09.09.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,1-5.

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.
Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? »
Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?
Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. »
Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Catéchisme de l’Église catholique

§ 2168-2173 – Copyright © Libreria Editrice Vaticana

« Le Fils de l’homme est maître du sabbat »

Le troisième commandement du Décalogue rappelle la sainteté du sabbat : « Le septième jour est un sabbat ; un repos complet consacré au Seigneur » (Ex 31,15 ; cf. 20,8). L’Écriture fait à ce propos mémoire de la création : « Car en six jours le Seigneur a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, mais il s’est reposé le septième jour. Voilà pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat, il l’a sanctifié » (Ex 20,11). L’Écriture révèle encore dans le jour du Seigneur un mémorial de la libération d’Israël de la servitude en Égypte : « Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte et que le Seigneur ton Dieu t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu. Voilà pourquoi le Seigneur ton Dieu te commande de pratiquer le jour du sabbat » (Dt 5,15). Dieu a confié à Israël le sabbat pour qu’il le garde en signe de l’alliance infrangible. Le sabbat est pour le Seigneur, saintement réservé à la louange de Dieu, de son œuvre de création et de ses actions salvifiques en faveur d’Israël… L’Évangile rapporte de nombreux incidents où Jésus est accusé de violer la loi du sabbat. Mais jamais Jésus ne manque à la sainteté de ce jour. Il en donne avec autorité l’interprétation authentique : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat » (Mc 2,27). Avec compassion, le Christ s’autorise « le jour du sabbat, de faire du bien plutôt que le mal, de sauver une vie plutôt que de la tuer » (Mc 3,4). Le sabbat est le jour du Seigneur des miséricordes et de l’honneur de Dieu. « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,21-23.

Frères, vous étiez jadis étrangers à Dieu, et même ses ennemis, par vos pensées et vos actes mauvais.
Mais maintenant, Dieu vous a réconciliés avec lui, dans le corps du Christ, son corps de chair, par sa mort, afin de vous introduire en sa présence, saints, immaculés, irréprochables.
Cela se réalise si vous restez solidement fondés dans la foi, sans vous détourner de l’espérance que vous avez reçue en écoutant l’Évangile proclamé à toute créature sous le ciel. De cet Évangile, moi, Paul, je suis devenu ministre.

Psaume 54(53),3-4.6.8.

Par ton nom, Dieu, sauve-moi,
par ta puissance rends-moi justice ;
Dieu, entends ma prière,
écoute les paroles de ma bouche.

Mais voici que Dieu vient à mon aide,
le Seigneur est mon appui entre tous.
De grand cœur, je t’offrirai le sacrifice,
je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !

Quand Jean-Marie Guénois célèbre le cran du pape François

Quand Jean-Marie Guénois célèbre le cran du pape François

Jean-Marie Guénois : « Le pape François a beaucoup de cran dans sa direction de l’Église »

Journaliste au Figaro et observateur du Vatican depuis des décennies, Jean-Marie Guénois cherche à percer la personnalité du souverain pontife dans son nouveau livre « Pape François. La révolution ».

4/09/2023

Est-ce parce que vous trouvez qu’il est incompris que vous avez tenu à écrire un livre sur François ?

Il y a deux aspects. Le premier concerne l’homme lui-même, à la fois jovial, chaleureux, un homme de cœur, un passionné ; mais il est également autoritaire, colérique, très directif. Le second aspect est la polarisation que son pontificat a créée dans l’Église. Rarement pape aura suscité autant de louanges et d’oppositions. À travers ce livre, j’ai voulu sortir des schémas, des clichés noirs ou blancs, et expliquer la complexité d’un homme à la personnalité riche dans l’environnement subtil du Vatican.

À qui s’adresse votre livre ?

Quand on est spécialiste d’un domaine comme je le suis, on a tendance à écrire pour les initiés. C’est le piège ! Je veux m’adresser au grand public, pas forcément au fait de la culture chrétienne. J’espère être assez pédagogue pour me faire comprendre du plus grand nombre. Les affaires spirituelles ne regardent pas que les croyants, elles concernent tout le monde.

Le pape a un caractère très vif, il a un côté autoritaire, mais il veut introduire la synodalité dans l’Église. N’est-ce pas contradictoire ?

