31.12.2023 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: la Sainte Famille est avec nous dans les difficultés

Lors de la dernière prière de l’Angélus de l’année 2023, le Saint-Père a invité les fidèles à s’émerveiller quotidiennement dans leur vie de la présence de Dieu mais aussi de leur famille. En cette fête de la Sainte Famille, François rappelle que Jésus a choisi de grandir dans la pauvreté et la souffrance afin de nous sauver. 

Vatican News

En ce 31 décembre, fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, le Pape François a basé sa prière de l’Angélus sur l’Évangile du jour selon saint Luc (cf. Lc 2, 22-40), qui relate l’arrivée de la Sainte Famille au temple. Marie y reçoit une prophétie, a expliqué François «ton âme sera traversée d’un glaive» (v. 35). Marie, Joseph et Jésus arrivent «dans la pauvreté et repartent chargés de souffrance», ce qui est «surprenant» selon le Souverain pontife qui s’interroge : «comment se fait-il que la Famille de Jésus, la seule famille de l’histoire qui puisse se vanter de la présence de Dieu en chair et en os, au lieu d’être riche, soit pauvre! Au lieu d’être facilitée, elle semble entravée! Au lieu d’être épargnée de lourdeurs, elle est plongée dans de grandes douleurs!».

Jésus fait l’expérience de la souffrance

Cela est en réalité «une très belle chose» selon François car les fidèles ont tendance à imaginer que Dieu est «au-delà des problèmes» mais Jésus est au contraire «venu habiter nos vies avec ses problèmes». «C’est ainsi qu’il nous a sauvés», a expliqué le Souverain pontife, avant d’ajouter qu’il n’est pas venu déjà adulte «mais comme un tout petit enfant; il a vécu dans une famille, fils d’une maman et d’un papa» dans le quotidien, dans une vite faite «de discrétion et de silence». Ainsi, a expliqué le Saint-Père «en choisissant une famille qui fait « l’expérience de la souffrance », il dit à nos familles: « Si vous vous trouvez en difficulté, je sais ce que vous ressentez, je l’ai vécu : ma mère, mon père et moi-même en avons fait l’expérience ; dites-le aussi à votre famille: vous n’êtes pas seuls !».

La capacité d’émerveillement

L’évêque de Rome a poursuivi en rappelant ce passage dans l’Évangile du jour selon saint Luc, dans lequel Joseph et Marie «s’étonnaient de ce qui était dit de Jésus» (cf. Lc 2,33) car, a expliqué François, «ils étaient émerveillés». Selon le Souverain pontife, la «capacité d’émerveillement peut être un secret pour bien s’entendre en famille» pour ne pas s’habituer «à la banalité des choses» en s’émerveillant en premier lieu de «Dieu qui nous accompagne» puis, en s’émerveillant «en famille». Il est également recommandé de «savoir s’étonner de son conjoint, par exemple en le prenant par la main et en le regardant dans les yeux le soir pendant quelques instants, avec tendresse» car «l’étonnement conduit à la tendresse, toujours».

Revenant sur l’importance de «s’émerveiller du miracle de la vie», François a demandé aux pères et mères s’ils trouvaient du temps pour jouer avec leurs enfants, signe selon lui d’une «belle paternité et maternité». Le Pape a ensuite appelé à s’émerveiller «de la sérénité des grands-parents» mais aussi de leur «sagesse» et de leur «histoire», ainsi que de sa «propre histoire d’amour». Malgré certaines aspects négatifs de la vie, le Saint-Père a rappelé qu’il faut s’émerveiller aussi de «la bonté de Dieu à marcher avec nous». François a conclu en implorant la Vierge à «nous aider à nous émerveiller chaque jour du bien et à savoir enseigner aux autres la beauté de l’émerveillement».

Source : VATICANNEWS, le 31 décembre 2023

VŒUX DU PRÉSIDENT DU CRAMF POUR UNE SAINTE ANNÉE 2024

Mes voeux sont adressés à notre Aumônier Bernard Allaz

        à tous mes collègues , membres du comité du CRAMF et à leurs Familles,

        ainsi qu’à tous les pèlerins, membres de l’Apostolat mondial de Fatima.

Chers Amis de N. D. de Fatima, je vous souhaite une belle et fructueuse année 2024, que l’amour, la joie règnent dans vos rencontres et vos familles.

