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16.08.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Les bienfaits médicaux du chapelet (I)

Les bienfaits médicaux du chapelet (I)
A une époque dominée par les distractions numériques et les tendances thérapeutiques, rares sont ceux qui s’attendraient à ce qu’une dévotion vieille de plusieurs siècles puisse offrir ce que promettent la médecine moderne et les applications de pleine conscience : un calme profond, une régulation émotionnelle et même un soulagement physique.
Pourtant, une étude de décembre 2024, fondée à la fois sur l’observation clinique et la spiritualité a conclu que le chapelet, longtemps considéré comme une simple pratique dévotionnelle, pourrait être bien plus qu’une simple habitude religieuse. Il peut, en fait, être un remède pour l’âme autant que pour le corps.
Cette étude met en lumière un fait fascinant : les prières rythmées du chapelet semblent apaiser les tensions, favoriser la stabilité émotionnelle et générer une forme unique de paix holistique. Contrairement à de nombreuses techniques profanes de pleine conscience qui privilégient la neutralité et le détachement, le chapelet se connecte à quelque chose de personnel et relationnel. Ce n’est pas un simple mantra : c’est un dialogue.
Pour Christian Spaemann, psychiatre et psychothérapeute autrichien réputé, ce n’est pas surprenant. Dans une récente interview, Spaemann explique que le chapelet ouvre non seulement l’esprit, mais aussi le cœur à une présence maternelle concrète et durable. « Nous devons d’abord croire », dit-il, « que la Mère de Jésus est vraiment notre Mère, et qu’elle est présente avec un cœur ouvert à tous ». Une fois que le seuil de confiance est franchi, quelque chose change.
L’expérience ne se limite pas aux mystiques ou aux saints cloîtrés. Spaemann note que dans sa région rurale de la Haute-Autriche, un flot régulier de pèlerins se dirige vers Medjugorje, et que des gens ordinaires – agriculteurs, ouvriers d’usine – redécouvrent tranquillement la paix et l’espérance grâce à la prière mariale. « Ils trouvent la joie auprès de la Mère du Ciel » dit-il, « et ils l’intègrent à leur quotidien ».
Joachin Mesner Hertz, le 1er juin 2025
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
16.08.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Étienne
Roi de Hongrie
(977-1038)
Les Hongrois étaient les descendants de ces fiers et terribles envahisseurs connus sous le nom de Huns. Étienne eut le bonheur d’être l’apôtre en même temps que le roi des Hongrois, et de les civiliser.
Avant sa naissance, sa mère eut une vision de saint Étienne, martyr, lui prédisant que son enfant achèverait l’œuvre de la conversion de la Hongrie, commencée par ses parents. Aussi le prédestiné reçut-il au baptême le nom d’Étienne. Ses premières inclinations le portèrent à Dieu ; sa première parole fut le nom de Jésus ; ses études furent aussi remarquables par ses succès que par sa piété.
Étienne avait vingt ans quand il succéda à son père. Pour donner tous ses soins à la christianisation de son royaume, il commença par établir une paix solide avec tous ses voisins. Ce ne fut pas sans peine que le pieux roi put mener à bonne fin son entreprise ; son peuple était tout barbare et endurci dans les superstitions du paganisme ; il lui fallut soutenir une guerre contre ses propres sujets; mais le jeûne, l’aumône et la prière lui assurèrent la victoire. Étienne fit alors venir des apôtres pour évangéliser cette nation ignorante et grossière ; il publia des lois très sévères contre le meurtre, le vol, l’adultère, le blasphème et d’autres crimes ; il pourvut à la protection des veuves et des orphelins et à la subsistance des pauvres ; il fonda et enrichit les églises: aussi vit-on bientôt ce pays offrir une magnifique végétation chrétienne.
Dans toutes ses œuvres, le saint roi était secondé par sa pieuse épouse, Gisèle, sœur de l’empereur saint Henri. L’humilité accompagnait tous les bienfaits du prince ; souvent il choisissait la nuit pour accomplir ses œuvres de charité ; il lavait en secret les pieds des pèlerins, et cachait discrètement ses aumônes. Un jour qu’il était sorti incognito pour distribuer de l’argent aux malheureux, comme il n’avait point réussi à contenter tout le monde, il fut dévalisé et foulé aux pieds ; loin de s’en fâcher et de se faire connaître, il offrit à la Sainte Vierge cette humiliation et résolut de ne jamais rien refuser à aucun pauvre. Il était impossible que ses revenus pussent suffire à tant de charités, sans quelque merveille d’en haut. Un jour qu’Étienne priait, absorbé en Dieu, il fut enlevé en l’air par les Anges jusqu’à ce que son oraison fût achevée. Dieu opéra en sa faveur beaucoup d’autres prodiges.
Ses dernières années furent éprouvées par des maladies, qu’il supporta avec patience et courage.
Curiosité sur la couronne de saint Étienne surmontée d’une croix inclinée
La couronne de Hongrie est actuellement composée d’une croix inclinée, d’une calotte sphérique et d’un cercle précieux, ayant pour poids 2 056 grammes.
L’inclinaison de la croix est due à une circonstance fortuite. Lors d’un bouleversement politique, la reine Isabelle voulut emporter la sainte couronne. Elle la mit dans un coffret trop étroit et en s’appuyant sur le couvercle pour le fermer, elle fit céder la croix qui s’inclina sur un côté. Depuis lors, la couronne est restée en cet état, les Hongrois ayant poussé le scrupule jusqu’à vouloir lui conserver ce défaut accidentel.
Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints…) ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).
Saint Étienne priez pour nous !

