L’union de Marie et Joseph accomplit l’harmonie originelle entre Adam et Eve

Unsplah/Jeremy Wong

L’union de Marie et Joseph accomplit l’harmonie originelle entre Adam et Eve

Le Fiat de Marie et le Fiat de Joseph sont l’accomplissement de l’harmonie originelle entre Adam et Eve, la reprise parfaite de l’Alliance au Sinaï.

L’Alliance au Sinaï était adressée aux hommes et aux femmes, et la tradition juive le souligne : « Le Père de l’univers proclama les dix paroles et oracles… alors que la nation, hommes et femmes ensemble, s’était réunie en assemblée. »(1)

Au début de la nouvelle Alliance, un homme et une femme sont interpellés, et nous avons une annonce à Marie (Lc 1, 26-38) et une autre à Joseph (Mt 1, 18-25). Marie après le dialogue avec l’ange donne son assentiment. Joseph pense d’abord à séparer son sort de celui de Marie jusqu’au jour où l’ange lui révèle la mission qui lui est réservée.

Saint Jean Paul II écrivit le 15 août 1988 au sujet de Marie :« Au début de la Nouvelle Alliance, qui doit être éternelle et irrévocable, il y a une femme : la Vierge de Nazareth. » (2)

Et au sujet de Joseph, le 15 août 1989 : « L’homme juste [Joseph], qui portait en lui tout le patrimoine de l’antique alliance, a été lui aussi introduit au début de la nouvelle et éternelle alliance, en Jésus-Christ.» (3)

Grâce donc au « oui » d’une femme (Marie) et au « oui » d’un homme (Joseph) Dieu réalise la Nouvelle Alliance : le fils du Très Haut, le Verbe divin revêt notre chair pour devenir, de la façon la plus sublime, l’Emmanuel-Dieu avec nous, et être désigné comme le fils de Marie (Mc 6,3) ou le fils de Joseph (Jn 1,45).

L’alliance conclue sur le mont Sinaï fut comme la naissance d’Israël en tant que peuple de Dieu. Au Sinaï Dieu créa Israël pour établir une alliance d’amour. Mais, tout comme il y aura, après le Sinaï, le péché du veau d’or, Adam et Eve désobéirent et leur rapport qui était auparavant harmonieux, se disjoint. (Gn 3)

Joseph et Marie sont fidèles à l’Alliance. Sur la base de leur union avec Dieu, Joseph et Marie vécurent vraiment comme une seule personne (Gn 2,24).

Adapté de : A Serra

Cf. A.Serra, Myriam, fille de Sion, Médiaspaul, Paris, 1999

Encyclopédie Mariale 

(1) Philon d’Alexandrie, De decalogo, 32

(2) Jean Paul II, Lettre apostolique Mulieris dignitatem (15 août 1988), § 11

(3) Jean Paul II, Exhortation apostolique Redemptoris Custos (15 août 1989), § 32

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

23.01.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Marianne Cope

Ste Marianne Cope

RELIGIEUSE († 1918)

Ste Marianne Cope de Molokai

« religieuse exemplaire, au cœur extraordinaire »

Marianne Cope (Barbara Koob) de Molokai naît le 23 janvier 1838 à Heppenheim, Hessen-Darmstadt (Allemagne) dans une famille d’agriculteurs, ses parents émigrèrent alors qu’elle était enfant aux États-Unis et s’établirent à Utica (État de New York).

Dès l’âge de 15 ans elle souhaita entrer au couvent, mais elle dut s’occuper de ses plus jeunes frères car ses parents étaient gravement malades. Elle dut donc repousser son projet de quelques années.

En 1860, une branche des Soeurs de Saint François de Philadelphie s’établit à Utica et à Syracuse, dans l’État de New York et, à l’âge de 24 ans elle entra dans cet ordre et prononça ses vœux.

L’apostolat de cette Congrégation se consacrait avant tout à l’éducation des enfants des immigrés allemands ; elle fut donc chargée d’ouvrir et de diriger de nouvelles écoles. Plus tard sa communauté fonda les premiers des cinquante hôpitaux généraux des États-Unis qui connurent une grande renommée, offrant leur assistance à tous les malades sans aucune distinction. Mère Cope s’occupa en particulier des alcooliques et des filles mères, car elle souhaitait accomplir son service parmi les plus pauvres d’entre les pauvres.

En 1877, elle fut élue provinciale de sa Congrégation, ainsi qu’en 1881. 

En 1883, elle fut la seule à accepter de se rendre aux Iles Hawaï pour assister les lépreux, alors que cinquante autres communautés contactées avaient refusé. Son œuvre en faveur des malades et des sans-abri dans les Iles Hawaï fut très importante, si bien qu’en 1884 le gouvernement lui demanda de créer le premier hôpital général sur l’île de Maui.