Que la santé, oh! que c’est précieux, vous accompagne tout au long de l’année, qu’elle permette que vous soyez de fidèles et lumineux pèlerins de la Vierge.

                      Chers Amis, prions pour la paix en ce monde chahuté par de nombreux conflits,

prions l’Esprit- Saint qu’il éclaire le Saint Père , le Pape François dans les nombreuses décisions très importantes qu’il doit prendre pour conduire la Sainte Eglise.

                       Chers Amis, que soit nombreux les pèlerins en 2024 à Fatima est mon souhait,

            ceci afin de perpétuer la belle histoire des pèlerinages romands en ce lieu béni.

Cher Abbé Bernard, chers membres du comité et vous chers Amis de Notre Dame de Fatima, unions de prières, meilleurs voeux sous les protections Divine

            et Mariale de Jésus et de Marie 

Votre Président Marchello Bruno

Bonne Fête de la Sainte Famille

Prière a la Sainte Famille

Jésus, Marie et Joseph
en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai,
en toute confiance nous nous adressons à vous.
Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles
un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentiques écoles de l’Évangile
et de petites Églises domestiques.
Sainte Famille de Nazareth,
que plus jamais il n’y ait dans les familles
des scènes de violence, d’isolement et de division ;
que celui qui a été blessé ou scandalisé soit, bientôt, consolé et guéri.
Sainte Famille de Nazareth,
fais prendre conscience à tous
du caractère sacré et inviolable de la famille, de sa beauté dans le projet de Dieu.
Jésus, Marie et Joseph, Écoutez, exaucez notre prière Amen !

(Pape François, Amoris Laetitia, 325)

Prière à la Sainte Famille (@ BAV Pal. lat. 537, f. 53r)

« Écoutez au moins maintenant la voix de votre Maman du Ciel !

« Écoutez au moins maintenant la voix de votre Maman du Ciel !

« En cette nuit, alors que la plus grande partie de mes enfants passe les dernières heures de l’année dans les amusements et la dissipation, vous, mes fils de prédilection, veillez avec Moi dans le silence et dans la prière la plus intense.

Prière d’action de grâce, pour toutes les grâces qui, en cette année, vous ont été données par le Père, dans l’Esprit Saint, par l’intermédiaire de mon Fils Jésus, à travers l’incessante intercession de mon Cœur Immaculé. Ce monde est au pouvoir de mon Adversaire, qui le domine de son esprit d’orgueil et de révolte, et entraîne une foule immense d’enfants de Dieu sur la route du plaisir, du péché, de la désobéissance à la Loi de Dieu, dans le mépris de sa Volonté. (…) Mais rien ne peut résister à la force de l’amour miséricordieux de Dieu, qui veut transformer ce pauvre monde en une nouvelle création.

Prière d’impétration (1), pour obtenir du Cœur miséricordieux de Jésus des jours de paix et non d’affliction, de sérénité et non de malheur.

Prière de réparation, car la coupe de la Divine Justice est pleine, archi pleine, elle déborde. Voyez comme déferlent la haine et le péché. Aujourd’hui, une grande partie des hommes n’observent plus les dix commandements du Seigneur. Votre Dieu est publiquement ignoré, nié, offensé et blasphémé. On profane de plus en plus le jour du Seigneur. Chaque jour on attente à la vie. Chaque année dans le monde, c’est par dizaines de millions que l’on tue les petits enfants innocents dans le sein de leur mère, et le nombre d’homicides, de violences, de pillages et de séquestrations grandit.

L’immoralité déferle comme un déluge de boue et elle est propagée par les moyens de communication sociale, spécialement par le cinéma, la presse et la télévision. C’est par cette dernière que pénètre dans chaque famille une subtile et diabolique tactique de séduction et de corruption. Les victimes les plus désarmées sont les petits enfants et les jeunes, que je regarde avec ma tendresse soucieuse de Mère.

