Les Sentinelles de la Sainte Famille, un projet suscité par la Vierge Marie

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Les Sentinelles de la Sainte Famille, un projet suscité par la Vierge Marie

Le jeudi 11 janvier 2024, le pape a rencontré une délégation du Réseau de prière mariale, les « Sentinelles de la Sainte Famille ». Ce réseau est composé de femmes du monde entier et a pour vocation de présenter à la Vierge Marie les intentions de l’Église et du monde. Il a été fondé en Belgique le 29 mai 2013, avec la bénédiction du pape François.

Dix ans après, elles sont plus de 800 Sentinelles dans le monde : en Europe, mais aussi au Liban, en Colombie, en Afrique et aux Antilles. Tout en restant chez elles, elles prient le chapelet aux intentions du pape, des prêtres, des vocations, des familles et de l’évangélisation. Localement, elles se rencontrent aussi régulièrement pour vivre des temps d’adoration, de louange et de pèlerinages.

« Nous avons compris que ce projet était suscité par la Vierge Marie : il dépassait ce que nous avions imaginé et il demandait à être pris au sérieux dans une écoute de ce que l’Esprit nous inspirerait », écrivent les Sentinelles à propos des débuts du mouvement. « Nous sommes rapidement devenues nombreuses dans cet appel de la Vierge Marie à réunir ses filles dans une même fraternité priante ».

Chaque Sentinelle médite un Mystère de la vie du Christ pendant un mois en récitant une dizaine de chapelet par jour. Le mois suivant, elle passe au Mystère suivant. La prière du rosaire est partagée et permanente : la distribution des Mystères se fait par un programme qui veille à ce que toutes ensemble, elles forment plusieurs rosaires.

Lors de l’audience, le pape François a mentionné à quel point prier une dizaine de chapelet par jour est beau et important, même si cet engagement peut paraître simple ou dérisoire : « C’est peu aux yeux des hommes, mais c’est beaucoup aux yeux de Dieu si cela est accompli avec fidélité dans le temps, avec foi et ferveur, et dans un esprit de communion entre vous. Dieu aime ce qui est petit et sait lui faire porter du fruit. »

Les Sentinelles sont consacrées à la Sainte Famille, et s’appuient spécifiquement sur le modèle de Marie. « Non seulement vous priez la Vierge Marie en lui demandant d’intercéder, mais vous avez plus encore cette disposition à vous conformer à elle, à sa maternité, à vous unir à sa propre prière d’intercession de mère pour tous les fils de l’Église et pour le monde. Ainsi, quel que soit votre état de vie, avec Marie vous êtes toutes mères », a dit le Pape, qui a conclu cette rencontre en insistant sur la tendresse de Marie : « Telle est certainement aussi la vocation d’une Sentinelle : incarner, en quelque sorte, la tendresse de Marie pour l’Église et pour le monde. »

Anne Van Merris

www.fr.zenit.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

26.03.2024 – SAINT DU JOUR

Saint Liudger (Ludger) von Münster
Évêque (v. 745-809)

Ludger de Munster, contemporain de Charlemagne, naît à Utrecht (Pays Bas) vers 745, issu d’une noble famille de la Frise. 

Élevé par ses parents, Thiadgrim et Liafburg, dans la vertu et la piété, il ne tarda pas à donner des marques évidentes d’une vocation extraordinaire ; son enfance et sa jeunesse se passèrent dans un monastère où il reçut de saint Grégoire d’Utrecht les leçons de la science et de la sainteté. Sa vive intelligence pénétrait les questions les plus difficiles; les livres saints surtout faisaient ses plus chers délices; il y puisait cette onction suave qui devait plus tard caractériser sa parole apostolique et ramener tant d’âmes à Dieu. 
Saint Grégoire envoya son jeune disciple en Angleterre auprès du célèbre Alcuin, pour y compléter ses études. Simple diacre, il reçut la mission d’aller rétablir l’Église de Deventer, ruinée par les Saxons infidèles ; ce qu’il exécuta avec un tel succès qu’il y abolit les restes du paganisme.

Ordonné prêtre, il devint l’apôtre de la Frise et le digne émule de saint Wulfran. Ni les fatigues ni les persécutions ne purent l’arrêter : à la place des idoles renversées, il plantait la Croix et faisait entrer en masse ces populations barbares dans le sein de l’Église. 
Obligé de fuir la persécution du redoutable Witikind, le saint pasteur se réfugia au monastère du Mont-Cassin, en Italie. Il y étudia la règle de saint Benoît en compagnie de son frère saint Hildegrin, qui l’y avait suivi, et y continua sa mission par ses prières et par ses austérités. 

