les foules, mais il ordonna des prêtres pour le seconder et consacra des évêques. Quand, plus tard, saint Pantène évangélisa ce pays, il y trouva l’Évangile de saint Matthieu, apporté là par Barthélemy. 

En quittant les Indes, l’Apôtre vint dans la grande Arménie. Dans la capitale de ce pays, il y avait un temple où l’on rendait les honneurs divins à l’idole Astaroth, et où l’on allait lui demander la délivrance des sortilèges et lui faire prononcer des oracles ; le prédicateur de la foi s’y rendit, et aussitôt l’idole devint muette et ne fit plus de guérisons. Les démons avouèrent aux prêtres de ce faux dieu que la faute en était à Barthélemy, et leur donnèrent son signalement ; mais l’Apôtre se fit assez connaître par ses miracles ; il délivra du démon la fille du roi, et fit faire à l’idole, en présence d’une foule immense, l’aveu public de ses fourberies ; après quoi le démon s’éloigna en grinçant des dents. Une merveille si éclatante convertit le roi et une multitude de personnes ; la famille royale et douze villes du royaume reçurent bientôt le baptême. 

Le démon résolut de se venger ; l’Apôtre fut saisi par le frère du roi et condamné à être écorché vif. Les bourreaux inhumains s’armèrent de couteaux et de pierres tranchantes et écorchèrent la victime de la tête aux pieds ; de telle sorte que, n’ayant plus de peau, son corps montrait une chair sanglante percée de ses os. Il eut ensuite la tête tranchée. Le corps écorché et la peau sanglante de l’Apôtre furent enterrés à Albane, en la haute Arménie ; il s’y opéra tant de miracles, que les païens furieux, enfermèrent le corps du bienheureux dans un cercueil de plomb et le jetèrent à la mer. Mais le cercueil, flottant sur l’onde, vint heureusement à l’île de Lipari, près de la Sicile. 

Plus tard, les Sarrasins s’emparèrent de cette île et dispersèrent les saintes reliques ; mais un moine reçut, dans une vision, l’ordre de recueillir les ossements de l’Apôtre. Le corps de saint Barthélemy est aujourd’hui à Rome, son chef à Toulouse.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Barthélemy

Saint Barthélemy priez pour nous !

24.08.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,45-51.

En ce temps-là, Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. »
Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. »
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »


Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Pierre Damien (1007-1072)

ermite puis évêque, docteur de l’Église

Sermon 42, 2e pour la saint Barthélémy; PL 144, 726 (in “Lectures chrétiennes pour notre temps”, fiche N10; trad. Orval; © 1971 Abbaye d’Orval)

« Vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l’homme »

La gloire de tous les apôtres est tellement indissociable, elle est unie par le ciment de tant de grâces, que lorsqu’on célèbre la fête de l’un d’eux c’est la grandeur commune de tous les apôtres qui est rappelée à l’attention de notre regard intérieur. Ils se partagent en effet la même autorité de juges suprêmes, le même rang de dignité et ils possèdent le même pouvoir de lier et d’absoudre (Mt 19,28; 18,18). Ils sont ces perles précieuses que saint Jean nous dit avoir contemplées dans l’Apocalypse et dont les portes de la Jérusalem céleste sont construites (Ap 21,21.14). (…) En effet, lorsque par des signes ou des miracles les apôtres rayonnent la lumière divine, ils ouvrent l’accès de la gloire céleste de Jérusalem aux peuples convertis à la foi chrétienne. (…) C’est d’eux encore que le prophète dit : « Qui sont ceux-là, qui volent ainsi que des nuages ? » (Is 60,8). (…) Dieu élève l’esprit de ses prédicateurs à la contemplation des vérités d’en haut (…) de sorte qu’ils puissent répandre en abondance la pluie de la parole de Dieu dans nos cœurs. C’est ainsi qu’ils boivent l’eau à la source pour nous la donner à boire à notre tour. Saint Barthélémy a puisé à la plénitude de cette source, lorsque l’Esprit Saint est descendu sur lui comme sur les autres apôtres sous la forme de langues de feu (Ac 2,3). Mais tu entends parler de feu et peut-être que tu ne vois pas le rapport avec l’eau. Écoute comment le Seigneur appelle eau cet Esprit Saint qui est descendu comme un feu sur les apôtres. « Si quelqu’un a soif, dit-il, qu’il vienne à moi et qu’il boive », et il ajoute : « Celui qui croit en moi — l’Écriture le dit — des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur », et l’évangéliste explique : « Il disait cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui » (Jn 7,37-39). Le psalmiste dit aussi des croyants : « Ils se rassasient de l’abondance de ta maison et tu les abreuves au torrent de tes délices, car en toi se trouve la source de la vie » (Ps 35,10).