Seule une force puissante de prière et de pénitence réparatrice pourra sauver le monde de ce que la Justice de Dieu a préparé pour lui qui refuse obstinément d’accueillir toute invitation au repentir. Écoutez au moins maintenant la voix de votre Maman du Ciel. (…) »

Don Stefano Gobbi

Extrait d’un message de la Vierge Marie reçu le 31 décembre 1982, sous forme de locution intérieure, par Don Stefano Gobbi, prêtre italien (1930-2011), fondateur du Mouvement sacerdotal marial

(1) Une prière d’impétration est une prière pour obtenir une faveur, un privilège

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

31.12.2023 – SAINTE DU JOUR

Ste Catherine Labouré

FILLE DE LA CHARITÉ († 1876)

Sainte Catherine Zoé Labouré
Vierge, religieuse des Filles de la Charité
(1806-1876)

 

Fête liturgique : le 28 novembre pour la famille vincentienne ; 

le 31 décembre (dies natalis) pour l’Église universelle.

Catherine Zoé Labouré, neuvième enfant d’une famille de dix-sept, vint au monde le 2 mai 1806, à Fain-les-Moutiers, petit village de la Côte-d’Or. Enfant, elle était surtout connue par son deuxième prénom, Zoé.

À neuf ans, elle perdit sa mère. On la vit alors monter sur une chaise, saisir la statue de Notre-Dame, l’embrasser longuement et la presser sur son cœur en disant : « Je n’ai plus de maman ; soyez vous-même ma maman, bonne Sainte Vierge ! » 

À onze ans, la fillette dut remplir l’office de mère au foyer domestique. Prenant la direction intérieure de la ferme paternelle, elle devenait responsable des travaux domestiques. Malgré son peu d’instruction, Catherine s’occupa de former à la piété sa petite sœur et son petit frère. Après son travail, elle se rendait souvent à l’église et priait devant l’autel de la Vierge.

En 1830, après un séjour de deux ans chez deux de ses frères qui demeuraient près de Paris, Catherine Labouré fit trois mois de postulat à Châtillon-sur-Seine et entra au séminaire des Filles de la Charité, rue du Bac, toujours à Paris. Sœur Catherine fut favorisée de grâces exceptionnelles durant les six mois de son noviciat. Au moment de la messe, Notre-Seigneur se manifestait à sa petite servante. Dans sa ferveur, elle désirait voir la Très Sainte Vierge et demanda cette faveur par l’intermédiaire de son ange gardien.

Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, veille de la fête de saint Vincent de Paul, le cœur de ce saint lui apparut dans la chapelle du couvent. La Sainte Vierge lui apparut et lui prédit des souffrances à venir tout en l’assurant du soutien de ses grâces maternelles.

Lors de la deuxième apparition de la Reine du ciel, Catherine Labouré reçoit la mission de répandre la médaille miraculeuse par le monde et de faire éclore sur des milliers de lèvres l’invocation : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! » La prière fut le premier moyen qu’employa la voyante pour remplir sa mission.

Sœur Catherine Labouré disait le chapelet avec tant d’onction et de grâce que les anciennes religieuses se faisaient un plaisir d’aller le réciter en sa compagnie. « Aimez bien votre Mère du ciel, avait-elle coutume de dire, prenez-la pour modèle ; c’est la plus sûre garantie du ciel. » Son deuxième moyen pour accomplir infailliblement sa mission de faire glorifier Marie et de sauver les âmes fut la pénitence qu’elle accomplit tout bonnement dans les emplois manuels les plus modestes dans lesquels elle se plaisait : service de la cuisine, soin de la basse-cour, garde de la porte.

Son carnet de retraite de 1839 nous révèle son désir de souffrir : « Ô Cœur Immaculé de Marie, sollicitez pour moi la foi et l’amour qui vous attacha au pied de la croix de Jésus. Ô doux objet de mes affections, Jésus et Marie, que je souffre pour vous, que je meure pour vous, que je sois toute à vous, que je ne sois plus à moi ! »

En janvier 1831, Catherine Labouré fut transférée à l’hospice d’Enghien, au Faubourg St-Antoine, à Paris. Employée d’abord à la cuisine, puis à la lingerie, elle demeura ensuite affectée pendant près de quarante ans à la salle des vieillards, ajoutant le soin de la basse-cour à cet office.

C’est dans cet obscur et généreux dévouement que la mort trouva cette fidèle servante de Dieu, le 31 décembre 1876. Elle trépassa à l’âge de soixante-dix ans. Cinquante-six ans après son décès, lors de l’ouverture de son tombeau, son corps fut trouvé dans un état de parfaite conservation.

Pour un approfondissement :

>>> Chapelle rue du Bac – Paris

Sainte Catherine Zoé Labouré priez pour nous !

31.12.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,22-40.

