29.12.2023 – SAINT DU JOUR

St Thomas Becket

ARCHEVÊQUE ET MARTYR († 1170)

Fête Le 29 Décembre

Saint Thomas Becket
Archevêque de Cantorbéry
Martyr

Thomas de Cantorbéry naît à Londres le 21 décembre 1117.

Par son courage indomptable à défendre les droits de l’Église, il est devenu l’un des plus célèbres évêques honorés du nom de saints et de martyrs. Dès sa jeunesse, il fut élevé aux plus hautes charges de la magistrature ; mais l’injustice des hommes détacha du monde ce cœur plein de droiture et de sincérité, et il entra dans l’état ecclésiastique. Là encore, son mérite l’éleva aux honneurs, et le roi Henri II le nomma son chancelier. Il ne fit que croître en vertu, donnant le jour aux affaires et passant la meilleure partie de la nuit en oraison. Il n’était que le distributeur de ses immenses revenus : les familles ruinées, les malades abandonnés, les prisonniers, les monastères pauvres, en avaient la meilleure part.

Le roi l’obligea d’accepter l’archevêché de Cantorbéry. Thomas eut beau dire au prince, pour le dissuader, qu’il s’en repentirait bientôt : celui-ci persista, et le chancelier reçut le sacerdoce et l’onction épiscopale. Sa sainteté s’accrut en raison de la sublimité de ses fonctions. On ne le voyait jamais dire la Sainte Messe, sinon les yeux baignés de larmes ; en récitant le Confiteor, il poussait autant de soupirs qu’il prononçait de mots. Il servait les pauvres à table trois fois par jour ; à la première table, il y avait treize pauvres ; à la seconde, douze ; à la troisième, cent.

Thomas avait bien prévu : les exigences injustes du roi obligèrent l’archevêque à défendre avec fermeté les droits et les privilèges de l’Église. Henri II, mal conseillé et furieux de voir un évêque lui résister, exerça contre Thomas une persécution à outrance. Le pontife, abandonné par les évêques d’Angleterre, chercha un refuge en France. Il rentra bientôt en son pays, avec la conviction arrêtée qu’il allait y chercher la mort ; mais il était prêt.

Le 29 décembre 1170, les émissaires du roi se présentèrent dans l’église où Thomas priait. Il refusa de fuir et fut assommé si brutalement, que sa tête se brisa et que sa cervelle se répandit sur le pavé du sanctuaire. C’est à genoux qu’il reçut le coup de la mort. Il employa ce qui lui restait de force pour dire : « Je meurs volontiers pour le nom de Jésus et pour la défense de l’Église ».

Saint Thomas Becket priez pour nous !

29.12.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,22-35.

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :


« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.

Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Origène (v. 185-253)

prêtre et théologien

Homélies sur l’évangile de Luc, n°15 ; PG 13, 1838-1839 (trad. Orval; cf SC 87)

« S’en aller dans la paix »

Syméon savait que personne ne peut nous faire sortir de la prison du corps, avec l’espoir de la vie future, si ce n’est celui qu’il tenait dans ses bras. C’est pourquoi il lui dit : « Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s’en aller dans la paix, car aussi longtemps que je ne portais pas le Christ et que je ne le serrais pas dans mes bras, j’étais comme prisonnier et ne pouvais pas me dégager de mes liens ». Et il est à remarquer que ceci ne vaut pas seulement pour Syméon, mais pour tous les hommes. Si quelqu’un quitte ce monde et veut gagner le Royaume, qu’il prenne Jésus en ses mains, qu’il l’entoure de ses bras, qu’il le serre sur sa poitrine, et alors il pourra se rendre tout joyeux là où il désire… « Tous ceux qu’anime l’Esprit de Dieu sont enfants de Dieu » (Rm 8,14). C’est donc l’Esprit Saint qui mène Syméon au Temple. Si toi aussi tu veux tenir Jésus, le serrer dans tes bras et devenir digne de sortir de ta prison, efforce-toi de te laisser conduire par l’Esprit pour parvenir au temple de Dieu. Te voici dès maintenant dans le temple du Seigneur Jésus, c’est-à-dire son Église, son temple construit de pierres vivantes (1P 2,5)… Si donc tu viens poussé par l’Esprit dans le temple, tu trouveras l’enfant Jésus, tu le prendras dans tes bras et tu diras : « Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s’en aller dans la paix ». Cette délivrance et ce départ se font dans la paix… Qui est celui qui meurt en paix, sinon celui qui a « la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence » et garde le cœur de ceux qui la possèdent ? (Ph 4,7) Qui est celui qui se retire en paix de ce monde, sinon celui qui comprend que Dieu est venu dans le Christ se réconcilier le monde ?

