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16.05.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
« Reçois ce scapulaire, comme le signe d’une étroite alliance avec moi »

« Reçois ce scapulaire, comme le signe d’une étroite alliance avec moi »
Anglais d’origine, saint Simon Stock naquit d’une très illustre famille du Kent dont son père était gouverneur. Lorsqu’elle le portait, sa mère le consacra à la Sainte Vierge. On le voyait souvent tressaillir entre les bras de sa mère lorsqu’elle prononçait le doux nom de Marie. Pour apaiser ses cris et ses pleurs, il suffisait de lui présenter une image de la Vierge Marie. Il n’avait pas encore un an qu’on l’entendit plusieurs fois articuler distinctement la salutation angélique. Cette dévotion précoce ne peut provenir que d’un mouvement extraordinaire de l’Esprit-Saint.
A douze ans, Simon se retira au désert dans le creux d’un arbre, d’où lui vint le surnom de Stock qui signifie « tronc », en langue anglaise. Bien que le tronc d’arbre où il avait élu domicile ne lui offrait pas la liberté de s’étendre pour dormir, il prenait son bref repos dans ce gîte précaire. Saint Simon Stock passa vingt ans dans la plus entière solitude, nourrissant son âme des célestes délices de la contemplation.
S’étant privé volontairement de la conversation des hommes, il jouissait de celle de la Vierge Marie et des anges qui l’exhortaient à persévérer dans sa vie de renoncement et d’amour. La Reine du Ciel l’avertit qu’il verrait bientôt débarquer en Angleterre des ermites de la Palestine. Elle ajouta qu’il devait s’associer à ces hommes qu’elle considérait comme ses serviteurs.
En effet, Jean Lord Vesoy et Richard Lord Gray de Codnor revinrent de Terre Sainte, ramenant en effet avec eux quelques ermites du Mont-Carmel. Docile aux directives de la Mère de Dieu, saint Simon Stock se joignit à ces Pères, en 1212.
Élu vicaire général de l’Ordre des Carmes en 1215, le Saint travailla de toutes ses forces à obtenir de Rome la confirmation de son Ordre pour l’Occident. Apparaissant en songe au pape Honorius III, la Mère de Dieu lui fit connaître ses volontés, et en 1226, ce pape confirma la Règle des Carmes.
La Vierge apparut un jour à son serviteur, toute éclatante de lumière et accompagnée d’un grand nombre d’esprits bienheureux. Elle lui remit un scapulaire en disant : « Reçois, mon fils, ce scapulaire, comme le signe d’une étroite alliance avec moi. Je te le donne pour habit de ton ordre ; ce sera pour toi et pour tous les Carmes un excellent privilège et celui qui le portera ne souffrira jamais l’embrasement éternel. C’est la marque du salut dans les dangers et de l’heureuse possession de la vie qui n’aura jamais de fin. »
La dévotion au scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel se répandit non seulement parmi le peuple, mais aussi parmi les rois et les princes qui se trouvèrent fort honorés de porter cette marque des serviteurs de la Vierge.
Saint Simon Stock mourut dans la ville de Bordeaux, alors qu’il visitait ses monastères. L’Église ajouta ses dernières paroles à la salutation angélique : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. »
Adapté de :
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
16.05.2024 – SAINT DU JOUR