En 1889, après la mort du Père Damien de Veuster (canonisé le 11 octobre 2009), grand apôtre des lépreux, elle accepta de se charger du foyer pour les garçons en plus de son travail auprès des femmes et des petites filles. Elle vécut pendant trente ans dans un lieu isolé de l’île Molokai, exilée volontaire avec ses patients. Grâce à elle le gouvernement promulgua des lois pour protéger les enfants, et les malades de la lèpre retrouvèrent leur dignité et la joie de vivre. 

Les historiens de son temps parlent d’elle comme d’une « religieuse exemplaire, au cœur extraordinaire ». Elle ne cherchait qu’à accomplir la volonté de Dieu, ne souhaitant aucunement obtenir des reconnaissances ; sa devise était : « Seulement pour Dieu ». 

Elle meurt le 9 août 1918 après une longue vie au service des malades de la lèpre.

Marianne Cope de Molokai a été béatifiée le 14 mai 2005 à Rome, par le card. José Saraiva Martins (>>> Homélie), Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, et canonisée, à Rome, le 21 octobre 2012, par le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).

Ste Marianne Cope de Molokai priez pour nous !

23.01.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,31-35.

En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler.
Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. »
Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

ermite et missionnaire au Sahara

Méditations sur l’Évangile (Écrits spirituels de Charles de Foucauld, ermite au Sahara, apôtre des touaregs ; Éd. J. de Gigord, 1964 ; p. 29-30)

« Que Votre volonté se fasse en moi, mon Dieu ! »

« Mon Père, je remets mon esprit entre vos mains » (Lc 23,46) C’est là la dernière prière de notre Maître, de notre Bien-Aimé… Puisse-t-elle être la nôtre… Et qu’elle soit non seulement celle de notre dernier instant, mais celle de tous nos instants : « Mon Père, je me remets entre Vos mains ; mon Père, je m’abandonne à Vous, je me confie à Vous ; mon Père, faites de moi tout ce qu’il Vous plaira ; quoi que Vous fassiez de moi, je vous remercie ; merci de tout, je suis prêt à tout ; j’accepte tout ; je Vous remercie de tout ; pourvu que Votre volonté se fasse en moi, mon Dieu, pourvu que Votre volonté se fasse en toutes Vos créatures, en tous Vos enfants, en tous ceux que Votre Cœur aime, je ne désire rien d’autre, mon Dieu : je remets mon âme entre Vos mains ; je vous la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je Vous aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre en Vos mains sans mesure ; je me remets entre Vos mains avec un infinie confiance, car Vous êtes mon Père… »

LECTURES :

Deuxième livre de Samuel 6,12b-15.17-19.

On rapporta au roi David : « Le Seigneur a béni la maison d’Obed-Édom et tout ce qui lui appartient, à cause de l’arche de Dieu. » David partit alors et fit monter l’arche de Dieu de la maison d’Obed-Édom jusqu’à la Cité de David, au milieu des cris de joie.
Quand les porteurs de l’Arche eurent avancé de six pas, il offrit en sacrifice un taureau et un veau gras.
David, vêtu d’un pagne de lin, dansait devant le Seigneur, en tournoyant de toutes ses forces.
David et tout le peuple d’Israël firent monter l’arche du Seigneur parmi les ovations, au son du cor.
Ils amenèrent donc l’arche du Seigneur et l’installèrent à sa place, au milieu de la tente que David avait dressée pour elle. Puis il offrit devant le Seigneur des holocaustes et des sacrifices de paix.
Quand David eut achevé d’offrir les holocaustes et les sacrifices de paix, il bénit le peuple au nom du Seigneur des armées.
Il fit une distribution à tout le peuple, à la foule entière des Israélites, hommes et femmes : pour chacun une galette de pain, un morceau de rôti et un gâteau de raisins. Ensuite tout le monde s’en retourna chacun chez soi.

Psaume 24(23),7.8.9.10.

Portes, levez vos frontons,
élevez-vous, portes éternelles :
qu’il entre, le roi de gloire !

Qui est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, le fort, le vaillant,
le Seigneur, le vaillant des combats.

Portes, levez vos frontons,
levez-les, portes éternelles :
qu’il entre, le roi de gloire !

Qui donc est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ;
c’est lui, le roi de gloire.

Merci à Jésus, Marie et Joseph pour le petit Luca !

Unsplah/Jordan Whitt

Merci à Jésus, Marie et Joseph pour le petit Luca !

