04.10.2023 – SAINT DU JOUR

St François d'Assise

St François d’Assise

FONDATEUR O.F.M. († 1226)

Saint François d’Assise
Fondateur

 « Ordre des frères mineurs » (o.f.m.)

La vie de saint François d’Assise est la condamnation des sages du monde, qui regardent comme un scandale et une folie l’humilité de la croix. 

« Surgit au monde un soleil ». À travers ces paroles, dans la Divine Comédie (Paradis, chant XI), le plus grand poète italien Dante Alighieri évoque la naissance de François.

François naît à Assise, en Ombrie, à la fin de 1181 ou au début de 1182. Sa mère voulait l’appeler Jean, mais son père – qui était marchand – de retour d’un voyage de France, le fit appeler François.

Sa naissance avait été marquée par une merveille : d’après un avis du Ciel, sa mère le mit au monde sur la paille d’une étable. Dieu voulait qu’il fût, dès le premier moment, l’imitateur de Celui qui eut pour berceau une crèche et est mort sur une croix. 

Les premières années de François se passèrent pourtant dans la dissipation ; il aimait la beauté des vêtements, recherchait l’éclat des fêtes, traitait comme un prince ses compagnons, avait la passion de la grandeur ; au milieu de ce mouvement frivole, il conserva toujours sa chasteté.

Il avait une grande compassion pour les pauvres. Ayant refusé un jour l’aumône à un malheureux, il s’en repentit aussitôt et jura de ne plus refuser à quiconque lui demanderait au nom de Dieu. Après des hésitations, François finit par comprendre la volonté de Dieu sur lui et se voua à la pratique de cette parole qu’il a réalisée plus que tout autre saint : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive ! » (Lc 9,23).

Sa conversion fut accompagnée de plus d’un prodige : un crucifix lui adressa la parole ; un peu plus tard, il guérit plusieurs lépreux en baisant leurs plaies. Son père fit une guerre acharnée à cette vocation extraordinaire, qui avait fait de son fils, si plein d’espérance, un mendiant jugé fou par le monde. François se dépouilla de tous ses vêtements, ne gardant qu’un cilice, et les remit à son père en disant : « Désormais je pourrai dire avec plus de vérité : Notre Père, qui êtes aux cieux. »

Un jour, il entendit, à l’évangile de la messe, ces paroles du sauveur : « N’emportez ni or ni argent, ni aucune monnaie dans votre bourse, ni sac, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâtons. » (Mt 10,9-10). Dès lors, il commença cette vie tout angélique et tout apostolique dont il devait lever l’étendard sur le monde. On vit, à sa parole, des foules se convertir ; bientôt les disciples affluèrent sous sa conduite ; il fonda un ordre de religieux qui porta son nom, et un ordre de religieuses qui porte le nom de sainte Claire, la digne imitatrice de François.

En 1224, dans l’ermitage de la Verna, François vit le Crucifié sous la forme d’un séraphin et de cette rencontre avec le séraphin crucifié, il reçut les stigmates ; il devint ainsi un avec le Christ crucifié : un don qui exprime donc son intime identification avec le Seigneur.

La mort de François – son transitus – advint le soir du 3 octobre 1226, à la Portioncule. Après avoir béni ses fils spirituels, il mourut, étendu sur la terre nue. 

Deux années plus tard, le pape Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) l’inscrivit dans l’album des saints. Peu de temps après, une grande basilique fut élevée en son honneur, à Assise, destination encore aujourd’hui de nombreux pèlerins, qui peuvent vénérer la tombe du saint et jouir de la vision des fresques de Giotto, le peintre qui a illustré de manière magnifique la vie de François.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI 

 >>> Saint François d’Assise

Saint François d’Assise priez pour nous !

04.10.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,57-62.

En ce temps-là, en cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. »
Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »


Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »
Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. »
Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

abbesse bénédictine et docteur de l’Église

Le Scivias, les chemins de Dieu, chap. 4 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire”; trad. P. Dumoulin; Éditions des béatitudes, 2012; p. 119; rev.)

Avancer sans hésitation, dans la joie de l’Esprit Saint !

Il faut que l’homme accomplisse les œuvres de justice dans la joie de l’Esprit Saint, sans marquer son hésitation dans un murmure pervers. Il n’a donc pas à dire qu’il lui manque soit la première racine placée d’abord dans l’homme par un don de Dieu – le discernement de ce qui est bon –, soit la grâce de l’Esprit Saint qui touche cette même racine par ses conseils – le feu de la grâce qui motive la volonté. S’il agit avec une détermination joyeuse, il ne doit pas être dans l’angoisse à cause de ce qu’il a fait autrefois, poussé par un élan répréhensible comme s’il avait eu quelque chose de plus faible en sa racine intérieure. Et, s’il chute, une fois tombé dans la nécessité, il ne murmurera pas en disant en lui-même : « Hélas, hélas, qu’ai-je fait pour avoir été incapable de voir d’avance mes œuvres en Dieu ? » Qu’il s’avance plutôt résolument sans porter le poids de son infidélité passée, de façon à ne pas se défier de Dieu dans ses actions, mais à être mis en sécurité, sans plainte larmoyante sur sa mauvaise action passée.

