16.08.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,13-15. 

Ensuite, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartèrent vivement.
Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. »
Il leur imposa les mains, puis il partit de là.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Vincent de Paul (1581-1660)

prêtre, fondateur de communautés religieuses

Entretiens aux Filles de la charité, 7/12/1643 (Tome IX; Éd. Gabalda; Conférence du 7 décembre 1643; pp.132-133; rev.)

La tendresse de Dieu pour les petits

Mes filles, Dieu prend un grand plaisir à voir le service que vous rendez aux petits enfants, comme il en prend à leurs petits gazouillements, voire même à leurs petits cris et à leurs plaintes. Chacun de ces cris touche le cœur de Dieu de confusion. Et vous, mes chères sœurs, quand, à leur cri, vous les soulagez, leur rendant les services dont ils ont besoin, pour l’amour de Dieu et pour honorer l’enfance de Notre-Seigneur, ne faites-vous pas plaisir à Dieu ? Et Dieu n’est-il pas honoré du cri et des plaintes de ces petits enfants ? Courage donc, mes filles ! Aimez bien le service de ces petits enfants, par la bouche desquels Dieu reçoit une louange parfaite. Ce n’est pas moi qui le dis, mes sœurs ; c’est le prophète : « En la bouche des petits enfants suçant le lait, votre louange est parfaite. » Ô mes filles, cela est donc vrai, puisque la Sainte Écriture l’affirme. Voyez combien vous êtes heureuses de rendre service à ces petites créatures, qui donnent à Dieu une louange parfaite et dans lesquelles la bonté de Dieu prend si grand plaisir, plaisir en quelque sorte pareil à celui des mères, qui n’ont point plus grande consolation que de voir les petites actions de leurs petits enfants. Elles admirent tout et aiment tout. Ainsi Dieu, qui est leur père, prend de grands plaisirs à toutes leurs petites actions.

LECTURES :

Livre de Josué 24,14-29. 

En ces jours-là, Josué avait réuni toutes les tribus d’Israël, et il leur disait :
« Maintenant craignez le Seigneur ; servez-le dans l’intégrité et la fidélité. Écartez les dieux que vos pères ont servis au-delà de l’Euphrate et en Égypte ; servez le Seigneur.
« S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir : les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate, ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays. Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »
Le peuple répondit : « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur pour servir d’autres dieux !
C’est le Seigneur notre Dieu qui nous a fait monter, nous et nos pères, du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ; c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru, chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés.
Et même le Seigneur a chassé devant nous tous ces peuples, ainsi que les Amorites qui habitaient le pays. Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu. »
Alors Josué dit au peuple : « Vous ne pouvez pas servir le Seigneur, car il est un Dieu saint, il est un Dieu jaloux, qui ne pardonnera ni vos révoltes ni vos péchés.
Si vous abandonnez le Seigneur pour servir les dieux étrangers, il se retournera contre vous, il vous fera du mal, il vous anéantira, lui qui vous a fait tant de bien. »
Le peuple répondit à Josué : « Mais si ! Nous voulons servir le Seigneur. »
Alors Josué dit au peuple : « Vous en êtes les témoins contre vous-mêmes : c’est vous qui avez choisi de servir le Seigneur. » Ils répondirent : « Nous en sommes témoins. »
Josué reprit : « Alors, enlevez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et tournez votre cœur vers le Seigneur, le Dieu d’Israël. »
Le peuple répondit à Josué : « C’est le Seigneur notre Dieu que nous voulons servir, c’est à sa voix que nous voulons obéir. »
En ce jour-là, Josué conclut une Alliance pour le peuple. C’est dans la ville de Sichem qu’il lui donna un statut et un droit.
Josué inscrivit tout cela dans le livre de la loi de Dieu. Il prit une grande pierre et la dressa sous le chêne qui était dans le sanctuaire du Seigneur.
Il dit à tout le peuple : « Voici une pierre qui servira de témoin contre nous, car elle a entendu toutes les paroles que le Seigneur nous a dites ; elle servira de témoin contre vous, pour vous empêcher de renier votre Dieu. »
Puis Josué renvoya le peuple, chacun dans la part de territoire qui était son héritage.
Après ces événements, Josué, fils de Noun, serviteur du Seigneur, mourut à l’âge de cent dix ans.

Psaume 16(15),1-2a.5.7-8.2b.11. 

R/ Seigneur, mon partage et ma coupe ! (Ps 15, 5a)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe : 
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille : 
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Je n’ai pas d’autre bonheur que toi.
Tu m’apprends le chemin de la vie : 
devant ta face, débordement de joie ! 
À ta droite, éternité de délices !

15.08.2025 – MESSE DE L’ASSOMPTION PRÉSIDÉE PAR LE PAPE LÉON XIV A CASTEL GANDOLFO

En Marie, montée au Ciel, nous avons raison de voir notre destin»

Depuis Castel Gandolfo le Pape a célébré ce vendredi la messe de la solennité de l’Assomption. Dans son homélie, Léon XIV a montré combien la Mère de Dieu nous est donnée comme un signe de la Résurrection. Son chant du Magnificat renforce notre espérance, a-t-il-expliqué. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

Dans la petite église Saint Thomas de Villeneuve de Castel Gandolfo, où il avait déjà présidé l’eucharistie le 13 juillet dernier, le Pape Léon XIV a célébré ce vendredi la messe en la solennité de l’Assomption. Une vingtaine de prêtres ont concélébré la cérémonie. Des écrans avaient été placés sur la place devant la paroisse, où 2000 fidèles ont pu suivre la cérémonie. «En Marie de Nazareth, il y a notre histoire, l’histoire de l’Église plongée dans notre humanité commune. En s’incarnant en elle, le Dieu de la vie et de la liberté a vaincu la mort», a expliqué le Pape en commençant son homélie, expliquant qu’en ce jour de fête pour l’Église, «nous contemplons comment Dieu vainc la mort: jamais sans nous».