LECTURES :

Livre de l’Apocalypse 21,9b-14.

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui me disait : « Viens, je te montrerai la Fiancée, l’épouse de l’Agneau. »
En esprit, il m’emporta sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :
elle avait en elle la gloire de Dieu ; son éclat était celui d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin.
Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d’Israël.
Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident.
La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.

Psaume 145(144),10-11.12-13ab.17-18.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Il est proche de ceux qui l’invoquent,
de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

Le Pape François dénonce l’instrumentalisation de Dieu à des fins violentes

Une paroisse du Manipour en Inde, détruite après un incendie criminel, le 3 mai 2023. Une paroisse du Manipour en Inde, détruite après un incendie criminel, le 3 mai 2023. (© ACN)

Le Pape François dénonce l’instrumentalisation de Dieu à des fins violentes

À l’occasion de la Journée en mémoire des victimes de la violence fondée sur la religion ou la conviction, François appelle dans un tweet à mettre fin à l’instrumentalisation des religions pour inciter à la haine, à la violence ou au fanatisme. Selon plusieurs ONG, les chrétiens sont la communauté religieuse la plus persécutée dans le monde.

Adriana Masotti-Cité du Vatican

«Je renouvelle l’appel à cesser d’instrumentaliser les religions pour inciter à la haine, à la violence, à l’extrémisme et au fanatisme et à cesser d’utiliser le nom de Dieu pour justifier des actes de meurtre, d’exil, de terrorisme et d’oppression». C’est ce qu’a écrit ce mardi le Pape François dans un tweet, reprenant quelques mots du Document sur la fraternité humaine, à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes d’actes de violence fondés sur la religion ou la conviction, instituée par l’Onu et qui a lieu le 22 août.

Selon l’ONG Portes Ouvertes, il est «impossible de ne pas mentionner l’augmentation de la violence contre les chrétiens» perpétrée dans de nombreux pays où les minorités sont particulièrement vulnérables et ciblées. Or, ce sont précisément les chrétiens qui, selon un rapport du Pew Research Center (Etats-Unis), constituent la communauté religieuse la plus persécutée dans le monde en raison de leur foi. 

Dans un communiqué, l’ONG indique que l’augmentation des actes violents fondés sur la religion à l’encontre des minorités chrétiennes est particulièrement évidente en Inde (Manipur), au Pakistan (Punjab), au Nigéria, au Cameroun ou encore au Bangladesh. Dans l’État de Manipur, au nord-est de l’Inde, de violents affrontements font rage depuis près de trois mois en raison des tensions entre le groupe ethnique Meitei, majoritairement hindou, et la minorité Kuki-Zomi, majoritairement chrétienne.

Les tensions, qui ont fait des dizaines de victimes, se sont aggravées après que le gouvernement pro-hindou de Manipur ait décidé d’accorder davantage de terres et de privilèges aux Meitei, ce qui a contraint les Kuki chrétiens à s’enfuir. En juillet dernier, le Parlement européen a adopté une résolution urgente sur cette situation, appelant le gouvernement indien à «prendre toutes les mesures nécessaires» pour mettre un terme immédiat aux violences motivées par des considérations ethniques et religieuses. 

Les violences terroristes de Boko Haram au Nigeria

En Afrique, c’est le Nigéria qui compte le plus grand nombre de chrétiens tués au nom de leur foi: 5 014 cas ont été documentés en 2023 par Portes Ouvertes. «La violence, perpétrée principalement par des groupes militants islamistes, rapporte le communiqué de l’ONG, est depuis longtemps répandue sur le continent, à commencer par le Sahel et le bassin du lac Tchad, terrorisés par Boko Haram, et par la côte est de l’Afrique jusqu’au Mozambique». Même le Cameroun, à majorité chrétienne (plus de 60 %), subit depuis plusieurs années les attaques brutales des combattants de Boko Haram contre les villages chrétiens de l’extrême nord. Ici, dans les régions montagneuses, «les chrétiens quittent leurs villages tous les soirs pour se cacher dans la brousse ou dans les montagnes pour y passer la nuit. Les gens vivent dans un état d’insécurité permanent». Dans ces conditions, les chrétiens ont du mal à se rassembler, notamment à cause de la dévastation des lieux de culte, et doivent vivre leur foi seuls et souvent en secret. 