16.08.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,13-15.
Ensuite, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartèrent vivement.
Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. »
Il leur imposa les mains, puis il partit de là.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Vincent de Paul (1581-1660)
prêtre, fondateur de communautés religieuses
Entretiens aux Filles de la charité, 7/12/1643 (Tome IX; Éd. Gabalda; Conférence du 7 décembre 1643; pp.132-133; rev.)
La tendresse de Dieu pour les petits
Mes filles, Dieu prend un grand plaisir à voir le service que vous rendez aux petits enfants, comme il en prend à leurs petits gazouillements, voire même à leurs petits cris et à leurs plaintes. Chacun de ces cris touche le cœur de Dieu de confusion. Et vous, mes chères sœurs, quand, à leur cri, vous les soulagez, leur rendant les services dont ils ont besoin, pour l’amour de Dieu et pour honorer l’enfance de Notre-Seigneur, ne faites-vous pas plaisir à Dieu ? Et Dieu n’est-il pas honoré du cri et des plaintes de ces petits enfants ? Courage donc, mes filles ! Aimez bien le service de ces petits enfants, par la bouche desquels Dieu reçoit une louange parfaite. Ce n’est pas moi qui le dis, mes sœurs ; c’est le prophète : « En la bouche des petits enfants suçant le lait, votre louange est parfaite. » Ô mes filles, cela est donc vrai, puisque la Sainte Écriture l’affirme. Voyez combien vous êtes heureuses de rendre service à ces petites créatures, qui donnent à Dieu une louange parfaite et dans lesquelles la bonté de Dieu prend si grand plaisir, plaisir en quelque sorte pareil à celui des mères, qui n’ont point plus grande consolation que de voir les petites actions de leurs petits enfants. Elles admirent tout et aiment tout. Ainsi Dieu, qui est leur père, prend de grands plaisirs à toutes leurs petites actions.

LECTURES :
Livre de Josué 24,14-29.
En ces jours-là, Josué avait réuni toutes les tribus d’Israël, et il leur disait :
« Maintenant craignez le Seigneur ; servez-le dans l’intégrité et la fidélité. Écartez les dieux que vos pères ont servis au-delà de l’Euphrate et en Égypte ; servez le Seigneur.
« S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir : les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate, ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays. Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »
Le peuple répondit : « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur pour servir d’autres dieux !
C’est le Seigneur notre Dieu qui nous a fait monter, nous et nos pères, du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ; c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru, chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés.
Et même le Seigneur a chassé devant nous tous ces peuples, ainsi que les Amorites qui habitaient le pays. Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu. »
Alors Josué dit au peuple : « Vous ne pouvez pas servir le Seigneur, car il est un Dieu saint, il est un Dieu jaloux, qui ne pardonnera ni vos révoltes ni vos péchés.
Si vous abandonnez le Seigneur pour servir les dieux étrangers, il se retournera contre vous, il vous fera du mal, il vous anéantira, lui qui vous a fait tant de bien. »
Le peuple répondit à Josué : « Mais si ! Nous voulons servir le Seigneur. »
Alors Josué dit au peuple : « Vous en êtes les témoins contre vous-mêmes : c’est vous qui avez choisi de servir le Seigneur. » Ils répondirent : « Nous en sommes témoins. »
Josué reprit : « Alors, enlevez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et tournez votre cœur vers le Seigneur, le Dieu d’Israël. »
Le peuple répondit à Josué : « C’est le Seigneur notre Dieu que nous voulons servir, c’est à sa voix que nous voulons obéir. »
En ce jour-là, Josué conclut une Alliance pour le peuple. C’est dans la ville de Sichem qu’il lui donna un statut et un droit.
Josué inscrivit tout cela dans le livre de la loi de Dieu. Il prit une grande pierre et la dressa sous le chêne qui était dans le sanctuaire du Seigneur.
Il dit à tout le peuple : « Voici une pierre qui servira de témoin contre nous, car elle a entendu toutes les paroles que le Seigneur nous a dites ; elle servira de témoin contre vous, pour vous empêcher de renier votre Dieu. »
Puis Josué renvoya le peuple, chacun dans la part de territoire qui était son héritage.
Après ces événements, Josué, fils de Noun, serviteur du Seigneur, mourut à l’âge de cent dix ans.

Psaume 16(15),1-2a.5.7-8.2b.11.
R/ Seigneur, mon partage et ma coupe ! (Ps 15, 5a)
Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »
Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Je n’ai pas d’autre bonheur que toi.
Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !
