JOYEUX NOËL 2023 !

C’est Noël !

C’est la paix de Noël !
Pour régler les conflits,
Elle est bien actuelle,
Pour chacun aujourd’hui.

C’est la joie de Noël !
Les parents les amis
Une fête bien réelle,
Quand tous sont réunis.

C’est l’amour de Noël !
Par le don de sa vie
Reçois-le comme tel,
Immense et infini.

C’est l’espoir de Noël !
De trouver le bonheur
C’est bien là l’essentiel,
Le besoin de nos cœurs.

C’est la fête de Noël !
Pour toute l’humanité
Par la bonne nouvelle
Le Fils nous est donné !

Le partage de Noël !
Avec les démunis
C’est le lien fraternel
Et c’est Dieu qui le dit.

Le cadeau de Noël !
Recevoir dans sa vie
Le plus beau don du ciel
Il se nomme Jésus-Christ.

24.12.2023 – VEILLÉE DE NOËL ET MESSE À SAINT GERMAIN L’AUXERROIS

KTO retransmet en direct la messe de la nuit de Noël célébrée le dimanche 24 décembre à partir de 23h en direct de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois à Paris. La célébration est présidée par Mgr Michel Gueguen, vicaire général du diocèse de Paris. Pour se préparer à cette grande fête, les choeurs de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris animent à partir 22h30 une veillée de prière. Pour les chrétiens, la fête de Noël célèbre la naissance de Jésus, Fils de Dieu, le Sauveur attendu, annoncé par les prophètes. Dès le VIe siècle, l’habitude s’est prise de célébrer trois messes à Noël : dans la nuit, à l’aurore et au milieu du jour. C’est un même mystère qui est célébré mais, à chaque fois, avec sa couleur propre et des textes différents. Ainsi, la première messe était célébrée à minuit car c’est une heure symbolique : elle marque l’arrivée du nouveau jour et donc le passage des ténèbres à la lumière.

24.12.2023 – MESSE DE LA NUIT DE NOËL PRÉSIDÉE PAR LE PAPE FRANÇOIS À ROME

Messe de la Nuit de Noël: le Dieu de l’incarnation choisit la petitesse 

Dans son homélie prononcée devant 6 500 fidèles réunis en la basilique Saint-Pierre et 6 000 place Saint-Pierre, le Pape a rappelé combien Jésus n’est pas un Dieu de la performance ni du pouvoir illimité, mais qui s’immerge dans nos limites et fragilités. «Notre cœur, ce soir, est à Bethléem, où le Prince de la paix est encore rejeté par la logique perdante de la guerre, avec le fracas des armes qui, aujourd’hui encore, l’empêche de trouver une place dans le monde», a affirmé le Saint-Père. 

Delphine Allaire – Cité du Vatican

S’appuyant sur le contexte historique de la naissance du Christ, celui du recensement sur toute la terre, le Pape a mis en avant un contraste criant: «Tandis que l’empereur compte les habitants du monde, Dieu y entre presque en secret; tandis que ceux qui commandent cherchent à s’élever parmi les grands de l’histoire, le Roi de l’histoire choisit la voie de la petitesse. Aucun des puissants ne le remarque, seuls quelques bergers, relégués aux marges de la vie sociale».

Cette voie de la petitesse se vérifie, selon le Saint-Père, aussi dans l’attitude de Jésus face au recensement. «Il ne sanctionne pas le recensement et se laisse humblement compatbiliser. Nous ne voyons pas un dieu en colère qui châtie, mais le Dieu miséricordieux qui s’incarne, qui entre faible dans le monde, avec la proclamation: ‘’Paix sur la terre aux hommes’’ qui le précède».

Jésus n’est pas le Dieu de la performance mais de l’incarnation

«Et notre cœur, ce soir, est à Bethléem, où le Prince de la paix est encore rejeté par la logique perdante de la guerre, avec le fracas des armes qui, aujourd’hui encore, l’empêche de trouver une place dans le monde», a affirmé le successeur de Pierre, considérant que le recensement de la terre entière, en somme, manifeste d’une part la trame trop humaine qui traverse l’histoire: «celle d’un monde en quête de pouvoir et de puissance, de célébrité et de gloire, où tout se mesure à l’aune des réalisations et des résultats, des chiffres et des nombres». C’est l’obsession de la performance, dit-il. Mais en même temps, dans le recensement, le chemin de Jésus, qui vient nous chercher par l’incarnation, se singularise. «Il n’est pas le Dieu de la performance, mais le Dieu de l’incarnation. Il ne renverse pas les injustices d’en haut par la force, mais d’en bas par l’amour; il ne se déploie pas avec un pouvoir illimité, mais s’immerge dans nos limites; il n’évite pas nos fragilités, mais les assume.»

