Sous la Croix, Marie devient Mère de l’Église

Sous la Croix, Marie devient Mère de l’Église

Contrairement aux disciples, Marie n’a jamais quitté son Fils Jésus sur le chemin de la Croix : là, Jésus confie à sa Mère le « disciple bien-aimé » (et vice versa). Marie affronte ce moment avec une grande dignité, elle ne fuit pas devant les événements de la vie, mais elle se « tient debout ». Marie est invitée par son Fils à dire un nouveau « Me voici », un nouveau « oui », plus convaincu et plus mûr. « Se tenir sous la croix » mûrit son expérience de foi et de maternité, la rendant capable d’aller plus loin.

Au fond, dès le début, le cœur de Marie était rempli de questions : « Elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. » (Lc 1, 29). Également devant Siméon, des questions surgirent en elle : « cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » (Lc 2,34-35) : Marie et Joseph « s’étonnaient de ce qui était dit de lui » (Lc 2,33).

Le « Me voici » de Marie n’est pas une fois pour toutes, mais il grandit, mûrit à travers les événements de la vie, y compris ceux de la « Croix », où Marie « se tient ». Ici, dans cette fidélité accomplie, Marie reçoit une nouvelle mission, une sorte de « supplément » de maternité, au point de devenir « Mère de l’Église ». Mère, parce qu’elle nous régénère dans la grâce, afin que nous apprenions à grandir dans la stature du Christ (cf. Ep 4, 7-13).

De même que Marie a su se « tenir » sous la Croix, sans éviter ni fuir la difficulté de comprendre et de souffrir, de même Marie, Mère, saura se « tenir » aux côtés de chacun de ceux dont son Fils a fait ses enfants. Cela nous incite à savoir l’invoquer comme « Mère de l’Église ».

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie, le 18 août 2025

18.08.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Hélène

Sainte Hélène
Impératrice 
(† 329)

Hélène naît vers le milieu du IIIe siècle. Voici ce que dit saint Ambroise : « Hélène, première femme de Constance Chlore, qui ceignit depuis la couronne impériale, était, paraît-il, une humble fille d’étable. Noble fille d’étable, qui sut mettre tant de sollicitude dans la recherche de la Crèche sacrée ! Noble fille d’étable, à qui fut réservé de connaître l’Étable de Celui qui guérit les blessures de l’humanité déchue ! Noble fille d’étable, qui préféra les abaissements du Christ aux dignités trompeuses du monde ! Aussi le Christ l’a-t-il élevée de l’humilité de l’étable au sommet des grandeurs humaines. » 

La gloire de sainte Hélène c’est d’avoir été la mère du grand Constantin. « Constantin, dit saint Paulin de Nole, doit plus à la piété de sa mère qu’à la sienne d’avoir été le premier empereur chrétien. » Contrairement aux autres empereurs, Constance Chlore reconnaissait le vrai Dieu. Les prêtres chrétiens étaient admis à sa cour et y vivaient en paix. Une telle bienveillance ne peut être attribuée qu’à l’influence de l’impératrice sur le cœur de son époux. Sainte Hélène a donc joué un grand rôle dans la fin des persécutions, puisqu’elle fut l’épouse et la mère des deux hommes qui, sous son influence, protégèrent le christianisme. Qui sait même si les prières d’Hélène ne méritèrent point à Constantin l’apparition miraculeuse de la Croix, par laquelle il remporta la victoire et devint seul maître de l’empire? 

Un autre événement remarquable dans la vie de sainte Hélène, c’est la découverte de la vraie Croix du Sauveur.

Hélène vivait sans étalage de grandeurs. Nourrir les pauvres, donner aux uns de l’argent, aux autres des vêtements, à d’autres une maison ou un coin de terre, c’était son bonheur. Sa bonté s’étendait aux prisonniers, aux exilés, à tous les malheureux. Le peuple ne pouvait voir sans une joie mêlée de larmes son impératrice venir en habits simples et communs prendre sa place à l’église dans les rangs des fidèles : une telle conduite n’a sa source que dans l’Évangile. Hélène eut, avant sa mort, la consolation de voir Constantin, non seulement protecteur de la religion de Jésus-Christ, mais chrétien lui-même.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

Sainte Hélène priez pour nous !

18.08.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,16-22. 

En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. »
Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « ‘Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage.
Honore ton père et ta mère.’ Et aussi : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ »
Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? »
Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Clément d’Alexandrie (150-v. 215)

théologien

Homélie « Quel riche peut être sauvé ? », 8-9 ; PG 9,603 (trad. coll. Ichtus, t. 6, p. 29 rev.)