Charlemagne, vainqueur des Saxons, ayant demandé à l’infatigable apôtre le secours de sa parole, afin de conquérir à la foi ce peuple déjà conquis au royaume de France, Ludger accourut. Un nouveau diocèse est érigé, qui embrasse toute la Westphalie, et Ludger en est sacré évêque ; sa ville épiscopale prend, dans la suite, le nom de Munster, d’un monastère d’Augustins, qu’il avait fondé. Mais sa vertu avait trop d’éclat pour être à l’abri de la jalousie et de la calomnie. 
La frugalité de sa table, sa tendresse pour les pauvres, sa modestie, son humilité, ses austérités excessives déplurent aux hommes mondains, qui le décrièrent auprès du grand empereur des Francs, et l’accusèrent en même temps de dissiper les biens de l’Église par ses grandes charités.

Ludger fut mandé à la cour pour avoir à se justifier : appelé près du prince dans un moment où il récitait son bréviaire, le Saint voulut l’achever et se fit attendre. 
« Pourquoi, lui dit Charles, n’être pas venu tout d’abord ? » 
“Prince, répond l’évêque, je priais Dieu; quand vous m’avez choisi pour évêque, vous m’avez recommandé de préférer toujours le service de ce Roi des rois à celui des hommes, même de l’empereur.” 
L’empereur, charmé de cette réponse n’en voulut pas entendre davantage : il renvoya avec honneur le pasteur vers ses ouailles, l’exhortant à montrer toujours la même ardeur dans le service du Seigneur et celui de son Église.

Dieu honora les travaux apostoliques de son humble serviteur par le don des miracles. Il rendit la vue à un aveugle en faisant le signe de la Croix sur ses yeux. Un autre aveugle ayant un jour demandé à lui parler : 
« Mon frère, que me voulez-vous », lui dit Ludger ? 
“Faites, dit-il, que je voie, pour l’amour de Dieu !” 
« Que vous voyiez, pour l’amour de Dieu ? » reprit Ludger, s’étonnant de sa demande. Et à l’instant l’aveugle vit.

Il était sur le point de partir pour le Danemark et la Norvège, quand le Ciel mit un terme à sa course ici-bas, le 26 mars 809. Les reliques de saint Ludger sont conservées au monastère de Werden. À Munster on vénère deux de ses os.

Saint Ludger de Munster priez pour nous !

26.03.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13,21-33.36-38. 

En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. »
Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait.
Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait.
Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler.
Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? »
Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote.
Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. »
Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela.
Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres.
Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit.
Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.
Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. »
Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. »
Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! »
Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Liturgie latine

« Verbum supernum prodiens », hymne pour la fête du Très Saint Sacrement

Jésus se livre le premier

Le Verbe du ciel, descendu Sans abdiquer sa gloire immense, Accomplit son labeur ardu, Puis vient au soir de l’existence. Un disciple va le livrer A ceux que mord la jalousie ; Mais lui se livre le premier A ses disciples, Pain de vie (Jn 6,35). Pour nourriture et pour boisson, Son Corps, son Sang il leur présente ; Il veut apaiser par ce don La faim, la soif qui les tourmentent. En naissant, notre compagnon, Notre nourriture à sa table, En croix, il est notre rançon, Dans le ciel, vision délectable. Ô notre Sauveur immolé, Qui du ciel nous ouvres les portes, L’ennemi nous tient accablés : Que ton aide nous réconforte. A l’unique et trine Seigneur Appartient la gloire éternelle ; Qu’un jour il ouvre dans nos cœurs Les sources de joie immortelle.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 49,1-6. 

Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom.
Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois.
Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. »
Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.
Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

Psaume 71(70),1-2.3.5a.6.15ab.17. 

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge : 
garde-moi d’être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, 
tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m’accueille, 
toujours accessible ; 
tu as résolu de me sauver : 
ma forteresse et mon roc, c’est toi !

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ; 
tu seras ma louange toujours !

Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut ;
Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, 
jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

La foi de la Vierge Marie change le cours de l’histoire

Guido Reni, L’Annonciation, 1609/ CC0/wikimedia

La foi de la Vierge Marie change le cours de l’histoire

Quand Marie dit oui à l’archange Gabriel, le Fils de Dieu prend chair dans son sein et l’histoire de l’humanité bascule dans le temps de la grâce divine. Oui, c’est par la foi de Marie que l’humanité va recevoir le Salut, « grâce sur grâce » (Jn 1, 16). Désormais l’histoire des hommes n’est pas aveugle, elle a un sens et un sens heureux.

Une femme, mère par l’opération du Saint-Esprit, accueille le Fils de Dieu au nom de son peuple Israël et de toute l’humanité. Elle le reçoit et elle le donne. Aucun homme n’a pu accomplir une telle merveille. Depuis la première femme symbolique, Ève, l’humanité souffrait de l’éloignement de Dieu. Par une femme, Marie, nouvelle Ève, l’humanité retrouve l’union intime avec Dieu.

En fêtant de manière solennelle l’Annonciation, nous fêtons Jésus Sauveur, né d’une femme, Marie. Il s’agit avant tout d’une fête christologique plutôt que mariale.

Comblée de grâce, prédestinée de toute éternité, dès avant la fondation du monde, à la maternité divine, Marie de Nazareth a reçu tout d’abord le Fils de Dieu dans son âme par la foi. Saint Augustin, le grand docteur de l’Église, explique la grandeur de Marie en tant que disciple. Elle a conçu le Fils de Dieu, d’abord dans son cœur, en adhérant au message de l’ange Gabriel, avant de le concevoir dans ses entrailles maternelles. « Ce qui est dans l’âme est davantage que ce qui est dans le sein corporel », s’exclame l’évêque d’Hippone.

Grâce à la confiance de Marie, l’humanité entière vivra désormais avec le Christ ressuscité comme le montre le rite du cierge pascal : « Christ, hier et aujourd’hui, commencement et aboutissement, alpha et oméga. À lui le temps, à lui l’éternité, à lui la gloire et la puissance pour les siècles des siècles. Amen. »

La fête de l’Annonciation nous concerne par conséquent directement. Par la Vierge Marie s’accomplit, pour nous, le plan divin du Salut. Dieu le Père nous bénit dans le Fils de Marie et nous sommes appelés à devenir « des fils adoptifs par Jésus-Christ » (Ep 1,5).

C’est pourquoi la joie de Dieu reçue par Marie à l’Annonciation passe aussi en nous qui croyons au Verbe fait chair. Aujourd’hui l’Église exulte d’allégresse.

Fr. Manuel Rivero O.P.

fr.zenit.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

25.03.2024 – SAINT DU JOUR

St Humbert

O.S.B. († V.680)

St Humbert, o.s.b.
Moine bénédictin à Laon puis à l’abbaye de Maroilles
(✝ 680)

Moine de l’abbaye de Laon, dans l’Aisne. Sa noble famille pensait qu’il ferait ainsi une bonne carrière dans l’Eglise en devenant un jour évêque. A la mort de ses parents, il revint dans ses domaines, à Mézières sur Oise, pour y régler quelques questions d’héritage. Il y trouva de nombreux esclaves de l’un et l’autre sexe, des lits moelleux et une table excellente, des distractions et des chasses à courre, tant de choses qui lui retirèrent le goût de la vie monastique. Il y passa de nombreuses années, jusqu’au jour où saint Amand l’emmena en pèlerinage à Rome. Il en revint totalement changé. L’abbaye de Laon lui étant fermée, il entra dans celle de Maroilles dont la pauvreté fut bien contente de trouver sa fortune. Et c’est là qu’il passa ses dernières années dans la pauvreté, la pénitence et la prière.

C’est au cours de son 2e voyage à Rome que Saint Humbert, fondateur de l’abbaye de Maroilles (en 652), revint avec des reliques et une statuette de ‘Madame Marie’ qui deviendra à Maroilles Notre Dame des Affligés, patronne de l’église abbatiale.
Saint Humbert mériterait d’être plus fréquenté. Solide moine, à la personnalité bien trempée, formé à l’école épiscopale de Laon, il fut compagnon de Saint Amand. Le pape Martin 1er l’ordonne évêque missionnaire, il n’a pas trente ans. Évangélisateur des Pays-Bas et du pays des Helpres (désigne ‘le pays des deux Helpes’, du nom de la rivière qui passe à Avesnes sur Helpe – 59440), il meurt à Maroilles vers l’an 682.

St Humbert priez pour nous !