“Notre cœur, ce soir, est à Bethléem, où le Prince de la paix est encore rejeté par la logique perdante de la guerre, avec le fracas des armes qui, aujourd’hui encore, l’empêche de trouver une place dans le monde”

L’évêque de Rome a poursuivi son homélie en interrogeant les fidèles: «En quel Dieu croyons-nous? Au Dieu de l’incarnation ou au Dieu de la performance? Oui, parce qu’il y a un risque de vivre Noël avec en tête une idée païenne de Dieu. Comme s’il était un maître puissant dans le ciel, un dieu lié au pouvoir, au succès mondain et à l’idolâtrie du consumérisme».

Gare aux fausses images d’un dieu de l’immédiateté 

C’est là, selon François, la fausse image d’un dieu détaché et susceptible, qui se comporte bien avec les bons et se fâche avec les mauvais; «un dieu fait à notre image, utile seulement pour résoudre nos problèmes et supprimer nos maux». Au contraire, «Il n’utilise pas de baguette magique, Il n’est pas le dieu commercial du “tout et tout de suite”; il ne nous sauve pas en appuyant sur un bouton, mais se faisant proche pour changer la réalité de l’intérieur», a ajouté le Souverain pontife, déplorant cette idée mondaine d’un dieu distant et contrôleur, rigide et puissant, qui aide les siens à l’emporter sur les autres comme beaucoup le croient.

“Dieu n’utilise pas de baguette magique, Il n’est pas le dieu commercial du “tout et tout de suite””

Et le Pape d’exhorter à se tourner vers le «Dieu vivant et vrai», qui est au-delà de tout calcul humain et qui pourtant se laisse recenser par nos comptages; vers Lui qui révolutionne l’histoire en l’habitant; vers Lui qui nous respecte jusqu’à nous permettre de le rejeter. «Il désire tellement embrasser nos existences que, infini, il devient pour nous fini; grand, il devient petit; juste, il habite nos injustices», a relevé le successeur de Pierre. Telle est selon lui la merveille de Noël: «Non pas un mélange d’affections sentimentales et de conforts mondains, mais la tendresse sans précédent de Dieu qui sauve le monde en s’incarnant. Regardons l’Enfant, regardons sa mangeoire, regardons la crèche, que les anges appellent ‘’le signe’’».

Dieu regarde le visage et le cœur, non les performances

Le Pape a ensuite médité sur la chair dans laquelle s’est incarné le Verbe. Un terme rappelant la fragilité de la condition humaine que Dieu a pénétré par amour pour nous.

«Pour Dieu qui a changé l’histoire lors du recensement, tu n’es pas un numéro, mais un visage; ton nom est inscrit dans son cœur», a souligné François, s’adressant au creux du cœur de chacun: «En regardant ton cœur, tes performances qui ne sont pas à la hauteur, le monde qui juge et ne pardonne pas, peut-être vis-tu mal ce Noël, en pensant que tu ne fais pas bien, en nourrissant un sentiment d’inadéquation et d’insatisfaction à cause de tes fragilités, de tes chutes et de tes problèmes».

Or, Lui qui s’est fait chair, n’attend pas tes performances mais ton cœur ouvert et confiant, a avancé le Pape, rappelant que le Christ ne regarde pas les numéros, mais les visages. A l’inverse, demande-t-il, «qui Le regarde, au milieu des innombrables choses et de la course folle d’un monde toujours affairé et indifférent?»

Redécouvrir l’adoration 

Une réponse à cela réside dans l’adoration, à l’image de Marie, Joseph, des bergers, puis des mages. «L’adoration est le moyen d’accueillir l’incarnation». «Redécouvrons l’adoration, car adorer ce n’est pas perdre son temps, mais permettre à Dieu d’habiter notre temps. C’est faire fleurir en nous la semence de l’incarnation, c’est collaborer à l’œuvre du Seigneur qui change le monde comme un levain. C’est intercéder, réparer, permettre à Dieu de redresser l’histoire.» Et le Pape de conclure citant le grand auteur chrétien Tolkien: «Je t’offre la seule grande chose à aimer sur terre: le Saint Sacrement. Tu y trouveras le charme, la gloire, l’honneur, la fidélité et le vrai chemin de toutes tes amours sur terre» (J.R.R. Tolkien, Lettre n. 43, mars 1941).

“Redécouvrons l’adoration, car adorer ce n’est pas perdre son temps, mais permettre à Dieu d’habiter notre temps.”

Source : VATICANNEWS, le 24 décembre 2023

POÈME DE LA VEILLÉE DE NOËL

DANS LA NUIT

dessin sapin

Dans la nuit,
Noire, de mon ignorance,
Une étoile brille au loin,

Dans la nuit,
Noire, de mon insignifiance,
Une étoile brille au loin,

Dans la nuit,
Noire de mon impuissance,
Une étoile brille au loin,

Dans la nuit, 
Noire de mes souffrances,
Une étoile brille au loin,

Une étoile,
Elle me montre le chemin,
Le chemin de l’Espérance,
Le chemin qui brise tous les voiles,
De la haine et de la méfiance,
Le chemin de l’Amour,
De la tendresse pour chaque jour.