LECTURES :

Livre de Néhémie 2,1-8.

Moi, Néhémie, j’étais alors échanson du roi. La vingtième année du règne d’Artaxerxès, au mois de Nissane, je présentai le vin et l’offris au roi. Je n’avais jamais montré de tristesse devant lui,
mais ce jour-là, le roi me dit : « Pourquoi ce visage triste ? Tu n’es pourtant pas malade ! Tu as donc du chagrin ? » Rempli de crainte, je répondis :
« Que le roi vive toujours ! Comment n’aurais-je pas l’air triste, quand la ville où sont enterrés mes pères a été dévastée, et ses portes, dévorées par le feu ? »
Le roi me dit alors : « Que veux-tu donc me demander ? » Je fis une prière au Dieu du ciel, et je répondis au roi :
« Si tel est le bon plaisir du roi, et si tu es satisfait de ton serviteur, laisse-moi aller en Juda, dans la ville où sont enterrés mes pères, et je la rebâtirai. »
Le roi, qui avait la reine à côté de lui, me demanda : « Combien de temps durera ton voyage ? Quand reviendras-tu ? » Je lui indiquai une date qu’il approuva, et il m’autorisa à partir.
Je dis encore : « Si tel est le bon plaisir du roi, qu’on me donne des lettres pour les gouverneurs de la province qui est à l’ouest de l’Euphrate, afin qu’ils facilitent mon passage jusqu’en Juda ;
et aussi une lettre pour Asaph, l’inspecteur des forêts royales, afin qu’il me fournisse du bois de charpente pour les portes de la citadelle qui protégera la Maison de Dieu, le rempart de la ville, et la maison où je vais m’installer. » Le roi me l’accorda, car la main bienfaisante de mon Dieu était sur moi.

Psaume 137(136),1-2.3.4-5.6.

Au bord des fleuves de Babylone
nous étions assis et nous pleurions,
nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours
nous avions pendu nos harpes.

C’est là que nos vainqueurs
nous demandèrent des chansons,
et nos bourreaux, des airs joyeux :
« Chantez-nous, disaient-ils,
quelque chant de Sion. »

Comment chanterions-nous
un chant du Seigneur
sur une terre étrangère ?
Si je t’oublie, Jérusalem,
que ma main droite m’oublie !

Je veux que ma langue
s’attache à mon palais
si je perds ton souvenir,
si je n’élève Jérusalem,
au sommet de ma joie.

Le Pape répond aux «dubia» de cinq cardinaux

Le Pape lors d’une audience. Photo d’illustration. (VATICAN MEDIA Divisione Foto)

Le Pape répond aux «dubia» de cinq cardinaux

Les cardinaux Brandmüller, Burke, Sandoval Íñiguez, Sarah et Zen Ze-kiun ont présenté au Pape cinq questions demandant des éclaircissements sur certains points relatifs à l’interprétation de la Révélation divine, à la bénédiction des unions des personnes de même sexe, à la synodalité comme dimension constitutive de l’Église, à l’ordination sacerdotale des femmes et au repentir comme condition nécessaire à l’absolution sacramentelle.

Vatican News

Le Pape François a répondu à cinq questions, des «dubia» ou «doutes» en latin, qui lui ont été adressées en juillet dernier par les cardinaux Walter Brandmüller et Raymond Leo Burke, avec le soutien de trois autres cardinaux, Juan Sandoval Íñiguez, Robert Sarah et Joseph Zen Ze-kiun. Les questions des cardinaux, en italien, et les réponses du Pape, en espagnol, ont été publiées aujourd’hui sur le site du Dicastère pour la Doctrine de la Foi. Vous trouverez ci-dessous le texte et notre traduction en français des réponses du Pape:

1) Dubium sur l’affirmation selon laquelle la Révélation divine devrait être réinterprétée en fonction des changements culturels et anthropologiques en cours.

Suite aux affirmations de certains évêques, qui n’ont été ni corrigées ni rétractées, la question se pose de savoir si la Révélation divine dans l’Église doit être réinterprétée en fonction des changements culturels de notre temps et de la nouvelle vision anthropologique que ces changements promeuvent ; ou si la Révélation divine est contraignante pour toujours, immuable et donc à ne pas contredire, selon ce qui a été dicté au Concile Vatican II et qui stipule qu’à Dieu qui révèle est due «l’obéissance de la foi» (Dei Verbum 5) ; que ce qui est révélé pour le salut de tous doit rester «à jamais intact» et vivant, et être «transmis à toutes les générations» (7) et que le progrès de l’intelligence n’implique aucun changement dans la vérité des choses et des mots, parce que la foi a été «transmise une fois pour toutes» (8), et que le Magistère n’est pas supérieur à la Parole de Dieu, mais n’enseigne que ce qui a été transmis (10).

