21.04.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,11-18. 

En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.


Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.


J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Léon le Grand (?-v. 461)

pape et docteur de l’Église

Sermon XII sur la Passion ; PL 54, 355-357 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche F12 ; trad. Orval ; © 1972 Abbaye d’Orval)

« Il y aura un seul troupeau et un seul pasteur » (Jn 11, 16)

Par l’Esprit Saint il est né d’une mère vierge et, par le même Esprit, il féconde son Église toute pure, afin que, par l’enfantement du baptême, une innombrable multitude d’enfants soit engendrée à Dieu. Il est dit de ceux-ci qu’ « ils ne sont pas nés du sang, ni du vouloir de la chair, ni du vouloir de l’homme, mais de Dieu » (Jn 1,13). C’est en lui que la descendance d’Abraham est bénie par l’adoption du monde entier, et que le patriarche devient père des nations lorsque naissent de la foi et non de la chair les fils de la promesse. Sans faire exception d’aucun peuple, il forme de toutes les nations qui sont sous le ciel un seul troupeau de brebis saintes. Chaque jour il accomplit ce qu’il avait promis : « J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de ce bercail ; celles-là aussi il faut que je les mène, elles écouteront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul pasteur » (Jn 10,16). En effet, bien que ce soit surtout à Pierre qu’il a dit : « Paie mes brebis » » (Jn 21,17), c’est néanmoins par le seul Seigneur que tous les pasteurs sont pris en charge ; et ceux qui viennent au Rocher, le Christ, il les nourrit dans les pâturages si gras et si bien arrosés, que d’innombrables brebis fortifiées par l’abondance de son amour n’hésitent pas à mourir pour le nom de leur Pasteur, de même que le bon Pasteur a daigné donner sa vie pour ses brebis.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 4,8-12. 

En ces jours-là, Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara : « Chefs du peuple et anciens,
nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.
Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant.
Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle.
En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »

Psaume 118(117),1.8-9.21-23.26.28cd.29. 

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! 
Éternel est son amour !
Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur 
que de compter sur les hommes ;
mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur 
que de compter sur les puissants !

Je te rends grâce car tu m’as exaucé : 
tu es pour moi le salut.
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs 
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! 
De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
Tu es mon Dieu, je te rends grâce,
mon Dieu, je t’exalte !
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! 
Éternel est son amour !

Première lettre de saint Jean 3,1-2. 

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu.
Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.

Journée de prière pour les vocations: le Pape invite à semer l’espérance 

La Journée mondiale des vocations est célébrée tous les 21 avril.   (Vatican Media)

Journée de prière pour les vocations: le Pape invite à semer l’espérance 

Pour la 61ème Journée mondiale de prière pour les vocations le 21 avril prochain, le Pape a exhorté à semer l’espérance et à construire la paix. Dans un monde marqué par «l’avancée menaçante d’une troisième guerre mondiale par morceaux», François explique que «nous sommes tous appelés à “donner corps et cœur” à l’espérance de l’Évangile». 

Vatican News

La Journée mondiale de prière pour les vocations est l’occasion de «rappeler avec gratitude devant le Seigneur l’engagement fidèle, quotidien et souvent caché de ceux qui ont embrassé un appel qui engage toute leur vie». Célébrée chaque année le quatrième dimanche de Pâques, elle invite à «considérer le don précieux de l’appel que le Seigneur adresse à chacun de nous, son peuple fidèle en chemin», pour que «nous puissions prendre part à son projet d’amour et incarner la beauté de l’Évangile dans les différents états de vie», souligne le Pape François.

Le Saint-Père, dans son message pour la célébration la 61ème Journée mondiale de prière pour les vocations qui aura lieu le 21 avril, précise qu’écouter l’appel divin, est loin d’être un «devoir imposé de l’extérieur», peut-être au nom d’un idéal religieux, c’est au contraire «la manière la plus sûre d’alimenter le désir de bonheur que nous portons en nous». Pour l’évêque de Rome, «notre vie se réalise et s’accomplit quand nous découvrons qui nous sommes, quelles sont nos qualités, dans quel domaine nous pouvons les mettre à profit, quelle route nous pouvons parcourir pour devenir signe et instrument d’amour, d’accueil, de beauté et de paix», dans les contextes où l’on vit.