De nombreuses formes de violence et d’abus

Les attaques contre les chrétiens, poursuit Portes Ouvertes, ne prennent pas exclusivement la forme d’atteintes directes à la vie de la victime, mais peuvent revêtir de nombreuses formes de violence physique ou matérielle. Outre les morts et les blessés, il y a les attaques contre les églises et d’autres bâtiments tels que les écoles et les cliniques, les fermetures d’églises, les arrestations de chrétiens condamnés et l’emprisonnement dans des prisons ou des camps de travail forcé. «Les enlèvements, les agressions sexuelles, les mariages forcés, les abus physiques et psychologiques, les déplacements, les maisons ou les entreprises détruites ou pillées sont d’autres formes de violence à l’encontre de ces communautés de croyants».

Source : VATICANNEWS, le 22 août 2023

«J’écris une deuxième partie à l’encyclique Laudato si’» affirme le Pape François

Incendies au Canada, août 2023.Incendies au Canada, août 2023.

«J’écris une deuxième partie à l’encyclique Laudato si’» affirme le Pape François

Recevant lundi matin un groupe d’avocats, le Saint-Père a confirmé qu’il travaillait sur une extension de son encyclique de 2015 consacrée à la protection de la maison commune, afin de la mettre à jour en prenant en compte «les problèmes actuels».

«Je suis en train d’écrire une deuxième partie de Laudato si’ afin de mettre à jour les problèmes actuels» a confié le Pape François ce lundi 21 août en recevant au Vatican un groupe d’avocats des pays membres du Conseil de l’Europe. Une déclaration faite alors que les événements climatiques extrêmes continuent d’affecter les populations sur tous les continents du monde. Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, a souligné qu’il s’agit d’une lettre qui vise à répondre en particulier aux récentes crises climatiques.  

Au cours de l’audience, François a exprimé son appréciation de l’engagement en faveur du développement d’un cadre réglementaire pour la protection de l’environnement :

«Nous ne devons jamais oublier que les jeunes générations ont le droit de recevoir de nous un monde beau et vivable, et que cela nous investit de devoirs sérieux envers la création que nous avons reçue des mains généreuses de Dieu. Merci pour cette contribution».

Un rayonnement mondial

Laudato si’ est la deuxième encyclique de François: publiée le 18 juin 2015, elle porte la date du 24 mai de la même année, en la solennité de la Pentecôte. Le document, consacré à la « protection de la maison commune », tire son titre de l’ouverture du Cantique des créatures de Saint François d’Assise. Trois jours après sa publication, le Saint-Père avait expliqué le sens de son encyclique: «Prendre soin de l’environnement signifie avoir une attitude d’écologie humaine. En d’autres termes, nous ne pouvons pas dire que la personne est ici et que la création et l’environnement sont là. L’écologie est totale, elle est humaine». 

L’encyclique qui met en parallèle « cri de la planète » et « cri des pauvres » et invite à changer nos modèles de développer a eu un retentissement international, cité par de nombreux dirigeants et donnant naissance à des communautés Laudato si’ dans le monde ou ù de nombreux cycles d’enseignement à la lumière de cette encyclique.

Source : VATICANNEWS, le 21 août 2023

Le pape annonce qu’il rédige une suite à l’encyclique Laudato si’

Laudato si’, deuxième partie. L’annonce du pontife : « Les jeunes générations ont le droit de recevoir de nous un monde beau et vivable ».

La mise à jour de Laudato si’ devra tenir compte de nombreux nouveaux problèmes survenus au cours des huit dernières années, notamment l’aggravation dramatique de la situation climatique et les nouvelles ressources technologiques telles que l’intelligence artificielle. Et puis, une question pour les experts : quel type de document peut être utilisé pour mettre à jour une encyclique sans avoir à en écrire une autre ?