Réponse du Pape François

Chers frères,

Bien qu’il ne me semble pas toujours prudent de répondre aux questions qui me sont directement adressées, et qu’il me serait impossible de répondre à toutes, dans le cas présent, j’ai jugé opportun de le faire en raison de la proximité du Synode.

Réponse à la première question

a) La réponse dépend du sens que l’on attribue au mot «réinterpréter».S’il est compris comme «mieux interpréter», l’expression est valable. En ce sens, le Concile Vatican II a affirmé qu’il est nécessaire que, par le travail des exégètes – et j’ajouterais, des théologiens – «le jugement de l’Église mûrisse»  (Concile œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique Dei Verbum, 12).

b) Par conséquent, s’il est vrai que la Révélation divine est immuable et toujours contraignante, l’Église doit être humble et reconnaître qu’elle n’épuise jamais son insondable richesse et qu’elle a besoin de grandir dans sa compréhension.

c) Par conséquent, elle grandit aussi dans sa compréhension de ce qu’elle a elle-même affirmé dans son Magistère.

d) Les changements culturels et les nouveaux défis de l’histoire n’altèrent pas la Révélation, mais peuvent nous stimuler à mieux exprimer certains aspects de sa richesse débordante et qui offre toujours plus.

e) Il est inévitable que cela puisse conduire à une meilleure expression de certaines affirmations passées du Magistère, et cela s’est effectivement produit au cours de l’histoire.

f) D’autre part, il est vrai que le Magistère n’est pas supérieur à la Parole de Dieu, mais il est également vrai que tant les textes de l’Écriture que les témoignages de la Tradition ont besoin d’une interprétation qui permette de distinguer leur substance pérenne du conditionnement culturel. Cela est évident, par exemple, dans les textes bibliques (comme Exode 21:20-21) et dans certaines interventions magistérielles qui ont toléré l’esclavage (cf. Nicolas V, Bulle Dum Diversas, 1452). Il ne s’agit pas d’un argument secondaire, vu son lien intime lié à la vérité éternelle de la dignité inaliénable de la personne humaine. Ces textes doivent être interprétés. Il en va de même pour certaines considérations du Nouveau Testament sur les femmes (1 Corinthiens 11 : 3-10 ; 1 Timothée 2 : 11-14) et d’autres textes de l’Écriture et témoignages de la Tradition qui ne peuvent être répétés tels quels aujourd’hui.

g) Il est important de souligner que ce qui ne peut pas changer, c’est ce qui a été révélé «pour le salut de tous» (Concile œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique Dei Verbum, 7). Par conséquent, l’Église doit constamment discerner ce qui est essentiel pour le salut et ce qui est secondaire ou moins directement lié à ce but. Je souhaite rappeler ce qu’affirmait saint Thomas d’Aquin: «plus on descend dans les détails, plus l’indétermination augmente» (Summa Theologiae 1-1 1, q. 94, art. 4).

h) Enfin, la seule formulation d’une vérité ne pourra jamais être adéquatement comprise si elle est présentée isolément, isolée du contexte riche et harmonieux de l’entière Révélation. La «hiérarchie des vérités» implique également de placer chaque vérité en juste connexion avec des vérités plus centrales et avec l’enseignement de l’Église dans son ensemble. Cela peut enfin éventuellement conduire à différentes manières d’exposer la même doctrine, même si «pour ceux qui rêvent d’une doctrine monolithique défendue par tous sans nuance, cela peut sembler une dispersion imparfaite. Mais en réalité, cette variété aide à mieux manifester et à développer les différents aspects de l’inépuisable richesse de l’Évangile» (Evangelii gaudium, 40). Tout courant théologique comporte des risques, mais aussi des opportunités.

2) Dubium sur l’affirmation que la pratique répandue de bénir les unions de personnes de même sexe est en accord avec la Révélation et le Magistère (CCC 2357).

Selon la Révélation divine, attestée dans la Sainte Écriture, que l’Église «par mandat divin et avec l’assistance de l’Esprit Saint, écoute pieusement, conserve saintement et expose fidèlement» (Dei Verbum IO): «Au commencement», Dieu créa l’homme à son image, il les créa homme et femme et les bénit pour qu’ils soient féconds (cf. Gn 1, 27-28), et pour cette raison l’apôtre Paul enseigne que nier la différence sexuelle est la conséquence de la négation du Créateur (Rm 1, 24-32). La question qui se pose est la suivante: l’Église peut-elle déroger à ce «commencement», en le considérant, contrairement à ce qu’enseigne Veritatis splendor 103, comme un simple idéal, et en acceptant comme «bien possible» des situations objectivement pécheresses, telles que les unions de personnes du même sexe, sans manquer à la doctrine révélée ?