Prier pour le don des vocations 

À l’occasion de cette Journée consacrée en particulier à la prière, pour invoquer de Dieu le Père le don de saintes vocations pour l’édification de son Royaume, le Saint-Père cite l’Évangile de Luc: «Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson» (Lc 10, 2). François ne manque pas de revenir sur le sens de la prière, faite plus d’écoute que de paroles adressées à Dieu. «Le Seigneur parle à notre cœur et veut le trouver ouvert, sincère et généreux. Sa Parole s’est faite chair en Jésus-Christ, qui nous révèle et qui nous communique toute la volonté du Père». En cette année 2024, consacrée précisément à la prière en préparation au Jubilé, indique le Souverain pontife, «nous sommes appelés à redécouvrir le don inestimable de pouvoir dialoguer avec le Seigneur, de cœur à cœur», devenant ainsi des «pèlerins d’espérance», car la prière, précise-t-il «est la première force de l’espérance», elle «ouvre la porte à l’espérance».

Pèlerins d’espérance et constructeurs de paix

Être pèlerins signifie toujoursrecommencer, retrouver l’enthousiasme et la force de parcourir les différentes étapes du parcours qui, relève-t-il, malgré les peines et difficultés, «ouvrent toujours devant nous de nouveaux horizons et des panoramas inconnus». Être pèlerins d’espérance et constructeurs de paix, signifie également «fonder notre existence sur le roc de la résurrection du Christ, sachant que chacun de nos engagements, dans la vocation que nous avons embrassée et que nous portons en avant, ne tombe pas dans le vide». Malgré les échecs et les revers, estime le Pape, «le bien que nous semons grandit de manière silencieuse et rien ne peut nous séparer du but ultime: la rencontre avec le Christ et la joie de vivre dans la fraternité entre nous pour l’éternité». Ainsi, pour accomplir un bon pèlerinage, conseille François, il faut se dépouiller des poids inutiles, prendre avec soi l’essentiel, et lutter chaque jour pour que la fatigue, la peur, l’incertitude et les ténèbres ne bloquent pas le chemin entrepris.

Cultiver un regard d’espérance en tant que chrétiens 

Face à «l’avancée menaçante d’une troisième guerre mondiale par morceaux», comme ne cesse de le rappeler François; face à la situation des migrants qui fuient leurs terres à la recherche d’un avenir meilleur, et à l’augmentation constante du nombre des pauvres, le Saint-Père réitère que dans la variété des charismes et des ministères, «nous sommes tous appelés à “donner corps et cœur” à l’espérance de l’Évangile». Aujourd’hui, ajoute-t-il, il est décisif pour les chrétiens de cultiver un regard plein d’espérance, pour pouvoir travailler avec fruit, en répondant à «la vocation qui nous a été confiée, au service du Royaume de Dieu, Royaume d’amour, de justice et de paix». Et cette espérance se trouve dans «la Résurrection du Christ» et sa «force de vie qui a pénétré le monde». Encore une fois, comme lors des Journées Mondiales de la Jeunesse à Lisbonne, le Pape appelle à se «lever, se réveiller du sommeil», à sortir de l’indifférence, à ouvrir «nos portes de la prison où nous nous sommes parfois enfermés, afin que chacun de nous puisse découvrir sa vocation dans l’Église et dans le monde et devenir pèlerin d’espérance et artisan de paix».

L’engagement des uns et des autres 

Dans son message, le Pape a une pensée pour les mères et pères qui ne pensent pas d’abord à eux-mêmes et qui ne suivent pas le courant d’un style superficiel, mais qui configurent leur existence sur le soin des relations; avec amour et gratuité, en s’ouvrant au don de la vie. 

François tourne ses pensées également vers ceux qui accomplissent leur travail avec dévouement et esprit de collaboration; ceux qui s’engagent, dans divers domaines et de différentes manières pour construire un monde plus juste, une économie plus solidaire, une politique plus équitable, une société plus humaine. Sans oublier les hommes et femmes de bonne volonté qui se dépensent pour le bien commun; ainsi que les personnes consacrées, qui offrent leur existence au Seigneur dans le silence de la prière comme dans l’action apostolique, parfois dans des zones frontalières et sans épargner leurs énergies; et ceux qui ont accueilli l’appel au sacerdoce ordonné et qui se consacrent à l’annonce de l’Évangile. Aux jeunes, en particulier à ceux qui se sentent éloignés ou qui nourrissent une méfiance envers l’Église, le Pape adresse un message: «Laissez-vous fasciner par Jésus, adressez-lui vos questions importantes, à travers les pages de l’Évangile, laissez-vous inquiéter par sa présence qui nous met toujours salutairement en crise».

Source : VATICANNEWS, le 19 avril 2024

Le Pape invite les jeunes à rêver un avenir fondé sur la paix et le dialogue

Les élèves du Réseau national des écoles de la paix reçus par François en salle Paul VI, le 19 avril 2024.
Les élèves du Réseau national des écoles de la paix reçus par François en salle Paul VI, le 19 avril 2024.   (Vatican Media)

Le Pape invite les jeunes à rêver un avenir fondé sur la paix et le dialogue

«Il faut vivre avec responsabilité, en élargissant nos horizons, en regardant vers l’avenir et en semant jour après jour les graines de paix». C’est la demande faite par le Pape aux élèves et enseignants du Réseau national des écoles de la paix qu’il a rencontrés ce vendredi 19 avril au Vatican. Il les a invités à œuvrer davantage sur «le « chantier de l’avenir », en surmontant la tentation d’une vie aplatie sur le seul aujourd’hui, qui risque de faire perdre la capacité de rêver en grand».

Jacques Ngol, SJ – Cité du Vatican

Le Saint-Père a reçu dans la matinée du vendredi 19 avril des élèves et enseignants du Réseau italien des écoles de la paix. Dans son discours le Pape les a remerciés pour les «initiatives, de formations et d’activités, qui visent à promouvoir une nouvelle vision du monde». Mais aussi d’être pleins «d’enthousiasme dans la poursuite d’objectifs de beauté et de bonté, au milieu de situations dramatiques, d’injustice et de violence qui défigurent la dignité humaine». Face à un monde plein de «tentation d’une vie aplatie sur le seul aujourd’hui, qui risque de faire perdre la capacité de rêver en grand», François a manifesté sa reconnaissance à ce réseau des écoles de la paix pour sa «passion et sa générosité à travailler sur le « chantier de l’avenir »». Car, a-t-il poursuivi, «aujourd’hui plus que jamais, il faut vivre avec responsabilité, en élargissant nos horizons, en regardant vers l’avenir et en semant jour après jour les graines de paix qui, demain, pourront germer et porter des fruits».

Dans cette perspective, le Saint-Père a annoncé aux élèves la tenue, les 22 et 23 septembre prochain à New York, du Sommet de l’avenir à l’invitation des Nations unies, un événement qui aura pour but de «relever les grands défis mondiaux de ce moment historique et de signer un « Pacte pour l’avenir » et une « Déclaration sur les générations futures »», les assurant de l’importance de leur contribution.

Rêver la transformation de l’avenir

«Vous portez dans votre cœur ce grand rêve: « Transformons l’avenir. Pour la paix, avec soin »», a reconnu le Souverain pontife, les appelant à être «des protagonistes et non des spectateurs de l’avenir». Pour François, la convocation de ce sommet mondial «nous rappelle que nous sommes tous appelés à construire un avenir meilleur et, que nous devons le construire ensemble!».

Poursuivant, le Pape a fait savoir qu’il n’est plus question de se «contenter de déléguer nos préoccupations concernant le « monde à venir » et la résolution de ses problèmes aux institutions responsables et à ceux qui ont des responsabilités sociales et politiques particulières». Dans un monde globalisé, où nous sommes tous interdépendants, a-t-il ajouté, «il n’est pas possible de procéder en tant qu’individus s’occupant uniquement de leur propre « potager »: nous devons au contraire travailler en réseau, nous connecter, travailler en synergie et en harmonie» a demandé le Saint-Père.

Le Pape François lors de l'audience ce vendredi 19 avril avec le réseau italien pour la paix.

Le Pape François lors de l’audience ce vendredi 19 avril avec le réseau italien pour la paix. 

Les défis d’aujourd’hui, et surtout les risques qui, menacent notre avenir, a ajouté l’évêque de Rome, «nous concernent tous, ils interrogent l’ensemble de la communauté humaine, ils requièrent le courage et la créativité d’un rêve collectif qui anime un engagement permanent pour affronter ensemble les crises environnementales, économiques, politiques et sociales que traverse notre planète». Ainsi, le rêve de transformer l’avenir est un rêve qui «exige d’être éveillé et non endormi».

La paix et l’attention, deux réalités liées

En rappelant aux élèves et enseignants le réseau national des écoles de la paix «la paix et l’attention», les deux mots clés qui est au cœur de leur engagement, François a fait savoir que «la paix n’est pas seulement le silence des armes et l’absence de guerre». Pour lui, la paix est «un climat de bienveillance, de confiance et d’amour qui peut mûrir dans une société fondée sur des relations d’attention, dans laquelle l’individualisme, la distraction et l’indifférence cèdent la place à la capacité de prêter attention à l’autre, d’écouter ses besoins fondamentaux, de soigner ses blessures, d’être pour lui des instruments de compassion et de guérison».

Pour conclure, François les a invités  à toujours se «soucier de l’avenir qui s’ouvre devant nous, afin qu’il soit vraiment tel que Dieu le rêve pour tous: un avenir de paix et de beauté pour toute l’humanité. Je vous bénis de tout cœur».