Le pape François, comme souvent, a fait lui-même l’annonce surprise : j’écris une deuxième partie de l’encyclique Laudato si’. Aujourd’hui, en conclusion de son discours à une délégation d’avocats des États membres du Conseil de l’Europe signataires de l’Appel de Vienne, le souverain pontife a déclaré : « Enfin, je suis sensible à l’attention que vous portez à la maison commune et à votre engagement à participer à l’élaboration d’un cadre réglementaire en faveur de la protection de l’environnement. Nous ne devons jamais oublier que les jeunes générations ont le droit de recevoir de nous un monde beau et vivable, et que cela nous investit de devoirs sérieux envers la création que nous avons reçue des mains généreuses de Dieu. Je vous remercie pour cette contribution. Je suis en train d’écrire une deuxième partie de Laudato si’ pour mettre à jour les problèmes actuels ».

Laudato si’, la deuxième des trois encycliques écrites par François, est peut-être le document le plus connu et le plus diffusé de son magistère. Le site du Vatican propose 19 traductions officielles, mais il existe au moins 12 versions dans d’autres langues. Il faut ajouter une autre particularité du texte : chacun de ses 6 chapitres, accompagnés au total de plus de 170 notes, a donné lieu à une série de réflexions sur le développement durable, depuis la racine humaine de la crise écologique jusqu’à l’écologie intégrale en passant par l’éducation et la spiritualité écologique.

Pour l’heure, l’annonce du Saint-Père évoque d’emblée deux questions importantes. La première, bien sûr, concerne le contenu spécifique et sa pertinence au point de motiver un suivi ou une continuation de l’encyclique. Jamais auparavant une telle chose ne s’était produite, à savoir que le Pape décide d’annoncer publiquement qu’il veut reprendre une de ses lettres pastorales aux évêques du monde entier et au saint peuple de Dieu fidèle pour la mettre à jour. En l’occurrence, a déclaré François aujourd’hui, il veut réexaminer le grand défi écologique de l’humanité – analysé par lui il y a huit ans – pour le comparer aux problèmes d’aujourd’hui. Les fruits de ces réflexions du Pape seront très intéressants et pédagogiques, et d’une grande utilité pour la politique, comme nous l’avons vu avec Laudato si’ en mai 2015. Il suffit de penser à ce que Bergoglio écrira sur la relation entre les guerres et l’impact écologique, et donc sur les dividendes de la paix entendue aussi comme réconciliation avec la nature et la création en général. Un autre sujet qui pourrait trouver sa place dans la question écologique en général est celui de l’intelligence artificielle en tant que ressource incomparable. 

François a déjà exploré, et de manière très approfondie, dans – disons pour l’instant – Laudato si’ n° 1 la relation entre la technologie et l’éthique, concluant que « l’écologie intégrale est inséparable de la notion de bien commun, un principe qui joue un rôle central et unificateur dans l’éthique sociale » (n° 156). Le Souverain Pontife ressent donc probablement le besoin d’actualiser ses réflexions d’il y a huit ans en fonction des problèmes actuels, en grande partie des défis éthiques découlant de la rapidité et de la radicalité du progrès scientifique et technique, mais aussi de l’aggravation de la situation climatique – un abîme dramatique désormais, qui a déjà atteint le point de non-retour dans de nombreuses situations – qui, au cours des trois dernières années, a présenté la facture à l’ensemble de l’humanité, sans rabais et sans dérogations ni remises. Or, et le pape l’a dit à plusieurs reprises, face aux défis climatiques, il ne suffit pas de faire. Il ne suffit pas de bien faire. L’intervention humaine pour corriger et inverser l’urgence est devenue urgente et pressante. Il faut maintenant bien faire et le faire tout de suite. Demain, il sera tard, voire trop tard.

Enfin, la deuxième question posée par l’annonce faite aujourd’hui par le Pape est celle de la forme qui sera utilisée pour l’exposer, et qui a été présentée comme « la deuxième partie de Laudato si ». Puisqu’il s’agit d’une encyclique, toute mise à jour de celle-ci, nous l’imaginons en tant que simples lecteurs, devrait être de la même catégorie que la Lettre du pontife aux évêques, en pratique une autre encyclique, la quatrième du pontificat. Si ce n’est pas le cas, la question reste posée aux experts : avec quel type de document un pontife peut-il mettre à jour une de ses encycliques sans avoir à en écrire une autre ? 

S’il s’agit d’une Lettre, comme l’a dit aujourd’hui le Directeur du Bureau de Presse sans préciser de quoi il s’agit, il pourrait s’agir d’un document adressé à Sœur Helen Alford, Présidente de l’Académie Pontificale des Sciences Sociales.

Source : Il sismografo, le 22 août 2023