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17.02.2024 – MESSE À LOURDES
17.01.2024 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME
Audience générale: aimer est respecter l’autre et non le posséder
Au cours de l’audience générale, le Pape François a poursuivi ses catéchèses sur les vices et vertus, s’arrêtant ce mercredi sur la luxure. Gagner la bataille contre la luxure, contre la « chosification » de l’autre, peut être l’affaire de toute une vie, a t-il expliqué soulignant l’importance de réaffirmer la beauté et la dignité de la personne dans les relations amoureuses.
Olivier Bonnel – Cité du Vatican
Depuis la salle Paul VI au Vatican, le Pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur le thème des vices et des vertus. Après la gourmandise la semaine passée, le Saint-Père s’est arrêté cette semaine sur la « luxure », appelée porneia en grec. «Alors que la gourmandise est une voracité envers la nourriture, ce second vice est une sorte de « voracité » envers une autre personne, c’est-à-dire la relation empoisonnée que les êtres humains entretiennent les uns avec les autres, en particulier dans le domaine de la sexualité» a tenu à rappeler le Pape.
François a souhaiter préciser d’emblée que le christianisme ne condamnait pas l’instinct sexuel, citant par exemple le Cantiques des cantiques, «merveilleux poème d’amour entre deux fiancés», mais cette dimension de notre humanité, comme le rappelait dèjà Saint Paul n’est pas sans danger.
Tomber amoureux, l’un des sentiments les plus purs
L’évêque de Rome a invité les fidèles à «regarder l’expérience humaine», et d’abord celle de tomber amoureux. «Pourquoi ce mystère se produit, ni pourquoi il s’agit d’une expérience si bouleversante dans la vie des personnes. Aucun d’entre nous ne le sait : c’est l’une des réalités les plus surprenantes de l’existence» a t-il confié devant de nombreux couples de jeunes mariés présents à cette audience générale. Tomber amoureux est même «l’un des sentiments les plus purs» a encore expliqué François revenant sur les mystères du sentiment amoureux, mais «ce « jardin » où se multiplient les merveilles n’est pourtant pas à l’abri du mal» a t-il mis en garde.
Un « vice particulièrement odieux »
L’amour peut en effet être «souillé par le démon de la luxure, et ce vice est particulièrement odieux, pour au moins deux raisons» a détaillé le Pape. La première est qu’il «dévaste les relations entre les personnes». Combien de relations qui avaient commencé dans les meilleures conditions se sont transformées en relations toxiques, de possession de l’autre, de manque de respect et du sens de limites ? s’est interrogé le Souverain pontife. Alors qu’aimer est respecter l’autre et rechercher son bonheur, la luxure en revanche, «se moque de tout cela : elle pille, elle vole, elle consomme à la hâte, elle ne veut pas écouter l’autre mais seulement son propre besoin et son propre plaisir».
La deuxième raison a poursuivi François est que la sexualité, «de tous les plaisirs humains, a une voix puissante», et de mettre en garde contre les risques de faire de l’autre un objet. Si la relation sexuelle «n’est pas inscrite dans une relation et dans une histoire où deux individus la transforment en danse amoureuse, elle se transforme en une chaîne qui prive l’homme de sa liberté». François a aussi rappelé que le plaisir sexuel était parfois «miné par la pornographie».
La liberté contre la « chosification »
Le Pape a ainsi souligné l’importance à ses yeux de savoir repérer les situations amoureuses qui se transforment en relations nocives de dépendance. «Gagner la bataille contre la luxure, contre la « chosification » de l’autre, peut être l’affaire de toute une vie» a t-il voulu rappeler, «mais le prix de cette bataille est le plus important de tous, car il s’agit de préserver cette beauté que Dieu a inscrite dans sa création lorsqu’il a imaginé l’amour entre l’homme et la femme».
«Cette beauté qui nous fait croire que construire une histoire ensemble vaut mieux que partir à l’aventure, cultiver la tendresse vaut mieux que céder au démon de la possession, servir vaut mieux que conquérir a conclu François, car s’il n’y a pas d’amour, la vie est une triste solitude».
Source : VATICANNEWS, le 17 janvier 2024
17.01.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« Une Dame invisible nous a barré la route »

« Une Dame invisible nous a barré la route »
Le 17 janvier 1871, il fait froid, la France est en guerre, Paris est assiégé, les Prussiens, vainqueurs, sont aux portes de Laval, petite ville de Mayenne (ouest). A Pontmain, bourg proche de Laval, un enfant, Eugène Barbedette sort « voir le temps » et découvre au-dessus de la maison d’en face une belle dame à la robe constellée d’étoiles qui le regarde en souriant.
Les villageois accourent vers la grange. D’autres enfants voient à leur tour. Un ovale bleu avec quatre bougies éteintes vient entourer la Belle Dame. Autour du curé et des religieuses de l’école s’organise une veillée de prière. On récite le chapelet, puis le Magnificat, quand une banderole se déroule entre l’ovale et le toit de la maison. Lettre après lettre, un message s’inscrit, aussitôt épelé et lu par les enfants : « Mais priez, mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher. »
La ferveur grandit et les enfants manifestent leur joie : « Oh ! Qu’elle est belle ! ». Soudain les enfants deviennent tout tristes alors que le visage de Marie est empreint lui aussi d’une profonde tristesse. Une croix rouge apparaît devant elle portant Jésus tout sanglant. Au sommet de la Croix, sur une traverse blanche, s’écrit en rouge le nom de Celui qui est là : JESUS-CHRIST. Marie saisit le crucifix à deux mains et le présente aux enfants tandis qu’une petite étoile allume les quatre bougies de l’ovale. On prie en silence. Tout le monde s’agenouille dans la neige pour la prière du soir. Lorsque tout est fini, chacun retourne chez soi, le cœur apaisé.
Ce même 17 janvier, le général prussien Von Schmidt reçoit l’ordre de se rendre sur la Seine au lieu de pénétrer dans Laval. Ce changement de tactique injustifié, arrêt de la poursuite d’anéantissement, fait dire à Von Schmidt : « C’est fini, nous n’irons pas plus loin, là-bas du côté de la Bretagne une Dame invisible nous a barré la route. » Onze jours plus tard l’armistice est signé. Les Prussiens n’entreront pas à Laval.
L’Équipe de Marie de Nazareth
Voir aussi : Notre Histoire avec Marie
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
17.01.2024 – SAINT DU JOUR

St Antoine
ABBÉ († 356)
Saint Antoine
Abbé, Premier Père des Solitaires d’Égypte
(251-356)
Antoine naquit à Côme, dans la Haute-Égypte. Si la gloire de l’ermite Paul est d’avoir donné le premier exemple connu de la vie cachée au désert, celle d’Antoine est d’avoir réuni des peuples de solitaires sous les règles d’une vie commune. Antoine avait reçu de ses parents une éducation profondément chrétienne.
Peu de temps après leur mort, étant âgé de dix-huit ans, il entendit lire, à l’église, ces paroles de l’Évangile : « Si vous voulez être parfait, allez, vendez tout ce que vous avez et donnez-en le prix aux pauvres. » Il prend aussitôt cette parole pour lui, et voulant l’accomplir à la lettre, il se retire dans le désert, où il partage son temps entre la prière et le travail; il fait son unique repas après le coucher du soleil, d’un peu de pain, de sel et d’eau, et garde parfois l’abstinence jusqu’à quatre jours entiers ; le peu de sommeil qu’il se permet, il le prend sur une simple natte de jonc ou sur la terre nue.
À deux reprises, il s’enfonce plus avant dans le désert et s’abîme de plus en plus dans la pénitence et la prière. La persécution le fait retourner dans le monde : « Allons, dit-il, voir les triomphes de nos frères qui combattent pour la cause de Dieu ; allons combattre avec eux. » On le voyait soulager les confesseurs de Jésus-Christ dans les cachots, les accompagner devant les juges et les exhorter à la constance. Son courage étonnait les juges et les bourreaux ; il alla cent fois au-devant du martyre ; mais Dieu lui réservait une autre couronne.
La persécution ayant cessé, il retourna au désert, fonda des monastères et devint le père d’une multitude de religieux. Le travail des mains, le chant des cantiques, la lecture des Saints Livres, la prière, les jeûnes et les veilles étaient leur vie.
Le désert, habité par des anges, florissait de toutes les vertus, et Antoine était l’âme de ce grand mouvement cénobitique.
Il mourut à l’âge de cent cinq ans. Sa joie en quittant cette terre, fut si grande, qu’il semblait voir le ciel ouvert devant ses yeux, et les esprits célestes prêts à lui faire escorte.
St Antoine est particulièrement célèbre par ses combats contre les démons. Des légions infernales le frappaient et le laissaient demi-mort ; les malins esprits prenaient pour l’épouvanter les formes les plus horribles ; mais il se moquait de leurs efforts. Après les avoir chassés par le signe de la croix : « Où étiez-vous donc, Seigneur ? » s’écriait-il ; et Dieu lui répondait : « Antoine, j’étais avec toi et je me réjouissais de ta victoire. »
Saint Antoine priez pour nous !