Iris Gutfried

25.12.2023 – HOMÉLIE DE LA FÊTE DE LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR – LUC 2, 1-14

L’enfant de la crèche, c’est vous

Fête de la Nativité du Seigneur — 25 décembre 2023 

Évangile selon saint Luc 2, 1-14

Homélie par le Fr. Laurent Mathelot, op

C’est le soir où la lumière divine est apparue au monde et presque personne ne s’en est aperçu. Aujourd’hui, on célèbre Noël tout autours de la planète et on peut espérer à travers le monde beaucoup de festivités et de joie. Mais il y a deux mille ans, la venue du Seigneur a été un évènement tout discret, particulièrement intime : un petit enfant est né dans une mangeoire parce que personne ne lui a fait de la place.

Replongeons-nous dans l’esprit de ce soir-là. Un moyen de le faire est de nous imaginer personnage de la crèche. Peut-être, d’abord, suis-je un des personnages absents, comme ceux qui ont refusé de céder leur place à l’étage, laissant le Christ naître à l’étable, parmi les bêtes, quelqu’un qui ne veut pas être dérangé par la venue de Dieu ? Peut-être suis-je, comme les bergers, des ces gens simples, sans grandes prétentions, qui se laissent guider par l’élan de leur cœur pour trouver Dieu ? Peut-être suis-je l’âne ou le bœuf, une bête têtue ou une bête de force qui viennent pourtant paisiblement se coucher auprès de l’enfant-Dieu ? Peut-être suis-je comme les mages venus d’Orient, venus humblement déposer leurs trésors de sagesse devant le mystère de l’incarnation de Dieu. Peut-être suis-je comme Joseph, qui doit mener un combat intime pour reconnaître comme ma chair, ce Jésus qui surgit dans ma vie ? Peut-être suis-je comme Marie, qui engendre Dieu au monde sans nécessairement comprendre toute la plénitude de ce qui se joue en moi ? On trouve dans la crèche, une prodigieuse diversité d’états, qu’il nous arrive tous, sans doute, à un moment de notre vie spirituelle, d’incarner.

Enfin et surtout, l’Esprit de Noël, c’est se mettre à la place de ce petit enfant en qui la divinité s’incarne. Avant tout, l’enfant de la crèche, c’est nous. C’est à travers nous que Dieu veut surgir au monde aujourd’hui, à travers l’innocence de notre âme, à travers la fragilité de notre vie, à travers la beauté de qui nous sommes à ses yeux.

C’est encore nous, cette innocence d’aimer qui n’est parfois pas accueillie. C’est encore nous, cette pureté enfantine que la méchanceté du monde viendra blesser et crucifier. C’est encore nous, dont la présence aimante s’affronte parfois à l’indifférence ou au mépris.

Il reste un personnage de la crèche que nous n’avons pas encore cherché à incarner : Dieu lui-même, souvent représenté par un ange. Dieu est éternel et, ce soir, il accepte d’affronter les aléas du temps. Dieu est tout-puissant mais il endosse aujourd’hui la fragilité humaine. Dieu est impassible et immortel et pourtant il accepte d’endurer la souffrance et la mort. A Noël, Dieu se dépouille de lui-même par amour pour l’humanité – pas l’humanité comme un concept, notre humanité personnelle, aujourd’hui, là, maintenant – notre esprit, notre corps et notre âme. Aujourd’hui, Dieu donne tout ce qu’il est pour surgir en nous : « moi, le Dieu tout-puissant, je suis aussi la fragile étincelle de ton cœur, la pureté de ton amour, la source enfantine de toutes tes joies, la petite étoile qui scintille au fond de toutes tes nuits ».

S’il vous plaît, un instant, laissons de côté les images que nous avons de Jésus adulte et voyons l’amour du Père comme un fragile nouveau-né qui nous serait confié. Voilà notre âme comme une crèche. Au fond de chacun de nous, au fond de chacune de nos âmes, il y a la présence totale et totalement fragile de l’amour tout-puissant de Dieu pour l’humanité. C’est fondamentalement comme ça que nous sommes intimement aimés par Dieu, comme des nouveaux-nés qui lui sont confiés. Et c’est fondamentalement comme ça que nous devons intimement aimer Dieu, comme un nouveau-né dont l’amour nous est confié.

Le sentiment de présence de Dieu dans nos vies, dans notre cœur et dans le monde est fragile. La pureté de nos intentions est fragile. Nos élans d’amour sont fragiles. Notre intimité avec Dieu est fragile. La pure joie du cœur est fragile. La paix est fragile. Vienne la méchanceté, à mesure qu’elle nous agresse, et la fragile présence de la toute-puissance d’amour de Dieu pourrait bien vaciller en nous voire, telle une bougie, s’éteindre.