Il ne faudrait pas limiter l’ampleur de cette réforme à la personnalité du pape. Pourquoi cette réforme de la synodalité ? Le pontificat de Benoît XVI a démontré jusqu’où pouvait aller la sclérose de la Curie, du système administratif du Saint-Siège avec tout ce que cela comporte de carriérisme ecclésiastique, absolument détestable. François a raison de bousculer ces habitudes de pouvoir, que l’on trouverait dans une grande administration. On l’a vu de façon paroxystique sous Benoît XVI qui faisait confiance à son administration, laquelle l’a en quelque sorte absorbé au point de le conduire à démissionner. Alors François a corrigé le tir, assez vertement. Et il fallait un homme de son cran, de son courage, de sa force, de son autorité, parfois de sa dureté pour arriver à faire bouger un peu le système. C’est dans ce contexte que s’inscrit la réforme synodale, qui va porter sur la prise de décision dans l’Eglise. Donc pour répondre à votre question, l’homme François est foncièrement sympathique, il aime les gens, il veut que chacun s’exprime, mais c’est aussi un patron. Cela faisait longtemps que l’Église n’avait pas eu de patron. Je salue les efforts d’un homme qui se bat contre des habitudes séculaires, et qui n’a pas encore gagné la partie.

La synodalité, est-ce l’une des façons de contourner le pouvoir de la Curie ?

C’est un des génies politiques du pape François, qui devant une montagne, face à une culture qu’il ne peut pas changer du jour au lendemain, contourne la difficulté en allant au cœur même du problème, c’est-à-dire, dans ce cas, la prise de décision. Qui prend les décisions dans l’Église ? Comment sont-elles prises ? Avec la synodalité, François veut habituer le peuple catholique à s’intéresser davantage au fonctionnement de son Église, à questionner davantage ses responsables, ses prêtres, ses évêques, à entrer davantage dans les conseils paroissiaux, à être plus partie prenante, et à ne plus être une Église qui attend du prêtre ou de l’évêque la décision sans prendre trop de responsabilités. Tel est le sujet du « synode sur la synodalité », expression inaudible, pour que les catholiques dans une démarche ecclésiale et évangélique aient aussi leur mot à dire, les femmes en particulier.

Le processus ne risque-t-il pas de lui échapper, comme en Allemagne ?

Nous avons en effet l’exemple du synode allemand où l’on voit comment une structure très organisée est finalement devenue une machinerie politique avec des tendances dominantes qui avancent des propositions très réformatrices fortement influencées le protestantisme. C’est vrai que le mouvement échappe en partie à François. On retrouve là son ambivalence : le côté jésuite, j’allais dire révolutionnaire, qui encourage toutes les tendances à s’exprimer, quelles qu’elles soient. Et en même temps son rôle de chef de l’Église qui ne peut pas laisser franchir certaines limites. Ce synode allemand alerte le Saint-Siège du danger potentiel du synode et de la nécessité d’une modération, mais il fait aussi douter certains défenseurs de la synodalité de l’opportunité d’un synode tous azimuts concernant l’organisation même de l’Église. Nous verrons, à partir d’octobre prochain, comment François va accompagner ce mouvement de réflexions, de réformes. L’enjeu est grave pour l’avenir de l’Église. 

Qu’en est-il de ses positions en matière morale ? On a le sentiment qu’à ses yeux, la morale passe après le reste…

Je ne crois pas qu’il mette la morale au second plan, l’éthique est pour lui très importante, les jugements moraux reviennent très souvent dans ses discours. Ce qu’il dénonce, c’est ce qu’il considère comme une obsession de certains catholiques sur les sujets de morale sexuelle qui lui paraît totalement contreproductive sur le plan pastoral. Il veut baisser l’intensité de la lumière sur les sujets moraux pour l’accentuer sur la miséricorde, pour mettre en valeur une Église sans murs et sans portes où l’on puisse entrer plus facilement. Mais il ne change pas la morale, il n’en a ni la volonté ni le pouvoir. On l’a accusé de le faire en matière d’homosexualité (« Qui suis-je pour juger ? »). En réalité, il s’est exprimé sur le sujet avec nuance, prenant une position de type pastoral, adapté à chaque cas, préférant le sur-mesure à l’affirmation d’une règle un peu trop raide. L’objet était de décrisper une relation extrêmement tendue, notamment avec l’Église américaine, très en pointe sur ces sujets-là. Il ne s’agit pas de changer la morale, mais de faire évoluer l’approche de certains sujets, de modifier le climat. De faire sauter les verrous qui empêchent certains d’oser entrer dans les églises.