Marie était présente au pied de la Croix où son fils «a prononcé le “oui” qui devait vider de son pouvoir la mort», a poursuivi Léon XIV, et «nous pouvons aujourd’hui deviner que Marie, c’est nous quand nous ne fuyons pas, c’est nous quand nous répondons par notre “oui” à son “oui”». Ce « oui » vit encore et continue de lutter contre la mort. «Ainsi, a précisé le Pape, ce jour de joie est un jour qui nous engage à choisir comment et pour qui vivre».

La puissance du Magnificat

L’évangile de Luc, (Lc 1, 39-56) qui rappelle la Visitation de Marie à Élisabeth, rapporte le souvenir d’un moment crucial dans la vocation de la Vierge. Son chant du Magnificat est un chant qui continue d’être chanté dans l’Église, «de génération en génération». «La fécondité surprenante d’Élisabeth, qui était stérile, confirme Marie dans sa confiance: elle anticipe la fécondité de son “oui”, qui se prolonge dans la fécondité de l’Église et de toute l’humanité, lorsque la Parole renouvelante de Dieu est accueillie», a expliqué le Pape.  

Le Pape durant son homélie du 15 août
Le Pape durant son homélie du 15 août   (@Vatican Media)

Ainsi, a-t-il poursuivi, «la Résurrection entre encore aujourd’hui dans notre monde. Les paroles et les choix de mort semblent prévaloir, mais la vie de Dieu interrompt le désespoir par des expériences concrètes de fraternité, par de nouveaux gestes de solidarité». Le chant du Magnificat «renforce dans l’espérance les humbles, les affamés, les serviteurs zélés de Dieu. Ce sont les femmes et les hommes des Béatitudes qui, même dans la tribulation, voient déjà l’invisible: les puissants renversés de leurs trônes, les riches les mains vides, les promesses de Dieu réalisées».

Choisir la vie

Face aux sécurités humaines, au bien-être matériel et à une «insouciance qui endort les consciences», la foi peut vieillir, a encore souligné Léon XIV. «Au lieu de voir le monde ancien toucher à sa fin, on en cherche encore le secours: le secours des riches, des puissants, qui s’accompagne généralement du mépris des pauvres et des humbles». L’Église pourtant «vit dans ses membres fragiles, elle rajeunit grâce à leur Magnificat», a-t-il expliqué. 

“Aujourd’hui encore, dans les communautés chrétiennes pauvres et persécutées, les témoins de la tendresse et du pardon dans les lieux de conflit, les artisans de paix et les bâtisseurs de ponts dans un monde en morceaux sont la joie de l’Église, ils sont sa fécondité permanente, les prémices du Royaume qui vient.”

Beaucoup de ces témoins sont des femmes, a pointé le Souverain pontife, «des femmes pascales, apôtres de la Résurrection. Laissons-nous convertir par leur témoignage!». En Marie montée au Ciel, «nous avons raison de voir notre destin». Léon XIV a ainsi exhorté à ne pas «avoir peur de choisir la vie». Car dans sa confiance, Marie «est cet entrelacement de grâce et de liberté qui pousse chacun de nous à la confiance, au courage, à l’engagement dans la vie d’un peuple». Choisir la vie est donc montrer que nous sommes disciples du Christ, a conclu le Successeur de Pierre. «Notre victoire sur la mort commence dès maintenant».

Source : VATICANNEWS, le 15 août 2025

Encordés à Notre Dame depuis son Assomption

Encordés à Notre Dame depuis son Assomption

La Tradition rapporte que les Apôtres, dispersés dans l’univers pour prêcher l’Évangile, se trouvèrent miraculeusement réunis à Ephèse autour de celle qui avait présidé à la naissance (Lumen Gentiumn°69) et aux premiers développements de l’Église.

Juste après la très sainte Communion que la Vierge reçoit des mains de saint Pierre apôtre, les saints anges venaient de transporter dans les Cieux, corps et âme, la Mère de Notre Sauveur.

Dès lors, le triomphe et la gloire de Marie sont éternels. La solennité de l’Assomption, outre sa Dormition toute sainte c’est-à-dire, dans le sens catholique du terme, de « l’instant » de son « passage » de la terre directement au Ciel sans passer par la corruption de la chair ni par la séparation de Son précieux corps et de son âme toute pure puisqu’elle est l’Immaculée Conception, célèbre en réalité sa royauté toute-puissante.

En montant directement au Ciel par sa sainte Assomption, la Très Sainte Vierge Marie est devenue l’Avocate et la Patronne de tous les mourants, diminuant et adoucissant ainsi la peine et les souffrances que nous éprouverons tous à notre mort. Encordés à Notre Dame du Bien-Mourir,invoquons à notre dernière heure avec encore plus de confiance sa maternelle bonté ! »

Communauté de Notre Dame des Neiges, commentaire pour la fête de l’Assomption, en l’année de la Foi (extraits).

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie