« La Bienheureuse Vierge Marie fait tout pour moi »

© Shutterstock/Gladskikh Tatiana

« La Bienheureuse Vierge Marie fait tout pour moi »

Ma mère est décédée pendant la pandémie du COVID. Elle a vécu ses derniers jours dans une maison de retraite médicalisée que j’aurais aimé pouvoir mieux apprécier à l’époque. L’établissement était correct avec des employés pour la plupart dévoués et gentils, qui méritaient un salaire et une reconnaissance bien supérieurs à ce qu’ils recevaient… Pourtant, les résidents avaient souvent l’air tellement abandonnés qu’il était difficile de ne pas ressentir de la tristesse. C’était l’endroit idéal pour nous rappeler notre destination finale, notre finitude !

Je me rebellais contre cette nouvelle facette de la personnalité de ma mère car elle avait changé radicalement depuis son diagnostic de démence. J’étais hantée par le souvenir de la personne qu’elle avait été pendant la plus grande partie de sa vie : une femme qui contrôlait la situation, toujours droite dans sa dignité. Elle avait été une merveilleuse enseignante, bibliothécaire, conteuse et chanteuse ; elle avait aussi toujours son chapelet avec elle ! Elle aurait été horrifiée de voir la nouvelle personne qu’elle était devenue !

Pourtant, quand j’allais la visiter dans sa maison de retraite, elle me disait qu’elle aimait prier toute la journée : « C’est tout ce que je sais faire maintenant ! »Elle avait acquis une innocence que l’on ne voit que chez les personnes totalement vulnérables. En plus des maladies physiques et de sa perte de mémoire, elle était devenue suffisamment vide d’elle-même que le Saint-Esprit semblait rayonner en elle comme jamais auparavant tant elle était paisible et accueillante !

Mon mari était très admiratif en même temps qu’étonné de l’attitude si positive de ma mère en cette dernière période de sa vie. « Comment faites-vous pour rester joyeuse ? », lui a-t-il demandé un jour avant notre départ. « La Bienheureuse Vierge Marie fait tout pour moi », a-t-elle répondu sans la moindre hésitation. Lui et moi avons été surpris et émus par la facilité et l’immédiateté de sa réponse.

Nous la citons souvent. En effet, il me semble juste que quelqu’un comme ma mère, qui a longtemps consacré sa vie à Marie, soit accompagné par elle à la fin de sa vie. Une Marie dont nous oublions trop souvent qu’elle avait un corps sur terre, une femme qui avait connu intimement non seulement sa propre finitude, mais aussi celle d’un fils bien-aimé suspendu à une croix.

Jane Mc Cafferty

www.jesuites.org

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« La Bienheureuse Vierge Marie fait tout pour moi »

© Shutterstock/Gladskikh Tatiana

« La Bienheureuse Vierge Marie fait tout pour moi »

Ma mère est décédée pendant la pandémie du COVID. Elle a vécu ses derniers jours dans une maison de retraite médicalisée que j’aurais aimé pouvoir mieux apprécier à l’époque. L’établissement était correct avec des employés pour la plupart dévoués et gentils, qui méritaient un salaire et une reconnaissance bien supérieurs à ce qu’ils recevaient… Pourtant, les résidents avaient souvent l’air tellement abandonnés qu’il était difficile de ne pas ressentir de la tristesse. C’était l’endroit idéal pour nous rappeler notre destination finale, notre finitude !

Je me rebellais contre cette nouvelle facette de la personnalité de ma mère car elle avait changé radicalement depuis son diagnostic de démence. J’étais hantée par le souvenir de la personne qu’elle avait été pendant la plus grande partie de sa vie : une femme qui contrôlait la situation, toujours droite dans sa dignité. Elle avait été une merveilleuse enseignante, bibliothécaire, conteuse et chanteuse ; elle avait aussi toujours son chapelet avec elle ! Elle aurait été horrifiée de voir la nouvelle personne qu’elle était devenue !

Pourtant, quand j’allais la visiter dans sa maison de retraite, elle me disait qu’elle aimait prier toute la journée : « C’est tout ce que je sais faire maintenant ! »Elle avait acquis une innocence que l’on ne voit que chez les personnes totalement vulnérables. En plus des maladies physiques et de sa perte de mémoire, elle était devenue suffisamment vide d’elle-même que le Saint-Esprit semblait rayonner en elle comme jamais auparavant tant elle était paisible et accueillante !

Mon mari était très admiratif en même temps qu’étonné de l’attitude si positive de ma mère en cette dernière période de sa vie. « Comment faites-vous pour rester joyeuse ? », lui a-t-il demandé un jour avant notre départ. « La Bienheureuse Vierge Marie fait tout pour moi », a-t-elle répondu sans la moindre hésitation. Lui et moi avons été surpris et émus par la facilité et l’immédiateté de sa réponse.

Nous la citons souvent. En effet, il me semble juste que quelqu’un comme ma mère, qui a longtemps consacré sa vie à Marie, soit accompagné par elle à la fin de sa vie. Une Marie dont nous oublions trop souvent qu’elle avait un corps sur terre, une femme qui avait connu intimement non seulement sa propre finitude, mais aussi celle d’un fils bien-aimé suspendu à une croix.

Jane Mc Cafferty

www.jesuites.org

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

02.05.2024 – SAINT DU JOUR

St Athanase

ÉVÊQUE ET DOCTEUR DE L’ÉGLISE († 373)

Saint Athanase
Évêque et docteur de l’Église 

Athanase, né vers 295, connut dans son enfance les dernières persécutions. Il était sans doute déjà diacre de l’évêque Alexandre d’Alexandrie lorsqu’il écrivit le « Contra gentes et de incarnatione Verbi » qui est à la fois une apologie contre les païens et un exposé des motifs de l’Incarnation. Diacre, il accompagna au concile de Nicée (325) son évêque auquel il succéda en juin 328.

Énergique, intelligent et instruit, il visita entièrement tout son diocèse fort agité par les hérétiques ariens et mélétiens. Après avoir deux fois refusé à l’empereur Constantin de recevoir Arius, il dut se disculper des accusations des mélétiens à Nicomédie (332) et à Césarée de Palestine (333). Refusant une troisième fois de réconcilier Arius, Athanase fut cité à comparaître devant le concile de Tyr (335) d’où, n’ayant trouvé que des ennemis, il s’enfuit à Constantinople pour plaider sa cause devant l’Empereur qui le condamna à l’exil.

Pendant qu’Athanase, déposé par le concile de Tyr, était en exil à Trêves, les troubles étaient si forts à Alexandrie qu’on n’osa pas lui nommer un successeur. Après la mort de Constantin Ier (22 mai 337), Constantin II le rendit à son diocèse (17 juin 337) où il arriva le 23 novembre 337. Les ariens élurent Grégoire de Cappadoce qui, avec l’appui du préfet d’Égypte, s’empara des églises d’Alexandrie qu’Athanase dut quitter (mars 339). 

Réfugié à Rome, il fut réhabilité par un concile réuni sous le pape Jules Ier mais il dut attendre la mort de son compétiteur et l’amnistie de l’empereur Constance pour rentrer dans son diocèse (21 octobre 346). Constance reprit les hostilités contre Athanase qui fut de nouveau chassé d’Alexandrie (356) et dut se réfugier dans la campagne égyptienne jusqu’à la mort de l’Empereur dont le successeur, Julien, rappela immédiatement les exilés (361). 

Rentré le 21 février 362, Athanase fut encore condamné à l’exil le 23 octobre 362 mais Julien ayant été tué dans la guerre contre les Perses (26 juin 363), son successeur, Jovien, vrai catholique, le rappela. Jovien mourut accidentellement (février 364) et son successeur, Valens, arien, chassa de nouveau Athanase d’Alexandrie le 5 octobre 365 où il l’autorisera à revenir le 1er février 366. Athanase mourut dans la nuit du 2 au 3 mai 373.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

>>> Saint Athanase


Saint Athanase priez pour nous !