Comme avec l’exhortation apostolique Amoris Laetitia ?

Oui, d’une certaine manière. Avec ce texte, il s’agissait à la fois de maintenir l’indissolubilité du mariage, le texte dit à plusieurs reprises que la doctrine reste ce qu’elle est, et de chercher des solutions pastorales adaptées à chaque cas pour éventuellement accorder, à certaines conditions précises, l’accès à la communion à des personnes divorcées remariées. Donc, en effet, plutôt du sur mesure qu’un rappel à la loi. Peut-on pour autant lui faire le procès de progressisme, comme certains le font ? Je ne crois pas. Il cherche, dans ces domaines, une voie de compromis sur un sujet dramatique pour les familles. 

Les termes « droite/gauche », « traditionaliste/progressiste », sont-ils pertinents pour rendre compte de la pensée et de l’action d’un pape ?

Ce sont des notions très pratiques ! Le pape lui-même, quand vous regardez son parcours personnel, apparaît comme un homme de centre gauche. Il rejette le capitalisme forcené, le libéralisme, etc. Cela étant dit, c’est l’honneur de l’Église que de réunir des gens politiquement très opposés, des verts, des rouges, des bleus, des blancs, et c’est le génie catholique que d’arriver à dépasser ces différences très légitimes, et de faire en sorte que ces personnes puissent prier ensemble. Je crois que le pape est dans cet esprit-là. Il a ses idées personnelles qu’il ne cache pas, mais il n’est jamais là où on l’attend.

Ses origines latino-américaines sont-elles une clé de compréhension du personnage ?

De son caractère, oui ; de son positionnement, non. Le fait qu’il soit descendant d’Italiens est très important. Cela explique sa connaissance intime de la culture italienne. Cela lui donne une grande liberté par rapport aux Italiens du Vatican. Il les comprend parfaitement. Mais sur le fond, le plus important est qu’il soit jésuite : très classique dans sa spiritualité, il prie devant l’Eucharistie, il médite les évangiles, il est très attaché au culte marial et à saint Joseph – il a longtemps été confesseur après sa mise à l’écart de la province argentine. Et en même temps influencé par sa formation jésuite, assez libre vis-à-vis du dogme et très hostile vis-à-vis du capitalisme – et d’ailleurs des États-Unis. Il y est allé pour la première fois de sa vie comme pape, alors qu’il avait toujours refusé de s’y rendre, délibérément. 

Vous l’admirez, ce pape, non ?

(Sourire) Merci pour cette question, car on m’a souvent accusé d’être son ennemi, de ne pas l’aimer. Ce qui est absurde. Je suis exigeant, assez critique sur ses ambivalences, ce qui ne signifie pas lui manquer de respect. Il n’en demeure pas moins que j’admire son courage. Il a beaucoup de cran dans sa direction de l’Église, il a fait des choses qu’aucun pape n’avait faites avant lui. Il a aussi une vraie liberté, que j’apprécie beaucoup également. Cela dit, j’ai connu et observé de très près trois pontificats : le risque actuel de déstabilisation de certains points vitaux de l’Église m’interroge alors que cette institution est déjà très affaiblie.

« Pape François. La révolution », Gallimard, 288 pages, 21 euros.

Source : Famille Chrétienne, le 4 septembre 2023

« Vois comme je chéris particulièrement ta chère patrie », dit Marie(1)

iStock/Getty Images Plus/doidam10

« Vois comme je chéris particulièrement ta chère patrie », dit Marie(1)

Née à Rouen (France) en 1891 et morte de tuberculose en 1933 dans la communauté de la Pieuse-Union, Marcelle Lanchon (nom en religion Sœur Marie-France) a eu plusieurs apparitions (1) de Jésus et Marie pendant la Première Guerre mondiale.

Le 8 septembre 1914 – Fête de la Nativité de Marie – Marcelle Lanchon était en train de prier dans la chapelle de Notre-Dame des Armées à Versailles. La Vierge lui apparut accompagnée par St Michel et Ste Thérèse, et lui communiqua le message suivant :

« Si, en union avec mon divin Fils, j’aime toutes les nations qu’il a rachetées de son Sang, vois comme je chéris particulièrement ta chère patrie. Mon Fils désire que l’on fasse des images et des statues me représentant ainsi, et qu’on m’invoque sous le vocable de Reine de France. Si l’on répond à ce nouveau désir de son divin Cœur, la France redeviendra tout particulièrement mienne. Je la prendrai à jamais sous ma maternelle protection et mon Fils se plaira à répandre sur elle d’abondantes bénédictions. »

La Mère de Dieu apparut une deuxième fois à Marcelle, vêtue d’un manteau bleu décoré par des fleurs de lys, bordé d’hermine blanche et les pieds posés sur un globe terrestre où le mot « France » était écrit à gauche. Elle ouvrit son manteau, découvrant une ceinture bleue et une écharpe tricolore.