C’est en juin 2000 que Marianne, épouse de Filippo et mère de Luca, se rend pour la première fois aux sanctuaires de Cotignac (1), en Provence (France). Attirée depuis sa jeunesse par la Sainte Famille, elle accepte d’accompagner le groupe de catéchisme de son troisième enfant pour un pèlerinage là-bas. Souffrant secrètement de dépression, elle peine à monter la colline qui mène à Notre-Dame de Grâces : une prière lui vient alors à l’esprit : « Marie, aide-moi à monter ! » 

Au moment de la messe, elle sent une présence mystérieuse et consolante derrière elle qui lui évoque instantanément saint Joseph. Quand elle rejoint le sanctuaire de saint Joseph voisin de celui de Notre Dame, l’après-midi, la chaleur est suffocante. Marianne écoute attentivement les fioretti sur le patron de l’Église universelle. « Je suis ensuite allée boire à la source. Quand je suis rentrée chez moi, je n’étais plus la même personne. C’était comme une nouvelle naissance ! J’étais guérie. J’allais à la messe tous les jours »

À Noël 2020, Luca se plaint d’une grosseur dans le dos ; le diagnostic tombe : l’adolescent a une tumeur cancéreuse de plus de 30 cm qui pousse son cœur vers la droite. Transféré dans un hôpital, Luca n’arrive bientôt plus à respirer. Il est transféré en urgence dans un autre hôpital ; une opération est programmée, avec de sombres avertissements : « Votre fils va perdre son poumon. et son cœur sera transporté dans une machine. Préparez-vous au pire… »

Pour tenir, Marianne a installé au-dessus du lit de son fils un autel pour la Vierge Marie. Elle imite Marie en gardant dans son cœur les paroles entendues. Choisissant de s’abandonner à la Sainte Famille, elle traverse ces douloureux moments avec une paix surnaturelle. Une importante chaîne de prière voit le jour et s’enchaînent neuvaines, nuits d’adoration, messes à l’intention de Luca à Notre-Dame de Grâces mais aussi jusqu’au  au Canada, à Hawaï, au Burkina, en Italie… « Cela a dépassé les frontières ! Beaucoup de musulmans se sont associés à nos prières ! » 

Contre toute prévision, un mois après l’opération, le professeur, qui suit l’adolescent, s’exclame et écrit : « guérison spectaculaire » ! Quant à Marianne, elle laisse éclater sa gratitude : « ui, le Seigneur fit pour moi des merveilles. Encore aujourd’hui, il agit avec puissance. Gloire et louange à toi, Seigneur ! Jésus, Marie, Joseph, comme je vous aime ! »

Adapté de : www.frejustoulon.fr

(1) Deux sanctuaires sont érigés au-dessus du village de Cotignac, celui de Notre Dame de Grâces et celui de Saint Joseph. En effet, Marie tenant Jésus en ses bras (en 1519), ainsi que saint Joseph (en 1660), sont tous deux apparus en ces lieux : www.mariedenazareth.com/encyclopedie-mariale/la-vierge-marie-remplit-le-monde-sanctuaires-marials/europe/france/sanctuaires-du-diocese-de-frejus-toulon/cotignac-83

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

22.01.2024 – SAINT DU JOUR

St Vincent Pallotti

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1850)

Saint Vincent Pallotti
Prêtre et fondateur de la
« Societas Apostolatus Cattolici
»

Vincent (Vincenzo) Pallotti naît a Rome, le 21 avril 1795,troisième de dix enfants de Pietro Paolo et Maria Maddalena De Rossi. Ses premières études eurent lieu à l’école de San Pantaleone, puis il alla au collège à Rome.

C’est à l’âge de 16 ans qu’il souhaita devenir prêtre. Le 16 mai 1820, il était ordonné et célébrait sa première messe dans l’église du Gesù, à Frascati.

Le 25 juillet, il devenait docteur en théologie, et fut nommé professeur de théologie. Il était un excellent théologien, et aurait pu faire une brillante carrière dans l’enseignement de cette discipline, mais sa vocation le porta plutôt vers l’apostolat.

Il parcourait la ville de Rome, apportant aide matérielle et réconfort à la population misérable, prêchant l’évangile, vivant de peu, et partageant le peu qu’il avait, écoutant les confessions, et aidant spirituellement tous les fidèles qui venaient à lui.

Parallèlement, dans le contexte qui était celui où il vivait, avec l’aide de quelques collaborateurs, il œuvrait à la coordination de toutes les initiatives apostoliques qui impliquaient les chrétiens, religieux et laïcs, afin que la mission et l’action de l’Église se propagent partout.