« Si tu veux »

      Ce jeune homme sent bien que si rien ne manque à sa vertu, la vie lui fait encore défaut. C’est pourquoi il vient la demander à celui-là seul qui peut l’accorder. Il est sûr d’être en règle avec la Loi ; cependant il implore le Fils de Dieu. D’une foi il passe à une autre foi. Les amarres de la Loi le défendaient mal du roulis ; inquiet, il quitte ce mouillage dangereux et vient jeter l’ancre au port du Sauveur.       Jésus ne lui reproche pas d’avoir manqué à quelque article de la Loi, mais il se met à l’aimer (Mc 10,21), ému par cette application de bon élève. Toutefois il le déclare encore imparfait… : il est bon ouvrier de la Loi, mais paresseux pour la vie éternelle. C’est déjà bien, sans aucun doute ; « la sainte Loi » est comme un pédagogue (Rm 7,12; Ga 3,24) qui instruit par la crainte et achemine vers les commandements sublimes de Jésus et vers sa grâce. « Jésus est la plénitude de la Loi pour justifier tous ceux qui croient en lui » (Rm 10,4). Il n’est pas un esclave fabriquant d’esclaves, mais il donne la qualité de fils, frères, cohéritiers, à tous ceux qui accomplissent la volonté du Père (Rm 8,17; Mt 12,50)…       Ce mot « si tu veux » montre admirablement la liberté du jeune homme ; il ne tient qu’à lui de choisir, il est maître de sa décision. Mais c’est Dieu qui donne, parce qu’il est le Seigneur. Il donne à tous ceux qui désirent et y emploient toute leur ardeur et prient, afin que le salut soit leur propre choix. Ennemi de la violence, Dieu ne contraint personne, mais il tend la grâce à ceux qui la cherchent, l’offre à ceux qui la demandent, ouvre à ceux qui frappent (Mt 7,7).

LECTURES :

Livre des Juges 2,11-19. 

En ces jours-là, les fils d’Israël firent ce qui est mal aux yeux du Seigneur, et ils servirent les Baals.
Ils abandonnèrent le Seigneur, le Dieu de leurs pères, qui les avait fait sortir du pays d’Égypte, et ils suivirent d’autres dieux parmi ceux des peuples d’alentour. Ils se prosternèrent devant eux, et ils irritèrent le Seigneur.
Ils abandonnèrent le Seigneur pour servir Baal et Astarté.
Alors la colère du Seigneur s’enflamma contre Israël. Il les livra aux mains des pillards, les abandonna aux ennemis qui les entouraient, et ils furent incapables de leur résister.
Dans toutes leurs expéditions, la main du Seigneur était contre eux, pour leur malheur, comme il le leur avait dit, comme il en avait fait serment. Ils furent dans une très grande détresse.
Alors le Seigneur suscita des juges pour les sauver de la main des pillards.
Mais ils n’obéissaient pas non plus à leurs juges. Ils se prostituèrent en suivant d’autres dieux, ils se prosternèrent devant eux. Ils ne tardèrent pas à se détourner du chemin où leurs pères avaient marché en obéissant aux commandements du Seigneur ; ils n’agirent pas comme eux.
Lorsque le Seigneur suscitait pour eux un juge, le Seigneur était avec le juge, et il les sauvait de la main de leurs ennemis aussi longtemps que le juge était en vie ; car le Seigneur se laissait émouvoir quand ils gémissaient sous la violence de leurs oppresseurs.
Mais quand le juge était mort, ils recommençaient et poussaient la corruption plus loin que leurs pères : ils suivaient d’autres dieux, les servaient et se prosternaient devant eux ; ils ne renonçaient en rien à leurs pratiques ni à leur conduite obstinée.

Psaume 106(105),6.35.36-37.39-40.43ab.44. 

R/ Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple. (Ps 105, 4)

Avec nos pères, nous avons péché, 
nous avons failli et renié.
ils vont se mêler aux païens, 
ils apprennent leur manière d’agir.

Alors ils servent leurs idoles, 
et pour eux c’est un piège :
ils offrent leurs fils et leurs filles 
en sacrifice aux démons.

De telles pratiques les souillent ; 
ils se prostituent par de telles actions.
Et le Seigneur prend feu contre son peuple : 
ses héritiers lui font horreur.

Tant de fois délivrés par Dieu,
ils s’obstinent dans leur idée,
et lui regarde leur détresse 
quand il entend leurs cris.

Les bienfaits médicaux du chapelet (II)

Les bienfaits médicaux du chapelet (II)

Christian Spaemann, psychiatre et psychothérapeute autrichien réputé, a déclaré dans une récente interview que le chapelet ouvre non seulement l’esprit, mais aussi le cœur à une présence maternelle concrète et durable. « Nous devons d’abord croire », dit-il, « que la Mère de Jésus est vraiment notre Mère et qu’elle est présente avec un cœur ouvert à tous ». Une fois que le seuil de confiance est franchi, quelque chose change.

Mais au-delà du contexte chrétien, Spaemann voit dans le chapelet un rythme humain universel. La plupart des grandes religions comprennent des chapelets ou des chants à cadence répétitive. Cela, suggère-t-il, touche une corde sensible en nous, psychologiquement et même physiologiquement, évoquant le réconfort originel d’un enfant qui écoute le battement du cœur de sa mère. Il y a, dans ce rythme, une sorte de sécurité mémorisée, une porte vers la transcendance qui précède les divisions doctrinales.