17.01.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,1-6.

En ce temps-là, Jésus entra de nouveau dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée.

On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser.
Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. »

Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient.

Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale.

Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Hilaire (v. 315-367)
évêque de Poitiers et docteur de l’Église
Traité sur le psaume 91, 3,4-5,7; PL 9, 495-498 (trad. Orval)
« Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien…? de sauver une vie ? »
Dieu est-t-il à l’œuvre, travaille-t-il, le jour du sabbat ? Certes oui, car autrement le ciel disparaîtrait, la lumière du soleil s’éteindrait, la terre perdrait consistance, tous les fruits manqueraient de sève et la vie des hommes périrait si, à cause du sabbat, la force constitutive de l’univers cessait d’agir. Mais en fait, il n’y a aucune trêve ; aussi bien pendant le sabbat que durant les six autres jours, les éléments de l’univers continuent à remplir leur fonction. À travers eux le Père œuvre donc en tous temps, mais il agit dans le Fils qui est né de lui et par qui tout cela est son œuvre. (…) Par le Fils, l’action du Père se poursuit donc le jour du sabbat. Et par conséquent il n’y a pas de repos en Dieu, puisque aucun jour ne voit cesser l’œuvre de Dieu. Ainsi en est-il de l’action de Dieu. Mais en quoi consiste son repos ? L’œuvre de Dieu, c’est l’œuvre du Christ. Et le repos de Dieu, c’est Dieu, le Christ, car tout ce qui appartient à Dieu est véritablement dans le Christ à tel point que le Père peut s’en reposer sur lui.

LECTURES :
Premier livre de Samuel 17,32-33.37.40-51.

En ces jours-là, David dit à Saül : « Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin. Moi, ton serviteur, j’irai me battre avec lui. »
Saül répondit à David : « Tu ne peux pas marcher contre ce Philistin pour lutter avec lui, car tu n’es qu’un enfant, et lui, c’est un homme de guerre depuis sa jeunesse. »
David insista : « Le Seigneur, qui m’a délivré des griffes du lion et de l’ours, me délivrera des mains de ce Philistin. » Alors Saül lui dit : « Va, et que le Seigneur soit avec toi ! »
David prit en main son bâton, il se choisit dans le torrent cinq cailloux bien lisses et les mit dans son sac de berger, dans une poche ; puis, la fronde à la main, il s’avança vers le Philistin.
Le Philistin se mit en marche et, précédé de son porte-bouclier, approcha de David.
Lorsqu’il le vit, il le regarda avec mépris car c’était un jeune garçon ; il était roux et de belle apparence.
Le Philistin lui dit : « Suis-je donc un chien, pour que tu viennes contre moi avec un bâton ? » Puis il le maudit en invoquant ses dieux.
Il dit à David : « Viens vers moi, que je te donne en pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages ! »

David lui répondit : « Tu viens contre moi avec épée, lance et javelot, mais moi, je viens contre toi avec le nom du Seigneur des armées, le Dieu des troupes d’Israël que tu as défié.
Aujourd’hui le Seigneur va te livrer entre mes mains, je vais t’abattre, te trancher la tête, donner aujourd’hui même les cadavres de l’armée philistine aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre. Toute la terre saura qu’il y a un Dieu pour Israël,
et tous ces gens rassemblés sauront que le Seigneur ne donne la victoire ni par l’épée ni par la lance, mais que le Seigneur est maître du combat, et qu’il vous livre entre nos mains. »
Goliath s’était dressé, s’était mis en marche et s’approchait à la rencontre de David. Celui-ci s’élança et courut vers les lignes des ennemis à la rencontre du Philistin.
Il plongea la main dans son sac, et en retira un caillou qu’il lança avec sa fronde. Il atteignit le Philistin au front, le caillou s’y enfonça, et Goliath tomba face contre terre.
Ainsi David triompha du Philistin avec une fronde et un caillou : quand il frappa le Philistin et le mit à mort, il n’avait pas d’épée à la main.
Mais David courut ; arrivé près du Philistin, il lui prit son épée, qu’il tira du fourreau, et le tua en lui coupant la tête. Quand les Philistins virent que leur héros était mort, ils prirent la fuite.

Psaume 144(143),1.2.9-10.
Béni soit le Seigneur, mon rocher !
Il exerce mes mains pour le combat,
il m’entraîne à la bataille.
Il est mon allié, ma forteresse,
ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m’abrite,
il me donne pouvoir sur mon peuple.
Pour toi, je chanterai un chant nouveau,
pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes,
pour toi qui donnes aux rois la victoire
et sauves de l’épée meurtrière David, ton serviteur.