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 2,3-11.

Une pause par jour – 29 décembre 2018 | «Notre-Dame des 3 Vallées

Bien-aimés, voici comment nous savons que nous le connaissons : si nous gardons ses commandements.
Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n’est pas en lui.


Mais en celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection : voilà comment nous savons que nous sommes en lui.
Celui qui déclare demeurer en lui doit, lui aussi, marcher comme Jésus lui-même a marché.
Bien-aimés, ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris, mais un commandement ancien que vous aviez depuis le commencement. La parole que vous avez entendue, c’est le commandement ancien.
Et pourtant, c’est un commandement nouveau que je vous écris ; ce qui est vrai en cette parole l’est aussi en vous ; en effet, les ténèbres passent et déjà brille la vraie lumière.
Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres jusqu’à maintenant.
Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a en lui aucune occasion de chute.
Mais celui qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres : il marche dans les ténèbres sans savoir où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.

Psaume 96(95),1-2a.2b-3.5b-6.

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Lui, le Seigneur, a fait les cieux :
devant lui, splendeur et majesté,
dans son sanctuaire, puissance et beauté.

Marie lui promit une guérison le 28 décembre

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Marie lui promit une guérison le 28 décembre

Un jour, la Sainte Vierge apparut à Ho Ngoc Anh, un jeune habitant de Saigon (Sud Vietnam) et lui promit une guérison pour le 28 décembre 1975, au cours d’une communion suivie de l’absorption d’un verre d’eau de la grotte de Notre Dame de Fatima. À la date indiquée, ce dernier s’est rendu au Foyer de charité de Binh Triêu dans un quartier de Saigon, avec parents et fratrie.

Le 27 décembre 1975, Ho Ngoc Anh se présente donc devant Binh Triêu avec sa chaise roulante, et exprime son désir de passer une nuit de prière à l’intérieur de l’église. Le prêtre est d’accord, mais oublie d’en informer la religieuse responsable du foyer. A la nuit tombante quand le jeune homme veut pénétrer dans le lieu du culte, la religieuse qui vient pour fermer la porte, lui refuse l’entrée et il doit passer la nuit à l’extérieur.

Le lendemain, Ho Ngoc Anh, bien habillé, à la vue du directeur du foyer, manifeste son intention de recevoir la communion et de boire de l’eau de la grotte de Notre Dame de Fatima. Il est entouré de ses parents, de Monsieur Tri, un architecte qui a collaboré à la construction du centre marial. A 9 heures précises, ce 28 décembre 1975, le prêtre apporte le Saint Sacrement à Ho Ngoc Anh qui avec l’aide de l’architecte boit de l’eau dans un verre. C’est à ce moment que l’infirme lève les bras en l’air, se lève, puis retombe sur son siège en criant : « Mère ! » L’infirme vient de retrouver la parole et le mouvement de ses membres inférieurs !

Croyant qu’il vient de subir une attaque, son entourage est très inquiet mais Ho Ngoc Anh se redresse en disant: « Que personne ne me touche, laissez-moi prier ». Au prêtre il déclare : « Mon Père, laissez-moi, vous allez voir que je peux me lever. » Effectivement, il se tient debout, ferme sur ses jambes et refuse toute aide : « Ne vous inquiétez pas ; laissez-moi marcher seul. » Il fait quelques pas et se met à raconter sa vie douloureuse et merveilleuse…

Dans une apparition, la Sainte Vierge invite Ho Ngoc Anh à témoigner et à montrer l’urgence de la récitation du Rosaire, du changement de vie et de la pénitence. Ces faits ont un très grand retentissement dans les populations alentour et les trains pour Binh Triêu sont bondés chaque 28 décembre !

D’après Notre Dame des Temps Nouveaux N°6, 1977

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

28.12.2023 – SAINTS DU JOUR

Sts Innocents

MARTYRS

Fête Le 28 Décembre

Les Saints Innocents
Martyrs
(Fête)

Les enfants de Bethléem constituent les prémices de la rédemption de Jésus-Christ. C’est la jalousie et la crainte qui poussèrent Hérode à commettre ce crime.

St Augustin nous a dépeint le saisissant tableau de cet horrible massacre : « Les mères s’arrachaient les cheveux ; elles voulaient cacher leurs petits enfants, mais ces tendres créatures se trahissaient elles-mêmes ; elles ne savaient pas se taire, n’ayant pas appris à craindre. C’était un combat entre la mère et le bourreau ; l’un saisissait violemment sa proie, l’autre la retenait avec effort… Une voix se faisait entendre : “Qui cherchez-vous ? Vous tuez une multitude d’enfants pour vous débarrasser d’un seul, et Celui que vous cherchez vous échappe !” Et tandis que les cris des femmes formaient un mélange confus, le sacrifice des petits enfants était agréé du Ciel. »

St Jean, dans son Apocalypse, nous montre les saints Innocents entourant le trône de l’Agneau parce qu’ils sont purs, et Le suivant partout où Il va. « Demanderez-vous, dit saint Bernard, pour quels mérites ces enfants ont été couronnés de la main de Dieu ? Demandez plutôt à Hérode pour quels crimes ils ont été cruellement massacrés. La bonté du Sauveur sera-t-elle vaincue par la barbarie d’Hérode ? Ce roi impie a pu mettre à mort des enfants innocents, et Jésus-Christ ne pourrait pas donner la vie éternelle à ceux qui ne sont morts qu’à cause de Lui ? Les yeux de l’homme ou de l’ange ne découvrent aucun mérite dans ces tendres créatures ; mais la grâce divine s’est plu à les enrichir, aussi l’Église a-t-elle établi leur fête au plus tard dès le second siècle. »

Sts Innocents priez pour nous !

28.12.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,13-18.

Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. »
Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte,
où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : ‘D’Égypte, j’ai appelé mon fils.’


Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient moqués de lui, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages.
Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie :
‘Un cri s’élève dans Rama, pleurs et longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus.’

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Eusèbe le Gallican (5e siècle)

moine, puis évêque

Sermon 219 ; PL 39, 2150 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 1, p. 1097 rev.)

« Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? » (Mt 2,2)

Le roi traître Hérode, trompé par les mages, envoie ses sbires à Bethléem et dans tous les environs pour tuer les enfants de moins de deux ans… Mais tu n’as donc rien obtenu, barbare cruel et arrogant : tu peux faire des martyrs, tu ne peux pas trouver le Christ. Ce tyran malheureux croyait que l’avènement du Seigneur notre Sauveur le renverserait de son trône royal. Mais il n’en est pas ainsi. Le Christ n’était pas venu pour usurper la gloire d’autrui, mais pour nous faire don de la sienne. Il n’était pas venu pour s’emparer d’un royaume terrestre, mais pour accorder le Royaume des cieux. Il n’était pas venu pour voler des dignités, mais pour souffrir des injures et des sévices. Il n’était pas venu pour préparer sa tête sacrée à un diadème de pierreries, mais à une couronne d’épines. Il n’était pas venu pour siéger glorieusement au-dessus des sceptres, mais pour être bafoué et crucifié. À la naissance du Seigneur, « Hérode a été troublé et tout Jérusalem avec lui » (Mt 2,3). Quoi d’étonnant, si l’impiété est troublée par la naissance de la bonté ? Voici qu’un homme en armes s’effraie de celui qui est couché dans une mangeoire, un roi orgueilleux tremble devant l’humble, celui qui est revêtu de pourpre redoute le tout-petit enveloppé de langes… Il feignait de vouloir adorer celui qu’il cherchait à faire périr (Mt 2,8). Mais la Vérité ne craint pas les embûches du mensonge… La traîtrise ne peut pas trouver le Christ, car ce n’est pas par la cruauté mais par la foi que l’on doit chercher Dieu, qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen.

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 1,5-10.2,1-2.

Bien-aimés, tel est le message que nous avons entendu de Jésus Christ et que nous vous annonçons : Dieu est lumière ; en lui, il n’y a pas de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous ne faisons pas la vérité.


Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.
Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous.


Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice.
Si nous disons que nous sommes sans péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n’est pas en nous.
Mes petits enfants, je vous écris cela pour que vous évitiez le péché. Mais si l’un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste.
C’est lui qui, par son sacrifice, obtient le pardon de nos péchés, non seulement les nôtres, mais encore ceux du monde entier.

Psaume 124(123),2-3.4-5.6a.7c-8.

Sans le Seigneur qui était pour nous
quand des hommes nous assaillirent,
alors ils nous avalaient tout vivants,
dans le feu de leur colère.

Alors le flot passait sur nous,
le torrent nous submergeait ;
alors nous étions submergés
par les flots en furie.

Béni soit le Seigneur !
Le filet s’est rompu : nous avons échappé.
Notre secours est le nom du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.