Mgr Schneider, du Kazakhstan rappelle le message le plus important de Marie

Détail de la Vierge et du Christ dans le tableau Les Noces de Cana de Véronèse, 1553, musée du Louvre, Paris. CC0/wikimedia

Mgr Schneider, du Kazakhstan rappelle le message le plus important de Marie

Dans un entretien pour le magazine France Catholique, Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana, au Kazakhstan, explique que la Sainte Vierge est, plus que jamais, le secours des chrétiens : 

« Nous pouvons prier Jésus directement, bien sûr, mais c’est la volonté de Dieu de nous donner une mère médiatrice ! C’est sa volonté, parce que Dieu aurait pu venir chez nous, sans la médiation de Marie. Mais il a voulu s’incarner au moyen de la Sainte Vierge. Ce faisant, Dieu nous a montré un chemin : de même que Marie a été le chemin pour que Dieu vienne à nous, elle est le chemin pour que nous allions à Dieu. Tous les êtres humains ont besoin d’une mère. Nous avons tous une mère temporelle, biologique. Mais Dieu nous a donné aussi une mère spirituelle, proche de nous et toujours à nos côtés. Notre mère biologique ne peut pas être toujours avec nous. Et même nos mères les plus vertueuses ont des défauts ! Notre-Dame est sans défaut.

De la même façon que la Vierge n’a pas hésité, malgré la douleur, à se tenir au pied de la Croix, elle nous enseigne que notre vie doit être centrée sur Jésus. Notre monde a écarté le Christ de la vie publique et sociale. Et ce jusque dans l’Église où, parmi le clergé, certains ont choisi de placer au centre non pas le Christ, mais des sujets temporels comme la terre ou le climat…

Notre-Dame a peu parlé, mais elle a quand même laissé une parole très importante lors des noces de Cana : «  Tout ce qu’il [le Christ] vous dira, faites-le  » (Jn 2, 5). Il s’agit du message le plus important pour notre temps, pour l’Église, pour le Pape, pour les évêques, pour les prêtres et pour les fidèles laïcs. Nous devons nous appliquer à réaliser tout ce que Jésus nous a enseigné, c’est-à-dire la doctrine de l’Évangile. Le Christ nous a enseigné la primauté du Ciel : il est venu établir le Royaume du Ciel et non le royaume de la terre ! C’est la première mission de l’Église : glorifier Dieu, rappeler l’éternité et l’importance primordiale de la vie éternelle et du salut des âmes. »

Extraits de l’entretien du 13 juillet 2023 avec Mgr Athanasius Schneider, évêque du Kazakhstan

www.farance-catholic.fr

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

30.11.2023 – SAINT DU JOUR

St André

LE PROTOCLET, APÔTRE ET MARTYR († V. 62)

André, frère de saint Pierre, est le premier des apôtres qui ait connu Jésus-Christ, aussitôt après son baptême sur les bords du Jourdain. Toutefois son appel définitif ne date que du moment où Jésus le rencontra avec son frère Simon, jetant les filets pour pêcher, dans le lac de Tibériade, et leur dit à tous deux : « Suivez-moi, je vous ferai pêcheurs d’hommes. » (Mt 4,19)

Après la Pentecôte, André prêcha dans Jérusalem, la Judée, la Galilée, puis alla évangéliser les Scythes, les Éthiopiens, les Galates et divers autres peuples jusqu’au Pont-Euxin. Les prêtres de l’Achaïe prirent soin d’envoyer aux églises du monde entier la relation de son martyre, dont ils avaient été les témoins oculaires. Menacé du supplice de la croix : « Si je craignais ce supplice, dit-il, je ne prêcherais point la grandeur de la Croix. » Le peuple accourt en foule, de tous les coins de la province, à la défense de son apôtre et menace de mort le proconsul. Mais André se montre, calme la foule de chrétiens ameutés, les encourage à la résignation et leur recommande d’être prêts eux-mêmes au combat.

Le lendemain, menacé de nouveau : « Ce supplice, dit-il au juge, est l’objet de mes désirs ; mes souffrances dureront peu, les vôtres dureront éternellement, si vous ne croyez en Jésus-Christ. » Le juge irrité le fit conduire au lieu du supplice. Chemin faisant, l’apôtre consolait les fidèles, apaisait leur colère et leur faisait part de son bonheur. D’aussi loin qu’il aperçut la croix, il s’écria d’une voix forte : 

« Je vous salue, ô Croix consacrée par le sacrifice du Sauveur ; vos perles précieuses sont les gouttes de son sang. Je viens à vous avec joie, recevez le disciple du Crucifié. Ô bonne Croix, si longtemps désirée, si ardemment aimée, rendez-moi à mon divin Maître. Que par vous je sois admis à la gloire de Celui qui par vous m’a sauvé. »

Il se dépouilla lui-même de ses vêtements, les distribua aux bourreaux, puis fut lié à une croix d’une forme particulière, appelée depuis croix de Saint-André. 

Du haut de sa croix, il exhortait les fidèles et prêchait les païens, attendris eux-mêmes. Une demi-heure avant son dernier soupir, son corps fut inondé d’une lumière toute céleste, qui disparut au moment où il rendit l’âme.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> André, le Protoclet

St André priez pour nous !

30.11.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 4,18-22.

En ce temps-là, comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs.


Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.


De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela.
Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650)

moine au Mont Sinaï

L’Échelle sainte (Coll. SO n° 24; trad. P. Deseille; éd. Bellefontaine, 1993; p. 38-40; rev.) 

Un Dieu et un Roi nous appelle

Puisque c’est un Dieu et un roi qui nous appelle à son service, courons avec ardeur ; car nous n’avons en effet que peu de temps à vivre, et nous risquons d’être trouvés sans fruit au jour de notre mort et de périr de faim. Cherchons à satisfaire notre Seigneur, comme des soldats leur roi, car, après la fin de la campagne, il sera exigé de nous un compte exact de notre service. Si un roi terrestre nous convoquait et voulait que nous prenions du service auprès de lui, nous n’attendrions pas, nous ne chercherions pas d’excuses, mais aussitôt, laissant tout, nous irions à lui avec empressement. Soyons donc attentifs, quand le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, le Dieu des dieux, nous appelle à son céleste service, à ne pas nous récuser, par paresse ou par lâcheté. Courons avec joie et amour au bon combat, sans nous laisser intimider par nos ennemis. Réjouissez-vous donc toujours dans le Seigneur, vous tous qui êtes ses serviteurs, reconnaissant en cela la première marque de l’amour que le Maître vous porte.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 10,9-18.

Frère, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.
Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut.
En effet, l’Écriture dit : ‘Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas la honte’.
Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent.
En effet, ‘quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé’.
Or, comment l’invoquer, si on n’a pas mis sa foi en lui ? Comment mettre sa foi en lui, si on ne l’a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame ?
Comment proclamer sans être envoyé ? Il est écrit : ‘Comme ils sont beaux, les pas des messagers qui annoncent les bonnes nouvelles!’
Et pourtant, tous n’ont pas obéi à la Bonne Nouvelle. Isaïe demande en effet : ‘Qui a cru, Seigneur, en nous entendant parler ?’
Or la foi naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la parole du Christ.
Alors, je pose la question : n’aurait-on pas entendu ? Mais si, bien sûr ! Un psaume le dit : ‘Sur toute la terre se répand leur message, et leurs paroles, jusqu’aux limites du monde’.

Psaume 19(18),2-3.4-5ab.

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l’ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s’entende;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.