Source : www.prophetiespournotretemps.com

(1) Il n’y a pas eu d’enquête officielle concernant les apparitions à Marcelle Lanchon. Par contre, Mgr Roland-Gosselin, évêque de Versailles à partir de 1931, autorisa et approuva la Pieuse Union des Adoratrices du Cœur Sacré de Jésus dont Marcelle était l’un des premiers membres. L’évêque permit aussi l’impression de l’image de Marie, Reine de France, et indulgencia la prière révélée lors des apparitions.

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

08.09.2023 – SAINT DU JOUR

St Thomas de Villeneuve

ÉVÊQUE († 1555)

Saint Thomas de Villeneuve
Archevêque de Valence, en Espagne
(1488-1555)

Tomás de Villanueva, né Tomás García Martínez, issu d’une pieuse famille de la bourgeoisie, fut élevé à Villanueva, Espagne, d’où lui vient son nom de Villeneuve. Ses parents fort vertueux et charitables le formèrent très tôt à la piété et à la générosité envers les pauvres, les malades et tous les malheureux.

À l’école, Thomas offrait son déjeuner aux enfants pauvres, et parfois il leur donnait ses propres vêtements pour les garantir du froid. On le vit revenir plus d’une fois à la maison sans gilet, sans chapeau et sans souliers. Ayant reçu un habit neuf à l’âge de sept ans, il le donna à un enfant à demi-nu. Il demandait souvent à sa mère la permission de ne pas dîner pour que sa part servît à un malheureux. Il employait l’argent qu’il recevait de ses parents à acheter des œufs qu’il portait aux malades hospitalisés.

Après de brillantes études à l’université d’Alcala, il fut nommé professeur de philosophie morale au collège de Saint-Ildefonse, puis professeur de théologie à l’université de Salamanque. Son père mourut peu de temps après et Thomas consacra toute sa fortune au soin des pauvres. Il transforma sa maison en hôpital, ne réservant que le nécessaire à l’entretien de sa mère. À trente ans, le jour de la Présentation de Notre-Dame, il entra chez les Ermites de St-Augustin de Salamanque. À peu près dans le même temps de son admission dans cet Ordre, Luther le quittait.

Thomas fut un prédicateur ardent. Son zèle remua de fond en comble la ville de Salamanque. Il puisait son éloquence au pied de la croix : « Dans l’oraison, disait-il, se forment les flèches dont les cœurs des auditeurs doivent être percés. » Les plus grandes villes d’Espagne se disputèrent pour l’entendre. La cour de Charles-Quint l’écouta avec admiration et le roi le nomma son prédicateur ordinaire et son conseiller. Il avait une si grande estime pour ce religieux qu’il ne savait rien lui refuser. Plusieurs seigneurs de la cour avaient été condamnés à mort pour crime de haute trahison. L’empereur avait refusé leur grâce à l’archevêque de Tolède ainsi qu’à d’autres éminents personnages, même à son propre fils, mais il accorda cette faveur à la demande de Thomas.

Le saint religieux devint successivement prieur des maisons de Salamanque, de Burgos, de Valladolid, provincial d’Andalousie et de Castille. C’est lui qui envoya les premiers Augustins vers le Mexique. Il recommandait surtout quatre choses à ses religieux : la célébration dévote et attentive des divins offices ; la méditation et la lecture spirituelle faite avec assiduité ; l’union de la charité fraternelle, et enfin la fuite de la paresse qui est un grand obstacle à la vertu. 

Nommé archevêque de Grenade, il refusa catégoriquement cette dignité.

Dix ans plus tard, en 1544, Charles-Quint le désigna pour l’évêché de Valence qu’il fut obligé d’accepter au nom de l’obéissance et sous peine d’excommunication. Thomas quitta sa cellule en pleurant, se mit en route à pied, revêtu d’un habit monastique fort usé et entra ainsi dans sa ville épiscopale. Au moment de son arrivée, la pluie tomba en abondance après une longue période de sécheresse, bienfaisante ondée qui était comme le présage des grâces qu’il apportait à ses ouailles. 