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,


Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage,
demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église

Homélie pour Noël ; PG 56, 392 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 24)

« Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qu’on disait de lui »

Que puis-je dire de ce mystère ? Je vois un ouvrier, une mangeoire, un enfant, des langes, l’enfantement d’une vierge privée de tout le nécessaire, toutes les marques de l’indigence, tout le fardeau de la pauvreté. Avez-vous jamais vu la richesse dans une telle pénurie ? Comment celui qui était riche s’est-il fait pauvre pour nous (2Co 8,9) au point que, privé de berceau et de couvertures, il est couché dans une dure mangeoire ? (…) Ô richesse immense, sous les apparences de la pauvreté ! Il dort dans une mangeoire et il ébranle l’univers. Lui qui est serré dans ses langes, il brise les chaînes du péché. Alors qu’il ne peut pas prononcer un mot, il a instruit les mages pour qu’ils rentrent par un autre chemin. Le mystère dépasse la parole ! Voici le bébé enveloppé de langes, couché dans une mangeoire ; il y a là aussi Marie, à la fois vierge et mère ; il y a encore Joseph qu’on appelle son père. Celui-ci a épousé Marie, mais le Saint-Esprit a couvert Marie de son ombre. C’est pourquoi Joseph était angoissé, ne sachant comment appeler l’enfant. (…) Dans cette anxiété, un message lui a été apporté par un ange : « Ne crains pas, Joseph, l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1,20). (…) Pourquoi le Sauveur est-il né d’une vierge ? Jadis Ève, qui était vierge, s’est laissé séduire et a enfanté la cause de notre mort ; Marie, ayant reçu de l’ange la Bonne Nouvelle, a enfanté le Verbe fait chair qui nous apporte la vie éternelle.

LECTURES :

Livre de la Genèse 15,1-6.21,1-3.

En ces jours-là, la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision : « Ne crains pas, Abram ! Je suis un bouclier pour toi. Ta récompense sera très grande. »
Abram répondit : « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ? Je m’en vais sans enfant, et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »
Abram dit encore : « Tu ne m’as pas donné de descendance, et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »
Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram : « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, mais quelqu’un de ton sang. »
Puis il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux… » Et il déclara : « Telle sera ta descendance ! »
Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste.
Le Seigneur visita Sara comme il l’avait annoncé ; il agit pour elle comme il l’avait dit.
Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse, à la date que Dieu avait fixée.
Et Abraham donna un nom au fils que Sara lui avait enfanté : il l’appela Isaac (c’est-à-dire : Il rit).

Psaume 105(104),1b-2.3-4.5-6.8-9.

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.
Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.

Lettre aux Hébreux 11,8.11-12.17-19.

Frères, grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait.
Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.
C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, a pu naître une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, une multitude innombrable.
Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve, Abraham offrit Isaac en sacrifice. Et il offrait le fils unique, alors qu’il avait reçu les promesses
et entendu cette parole : ‘C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.’
Il pensait en effet que Dieu est capable même de ressusciter les morts ; c’est pourquoi son fils lui fut rendu : il y a là une préfiguration.

31.12.2023 – ÉVANGILE DU JOUR – LC 2, 22-40 – FÊTE DE LA SAINTE FAMILLE DE NAZARETH – HOMÉLIE

Famille humaine

La Sainte Famille — 31 décembre 2023 

Évangile selon saint Luc 2, 22-40

Après avoir célébré Noël et avant l’Épiphanie, la liturgie nous invite à célébrer la Sainte Famille, dessinant ainsi un schéma de progression qui traduit le premier rayonnement du Christ. Dieu d’abord s’incarne et vient au monde. Et, avant que les sagesses du monde, symbolisées par les mages guidés par une lumière lointaine, ne viennent s’incliner devant lui, c’est d’abord sa famille qu’il irradie. Comme tout couple qui accueille son premier enfant …

Les choses n’avaient pourtant pas été simples. Le couple a traversé une crise – une crise majeure. Tous deux en effet savent pertinemment que l’enfant n’est pas de Joseph. Tout le monde comprend aisément que, dans le cœur du père adoptif de Jésus, les choses n’ont pas dû être faciles. Joseph a sans doute dû mener un combat intime pour accueillir comme sa propre chair cet enfant qui n’est pas le sien.

