Pour comprendre Marie

Vitrail de l’église catholique de Song Vinh, Vietnam. Shutterstock/godongphoto

Pour comprendre Marie

Pour comprendre Marie, l’Église cherche à regarder la manière dont Dieu la regarde. Elle est d’une certaine manière « le Secret du Roi », au cœur même de la Trinité, et possède avec chacune des Personnes divines un lien unique que la Tradition a consacré en la reconnaissant à la fois Fille du Père, Mère du Fils et « Épouse » de l’Esprit Saint. Elle peut ainsi vivre les trois amours les plus forts (filiation, paternité-maternité et mariage) en plénitude avec Dieu Lui-même. La relation unique de la Vierge Marie à la Sainte Trinité fait de cette créature parfaite un être doté par Dieu, en vue de sa mission, de caractéristiques qui lui sont propres et que l’on nomme les « Privilèges » de Marie.

Marie est la Nouvelle Ève qui a partagé la vie et l’œuvre rédemptrice du Nouvel Adam d’une manière absolument unique : elle a reçu le privilège d’une conception immaculée et de la sainteté.

Elle a conçu le Christ, le Fils de Dieu, par une conception virginale, et L’a porté en son sein pendant neuf mois ; elle a veillé sur l’enfance et la vie cachée du Christ pendant trente années; elle a été en communion permanente avec Lui lors de Sa vie publique, de même qu’elle est restée en communion parfaite avec le Christ après Son Ascension. Elle a passé à elle seule plus de temps avec Jésus que toutes les autres créatures réunies, et a reçu le privilège d’une Assomption. Ce mystère de l’Assomption est le privilège marial qui répond au privilège de l’Immaculée Conception.

Équipe de MDN et F. Breynaert

Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

07.03.2024 – SAINTES DU JOUR

Stes Perpétue et Félicité

Stes Perpétue et Félicité

MARTYRES († 203)

Saintes Perpétue et Félicité
Martyres († 203)

Perpétue est une jeune patricienne, Félicité une jeune esclave. 

Elles avaient toutes deux demandé le baptême à l’évêque de Carthage. L’empereur Septime Sévère ayant interdit le christianisme, le groupe des catéchumènes, dont elles faisaient partie, est arrêté, avec Sature, Saturnin, Révocat et Secondule. Pendant plusieurs mois, ils connurent la prison dans des conditions très dures, d’autant qu’ils étaient dans l’incertitude du sort exact qui les attendait.

 

Félicité était enceinte et Perpétue, jeune mariée, allaitait son enfant. Le père de la jeune femme tenta en vain de la faire sacrifier aux dieux au nom de l’amour maternel. Quant à Félicité, elle mit au monde une petite fille dans sa prison. Trois jours après la naissance, elle était martyrisée et l’enfant fut adoptée par une chrétienne de la ville.

Comme leurs compagnons, Perpétue et Félicité furent livrées aux bêtes du cirque, enveloppées dans un filet, et livrées à une vache furieuse. Elles attirèrent la pitié des spectateurs devant ces jeunes mères torturées. On les acheva en les égorgeant.

Selon les « acta » de leur martyre, des témoins disaient : « Leur visage était rayonnant et d’une grande beauté. Il était marqué non de peur mais de joie. »

Le culte des deux jeunes femmes connut très vite une grande popularité : leur jeunesse, leur situation de mère de famille, leur courage, le fait qu’elles fussent des catéchumènes les font figurer en tête des martyres mentionnées dans la première prière eucharistique de la liturgie latine.

Elles sont fêtées par les Église d’Orient le 1er février.

Saintes Perpétue et Félicité priez pour nous !

07.03.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,14-23. 

En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration.
Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. »
D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.
Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité.
Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.
Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Benoît XVI

pape de 2005 à 2013

Encyclique « Spe Salvi » § 30-31 (trad. © Libreria Editrice Vaticana rev.)

« Le règne de Dieu est survenu pour vous »

      Les temps modernes ont fait grandir l’espérance de l’instauration d’un monde parfait qui, grâce aux connaissances de la science et à une politique scientifiquement fondée, semblait être devenue réalisable. Ainsi l’espérance biblique du règne de Dieu a été remplacée par l’espérance du règne de l’homme, par l’espérance d’un monde meilleur qui serait le véritable « règne de Dieu ». Voilà, en fin de compte, ce qui semblait être l’espérance, grande et réaliste, dont l’homme avait besoin ; elle était en mesure de mobiliser –- pour un certain temps –- toutes les énergies de l’homme… Mais au cours du temps il est devenu clair que cette espérance s’éloignait toujours plus. On s’est rendu compte que c’était peut-être une espérance pour les hommes d’après-demain, mais non une espérance pour moi. Et bien que le « espérer pour tous » fasse partie de la grande espérance humaine -– en effet, je ne peux pas devenir heureux contre les autres et sans eux –- il reste vrai qu’une espérance qui ne me concerne pas personnellement n’est pas une véritable espérance. Et il est devenu évident qu’il s’agissait d’une espérance contre la liberté…       Nous avons besoin des espérances –- des plus petites ou des plus grandes -– qui, au jour le jour, nous maintiennent en chemin. Mais sans la grande espérance, qui doit dépasser tout le reste, elles ne suffisent pas. Cette grande espérance ne peut être que Dieu seul, qui embrasse l’univers et qui peut nous proposer et nous donner ce que, seuls, nous ne pouvons pas atteindre. Précisément, le fait d’être gratifié d’un don fait partie de l’espérance. Dieu est le fondement de l’espérance –- non pas n’importe quel dieu, mais le Dieu qui possède un visage humain et qui nous a aimés jusqu’au bout (Jn 13,1)-– chacun individuellement et l’humanité tout entière. Son règne n’est pas un au-delà imaginaire, placé dans un avenir qui ne se réalise jamais ; son règne est présent là où il est aimé et où son amour nous atteint.

LECTURES :

Livre de Jérémie 7,23-28. 

Ainsi parle le Seigneur : Voici l’ordre que j’ai donné à vos pères : « Écoutez ma voix : je serai votre Dieu, et vous, vous serez mon peuple ; vous suivrez tous les chemins que je vous prescris, afin que vous soyez heureux. »
Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont suivi les mauvais penchants de leur cœur endurci ; ils ont tourné leur dos et non leur visage.
Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Égypte jusqu’à ce jour, j’ai envoyé vers vous, inlassablement, tous mes serviteurs les prophètes.
Mais ils ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont raidi leur nuque, ils ont été pires que leurs pères.
Tu leur diras toutes ces paroles, et ils ne t’écouteront pas. Tu les appelleras, et ils ne te répondront pas.
Alors, tu leur diras : « Voilà bien la nation qui n’a pas écouté la voix du Seigneur son Dieu, et n’a pas accepté de leçon ! La vérité s’est perdue, elle a disparu de leur bouche. »

Psaume 95(94),1-2.6-7ab.7d-9a. 

Venez, crions de joie pour le Seigneur, 
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce, 
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, 
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert, 
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m’ont tenté et provoqué. »