Le voyant si pauvre, ses chanoines lui firent présent de quatre mille ducats pour son ameublement mais Thomas de Villeneuve les fit distribuer en aumônes. Il entreprit la réforme de son diocèse par l’exemple de sa vie toute de pénitence et de prière. Pendant toute son existence, il observa les jeûnes de son Ordre et ceux de l’Église, au pain et à l’eau. Il couchait sur des sarments dissimulés sous une couverture de laine. La plus grande partie de ses revenus passait en bonnes œuvres. On l’a surnommé : l’Aumônier, à cause des charités incalculables qu’il ne cessait de prodiguer.

Trois jours avant sa mort, ce saint pasteur fit distribuer aux pauvres tout ce qui lui restait d’argent et fit don de ses meubles au collège de Valence. Comme il était encore propriétaire de son lit de malade, il le donna au geôlier de ses prisons, le priant de bien vouloir le lui prêter jusqu’à sa mort.

Thomas de Villeneuve commença la récitation du psaume : In Te, Domine, speravi. Rendu au verset : In manus Tuas, Domine, commendo spiritum meum, le saint pontife expira doucement. Il rendit son âme à Dieu dans la onzième année de son épiscopat, à l’âge de soixante-sept ans. Ses reliques sont conservées à Valence.

Saint Thomas de Villeneuve priez pour nous !

08.09.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,1-16.18-23.

Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham :
Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères,
Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone,
Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias,
Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias,
Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.
Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel,
Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor,
Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud,
Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob,
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;


elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »


Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Bernard (1091-1153)

moine cistercien et docteur de l’Église

Louanges de la Vierge Mère, 2e homélie sur ces paroles de l’Évangile: «Missus est angelus Gabriel», §17

« Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ »

« Le nom de la vierge était Marie » (Lc 1,27). Ce nom signifie, dit-on, « étoile de la mer », et il convient admirablement à la Vierge mère. Rien n’est plus juste que de la comparer à une étoile qui donne ses rayons sans être altérée, comme elle enfante son fils sans dommage à son corps vierge. Elle est bien cette noble « étoile issue de Jacob » (Nb 24,17), dont la splendeur illumine le monde entier, qui brille dans les cieux et pénètre jusqu’aux enfers. (…) Elle est vraiment cette étoile belle et admirable qui devait se lever au-dessus de la mer immense, étincelante de mérites, éclairant par son exemple. Vous tous, qui que vous soyez, qui vous sentez aujourd’hui en pleine mer, secoués par l’orage et la tempête, loin de la terre ferme, gardez vos yeux sur la lumière de cette étoile, pour éviter le naufrage. Si les vents de la tentation se lèvent, si tu vois approcher l’écueil de l’épreuve, regarde l’étoile, invoque Marie ! Si tu es ballotté par les vagues de l’orgueil, de l’ambition, de la médisance ou de la jalousie, lève les yeux vers l’étoile, invoque Marie. (…) Si tu es troublé par la grandeur de tes péchés, humilié par la honte de ta conscience, épouvanté par la crainte du jugement, si tu es sur le point de sombrer dans le gouffre de la tristesse et du désespoir, pense à Marie. Dans le péril, l’angoisse, le doute, pense à Marie, invoque Marie ! Que son nom ne quitte jamais tes lèvres ni ton cœur. (…) En la suivant, tu ne t’égareras pas ; en la priant, tu désespéreras pas ; en pensant à elle, tu éviteras toute fausse route. Si elle te tient par la main, tu ne sombreras pas ; si elle te protège, tu ne craindras rien ; sous sa conduite, tu ignoreras la fatigue ; sous sa protection, tu arriveras jusqu’au but. Et tu comprendras par ta propre expérience combien sont justes ces paroles : « Le nom de la vierge était Marie ».

LECTURES :

Livre de Michée 5,1-4a.

Ainsi parle le Seigneur :
Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois.
Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera… celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël.
Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,
et lui-même, il sera la paix !

Psaume 13(12),6ab.6cd.

Moi, je prends appui sur ton amour ;
que mon cœur ait la joie de ton salut !

Je chanterai le Seigneur
pour le bien qu’il m’a fait.