17.08.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Jeanne Delanoue

Sainte Jeanne Delanoue († 1736)
Vierge et fondatrice de la Congrégation 
« Sainte Anne de la Providence »

Jeanne Delanoue nait à Saumur, sur les bords de la Loire, le 18 juin 1666, dernière d’une famille de douze enfants. Ses parents tiennent un modeste magasin de mercerie, près du sanctuaire de Notre-Dame-des-Ardilliers. Elle perd son père alors qu’elle n’a que six ans. Malgré son jeune âge, elle aide sa mère à tenir le magasin pour faire vivre toute la famille. Ses qualités sont remarquables : habile, active, infatigable, au point de garder le magasin ouvert dimanches et jours de fêtes.

Quel avenir ne pouvait-elle pas espérer ? Certainement, agrandir son « affaire » et prospérer. Mais voici que, à l’âge de 27 ans, elle reçoit, de la part d’une vieille et fidèle pèlerine de Notre-Dame-des-Ardilliers, une invitation à se consacrer aux pauvres, si nombreux. Sa mère est morte depuis peu.

Malgré ses responsabilités accrues, elle va s’occuper un peu des pauvres, pour répondre à cet appel qu’elle sent bien venir de Dieu. Elle s’occupe d’eux chaque jour, plus que de ses clients. Jusqu’à ce qu’elle soit toute à eux « à plein temps ». Bientôt, du reste, les pauvres ne l’attendent plus chez eux, mais ils se rendent chez elle. En 1700, une enfant est accueillie à la maison, bientôt suivie de malades, de vieillards et d’indigents.

Pour tant de monde à loger, il n’y a que des grottes de tufeau. On les aménage au mieux. Mais il faut chercher de l’aide. Au bout de quatre années, en 1704, quelques jeunes filles se sont trouvées disposées à aider Jeanne et même à revêtir l’habit religieux si elle le leur demande. Ainsi naît la Congrégation de « Sainte Anne de la Providence ». C’est sous ce nom que sont approuvées les Constitutions en 1709.

La ténacité de Jeanne Delanoue, secondée par de si beaux dévouements, fonde le premier hospice de Saumur en 1715 ; il avait été demandé par le roi Louis XIV en… 1672 !

Sa charité déborde bien vite hors des limites de sa ville de Saumur et de son diocèse. Du reste, elle compte déjà quarante auxiliaires, toutes à ses ordres, et décidées à suivre son exemple de dévouement, de prière et de mortification.

À sa mort, le 17 août 1736, Jeanne Delanoue laisse une douzaine de communautés, hospices et petites écoles aussi. « La Sainte est morte », dit-on à Saumur.

Tout le monde a pu admirer son zèle, son action dans les nombreuses visites reçues ou faites, mais seuls ses intimes connaissent sa mortification, sa vie de prière et d’union à Dieu. C’est de là que procède cette charité inlassable, attirée vers tous ceux qui souffrent, mais surtout s’ils sont pauvres. Et Dieu sait qu’ils ne manquent pas, en ces tristes années de famine, de disette et de froid ; années de guerre aussi. Les Sœurs de Jeanne Delanoue, comme on les nomme tout simplement aujourd’hui, comptent environ 400 religieuses, en France, à Madagascar et à Sumatra, où elles ont fondé en 1979.

Jeanne Delanoue a été béatifiée le 5 novembre 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisée le 31 octobre 1982 par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).  

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).  

Sainte Jeanne Delanoue priez pour nous !

17.08.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,49-53. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Jean-Jacques Olier (1608-1657)

fondateur des Sulpiciens

Lectures spirituelles, 44 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche W58; trad. Orval ; © 1973 Abbaye d’Orval)

« Je suis venu apporter un feu sur la terre et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » (Lc 12, 49)

Notre Seigneur Jésus Christ vit sur la terre dans les âmes et prend accroissement en elles selon les opérations de sa grâce, comme il faisait autrefois conversant en son enfance avec sa Mère, et il continue en nous sa vie intérieure quand nous sommes à lui uniquement. Ce qu’il a commencé en soi, il le continue dans son Église, en sorte que la vie divine qu’il lui communique et qui est si glorieuse à Dieu son Père, n’aura jamais de fin dans l’éternité. Il désire que toute la terre soit pleine de feu, et il ne l’a envoyé ici-bas qu’afin qu’il dévore le monde (cf. Lc 12,49). (…) Il n’y a rien de plus doux, ni qui donne plus de repos et de consolations à l’âme, que d’être ravi hors de soi-même par Jésus Christ et par son divin Esprit, qui n’a pas besoin pour cela du char ardent d’Élie (cf. 2 R 2,11) ; mais qui, par sa seule puissance, nous élève de la terre dans le ciel, et du fond de nous-mêmes nous transporte dans le sein de Dieu. Je serai infidèle à Jésus si je ne pressais incessamment votre âme pour l’empêcher de se reposer un seul moment sur elle-même.