Réponse du Pape François à la deuxième question

a) L’Église a une conception très claire du mariage: une union exclusive, stable et indissoluble entre un homme et une femme, naturellement ouverte à la procréation d’enfants. Seule cette union peut être appelée «mariage». Les autres formes d’union ne le réalisent que «de manière partielle et analogique» (Amoris laetitia 292) et ne peuvent donc pas être strictement appelées «mariage».

b) Ce n’est pas seulement une question de noms, mais la réalité que nous appelons mariage a une constitution essentielle unique qui requiert un nom exclusif, non applicable à d’autres réalités. Elle est sans aucun doute beaucoup plus qu’un simple «idéal».

c) C’est pourquoi l’Église évite tout type de rite ou de sacramentel qui pourrait contredire cette conviction et faire croire que l’on reconnaît comme mariage quelque chose qui ne l’est pas.

d) Cependant, dans nos relations avec les personnes, nous ne devons pas perdre la charité pastorale, qui doit imprégner toutes nos décisions et attitudes. La défense de la vérité objective n’est pas la seule expression de cette charité, qui est aussi faite de bonté, de patience, de compréhension, de tendresse et d’encouragement. Nous ne pouvons donc pas être des juges qui ne font que nier, rejeter, exclure.

e) La prudence pastorale doit donc discerner correctement s’il existe des formes de bénédiction, demandées par une ou plusieurs personnes, qui ne véhiculent pas une conception erronée du mariage. En effet, lorsqu’on demande une bénédiction, on exprime une demande d’aide à Dieu, un appel à pouvoir mieux vivre, une confiance en un Père qui peut nous aider à mieux vivre.

f) D’autre part, bien qu’il existe des situations qui, d’un point de vue objectif, ne sont pas moralement acceptables, la même charité pastorale nous demande de ne pas traiter simplement comme «pécheurs» d’autres personnes dont la culpabilité ou la responsabilité peuvent être atténuées par divers facteurs qui influencent l’imputabilité subjective (cf. saint Jean-Paul II, Reconciliatio et Paenitentia, n. 17).

g) Les décisions qui, dans certaines circonstances, peuvent faire partie de la prudence pastorale ne doivent pas nécessairement devenir une norme. En d’autres termes, il n’est pas opportun qu’un diocèse, une Conférence épiscopale ou toute autre structure ecclésiale autorise constamment et officiellement des procédures ou des rites pour toutes sortes de questions, car tout «ce qui fait partie d’un discernement pratique face à une situation particulière ne peut être élevé au rang de norme», car cela «donnerait lieu à une casuistique insupportable» (Amoris laetitia 304). Le droit canonique ne doit pas et ne peut pas tout couvrir, et les Conférences épiscopales, avec leurs divers documents et protocoles, ne doivent pas non plus l’exiger, car la vie de l’Église passe par de nombreux canaux en plus des canaux normatifs.

3) Dubium sur l’affirmation que la synodalité est une «dimension constitutive de l’Église» (Const.Ap. Episcopalis Communio 6), de sorte que l’Église serait synodale par nature.

Étant donné que le Synode des évêques ne représente pas le Collège des évêques, mais n’est qu’un organe consultatif du Pape, les évêques, en tant que témoins de la foi, ne peuvent pas déléguer leur confession de la vérité, il est demandé si la synodalité peut être le critère régulateur suprême du gouvernement permanent de l’Église sans dénaturer sa structure constitutive voulue par son Fondateur, en fonction de quoi l’autorité suprême et plénière de l’Église est exercée, tant par le Pape en vertu de sa charge, que par le collège des évêques avec son chef le pontife romain (Lumen Gentium 22).

Réponse du pape François à la troisième question

a) Bien que vous reconnaissiez que l’autorité suprême et plénière de l’Église est exercée à la fois par le Pape en vertu de sa charge et par le collège des évêques avec leur chef, le Pontife romain (cf. Concile œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, 22), vous manifestez par ces questions votre besoin de participer, d’exprimer librement votre opinion et de collaborer, demandant ainsi une forme de « synodalité » dans l’exercice de mon ministère.

b) L’Église est un «mystère de communion missionnaire», mais cette communion n’est pas seulement affective ou éthérée, elle implique nécessairement une participation réelle: non seulement la hiérarchie, mais tout le Peuple de Dieu, de différentes manières et à différents niveaux, peut faire entendre sa voix et se sentir partie prenante du cheminement de l’Église. En ce sens, nous pouvons dire que la synodalité, en tant que style et dynamisme, est une dimension essentielle de la vie de l’Église. Saint Jean-Paul II a dit de très belles choses sur ce point dans Novo millennio ineunte.

c) Sacraliser ou imposer une certaine méthodologie synodale qui plaît à un groupe, pour en faire une norme et un chemin obligatoire pour tous, est une chose différente, car cela ne conduirait qu’à « geler » le chemin synodal, en ignorant les différentes caractéristiques des diverses Églises particulières et la richesse bigarrée de l’Église universelle.