Source : VATICANNEWS, le 19 avril 2024

Marie, l’Étoile polaire qui permit la découverte des Amériques

Statue et cathédrale de Colomb, Parque Colon, Saint-Domingue. © Shutterstock/Aleksandr Rybalko

Marie, l’Étoile polaire qui permit la découverte des Amériques

Le 20 avril 1493, Christophe Colomb se présente devant les rois d’Espagne, Ferdinand et Isabelle, aux portes de Barcelone. Auréolé par le succès de son expédition, le navigateur génois se met humblement à genoux devant eux et les rois, dans un geste sublime, tombent également à genoux. Tous les trois entonnent alors un Te Deum d’actions de grâces, remerciant Dieu pour le succès de l’expédition.

La Sainte Vierge était l’étoile polaire, a-t-on dit, de ces explorateurs et missionnaires.

Le 20 avril 1940, à Gênes, le Pape Pie XII pouvait à juste titre adresser ces paroles éloquentes pour l’anniversaire de cette rencontre :
 

« Génois, saluez en Christophe Colomb, non seulement le hardi navigateur qui a vaincu l’opposition de certains savants aussi bien que les fureurs de l’océan, mais qui fut aussi de plus un grand dévot de la Sainte Vierge. Il mit son expédition sous la protection de Marie et donna le nom de Santa Maria à sa caravelle. Il monte sur son navire ; il dit adieu à l’Europe étonnée et sceptique ; il s’aventure sur les flots redoutables et parvenu au terme de son voyage, il s’agenouille devant Jésus qui calme les tempêtes et devant Marie, l’étoile de la mer ».

Encyclopédie Maria

tome IV – Beauchesne 1956 – p.26

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

20.04.2024 – SAINT DU JOUR

Ste Agnès de Montepulciano

Ste Agnès de Montepulciano

ABBESSE (+ 1317)

Sainte Agnès de Montepulciano
Abbesse dominicaine

Agnès (dans le siècle Agnese Segni) naît à Gracciano, près de Montepulciano (Toscane), le 28 janvier 1268, de parents suffisamment fortunés et très bons chrétiens. 

À 4 ans, à l’âge où les enfants ne savent que jouer, Agnès cherchait la solitude pour mieux prier ; à 9 ans, à l’âge où déjà les parents fiançaient leur fille, elle obtient de ses parents d’entrer chez les Religieuses du Sac à Montepulciano pour être à son Bien-Aimé. Désormais, sa vie ne sera plus qu’une continuelle oraison.

À 17 ans elle dirige la construction du couvent à Procena, où par le bref pontifical elle devient abbesse ; à 32 ans elle revient à Montepulciano pour y fonder un couvent de Sœurs Dominicaines, où elle sera prieure.

Agnès est avant tout une âme contemplative. Pour elle, Dieu c’est le Bien-Aimé : elle lui manifeste une amitié sans réserve, une tendresse sans limite, une confiance sans borne. Il la comble de faveurs extraordinaires, répond avec empressement à ses désirs et satisfait même ses moindres caprices. Aussi la représente-t-on caressant l’Agneau de Dieu qu’elle tient dans ses bras et dont elle porte le nom.

Un jour qu’elle fut longtemps ravie en extase, l’heure de la Messe passa sans qu’elle ne s’en aperçût. Revenue à elle-même, elle se mit à pleurer de ne pouvoir ce matin-là recevoir son Bien-Aimé. Jésus lui envoie alors porter la Sainte Communion par l’Ange qui l’avait assisté dans son agonie. C’est encore cet Ange qui viendra lui annoncer les souffrances et la mort qu’elle aura à endurer : « Prends ce calice, ô bien-aimée du Christ, lui dira-t-il, bois comme lui jusqu’à la lie ». Elle prendra la coupe, et la videra, lui semble-t-il, tout entière.

La vie s’en allait, et les religieuses, la voyant mourir, la suppliaient de demander sa guérison. « Si vous m’aimiez vraiment, leur répondit-elle, vous vous réjouiriez de ma mort, puisque je m’en vais auprès de mon Bien-Aimé. Je vous serai plus utile au Paradis qu’ici ; ayez confiance, je serai toujours avec vous ». Quelques instants après, levant les yeux et les mains vers le Ciel, elle dit avec un sourire ravissant cette dernière parole : « Mon Bien-Aimé est à moi, je ne le quitterai plus ».

Elle meurt le 20 avril 1317, à l’âge de 49 ans. Son corps, miraculeusement préservé de la corruption du tombeau, repose au Couvent des Dominicaines de Montepulciano. 

Agnès de Montepulciano fut canonisée le 12 mai 1726 par Benoît XIII (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730). 

Sainte Agnès de Montepulciano priez pour nous !