A ceux qui souffrent, à ceux qui se sentent seuls ou délaissés, à ceux que les épreuves accablent, à ceux, ici, pour qui il n’y aura pas de repas de famille et ceux qui n’ont peut-être pas de toit sous lequel dormir ce soir, à ceux qui sont venus ici en marchant dans les ténèbres, à toi, au fond de ta nuit : c’est Noël. Dieu t’aime tellement qu’il se confie à toi comme la fragile présence d’un enfant. C’est dire s’il a confiance en ton amour pour lui.

C’est Noël, où nous célébrons la fragile lueur divine dans notre nuit. C’est Noël, où nous fêtons la fragile toute-puissance de Dieu dans nos vies. C’est Noël, où Dieu murmure en chacun de nous : « je t’aime et je veux naître en toi, me confier à toi, vivre en toi, aimer à travers toi, me réjouir en toi, souffrir avec toi, grandir avec toi, mourir avec toi et encore être avec toi au-delà de la mort. Je veux t’aimer pour l’éternité et, fragilement, je me confie à chaque instant de ta vie, à toute ton humanité ».

Noël, c’est le jour où nous célébrons la pureté fragile de la présence incarnée de Dieu dans nos vies. Prenons encore un temps pour méditer et célébrer intérieurement, ce que nous fêtons aujourd’hui : la présence intime, fragile comme un nouveau-né, en chacun de nous, de la toute puissance d’amour de Dieu.

Fr. Laurent Mathelot OP

Source: RÉSURGENCE.BE, le 20 décembre 2023

25.12.2023 – HOMÉLIE DE LA FÊTE DE LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR – LUC 2, 1-14

Messes de Noël

Nuit de Noël

Textes bibliques : Lire


En cette nuit, la liturgie nous parle d’une illumination. Dieu a illuminé cette nuit très sainte de la splendeur du Christ. C’est lui la vraie lumière du monde. Malheureusement, beaucoup ont oublié le vrai sens de Noël. Nous pouvons demander à des enfants quel en est le personnage principal : nous devinons quelle sera leur réponse. Beaucoup pensent d’abord à celui qui leur apporte des cadeaux. On ne peut pas le leur reprocher. Personne ne leur en a vraiment parlé.

Il faut le dire et le redire : le personnage principal de Noël n’est pas celui qui apporte des cadeaux mais Celui qui vient nous sauver la vie. Dans la première lecture, le prophète Isaïe l’appelle “le Prince de la Paix”. En disant cela, il s’adresse à un peuple qui souffre. Le pays est dévasté par une armée étrangère. Face à ce désastre, Isaïe invite son peuple à se tourner vers l’avenir. Il lui annonce une grande joie. La naissance du petit enfant de Noël sera le point de départ d’une nouvelle espérance. Avec la distance des siècles, nous comprenons que cet oracle annonçait la naissance du Messie.

C’est cette bonne nouvelle que l’apôtre Paul annonce aux chrétiens dans la deuxième lecture : “La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes”. Nous croyons que Jésus s’est donné pour nous et nous a sauvés. Dès lors, plus rien ne peut être comme avant : nous devons rejeter “le péché et les passions d’ici-bas pour devenir un peuple pour devenir un peuple ardent à faire le bien”. Tous les hommes sans exception sont concernés par cette bonne nouvelle. L’amour de Dieu est offert à tous. Le seul vrai cadeau de Noël, c’est celui que Dieu fait aux hommes. Il a “tellement aimé le monde qu’il lui a envoyé son Fils unique.

Dans l’évangile de saint Luc, nous lisons l’événement de Noël : le voyage de Marie et Joseph pour le recensement, la naissance de Jésus dans une étable à Bethléem. Nous avons déjà là des signes très parlants : il faut savoir que le nom de Bethléem signifie “la maison du pain”. Ce Jésus qui est déposé dans une mangeoire pour animaux à la “Maison du Pain” se présentera plus tard comme “le pain vivant venu du ciel”, un pain qu’il faut manger pour avoir la vie. C’est déjà une annonce de l’Eucharistie, de ce cadeau que Dieu nous fait pour nous faire vivre de sa vie et de son amour.

Puis nous avons ce qui se passe avec les bergers. Ils passaient la nuit à garder les troupeaux. A travers eux, c’est la bonne nouvelle qui est annoncée aux pauvres : “Aujourd’hui, vous est né un Sauveur, dans la ville de David : il est le Messie, le Seigneur”. Il est roi mais pas à la manière des hommes. Il n’est pas venu prendre le pouvoir avec force et majesté. Il nous a rejoints pour partager le sort des plus pauvres et des plus humbles. Il est celui qui a donné Dieu aux hommes et les hommes à Dieu.

Tout cela nous amène à nous poser une question : Quelle sera notre réponse ? Comment allons-nous vivre Noël en vérité ? Bien sûr, on va se réunir autour d’une bonne table, on va offrir des cadeaux. Les plus généreux vont associer les pauvres à ces festivités. Tout cela est très beau. Mais il ne faut surtout pas oublier Celui qui est à l’origine de cette joie de Noël. Le principal personnage de cette fête c’est ce petit enfant né dans des conditions misérables. C’est lui qui nous invite. Si nous l’oublions c’est un peu comme si des enfants fêtaient l’anniversaire d’un copain sans tenir compte de lui.