Pour Marie non plus le venue son enfant n’a spirituellement pas été de tout repos. On mesure l’anxiété d’une jeune fille à l’époque, qui se trouve enceinte d’une grossesse inexpliquée qui pouvait la conduire à la lapidation. L’Annonciation était un pari risqué de la part de Dieu, que Marie en la refusant ou Joseph en s’en vengeant auraient pu faire perdre. Nous l’avions évoqué lors de la nuit de Noël : elle est fragile l’incarnation de Dieu – fragile parce que radicalement sensible à la résolution de cœur des humains.

Pourtant l’enfant né, et Joseph ayant choisi de l’accueillir, on imagine le bonheur familial qui éclot. Ainsi la vie qui émerge aura été plus forte que les craintes personnelles de Marie et de Joseph. Et les textes nous disent que c’est parce que Dieu a parlé à leur cœur et qu’ils se sont laissés toucher.

Au-delà du contexte familial, les temps sont aussi fort troublés, l’angoisse parcourt le peuple qui soupire de toutes parts pour une délivrance du joug romain. Il est loin d’être idyllique le climat qui entoure la naissance de Jésus. Hérode est un tyran sanguinaire, dont le massacre des innocents témoigne.

C’est pourtant une famille transfigurée que nous célébrons aujourd’hui, une famille métamorphosée par le rayonnement de la vie divine qu’elle a su accueillir en son sein, une famille qui préfigure la famille humaine que cet enfant est venu rejoindre.

Aujourd’hui aussi les temps sont troublés et incertains. Aujourd’hui aussi l’humanité crie autant son désir de salut qu’elle peine à accueillir Dieu. Aujourd’hui aussi, l’humanité a besoin de se laisser transformer par la voix de Dieu qui nous demande d’incarner son amour, de le mettre au monde à travers notre oui.

L’humanité est une grande famille aux relations troublées. Nous nous prétendons tous frères pourtant des peuples se déchirent et des fanatismes s’affrontent. Que la famille au sein de laquelle naît le Christ ne soit pas une famille idyllique, mais une famille devenue sainte par l’accueil intime de la parole de Dieu, nous permet cette folle espérance d’une fraternité de tous les hommes. La sainte famille n’est pas qu’un exemple de conversion donné aux familles selon la chair ; elle est un exemple de métamorphose donné à toute l’humanité. C’est pour chacun d’entre nous qu’il est difficile d’accueillir l’inouï de Dieu. C’est pour chacun d’entre nous qu’il est difficile de reconnaître notre propre chair comme celle du Christ.

Dieu veut rejoindre tous les hommes, chacune et chacun là où ils se trouvent. Mais Dieu ne pourra effectivement rejoindre que les personnes qui se laisseront transformer par son message. Qu’importe l’état spirituel dans lequel nous nous trouvons, qu’importent nos craintes et nos doutes initiaux, qu’importe que le monde tremble autours de nous, Dieu veut naître dans le cœur de tous. L’embrasseront finalement ceux qui l’auront laissé naître et croître dans leur vie, nourri de leur amour.

C’est dans ce sens qu’il faut comprendre « Fiducia supplicans« , le nouveau texte du Vatican sur les bénédictions. Chacun, chacune où qu’il soit, dans quelque situation qu’il soit, est a priori béni par Dieu qui désire le rejoindre. Et il sera béni, jusqu’à possiblement devenir saint, à mesure qu’il laissera Dieu s’incarner dans sa vie. De même, toutes les communautés humaines à mesure qu’elles laisseront croître le Christ en leur sein seront bénies. La bénédiction n’est pas tant un état qu’une dynamique spirituelle. C’est avant tout un chemin de conversion et d’engendrement que Dieu bénit.

Mais la bénédiction de Dieu ne devient sacramentelle, que lorsqu’elle engendre la vie du Christ. C’est le surgissement de l’amour de Dieu à travers nos vies qui réalise la bénédiction qu’il nous donne. Il ne suffit pas d’être bénis, il faut être saints, c’est à dire ne manifester que l’amour de Dieu.

Oui, tous les parcours de vie sont a priori bénis puisque Dieu nous veut vivants de son amour. Mais il faut, pour être sauvé, dire « oui » à cette incarnation jusqu’au bout.

Que Dieu fasse de toutes nos communautés de vies des saintes familles.

Fr. Laurent Mathelot OP

Source : RÉSURGENCE.BE, le 26 décembre 2023