4) Dubium sur le soutien des pasteurs et des théologiens à la théorie selon laquelle « la théologie de l’Église a changé » et donc que l’ordination sacerdotale peut être conférée à des femmes.

À la suite des affirmations de certains prélats, qui n’ont été ni corrigées ni rétractées, selon lesquelles la théologie de l’Église et le sens de la messe ont changé avec Vatican II, la question se pose de savoir si le dictat du Concile Vatican II est toujours valable, selon lequel «le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel qui ont en eux une différence essentielle et non seulement en degré» (Lumen Gentium IO) et que les presbytres, en vertu du «pouvoir sacré d’offrir le Sacrifice et de remettre les péchés»(Presbyterorum Ordinis 2), agissent au nom et en la personne du Christ médiateur, par lequel le sacrifice spirituel des fidèles est rendu parfait? Il est demandé également si l’enseignement de la lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalisde saint Jean-Paul II, qui enseigne comme une vérité à considérer définitive l’impossibilité de conférer l’ordination sacerdotale aux femmes, est toujours valable, de sorte que cet enseignement n’est plus assujetti à des changements ou à la libre discussion des pasteurs ou des théologiens.

Réponse du Pape François à la quatrième question

a) «Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel qui ont entre eux une différence essentielle» (Concile œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, 10). Il n’est pas opportun de défendre une différence de degré qui implique de considérer le sacerdoce commun des fidèles comme quelque chose de « second ordre » ou de moindre valeur (un «degré inférieur»). Les deux formes de sacerdoce s’éclairent et se soutiennent mutuellement.

b) Lorsque saint Jean-Paul II a enseigné qu’il faut affirmer «de façon définitive» qu’il est impossible de conférer l’ordination sacerdotale aux femmes, il n’a en aucun cas dénigré les femmes et conféré le pouvoir suprême aux hommes. Saint Jean-Paul II a également affirmé d’autres choses. Par exemple, que lorsque nous parlons de pouvoir sacerdotal, «Nous sommes dans le concept de la fonction, non de la dignité et de la sainteté». (St Jean-Paul II, Christifideles Laici, 51). Ce sont des mots que nous n’avons pas suffisamment accueillis. Il a aussi clairement affirmé que, bien que seul le prêtre préside l’Eucharistie, les tâches «ne donnent pas lieu à la supériorité de certains sur d’autres»(St Jean Paul II, Christifideles laici, note 190 ; Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration Inter Insigniores, VI). Il a également affirmé que si la fonction sacerdotale est «hiérarchique», elle ne doit pas être comprise comme une forme de domination, mais comme «totalement ordonnée à la sainteté des membres du Christ» (St Jean Paul II, Mulieris dignitatem, 27). Si l’on ne comprend pas cela et si l’on ne tire pas les conséquences pratiques de ces distinctions, il sera difficile d’accepter que le sacerdoce soit réservé aux seuls hommes et l’on ne pourra pas reconnaître les droits des femmes ni la nécessité pour elles de participer, de diverses manières, à la conduite de l’Église.

c) D’autre part, pour être rigoureux, nous reconnaissons qu’une doctrine claire et faisant autorité sur la nature exacte d’une « déclaration définitive » n’a pas encore été élaborée de manière exhaustive. Il ne s’agit pas d’une définition dogmatique, cependant, elle doit être acceptée par tous. Personne ne peut la contredire publiquement et pourtant elle peut faire l’objet d’études, comme dans le cas de la validité des ordinations dans la Communion anglicane.

5) Dubium au sujet de l’affirmation «le pardon est un droit de l’Homme» et de l’insistance du Saint-Père sur le devoir d’absoudre tout le monde et toujours, de sorte que le repentir ne serait pas une condition nécessaire à l’absolution sacramentelle.

Il est demandé si l’enseignement du Concile de Trente, selon lequel, pour que la confession sacramentelle soit valide, la contrition du pénitent est nécessaire, laquelle consiste à détester le péché commis avec l’intention de ne plus pécher (Session XIV, Chapitre IV : DH 1676), est toujours en vigueur, de sorte que le prêtre doit reporter l’absolution lorsqu’il est clair que cette condition n’est pas remplie.