C’est important aussi pour nous qui sommes venus dans cette église : Certains n’y viennent que pour retrouver les chants qui ont bercé leur enfance. C’est dommage car là, on oublie l’essentiel. C’est un peu comme si on donnait plus d’importance au papier cadeau qu’au cadeau lui-même. La seule attitude qui convient pour vivre Noël en vérité c’est celle des bergers : “Rendez-vous à l’étable”. Allons à la crèche auprès de l’enfant Jésus. Allons à lui avec toutes nos souffrances. Jésus nous attend. Il nous demande de lui apporter tout ce qu’il y a de méchant et de cassé dans notre vie, nos mensonges, nos calomnies, nos cruautés, nos lâchetés… Il ne se lasse jamais de nous pardonner nos fautes.

Seigneur Jésus, tu as pris notre humanité pour nous faire participer à ta divinité. Nous voulons t’accueillir dans la joie et nous laisser renouveler par toi. Nous te confions toutes nos parts d’ombre et de désespoir. Nous avons la ferme certitude que tu nous remettras sur la voie du Salut, dans la joie et la paix. Amen

Jour de Noël

Au commencement, était le Verbe…” Commencement, c’est le premier mot de cet Évangile de saint Jean ainsi que celui de saint Marc. Ce mot nous renvoie au premier récit de la Création : “Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre… (Gn 1, 1) C’est une manière de dire que “le Verbe” est à l’origine de toutes choses. C’est ce que nous proclamons dans la troisième préface du Temps ordinaire : “C’est par ton Fils que tu as créé l’homme et c’est encore par lui que tu en as fait une créature nouvelle”.

En ce jour de Noël, c’est un nouveau “commencement” qui s’annonce : En ce petit enfant qui vient de naître dans des conditions misérables, c’est Dieu qui s’est fait homme. “Il s’est fait mortel, fragile comme nous ; il partagé notre condition humaine excepté le péché, mais il a pris sur lui les nôtres comme s’ils étaient les siens. Il est entré dans notre histoire. Il est devenu pleinement Dieu-avec-nous. La naissance de Jésus nous montre que Dieu a voulu s’unir à chacun de nous, pour nous communiquer sa vie et sa joie”. (Pape François)

Cette naissance du Sauveur n’a pas été annoncée aux grands de ce monde. Pour accueillir un tel message, il faut un cœur de pauvre. Les premiers qui l’ont entendu, ce sont les bergers. Ils passaient la nuit dans les champs à garder leurs troupeaux. C’étaient des pauvres gens qui vivaient comme ils pouvaient avec de pauvres moyens. Et surtout, ils vivaient en marge de la société. Ils ne participaient pas au culte. Aux yeux de la haute société, ils ne comptaient pas. Or voici que l’ange du Seigneur vient leur annoncer cette bonne nouvelle : “Aujourd’hui, vous est né un Sauveur ; il est le Messie, le Seigneur… Vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.” Dès le départ, l’évangile c’est la bonne nouvelle annoncée aux petits, aux pauvres et aux exclus.

Cette bonne nouvelle retentit dans toutes les églises du monde entier : “Aujourd’hui vous est né un Sauveur…” Malheureusement, ils sont nombreux ceux et celles qui ignorent l’origine de cette fête ou qui ne veulent pas en entendre parler. Certains vont même jusqu’à saccager les crèches. D’autres ne pensent qu’à la fête profane : Tout est prévu, le sapin, le réveillon, les guirlandes… Mais on oublie l’essentiel. On oublie que Noël c’est Jésus qui est venu et qui continue à venir pour “chercher et sauver ceux qui étaient perdus.”

Avec les bergers, nous sommes tous invités à nous rendre à la crèche. C’est là que notre Sauveur nous attend. Nous venons nous imprégner de la présence de Celui qui veut naître en nos cœurs. Nous accueillons cette lumière qui est en lui pour qu’elle transforme notre vie. Puis nous sommes envoyés pour la communiquer à tous ceux et celles que nous rencontrerons sur notre route. Cette présence et cet amour de Dieu c’est comme un trésor qu’il nous faut accueillir et partager. Nous ne devons jamais oublier que Noël c’est Jésus qui continue à venir pour nous et pour le monde entier.

Ce Jésus que nous fêtons à Noël est né pauvre parmi les pauvres. Bien plus, il se reconnaît en chacun d’eux. S’il n’y a pas de place pour eux dans notre vie, c’est lui que nous rejetons. “Il est venu chez les siens et le siens ne l’ont pas reçu…” L’Évangile nous fait comprendre qu’il est impossible de fêter Noël sans eux. Si nous voulons le rencontrer et l’accueillir, c’est vers eux qu’il nous faut aller ; il est présent dans celui qui a faim et froid, celui qui est malade et seul, celui qui a perdu ou oublié sa dignité humaine. Vivre Noël c’est aussi accueillir le Christ dans la personne du pauvre et lui donner la place d’honneur.

