Sainte Mathilde de Ringelheim, patronne des familles nombreuses

Shutterstock/albatros-design

Sainte Mathilde de Ringelheim, patronne des familles nombreuses

Sainte Mathilde de Ringelheim ou Maud de Ringelheim (née vers 896), fille du comte de Westphalie Théodoric de Ringelheim, fut l’épouse du duc de Saxe, le futur Henri l’Oiseleur, roi de Francie orientale, et la mère d’Otton I, fondateur du Saint Empire romain germanique.

Une fois veuve, elle eut quelques différends avec ses fils. Ces derniers n’eurent de cesse de la dépouiller de la plupart de ses biens, qu’ils lui reprochaient de dilapider.
Elle consacra le reste de sa vie à des œuvres charitables et aux prières. Elle fonda de nombreuses institutions religieuses, comme un centre théologique et quatre monastères bénédictins, dont celui de Quedlinbourg (Saxe, Allemagne) où elle mourut en mars 968 et fut enterrée.

Sa grande piété et sa profonde dévotion mariale lui valurent la canonisation, son culte étant surtout répandu en Saxe et en Bavière. L’Église catholique la fête le 14 mars. Elle est la patronne des familles nombreuses et est invoquée pour venir en aide aux parents en conflit avec leurs enfants.

www.ndfatima.com

et aussi : www.yonne.catholique.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

14.03.2024 – SAINT DU JOUR

St Lubin

ÉVÊQUE († V. 557)

Saint Lubin
Évêque de Chartres 

 

Lubin naquit, sous le règne de Clovis, à la fin du V siècle, près de Poitiers, dans une famille d’agriculteurs. Il gardait les bœufs de ses parents quand il rencontra un moine de Nouaillé, Novigile, auquel il demanda d’écrire les lettres de l’alphabet sur sa ceinture pour qu’il pût les apprendre. Ayant ainsi appris à lire et à écrire, encouragé par son père, il entra à l’abbaye de Ligugé dont il devint règlementaire et cellérier, tout en continuant à étudier, singulièrement la nuit où il voilait la fenêtre de sa cellule pour ne pas déranger le sommeil de ses frères.

Après huit ans de vie monastique, il obtint, sur les conseils du diacre Nileffus, la permission d’aller dans le Perche pour visiter le saint ermite Avite près duquel il rencontra le saint diacre Calais qui lui conseilla de ne pas s’attacher à une église particulière, ni d’entrer dans un petit monastère. 
Lubin conçut le projet d’imiter Avite en se retirant dans quelque solitude, mais le saint ermite lui conseilla d’attendre encore quelques temps dans un cloître avant de s’y résoudre. Lubin, sur la route du monastère de Lérins, rencontra un moine de cette abbaye qui le dissuada de s’y présenter et l’emmena à l’abbaye de Javoux, puis à l’abbaye de l’Ile-Barbe, près de Lyon, où il demeura cinq ans.

L’évêque Ethérius de Chartres, connaissant la réputation de sainteté de Lubin, qui avait miraculeusement arrêté un ouragan et un incendie, l’ordonna diacre et l’établit abbé du monastère de Brou où, devenu prêtre, il continuait à faire des miracles. 
A la mort de l’évêque Ethérius (544), Lubin fut, contre sa volonté, élu évêque de Chartres, avec le consentement du roi Childebert. 

Lubin fut un évêque attentif qui, après avoir organisé le service divin dans sa cathédrale confiée, dit-on, à soixante-douze chanoines, visita maintes fois son diocèse.

La grâce des santés rendit fort recommandable l’évêque Lubin. Il n’y eut en effet point de malades dans son diocèse qu’il ne guérît par le crédit qu’il avait auprès de Dieu. 
Par sa seule prière : il remit en santé un hydropique désespéré des médecins ; un aveugle qui avait perdu la vue depuis huit ans, la recouvra aussitôt qu’il se fut mis en oraison pour lui ; une fille possédée du malin esprit fut délivrée en touchant avec foi le bord de son habit. Deux jeunes garçons possédés aussi du démon en furent garantis en usant d’un aliment que le saint avait béni. Il guérit encore par la prière et en la présence du roi Childebert plusieurs fébricitants et d’autres malades ; par le seul signe de la Croix, il éteignit un grand incendie qui s’était allumé dans Paris. Par ce même signe redoutable, il détourna de sa demeure et de toute la campagne voisine un horrible tourbillon qui ravageait les champs d’alentour. 
Le bréviaire de Chartres dit qu’il ressuscita une fille de Châteaudun et la rendit en pleine santé à Baudelin son père. 

Les sept dernières années de la vie de Lubin furent affligées d’une longue maladie qui ne l’empêcha pas de continuer ses visites pastorales ni de participer au cinquième Concile d’Orléans (28 octobre 549) et au second concile de Paris (552). 
Il mourut le 14 mars 557 et fut inhumé dans l’église Saint-Martin du Val, dans les faubourgs de Chartres.

Saint Lubin priez pour nous !

14.03.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 5,31-47. 

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ;
c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.
Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité.
Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière.
Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. »


Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face,
et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé.
Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage,
et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.
Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez !


Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ?
Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.


Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit.
Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XIII, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 283-285)

« Le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage » (Jn 5, 37)

« Voici que j’ai dans le ciel mon témoin et là-haut mon confident. » (Jb 16,20 Vg) Quand le fils chancelait sur la terre il avait un témoin dans le ciel. Car le Père est le témoin du Fils, qui dit dans l’Évangile : « Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. » (Jn 5,37) Mais il est aussi à juste titre appelé son confident, parce que c’est dans une volonté unique, dans un conseil unique que le Père œuvre toujours avec le Fils. Et il est aussi son témoin parce que « personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père » (Mt 11,27). Le Fils avait donc pris un témoin dans le ciel et là-haut un confident le jour où ceux qui le voyaient mourir dans sa chair ne savaient pas apercevoir la puissance de sa divinité. Or si les hommes étaient dans l’ignorance, dans sa mort cependant le Médiateur entre Dieu et les hommes savait que le Père œuvrait avec lui. (…) En même temps qu’au bienheureux Job ces paroles cependant peuvent convenir aussi à chacun de nous. Quiconque, en effet, aspire en chacun de ses actes aux louanges des hommes cherche son témoin sur la terre. Mais celui qui par sa conduite s’empresse de plaire à Dieu tout-puissant considère que son témoin est dans le ciel. Or il arrive souvent que nos bonnes œuvres mêmes soient critiquées en notre personne par des esprits malavisés. Mais celui qui a son témoin dans le ciel ne doit pas redouter les critiques des hommes.

LECTURES :

Livre de l’Exode 32,7-14. 

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.
Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : “Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »
Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide.
Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. »
Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ?
Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire : “C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ; il voulait les tuer dans les montagnes et les exterminer à la surface de la terre” ? Reviens de l’ardeur de ta colère, renonce au mal que tu veux faire à ton peuple.


Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : “Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.” »
Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

Psaume 106(105),4ab.6.19-20.21-22.23. 

Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.
Avec nos pères, nous avons péché, 
nous avons failli et renié.

À l’Horeb ils fabriquent un veau, 
ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce qui était leur gloire 
pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.

Ils oublient le Dieu qui les sauve, 
qui a fait des prodiges en Égypte,
des miracles au pays de Cham, 
des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

Dieu a décidé de les détruire. 
C’est alors que Moïse, son élu, 
surgit sur la brèche, devant lui, 
pour empêcher que sa fureur les extermine.

13.03.2024 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: «le premier don de l’Esprit à demander est la sagesse» 

Depuis la place Saint-Pierre, le Pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur les vices et les vertus, centrant son audience ce mercredi sur la conduite vertueuse. «Le chapitre sur la conduite vertueuse, en ces temps dramatiques où nous sommes souvent confrontés au pire de l’humain, devrait être redécouvert et pratiqué par tous» a t-il expliqué. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

En ce jour anniversaire de son élection au trône de Pierre, le Pape François a centré sa catéchèse, ce mercredi 13 mars, sur la conduite vertueuse, après avoir médité sur les vices lors des semaines précédentes. Encore limité dans sa prise de parole, l’évêque de Rome a fait lire sa méditation comme la semaine passée par le père Pierluigi Giroli de la Secrétairie d’État. «Aussi laborieux que cela puisse être, l’être humain est fait pour le bien, qui le comble vraiment, et il peut aussi pratiquer cet art, en faisant en sorte que certaines dispositions deviennent permanentes en lui» a souligné François dans son texte lu aux fidèles.

Revenant sur les racines étymologiques du mot « vertu », appelée virtus par les philosophes romains et aretè par les Grecs, le Pape a rappelé que «l’exercice des vertus est le fruit d’une longue germination qui demande de l’effort et de la souffrance aussi». 

L’exemple des saints

«Nous ferions fausse route si nous pensions que les saints sont des exceptions de l’humanité: une sorte de cercle étroit de champions qui vivent au-delà des limites de notre espèce, a poursuivi le Souverain pontife, les saints, dans cette perspective que nous venons d’introduire sur les vertus, sont au contraire ceux qui deviennent pleinement eux-mêmes, qui réalisent la vocation propre à tout homme». 

Pour François, il est essentiel qu’en «ces temps dramatiques où nous sommes souvent confrontés au pire de l’humain», l’exercice devrait «être redécouvert et pratiqué par tous». «Dans un monde déformé, nous devons nous souvenir de la forme dans laquelle nous avons été façonnés, de l’image de Dieu qui est imprimée en nous pour toujours». 

La disposition à faire le bien

Le Catéchisme de l’Église Catholique, a poursuivi le Pape, offre une décision claire et concise de la vertu: «une disposition habituelle et ferme à faire le bien» (1803). En aucun cas il ne s’agit «d’un bien improvisé et quelque peu aléatoire qui tomberait du ciel de manière épisodique», mais au contraire, a-t-il précisé, provient «d’une lente maturation de la personne, jusqu’à en constituer une caractéristique intérieure. La vertu est un habitus de liberté».

Pour le chrétien, le premier secours reste la grâce de Dieu a encore expliqué le Pape: «l’Esprit Saint agit en nous qui avons été baptisés, en travaillant dans notre âme pour la conduire à une vie vertueuse». Selon la sagesse des ancêtres, la vertu grandit et peut être cultivée. Pour que cela se réalise, «le premier don de l’Esprit à demander est précisément la sagesse» a souligné François, la sagesse qui sait apprendre de ses erreurs pour bien diriger sa vie.

«Commençons donc notre voyage à travers les vertus, dans cet univers serein qui est un défi, mais qui est décisif pour notre bonheur» a conclu le Souverain pontife.

Source : VATICANNEWS, le 13 mars 2024