02.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,9-11. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.


Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

moniale bénédictine

Exercices IV, SC 127 (Œuvres spirituelles, trad. J. Hourlier et A. Schmitt, Éd. du Cerf, 1967, p. 149, rev.)

Ô mon amour, Dieu de ma vie !

Que suis-je, ô mon Dieu, amour de mon cœur ? Hélas, hélas, que je te suis dissemblable. Voici que moi, je suis comme une infime gouttelette de ta bonté, et toi, tu es l’océan rempli de toute douceur. Ô amour, amour, ouvre, ouvre sur moi si petite les entrailles de ta bonté ; fais jaillir sur moi toutes les cataractes de ta très bénigne paternité ; fais sourdre sur moi toutes les sources du grand abîme de ton infinie miséricorde. Que m’engloutisse le gouffre de ta charité. Que je sois immergée dans l’abîme et l’océan de ta miséricordieuse bonté. Que je disparaisse dans le déluge de ton vivant amour, comme disparaît une goutte d’eau de la mer, dans la profondeur de son immensité. Que je meure, que je meure dans le torrent de ton immense pitié, comme meurt l’étincelle du feu dans le courant impétueux du fleuve. Que la rosée de ton amour m’enveloppe. Que la coupe de ton amour m’enlève la vie. Que le secret dessein de ton très sage amour opère et achève en moi la glorieuse mort d’amour, cet amour qui donne la vie. Là, je perdrai ma vie en toi, là où tu vis éternellement, ô mon amour, Dieu de ma vie. Amen.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 15,7-21. 

En ces jours-là, comme la conversion des païens provoquait, dans l’Église de Jérusalem, une intense discussion, Pierre se leva et leur dit : « Frères, vous savez bien comment Dieu, dans les premiers temps, a manifesté son choix parmi vous : c’est par ma bouche que les païens ont entendu la parole de l’Évangile et sont venus à la foi.
Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage en leur donnant l’Esprit Saint tout comme à nous ;
sans faire aucune distinction entre eux et nous, il a purifié leurs cœurs par la foi.
Maintenant, pourquoi donc mettez-vous Dieu à l’épreuve en plaçant sur la nuque des disciples un joug que nos pères et nous-mêmes n’avons pas eu la force de porter ?
Oui, nous le croyons, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, de la même manière qu’eux. »
Toute la multitude garda le silence, puis on écouta Barnabé et Paul exposer tous les signes et les prodiges que Dieu avait accomplis grâce à eux parmi les nations.
Quand ils eurent terminé, Jacques prit la parole et dit : « Frères, écoutez-moi.
Simon-Pierre vous a exposé comment, dès le début, Dieu est intervenu pour prendre parmi les nations un peuple qui soit à son nom.
Les paroles des prophètes s’accordent avec cela, puisqu’il est écrit :
‘Après cela, je reviendrai pour reconstruire la demeure de David, qui s’est écroulée ; j’en reconstruirai les parties effondrées, je la redresserai ;
alors le reste des hommes cherchera le Seigneur, oui, toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué, – déclare le Seigneur, qui fait ces choses
connues depuis toujours.’
Dès lors, moi, j’estime qu’il ne faut pas tracasser ceux qui, venant des nations, se tournent vers Dieu,
mais écrivons-leur de s’abstenir des souillures des idoles, des unions illégitimes, de la viande non saignée et du sang.
Car, depuis les temps les plus anciens, Moïse a, dans chaque ville, des gens qui proclament sa Loi, puisque, dans les synagogues, on en fait la lecture chaque sabbat. »

Psaume 96(95),1-2a.2b-3.10. 

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire, 
à toutes les nations ses merveilles !

Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! » 
Le monde, inébranlable, tient bon. 
Il gouverne les peuples avec droiture.