LECTURES :

Livre de Jérémie 38,4-6.8-10. 

Alors les princes dirent au roi Sédécias : « Que cet homme soit mis à mort : en parlant comme il le fait, il démoralise tout ce qui reste de combattant dans la ville, et toute la population. Ce n’est pas le bonheur du peuple qu’il cherche, mais son malheur. »
Le roi Sédécias répondit : « Il est entre vos mains, et le roi ne peut rien contre vous ! »
Alors ils se saisirent de Jérémie et le jetèrent dans la citerne de Melkias, fils du roi, dans la cour de garde. On le descendit avec des cordes. Dans cette citerne il n’y avait pas d’eau, mais de la boue, et Jérémie enfonça dans la boue.
Ébed-Mélek sortit de la maison du roi et vint lui dire :
« Monseigneur le roi, ce que ces gens-là ont fait au prophète Jérémie, c’est mal ! Ils l’ont jeté dans la citerne, il va y mourir de faim car on n’a plus de pain dans la ville ! »
Alors le roi donna cet ordre à Ébed-Mélek l’Éthiopien : « Prends trente hommes avec toi, et fais remonter de la citerne le prophète Jérémie avant qu’il ne meure. »

Psaume 40(39),2.3.4.18. 

D’un grand espoir 
j’espérais le Seigneur : 
il s’est penché vers moi 
pour entendre mon cri.

Il m’a tiré de l’horreur du gouffre, 
de la vase et de la boue ; 
il m’a fait reprendre pied sur le roc, 
il a raffermi mes pas.

Dans ma bouche il a mis un chant nouveau, 
une louange à notre Dieu. 
Beaucoup d’hommes verront, ils craindront,
ils auront foi dans le Seigneur.

Je suis pauvre et malheureux, 
mais le Seigneur pense à moi. 
Tu es mon secours, mon libérateur : 
mon Dieu, ne tarde pas !

Lettre aux Hébreux 12,1-4. 

Frères, nous aussi, entourés de cette immense nuée de témoins, et débarrassés de tout ce qui nous alourdit – en particulier du péché qui nous entrave si bien –, courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée,
les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de la foi. Renonçant à la joie qui lui était proposée, il a enduré la croix en méprisant la honte de ce supplice, et il siège à la droite du trône de Dieu.
Méditez l’exemple de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité, et vous ne serez pas accablés par le découragement.
Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché,

Les bienfaits médicaux du chapelet (I)

Les bienfaits médicaux du chapelet (I)

A une époque dominée par les distractions numériques et les tendances thérapeutiques, rares sont ceux qui s’attendraient à ce qu’une dévotion vieille de plusieurs siècles puisse offrir ce que promettent la médecine moderne et les applications de pleine conscience : un calme profond, une régulation émotionnelle et même un soulagement physique.

Pourtant, une étude de décembre 2024, fondée à la fois sur l’observation clinique et la spiritualité a conclu que le chapelet, longtemps considéré comme une simple pratique dévotionnelle, pourrait être bien plus qu’une simple habitude religieuse. Il peut, en fait, être un remède pour l’âme autant que pour le corps.

Cette étude met en lumière un fait fascinant : les prières rythmées du chapelet semblent apaiser les tensions, favoriser la stabilité émotionnelle et générer une forme unique de paix holistique. Contrairement à de nombreuses techniques profanes de pleine conscience qui privilégient la neutralité et le détachement, le chapelet se connecte à quelque chose de personnel et relationnel. Ce n’est pas un simple mantra : c’est un dialogue.