“Le Verbe était la vraie Lumière qui éclaire tout homme, en venant dans le monde…” Plus tard, Jésus dira : “Je suis la Lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres…” C’est cette lumière que nous recevons en ce jour de Noël. Mais il ne faut pas oublier cette recommandation du Christ : “Gardez vos lampes allumées”. Cette lampe c’est celle de la foi, celle de la prière. En accueillant Jésus et en nous mettant à son écoute, nous apprenons à nous ajuster de plus en plus à l’amour qui est en lui. Avec lui, c’est comme une porte qui s’est ouverte, une lumière nouvelle, une nouvelle manière de regarder la vie.

Aujourd’hui, le Christ rejoint tous ceux et celles qui sont éprouvés par la souffrance, la maladie, le deuil, le chômage, les conflits familiaux… il ne va pas faire un miracle pour résoudre tous ces problèmes. Mais il va nous ouvrir la porte de l’espoir et du courage pour chercher encore. Notre Dieu est un compagnon qui marche avec nous. Parfois même, il nous porte. Et ce qui est extraordinaire c’est que nous pouvons toujours le rejoindre dans la prière. Il est toujours là pour nous aider et nous encourager à pousser des portes entrouvertes.

Nous vivons dans un monde enfermé à double tours, enfermé dans les murs de l’égoïsme, de l’indifférence, du racisme, de la rancune. Mais Noël nous apporte un message d’espérance offert à tous. Nous accueillons dans la joie la visite de Dieu. Elle est pour nous. Accueillons son message d’espérance. Laissons-nous faire par lui. Nous ne le regretterons pas. C’est à ce prix que nous pourrons vivre un bon Noël.

Prière universelle

Pistes pour les intentions
Aujourd’hui, sur ceux qui habitent le pays de l’ombre,
une lumière a resplendi.
Pour notre pape François, pour tous les pasteurs
qui ont mission de communiquer à leurs frères
la flamme de l’espérance qui ne déçoit pas,
prions ensemble.

Aujourd’hui naît en notre monde le prince de la Paix.
Pour tous les pays dévastés par la guerre,
pour les peuples subissant le joug d’une dictature,
prions ensemble.

Aujourd’hui le Verbe, la Parole de Dieu,
vient à nous sous les traits d’un tout- petit sans défense.
Pour les enfants en manque d’amour,
pour les jeunes qui peinent à trouver leur place dans notre société,
prions ensemble.

Aujourd’hui vient parmi les siens l’Emmanuel, Dieu avec nous.
Pour tous ceux qu’accablent la solitude
et le sentiment de ne compter pour personne,
prions ensemble.

Aujourd’hui le Fils de Dieu prend visage d’homme.
En ce jour où la prière de l’Église nous invite
à nous émerveiller de l’humanité de notre Dieu,
les uns avec les autres, les uns pour les autres,
prions ensemble.

Source : PUISERALASOURCE.FR

Au Nicaragua, interdiction des «posadas» et des crèches vivantes

Les « Posadas » sont une procession avec les figures de Joseph et Marie qui parcourent les maisons à la recherche d’un refuge (Posada) pour le bébé Jésus à naître.

Au Nicaragua, interdiction des «posadas» et des crèches vivantes

Dans ce pays d’Amérique centrale, les mesures restrictives du gouvernement Ortega à l’encontre de l’Église se multiplient. L’année 2023 a enregistré le plus grand nombre d’attaques contre des institutions catholiques, des prêtres et des religieux. La dernière restriction est l’interdiction des crèches vivantes. 

L’Osservatore Romano

Les mesures restrictives du gouvernement Ortega envers l’Église au Nicaragua s’étendent jusqu’à Noël. Le gouvernement du Nicaragua a interdit les traditionnelles «posadas» et les crèches vivantes organisées dans les rues les jours précédant la fête.

Dans ce pays d’Amérique centrale, les posadas de Noël impliquent une procession avec les figures de Joseph et Marie, généralement représentées par des enfants ou des adolescents, qui parcourent les maisons à la recherche d’un refuge («posada») pour le bébé Jésus à naître. En échange de l’accueil, les enfants chantent devant la crèche. Mais cette année, a annoncé l’avocate nicaraguayenne des droits de l’homme, Martha Molina, la police a indiqué qu’elle n’autoriserait pas ce type de célébrations en plein air. Elles ne pourront avoir lieu que dans les églises.

Une décision du président Ortega

L’avocate a affirmé que la décision aurait été prise personnellement par le président Ortega. Des activistes de différentes ONG ont dénoncé le fait que des agents de police se seraient rendus dans les paroisses pour empêcher les prêtres d’organiser de telles célébrations traditionnelles en plein air pendant la période de Noël.