Le père Pallotti était persuadé de l’importance de la charité et de sa mise en œuvre par tous les catholiques afin d’apporter la Bonne Nouvelle à tous.

C’est ainsi qu’en 1835, il fonda la Pieuse Société des Missions qui deviendra la « Societas Apostolatus Cattolici » (Société de l’Apostolat Catholique – congrégation connue sous l’appellation des Pallottins), mise en place pour animer des groupes de prêtres et de laïcs œuvrant à l’action catholique.

Par ailleurs, le Père Pallotti, dès 1836, a commencé à promouvoir l’observance de l’octave de l’Épiphanie, qui est toujours célébrée ; son but étant d’être un signe de rapprochement avec les églises orientales.

Don Vincenzo meurt prématurément d’un refroidissement, le 22 janvier 1850 ; il n’avait que 55 ans. Il fut inhumé dans l’église de San Salvatore à Onda.

Déclaré Vénérable en 1887 par le pape Léon XIII (Vincenzo Pecci, 1878-1903), qui le considérait déjà comme un saint, Vincenzo Pallottifut béatifié le 22 janvier 1950 par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958), et canonisé le 20 janvier 1963 par St Jean XXIII(Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963).

Les Pallottins sont voués aux missions, à l’apostolat de la jeunesse à travers des œuvres d’éducation, à l’apostolat de la presse et à diverses œuvres d’assistance. Ils attachent de l’importance à la participation commune des prêtres, des laïcs et des religieux et à la promotion du laïcat.

Des missions existent notamment en Amérique du Sud, Australie, Inde, Afrique, Océanie. La congrégation compte 2391 membres en 2008, dont 1640 prêtres en 2005, répartis en 407 maisons.

Il existe aussi une congrégation des Sœurs de l’Apostolat catholique, appelées pallottines.

Les Pères Pallotins œuvrent en France à la diffusion des messages reçus par sainte Faustine Kowalska. Ils éditent une très belle petite revue trimestrielle le « Messager de la Miséricorde Divine ».

Pour aller plus loin : >>> Divine Miséricorde.

Pour un approfondissement biographique, lire :

>>> Vincent Pallotti

St Vincent Pallotti priez pour nous !

22.01.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,22-30.

En ce temps-là, les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »
Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ?


Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.
Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir.
Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.
Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.
Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. »
Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

abbesse bénédictine et docteur de l’Église

Prières de sainte Hildegarde (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des béatitudes ; 2012 ; p. 270)

Ô Dieu, toi qui défends ceux qui croient en toi, délivre-moi !

Ô Dieu, toi qui défends ceux qui croient en toi, Tiens-moi en sécurité sous la protection de ta toute-puissance Pour qu’à l’abri de tes ailes, je te prie et je t’adore dans l’action de grâce. Jamais je ne lèverai les yeux vers une divinité qui me trahit et m’ignore. Délivre-moi donc de toute rébellion des esprits mauvais Qui me tourmentent dans la convoitise de la chair. Procure-moi la victoire définitive, Afin que mon âme exulte en mon corps et que j’obtienne la vie éternelle.

LECTURES :

Deuxième livre de Samuel 5,1-7.10.

En ces jours-là, toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron et lui dirent : « Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair.
Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi, c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais, et le Seigneur t’a dit : “Tu seras le berger d’Israël mon peuple, tu seras le chef d’Israël.” »
Ainsi, tous les anciens d’Israël vinrent trouver le roi à Hébron. Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron, devant le Seigneur. Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël.
Il avait trente ans quand il devint roi, et il régna quarante ans :
à Hébron il régna sur Juda pendant sept ans et demi ; et à Jérusalem il régna trente-trois ans, à la fois sur Israël et sur Juda.
Le roi avec ses hommes marcha sur Jérusalem contre les habitants de la région, les Jébuséens. On lui dit : « Tu n’entreras pas ici : des aveugles et des boiteux suffiraient à te repousser. » Autrement dit : David n’entrera pas ici.
Mais David s’empara de la forteresse de Sion – c’est la Cité de David.
David devint de plus en plus puissant. Le Seigneur, Dieu des armées, était avec lui.

Psaume 89(88),20.21-22.25-26.

Autrefois, tu as parlé à tes amis,
dans une vision tu leur as dit :
« J’ai donné mon appui à un homme d’élite,
j’ai choisi dans ce peuple un jeune homme.

« J’ai trouvé David, mon serviteur,
je l’ai sacré avec mon huile sainte ;
et ma main sera pour toujours avec lui,
mon bras fortifiera son courage.

« Mon amour et ma fidélité sont avec lui,
mon nom accroît sa vigueur ;
j’étendrai son pouvoir sur la mer
et sa domination jusqu’aux fleuves.