Réponse du Pape François à la cinquième question

a) Le repentir est nécessaire pour la validité de l’absolution sacramentelle et implique l’intention de ne pas pécher. Mais il n’y a pas de mathématiques ici et je dois vous rappeler une fois de plus que le confessionnal n’est pas un bureau de douane. Nous ne sommes pas des maîtres, mais d’humbles intendants des sacrements qui nourrissent les fidèles, parce que ces dons du Seigneur, plutôt que des reliques à garder, sont des aides de l’Esprit Saint pour la vie des gens.

b) Il y a de nombreuses façons d’exprimer le repentir. Souvent, chez les personnes dont l’estime de soi est très blessée, plaider coupable est une torture cruelle, mais le simple fait de s’approcher de la confession est une expression symbolique du repentir et de la recherche de l’aide divine.

c) Je voudrais également rappeler que «parfois, il nous coûte beaucoup de faire place à l’amour inconditionnel de Dieu dans la pastorale» (Amoris laetitia 311), mais qu’il faut l’apprendre. À la suite de saint Jean-Paul II, je soutiens que nous ne devrions pas exiger des fidèles des intentions de correction trop précises et certaines, qui finissent par devenir abstraites ou même narcissiques, mais même la prévisibilité d’une nouvelle chute «ne porte pas atteinte à l’authenticité de l’intention» (saint Jean-Paul II, Lettre au Card. William W. Baum et aux participants au cours annuel de la Pénitencerie apostolique, 22 mars 1996, 5).

d) Enfin, il doit être clair que toutes les conditions qui sont habituellement posées à l’aveu ne sont généralement pas applicables lorsque la personne se trouve dans une situation d’agonie ou avec des capacités mentales et psychiques très limitées.

Source : VATICANNEWS, le 2 octobre 2023

Synode sur la synodalité: l’intégralité du programme

Photo d’archives

Synode sur la synodalité: l’intégralité du programme

Vatican News publie le programme intégral de la XVI Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, qui se tient au Vatican du 4 au 29 octobre. Outre les échanges en congrégations générales ou en groupes de travail linguistiques, six messes en la basilique Saint-Pierre et une prière consacrée aux migrants et aux réfugiés le 19 octobre ponctueront ce mois synodal.

XVI ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU SYNODE DES ÉVÊQUES

PREMIÈRE SESSION

(Salle Paul VI, 4-29 octobre 2023)

CALENDRIER DES TRAVAUX*

* Ce calendrier est évolutif. 

4 octobre – Mercredi        

9.00                  Inauguration solennelle 

                          Sainte Messe concélébrée ( place Saint-Pierre)            

11.00 – 12.30    Formation des participants à l’utilisation des nouveaux outils de travail                                                                 

16.15 – 17.45    1ère Congrégation générale       

                         Salutation du président délégué 

                         Salutation du Saint-Père   

                         Rapport du Secrétaire général

                         Rapport du rapporteur général                            

18.15 – 19.30   Instrumentum laboris/ A :

                        Pour une Église synodale. Une expérience intégrale

                        Présentation du rapporteur général  

5 octobre – Jeudi 

8.45                 Prière 


9.00 – 12.30   Cercles mineurs (I session) 

                        Conversation dans l’esprit sur la section A de l’Instrumentum laboris

16.00 – 19.15   Cercles mineur s (II session)

                        Conversation dans l’esprit (suite)    

6 octobre – Vendredi 

8.45                 Prière 

9.00 – 12.30    2e Congrégation générale   

                         Interventions des Cercles mineurs 

                         Intervention libre 

       
7 octobre – Samedi 


8.45                 Prière 

9.00 – 12.30   Cercles mineurs (III session)                                                                                    

                        Finalisation des rapports des cercles mineurs

12.30               Remise des rapports au Secrétariat général    

 

9 octobre – Lundi 

8.45                Messe (basilique Saint-Pierre – autel de la chaire de saint Pierre)

10.00 – 12.30  4e Congrégation générale

                        Instrumentum laboris / B 1 :

                       Une communion qui rayonne.                                                                                                                                                       

                      Comment être plus pleinement signe et instrument de l’union avec Dieu et de l’unité du genre humain ?

                       Présentation par le rapporteur général          

                       Vote pour l’élection des membres de la Commission pour le rapport de synthèse et de la Commission pour l’information

16.00 – 19.15   Cercles mineurs (IV session)

                        Conversation dans l’Esprit sur la Section B 1 de l’Instrumentum laboris

 

10 octobre – Mardi

8.45                     Prière

9.00 – 12.30        Cercles mineurs (V session)

                            Conversation dans l’Esprit (suite)

16.00 – 19.15       5e Congrégation générale

                           Interventions des Cercles mineurs

                           Intervention libre 

11 octobre – Mercredi

8.45                    Prière

9.00 – 12.30        6e Congrégation générale

                            Interventions des Cercles mineurs

                            Intervention libre

16.00 – 19.15       7e Congrégation générale

                           Interventions des Cercles mineurs

                           Intervention libre

 

12 octobre – Jeudi

8.45                   Prière

9.00 – 12.30       Cercles mineurs (VI session)

                           Finalisation des rapports des Cercles mineurs

12.30                  Remise des rapports des Cercles mineurs au Secrétariat général

Après-midi         Pèlerinage 

13 octobre – Vendredi

8.45                    Messe (basilique Saint-Pierre – autel de la chaire de saint Pierre)

10.00 – 12.30       8e Congrégation générale

                            Instrumentum laboris / B 2 :

                            Co-responsables dans la mission.