L’année 2023, la pire pour l’Église

Cette année, la persécution envers l’Église a connu une escalade progressive. En effet, l’année 2023 a enregistré le plus grand nombre d’attaques – 275 – comprenant des fermetures d’organisations, d’universités catholiques, des interdictions, des arrestations de prêtres et de religieux.

Source : VATICANNEWS, le 23 décembre 2023

En route vers Bethléem avec les paroles des papes

Crèche Place Saint Pierre.

En route vers Bethléem avec les paroles des papes

De Pie XII au Pape François, les réflexions de six pontifes dessinent une crèche idéale, en se concentrant sur les éléments clés qui caractérisent le mystère et la poésie de Noël.

Amedeo Lomonaco et Marie José Muando – Cité du Vatican

Le chemin vers Bethléem s’ouvre en regardant vers le ciel. Une étoile guide les mages pour atteindre cette petite ville de Judée. Ici, une grotte les attend. Un enfant a été placé dans une mangeoire.

L’étoile

L’étoile de Bethléem brille à tout moment, pour chaque homme. Le Pape Pie XII, dans son message radiophonique du 24 décembre 1941, souligne que cette étoile indique «le berceau du nouveau-né Rédempteur» et «brille dans le ciel du christianisme».

«De Rome, centre, forteresse et maîtresse du christianisme; ville penchée plus vers le Christ que vers les Césars éternels, Nous, animés par le désir ardent et très vif du bien des peuples et de l’humanité tout entière, adressons Notre voix au monde entier, priant et suppliant pour que le jour ne tarde pas partout où aujourd’hui encore, l’hostilité contre Dieu et le Christ entraîne les hommes à la ruine temporelle et éternelle. Une plus grande connaissance religieuse et de nouvelles résolutions prévaudront le jour où l’étoile de Bethléem brillera sur le berceau du nouvel ordre des peuples».

L'étoile, symbole de Noël

L’étoile, symbole de Noël

Bethléem

Au cours du pèlerinage qui se déroule au lendemain de Noël, tout converge vers Bethléem. Le Pape Benoît XVI, lors de l’Angélus du 20 décembre 2009, retrace l’histoire de cette petite ville de Judée, témoin du grand événement de la naissance de Jésus.

«Mille ans avant Jésus-Christ, Bethléem fut le lieu de naissance du grand roi David, que les Écritures s’accordent à présenter comme l’ancêtre du Messie. L’Évangile de Luc raconte que Jésus est né à Bethléem parce que Joseph, l’époux de Marie, étant de la « maison de David », devait se rendre dans cette ville pour le recensement, et c’est précisément à cette époque que Marie a donné naissance à Jésus (voir Luc 2, 1-7). En fait, la prophétie de Michée continue en mentionnant une naissance mystérieuse: «Dieu livrera son peuple, -dit-il- jusqu’au jour où enfantera celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël» (Mi 5,2). Il existe donc un plan divin qui comprend et explique les temps et les lieux de la venue du Fils de Dieu dans le monde».

Les bergers

Les bergers sont là pour accueillir Jésus. Le pape François, lors de la messe de la solennité de Noël du 24 décembre 2018, rappelle que les bergers «sont partis sans tarder».

«Les bergers de Bethléem nous disent aussi comment rencontrer le Seigneur. Ils veillent la nuit : ils ne dorment pas, mais font ce que Jésus demande à plusieurs reprises : veiller (voir Mt 25,13 ; Mc 13,35 ; Lc 21,36). Ils restent vigilants, attendent éveillés dans le noir ; et Dieu « les enveloppe de lumière » (Lc 2, 9). Cela s’applique également à nous. Notre vie peut être une attente qui, même dans les nuits de problèmes, se confie au Seigneur et le désire pour recevoir sa lumière. Elle peut, également devenir une revendication qui compte sur nos propres forces et nos moyens. Dans ce cas le cœur reste fermé à la lumière de Dieu.»

L'Enfant Jésus dans une crèche.

L’Enfant Jésus dans une crèche. 

La grotte

Le lieu vers lequel converge le chemin des bergers et des mages est une grotte. Le Pape Jean-Paul II, lors de l’audience générale du 23 décembre 1992, souligne que cette simple cavité naturelle est «le point de convergence où se croisent l’amour de Dieu et le destin de l’homme».

«Dans la grotte de Bethléem, au contact du ciel et de la terre, l’infini est entré dans le monde et les portes de l’héritage divin éternel se sont grandement ouvertes à l’humanité. Avec la présence de «Dieu-avec-nous», même la nuit la plus sombre marquée par la douleur, l’angoisse et la perplexité est dépassée et conquise pour toujours. Le Verbe incarné, Emmanuel, «Dieu-avec-nous», est l’espérance de toute créature fragile, le sens de toute l’histoire, le destin de l’humanité toute entière.»