Pour Christian Spaemann, psychiatre et psychothérapeute autrichien réputé, ce n’est pas surprenant. Dans une récente interview, Spaemann explique que le chapelet ouvre non seulement l’esprit, mais aussi le cœur à une présence maternelle concrète et durable. « Nous devons d’abord croire », dit-il, « que la Mère de Jésus est vraiment notre Mère, et qu’elle est présente avec un cœur ouvert à tous ». Une fois que le seuil de confiance est franchi, quelque chose change.

L’expérience ne se limite pas aux mystiques ou aux saints cloîtrés. Spaemann note que dans sa région rurale de la Haute-Autriche, un flot régulier de pèlerins se dirige vers Medjugorje, et que des gens ordinaires – agriculteurs, ouvriers d’usine – redécouvrent tranquillement la paix et l’espérance grâce à la prière mariale. « Ils trouvent la joie auprès de la Mère du Ciel » dit-il, « et ils l’intègrent à leur quotidien ».

Joachin Mesner Hertz, le 1er juin 2025

www.fr.zenit.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

16.08.2025 – SAINT DU JOUR

St Étienne de Hongrie

Saint Étienne
Roi de Hongrie 
(977-1038)

Les Hongrois étaient les descendants de ces fiers et terribles envahisseurs connus sous le nom de Huns. Étienne eut le bonheur d’être l’apôtre en même temps que le roi des Hongrois, et de les civiliser.

Avant sa naissance, sa mère eut une vision de saint Étienne, martyr, lui prédisant que son enfant achèverait l’œuvre de la conversion de la Hongrie, commencée par ses parents. Aussi le prédestiné reçut-il au baptême le nom d’Étienne. Ses premières inclinations le portèrent à Dieu ; sa première parole fut le nom de Jésus ; ses études furent aussi remarquables par ses succès que par sa piété. 

Étienne avait vingt ans quand il succéda à son père. Pour donner tous ses soins à la christianisation de son royaume, il commença par établir une paix solide avec tous ses voisins. Ce ne fut pas sans peine que le pieux roi put mener à bonne fin son entreprise ; son peuple était tout barbare et endurci dans les superstitions du paganisme ; il lui fallut soutenir une guerre contre ses propres sujets; mais le jeûne, l’aumône et la prière lui assurèrent la victoire. Étienne fit alors venir des apôtres pour évangéliser cette nation ignorante et grossière ; il publia des lois très sévères contre le meurtre, le vol, l’adultère, le blasphème et d’autres crimes ; il pourvut à la protection des veuves et des orphelins et à la subsistance des pauvres ; il fonda et enrichit les églises: aussi vit-on bientôt ce pays offrir une magnifique végétation chrétienne.

Dans toutes ses œuvres, le saint roi était secondé par sa pieuse épouse, Gisèle, sœur de l’empereur saint Henri. L’humilité accompagnait tous les bienfaits du prince ; souvent il choisissait la nuit pour accomplir ses œuvres de charité ; il lavait en secret les pieds des pèlerins, et cachait discrètement ses aumônes. Un jour qu’il était sorti incognito pour distribuer de l’argent aux malheureux, comme il n’avait point réussi à contenter tout le monde, il fut dévalisé et foulé aux pieds ; loin de s’en fâcher et de se faire connaître, il offrit à la Sainte Vierge cette humiliation et résolut de ne jamais rien refuser à aucun pauvre. Il était impossible que ses revenus pussent suffire à tant de charités, sans quelque merveille d’en haut. Un jour qu’Étienne priait, absorbé en Dieu, il fut enlevé en l’air par les Anges jusqu’à ce que son oraison fût achevée. Dieu opéra en sa faveur beaucoup d’autres prodiges. 

Ses dernières années furent éprouvées par des maladies, qu’il supporta avec patience et courage.

Curiosité sur la couronne de saint Étienne surmontée d’une croix inclinée

La couronne de Hongrie est actuellement composée d’une croix inclinée, d’une calotte sphérique et d’un cercle précieux, ayant pour poids 2 056 grammes.
L’inclinaison de la croix est due à une circonstance fortuite. Lors d’un bouleversement politique, la reine Isabelle voulut emporter la sainte couronne. Elle la mit dans un coffret trop étroit et en s’appuyant sur le couvercle pour le fermer, elle fit céder la croix qui s’inclina sur un côté. Depuis lors, la couronne est restée en cet état, les Hongrois ayant poussé le scrupule jusqu’à vouloir lui conserver ce défaut accidentel.

Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints…) ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Étienne priez pour nous !