Mais le chapelet n’est pas une technique, c’est une rencontre. Et pour Spaemann, cette rencontre est devenue personnelle dès sa jeunesse. Il a prié le chapelet pour la première fois à l’adolescence et a continué que ce soit dans les moments de joie, de crise, ou le simple quotidien. « C’est une bouée de sauvetage » se souvient-il. Plus il priait, plus il percevait la présence de Marie non pas comme un mythe, mais comme une réalité vivante – accessible, maternelle, compatissante. Grâce au chapelet, dit-il, la présence de Marie se manifeste non pas par des visions mais par une reconnaissance intérieure. Les recherches récentes se concentrent sur les résultats physiologiques et psychologiques, mais Spaemann préconise une perspective plus large. Le fruit le plus profond du chapelet, dit-il, n’est pas seulement la sérénité, mais la conscience de l’éternité. Selon lui, le chapelet nous conduit au silence, et dans ce silence nous pouvons entrevoir quelque chose d’étonnant : chacun de nous est éternellement désiré, créé dans l’amour, et destiné à passer non pas dans l’oubli mais dans l’union avec Dieu. « Nous passons dans l’autre monde », dit-il, « comme d’une pièce à l’autre ».

Dans une culture si soucieuse du bien-être mental, il peut être surprenant de trouver une prière qui offre un soulagement moderne. Le chapelet ne se contente pas de soulager l’anxiété. Il la réoriente. Et contrairement aux techniques profanes qui tendent à être égocentriques, le chapelet transcende le soi, vers un visage, une relation, une promesse.

Joachim Mesner Hertz Juin 2025

Zenit.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : Une minute avec Marie

17.08.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Jeanne Delanoue

Sainte Jeanne Delanoue († 1736)
Vierge et fondatrice de la Congrégation 
« Sainte Anne de la Providence »

Jeanne Delanoue nait à Saumur, sur les bords de la Loire, le 18 juin 1666, dernière d’une famille de douze enfants. Ses parents tiennent un modeste magasin de mercerie, près du sanctuaire de Notre-Dame-des-Ardilliers. Elle perd son père alors qu’elle n’a que six ans. Malgré son jeune âge, elle aide sa mère à tenir le magasin pour faire vivre toute la famille. Ses qualités sont remarquables : habile, active, infatigable, au point de garder le magasin ouvert dimanches et jours de fêtes.

Quel avenir ne pouvait-elle pas espérer ? Certainement, agrandir son « affaire » et prospérer. Mais voici que, à l’âge de 27 ans, elle reçoit, de la part d’une vieille et fidèle pèlerine de Notre-Dame-des-Ardilliers, une invitation à se consacrer aux pauvres, si nombreux. Sa mère est morte depuis peu.

Malgré ses responsabilités accrues, elle va s’occuper un peu des pauvres, pour répondre à cet appel qu’elle sent bien venir de Dieu. Elle s’occupe d’eux chaque jour, plus que de ses clients. Jusqu’à ce qu’elle soit toute à eux « à plein temps ». Bientôt, du reste, les pauvres ne l’attendent plus chez eux, mais ils se rendent chez elle. En 1700, une enfant est accueillie à la maison, bientôt suivie de malades, de vieillards et d’indigents.

Pour tant de monde à loger, il n’y a que des grottes de tufeau. On les aménage au mieux. Mais il faut chercher de l’aide. Au bout de quatre années, en 1704, quelques jeunes filles se sont trouvées disposées à aider Jeanne et même à revêtir l’habit religieux si elle le leur demande. Ainsi naît la Congrégation de « Sainte Anne de la Providence ». C’est sous ce nom que sont approuvées les Constitutions en 1709.

La ténacité de Jeanne Delanoue, secondée par de si beaux dévouements, fonde le premier hospice de Saumur en 1715 ; il avait été demandé par le roi Louis XIV en… 1672 !

Sa charité déborde bien vite hors des limites de sa ville de Saumur et de son diocèse. Du reste, elle compte déjà quarante auxiliaires, toutes à ses ordres, et décidées à suivre son exemple de dévouement, de prière et de mortification.

À sa mort, le 17 août 1736, Jeanne Delanoue laisse une douzaine de communautés, hospices et petites écoles aussi. « La Sainte est morte », dit-on à Saumur.

Tout le monde a pu admirer son zèle, son action dans les nombreuses visites reçues ou faites, mais seuls ses intimes connaissent sa mortification, sa vie de prière et d’union à Dieu. C’est de là que procède cette charité inlassable, attirée vers tous ceux qui souffrent, mais surtout s’ils sont pauvres. Et Dieu sait qu’ils ne manquent pas, en ces tristes années de famine, de disette et de froid ; années de guerre aussi. Les Sœurs de Jeanne Delanoue, comme on les nomme tout simplement aujourd’hui, comptent environ 400 religieuses, en France, à Madagascar et à Sumatra, où elles ont fondé en 1979.

Jeanne Delanoue a été béatifiée le 5 novembre 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisée le 31 octobre 1982 par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).  

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).  

Sainte Jeanne Delanoue priez pour nous !