La mangeoire

L’Enfant né à Bethléem est enveloppé de langes et placé dans une mangeoire. Le Pape Paul VI, lors de la messe de Noël du 25 décembre 1969, se concentre sur le mystère de l’Incarnation, «une réalité qui n’a pas d’égale, qui nous étonne et nous exalte toujours».

«Né du Saint-Esprit, Verbe de Dieu qui est né et était un petit enfant pauvre, immédiatement enveloppé dans des langes pour le froid et pour la dignité de son humanité. Et il fut placé dans une mangeoire où mangeaient les animaux. Aurait-il pu naître plus pauvre ? Aurait-il pu naître dans un site plus sordide? Aurait-il pu être plus petit, plus bas que tout le monde?»

Crèche des Soeurs de Marie de Schoenstatt

Crèche des Soeurs de Marie de Schoenstatt

Le souhait

Le chemin du temps de Noël, qui culmine avec la naissance du Seigneur, est aussi un souhait qui se renouvelle chaque année pour que chaque homme puisse marcher, dans sa propre vie, sur les traces du Fils de Dieu. Dans son message radiophonique du 22 décembre 1960, le Pape Jean XXIII, adressait ces mots, qui restent actuels, «aux hommes vivant dans le monde entier»:

«Veuillez accueillir, comme nous vous l’offrons en guise de célébration, le souhait d’un Joyeux Noël. Il s’inspire de la première page de l’Évangile de saint Jean, de ce prologue qui motive le poème sublime, qui chante le mystère et la réalité de l’union la plus intime et la plus sacrée entre le Verbe de Dieu et les fils de l’homme, entre le ciel et la terre, entre l’ordre de la nature et celui de la grâce, qui brille et se transforme en triomphe spirituel depuis le début des siècles jusqu’à leur fin.»

Source : VATICANNEWS, le 24 décembre 2023

24.12.2023 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: s’inspirer de la gentillesse de Dieu

Lors de l’Angélus du quatrième dimanche de l’Avent, qui coïncide cette année avec la veillée de la Nativité du Seigneur, François est revenu sur une image récurrente de la bible, l’ombre. Celle de l’Esprit Saint qui accueille et protège.

Le Pape, avant de réciter la prière de l’Angélus devant les pèlerins réunis place Saint-Pierre a commenté la liturgie de ce quatrième dimanche de l’Avent, «L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira sous son ombre (v. 35).»

Dans le pays dans lequel a grandi Marie, a expliqué François, perpétuellement ensoleillé, «L’ombre est un don qui restaure, et l’ange décrit précisément de cette manière la façon dont l’Esprit descend sur Marie, à la manière de Dieu: il agit comme un amour doux qui embrasse, féconde et protège, sans violence, sans blesser la liberté.»

Ombre qui accueille et protège

L’ombre parle de la bonté de Dieu, a développé le Souverain pontife à la foule rassemblée place Saint-Pierre, «C’est comme s’il disait à Marie, mais aussi à nous aujourd’hui: « Je suis là pour toi et je m’offre comme ton refuge et ton abri: viens sous mon ombre, reste avec moi ».»

L’ombre qui est une métaphore de «l’amour fécond» de Dieu, un amour que le Pape invite à exercer, dans une démarche de gentillesse. Une gentillesse qui est essentielle, a-t-il continué, d’autant plus en cette période de Noël.

“Pensons à tous, pensons aux marginaux, à ceux qui sont loin de la joie de Noël ces jours-ci. Pensons à tous avec la gentilesse de Dieu. Souvenez-vous de ces mots: la gentillesse de Dieu.”

Enfin, François a laissé son audience avec, comme à son habitude, une interrogation: «Demandons-nous alors, en cette veillée de Noël: est-ce que je veux me laisser envelopper par l’ombre de l’Esprit, par la douceur et la mansuétude de Dieu, en lui faisant de la place dans mon cœur, en m’approchant de son pardon, de l’Eucharistie? Et puis: pour les personnes seules et dans le besoin pourrais-je être une ombre qui restaure, une amitié qui réconforte?»

Attention au consumérisme

Après la prière de l’Angélus, François a pris le temps d’une recommandation: «Ne confondons pas fête de Noel et le consumérisme ! On peut – et on doit en tant que chrétiens – célébrer dans la simplicité, sans gaspillage, et en partageant avec ceux qui n’ont pas le nécessaire ou qui manquent de compagnie».

Le Souverain pontife a dit également être proche des peuples de Palestine, d’Israël et d’Ukraine, et des personnes souffrant de la misère, de la faim et de l’esclavage.  

Suite de la journée

Plus tard dans la soirée à 19h30, en cette solennité de la Nativité du Seigneur, François présidera la messe de la Sainte nuit de Noël dans la basilique Saint-Pierre.

Lundi 25 décembre, le Pape prononcera son message de Noël, et donnera ensuite sa bénédiction Urbi et Orbi aux fidèles du monde entier à 12h, depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre.

Source : VATICANNEWS, le 24 décembre 2023