                             Comment partager les dons et les tâches au service de l’Evangile?

                             Présentation par le rapporteur général

 16.00 – 19.15       Cercles mineurs (VII session)

                            Conversation dans l’Esprit sur la section B 1 de l’Instrumentum laboris

 

14 octobre – Samedi

8.45                   Prière

9.00 – 12.30       Cercles mineurs (VIII session)

                           Conversation dans l’Esprit (suite)

 

16 octobre – Lundi

8.45                    Prière

10.00 – 12.30      9e Congrégation générale 

                            Interventions des Cercles mineurs

                            Intervention libre

16.00 – 19.15      10e Congrégation générale 

                          Interventions des Cercles mineurs

                           Intervention libre

17 octobre – Mardi

8.45                    Prière

10.00 – 12.30      11e Congrégation générale 

                            Interventions des Cercles mineurs

                            Intervention libre

16.00 – 19.15       Cercles mineurs (IX session)                                           

Finalisation des rapports des Cercles mineurs

19.15                    Remise des rapports des Cercles mineurs au Secrétariat général

18 octobre – Mercredi

8.45                     Messe (basilique Saint-Pierre – autel de la chaire de saint Pierre)                                              

10.00 – 12.30        12e Congrégation générale

                              Instrumentum laboris / B 3 :

                              Participation, responsabilité et autorité.

                               Quels processus, structures et institutions dans une Église synodale missionnaire ?

                              Présentation par le rapporteur général

16.00 – 19.15         Cercles mineurs (X session)

                              Conversation dans l’Esprit sur la section B 1 de l’Instrumentum laboris

 

19 octobre – Jeudi

8.45                     Prière

9.00 – 12.30        Cercles mineurs (XI session)

                           Conversation dans l’Esprit (suite)

16.00 – 19.15        13e Congrégation générale

                            Interventions des Cercles mineurs

                            Intervention libre                    

19.15                    Prière pour les migrants et les réfugiés (place Saint-Pierre)

 

20 octobre – Vendredi

8.45                    Prière

10.00 – 12.30      14e Congrégation Générale 

                           Interventions des Cercles mineurs

                            Intervention libre 

16.00 – 19.15       15ème Congrégation Générale

                            Interventions des Cercles mineurs

                            Intervention libre 

21 octobre – Samedi

8.45                    Prière

9.00 – 12.30       Cercles mineurs (XII session)

                           Finalisation des rapports des cercles mineurs 

12.30                  Remise des rapports des Cercles mineurs au Secrétariat général

 

23 octobre – Lundi

8.45                    Messe (basilique Saint-Pierre – autel de la chaire de saint Pierre)

10.00 – 12.30       16e Congrégation Générale

                            Présentation et remise du plan du rapport de synthèse – partie A

                            Lecture personnelle et prière

16.00 – 19.15        17e Congrégation générale

                            Intervention libre sur le plan du rapport de synthèse – partie A

 

24 octobre – Mardi

8.45                      Prière

9.00 – 12.30         Cercles mineurs (XIII session)

                             Élaboration des modi par les Cercles mineurs sur le schéma du rapport de synthèse – partie A

12.30                    Remise des modides Cercles mineurs au Secrétariat général

Après-midi          Réunion de l’après-midi de la Commission du rapport de synthèse

25 octobre – Mercredi

8.45                     Prière

9.00 – 12.30        18e Congrégation générale

                            Présentation et remise du plan du rapport de Synthèse – partie B

                            Lecture personnelle et prière

16.00 – 19.15       19e Congrégation générale

                           Intervention libre sur le plan du rapport de synthèse – partie B

19.30                   Prière du Saint Rosaire (Jardins du Vatican)

26 octobre – Jeudi

8.45                     Prière

9.00 – 12.30        Cercles mineurs (XIV session)       

                            Elaboration des modipar les Cercles mineurs sur le schéma du rapport de synthèse –  partie B

12.30                   Remise des pistes des Cercles mineurs au Secrétariat général

 

27 octobre – Vendredi

                          Réunion de la Commission du rapport de synthèse

28 octobre – Samedi

8.45                Prière 

9.00 – 12.30    20e Congrégation générale

                        Lecture du rapport de synthèse dans la salle 

16.00 – 19.15    21e Congrégation générale

                        Approbation

                        Chant du Te Deum 

29 octobre – Dimanche 

10.00                Clôture solennelle

Sainte Messe concélébrée (basilique Saint-Pierre)

Source : VATICANNEWS, le 3 octobre 2023

Veille de synode: le Pape appelle à l’écoute et la compréhension

Le Pape en prière lors de la veillée organisée en amont du Synode, samedi 30 septembre, place Saint-Pierre. (Vatican Media)

Veille de synode: le Pape appelle à l’écoute et la compréhension

Le Pape s’exprime sur X (ex-Twitter) à la veille de l’ouverture du Synode sur la synodalité. Mercredi 4 octobre, fête de saint François d’Assise, la messe d’ouverture place Saint-Pierre coïncidera avec la publication de Laudate Deum. Dans l’après-midi, se tiendra la première congrégation générale avec les salutations du Pape, les rapports du secrétaire général, le cardinal Grech, et de l’orateur général, le cardinal Hollerich qui présentera l’Instrumentum Laboris.

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

L’objectif de ce Synode, le cinquième de son pontificat, François le résume lui-même sur X: «L’essence du chemin synodal réside dans une vérité fondamentale que nous ne devons jamais perdre de vue: il vise à écouter, comprendre et mettre en pratique la volonté de Dieu».

Écouter, comprendre, et donc aussi dialoguer, tels sont les principes directeurs du Synode sur l’avenir de l’Église qui a débuté de manière inédite «par le bas» en 2021 avec une consultation des diocèses et des paroisses de tous les pays du monde, et qui s’est poursuivie avec une phase continentale de réflexion en Asie, en Afrique, en Amérique, au Moyen-Orient et en Océanie.

Messe avec les nouveaux cardinaux et les participants au Synode

Le 4 octobre, en la fête du saint d’Assise qui lui a inspiré donné son nom, François va inaugurer l’Assemblée par une messe célébrée place Saint-Pierre à 9h00. Les 21 nouveaux cardinaux issus du Consistoire du 30 septembre et l’ensemble du Collège cardinalice concélèbreront. Les 464 participants au Synode sur la synodalité seront présents, dont 365 membres et parmi eux 54 femmes ayant pour la première fois le droit de vote, 20 délégués des Églises orientales et deux évêques chinois nommés par le Pape. Tous reviennent de Sacrofano, au nord de Rome, où ils ont vécu trois jours de retraite, rythmés par les méditations du père dominicain Timothy Radcliffe, des messes célébrées par les évêques et divers moments de prière. C’était une nouvelle idée du Pape pour rappeler avant tout la dimension spirituelle de ce que François a précisé à de nombreuses reprises n’être ni un «parlement» ni un «salon», dont il veut restaurer «l’esprit ecclésial et non politique». À commencer par la communication.

De nouvelles dispositions

Les travaux battront donc leur plein mercredi après-midi dans la salle Paul VI (et non dans la nouvelle salle du Synode), mais avant cela, dans la matinée, les participants seront initiés à l’utilisation de nouveaux outils, à savoir des caméras et tablettes déjà installées aux différentes tables pour que chaque personne présente, avec un logiciel de traduction préinstallé, puisse lire et télécharger des documents, demander la parole et voter.

Une manière aussi d’«éviter le gaspillage de papier». Le Synode se présente avec un visage vert, grâce aussi à la décision du Secrétariat général de compenser une partie des émissions résiduelles de CO2 grâce à des projets capables de générer un «crédit» carbone qui équilibrera la «dette» accumulée. Une démarche presque «due» alors que sera publiée le même jour l’exhortation apostolique Laudate Deum, qui fait suite à l’encyclique Laudato si’.

La 1ère Congrégation générale avec les salutations du Pape

A 16h15, la première Congrégation générale se tiendra en présence du Pape, qui prononcera un salut suivi par le rapport du Secrétaire général, le cardinal Mario Grech, et du Rapporteur général, le cardinal Jean-Claude Hollerich. Le cardinal Hollerich présentera également à tous les participants l’Instrumentum laboris, document de base du travail des pères et mères synodaux, qui est le fruit des contributions des étapes diocésaines et continentales susmentionnées. Il rend compte de l’expérience des Églises dans le monde, qui souffrent des guerres, des inégalités, de la pauvreté, des blessures des abus, ou qui demandent la reconnaissance du rôle des femmes et des laïcs et le renouvellement du langage de l’Église dans les différents domaines.

Réflexions et rendez-vous

Tels sont les thèmes principaux au centre des 21 Congrégations générales et des 35 groupes réunis en cercles mineurs, répartis en cinq langues (anglais, italien, espagnol, portugais, français) qui se dérouleront à partir du 5 octobre. Ces quatre semaines seront également marquées par des interventions dans la salle Paul VI ou au sein des différents cercles; par des réflexions sur l’unité, l’esprit missionnaire, l’autorité dans l’Église; par l’élaboration des Modi et des rapports de synthèse qui alimenteront le document final, ainsi que par des messes quotidiennes célébrées à l’autel de la chaire, à Saint-Pierre. Le Synode sur la synodalité sera ensuite caractérisé par des moments particuliers tels que la prière pour les migrants sur la place Saint-Pierre le 19 octobre, à laquelle le Pape devrait également participer, et la prière du chapelet dans les jardins du Vatican, le 25. Enfin, le 29 octobre aura lieu la clôture solennelle avec une célébration du Pape à nouveau place Saint-Pierre.

Source : VATICANNEWS, le 3 octobre 2023