Bx Simon Stock
GÉNÉRAL DES CARMES († 1265)
Bienheureux Simon Stock
Général des Carmes
(Aylesford, v. 1165 – Bordeaux, 16 mai 1265)
Simon Stock, anglais d’origine, naît d’une très illustre famille du Kent dont son père était gouverneur. Lorsqu’elle le portait, sa mère le consacra à la Sainte Vierge. On le voyait souvent tressaillir entre les bras de sa mère lorsqu’elle prononçait le doux nom de Marie. Pour apaiser ses cris et ses pleurs, il suffisait de lui présenter une image de la Vierge Marie. Il n’avait pas encore un an qu’on l’entendit plusieurs fois articuler distinctement la salutation angélique. Cette dévotion précoce ne peut provenir que d’un mouvement extraordinaire de l’Esprit Saint.
À douze ans, Simon se retira au désert dans le creux d’un arbre, d’où lui vint le surnom de Stock qui signifie « tronc », en langue anglaise. Sa nourriture consistait en herbes crues, quelques racines et pommes sauvages, un peu d’eau claire lui servait de breuvage. Bien que le tronc d’arbre où il avait élu domicile ne lui offrît pas la liberté de s’étendre pour dormir, il prenait son bref repos dans ce gîte précaire. Au sein de cette retraite sauvage, ses prières montaient sans interruption vers le ciel.
Simon Stock passa vingt ans dans la plus entière solitude, nourrissant son âme des célestes délices de la contemplation. S’étant privé volontairement de la conversation des hommes, il jouissait de celle de la Vierge Marie et des anges qui l’exhortaient à persévérer dans sa vie de renoncement et d’amour. La Reine du Ciel l’avertit qu’il verrait bientôt débarquer en Angleterre des ermites de la Palestine. Elle ajouta qu’il devait s’associer à ces hommes qu’elle considérait comme ses serviteurs. En effet, Jean lord Vesoy et Richard lord Gray de Codnor revinrent de Terre Sainte, ramenant avec eux quelques ermites du Mont-Carmel.
Docile aux directives de la Mère de Dieu, Simon Stock se joignit à ces pères, en 1212. Élu vicaire général de l’ordre des Carmes en 1215, il travailla de toutes ses forces à obtenir de Rome la confirmation de son ordre pour l’Occident. Il ne manquait pas d’adversaires pour en empêcher l’extension en Europe. Mais Simon Stock supplia la Vierge Marie par d’instantes prières et beaucoup de larmes de défendre elle-même cet ordre qui lui était consacré. Apparaissant en songe au pape Honorius III, la Mère de Dieu lui fit connaître ses volontés, et en 1226, ce pape confirma la règle des Carmes.
La vierge apparut un jour à son serviteur, tout éclatante de lumière et accompagnée d’un grand nombre d’esprits bienheureux, Elle lui remit un scapulaire en disant : « Reçois mon fils ce scapulaire, comme le signe d’une étroite alliance avec moi. Je te le donne pour habit de ton ordre ; ce sera pour toi et pour tous les Carmes un excellent privilège et celui qui le portera ne souffrira jamais l’embrasement éternel. C’est la marque du salut dans les dangers et de l’heureuse possession de la vie qui n’aura jamais de fin. » La dévotion au scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel se répandit non seulement parmi le peuple, mais aussi parmi les rois et les princes qui se trouvèrent fort honorés de porter cette marque des serviteurs de la Vierge.
Simon Stock, présent au concile général de Lyon tenu sous le règne du pape Innocent IV, y prononça un éloquent discours contre les divisions qui agitaient alors l’Église. Il mourut dans la vingtième année de son généralat et la centième de son âge, après avoir laissé d’admirables exemples de vertu. La mort le cueillit dans la ville de Bordeaux, alors qu’il visitait ses monastères.
L’Église ajouta ses dernières paroles à la salutation angélique : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. »
Simon Stock n’a pas été canonisé officiellement mais il est vénéré par les Carmes et dans de nombreux diocèses.
Bienheureux Simon Stock priez pour nous !

16.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,20-26.
En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.

Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
moi en eux, et toi en moi.

Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)
moine grec
Hymnes 47, SC 196 (Hymnes III ; trad. J. Paramelle et L. Neyrand, éd du Cerf, 2003 ; p. 123-129 ; rev.)
« Qu’ils contemplent ma gloire ! » (Jn 17,24)
Toi qui es là-haut avec le Père et qui te trouves avec nous, (…) tu nous as montré la lumière de ta gloire immaculée, donne-la moi, oui, maintenant encore, qu’elle ne me quitte plus ! donne-moi de toujours te contempler en elle, ô Verbe, de saisir telle qu’elle est ta beauté inaccessible qui, demeurant absolument insaisissable, frappe et foudroie mon intelligence, transporte mon esprit et allume en mon cœur le feu de ton amour ! C’est cette lumière qui, se déployant en flamme du désir divin, me fait voir plus distinctement ta gloire, ô mon Dieu ; cette gloire, en t’adorant je t’en supplie, Fils de Dieu, accorde-moi, dès maintenant et dans l’avenir, de la posséder inamissible et par elle de te contempler, Dieu, éternellement ! (…) Oui, Pasteur compatissant, bon et doux, qui veux le salut de tous ceux qui croient en toi, aie pitié, exauce cette prière que je t’adresse : Ne t’irrite pas, ne détourne pas de moi ton visage, mais enseigne-moi à accomplir ta volonté, car je ne cherche pas à ce que ma volonté à moi se fasse, mais la tienne, afin de te servir, Miséricordieux ! Je t’en conjure, aie pitié, toi qui es naturellement pitoyable, et fais ce qui est utile à mon âme misérable, parce que toi, toi seul es le Dieu ami de l’homme, incréé, sans fin, tout-puissant, véritablement, vie et lumière de ceux qui t’aiment et sont par toi, Ami de l’homme, tellement aimés ! Range-moi parmi eux, Maître, et de ta gloire divine rends-moi participant, fais-moi cohéritier, car à toi, Père, avec le Fils coéternel et l’Esprit divin, appartient la gloire dans les siècles de siècles. Amen.

LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 22,30.23,6-11.
En ces jours-là, Paul avait été arrêté à Jérusalem. Le lendemain, le commandant voulut savoir avec certitude de quoi les Juifs l’accusaient. Il lui fit enlever ses liens ; puis il convoqua les grands prêtres et tout le Conseil suprême, et il fit descendre Paul pour l’amener devant eux.
Sachant que le Conseil suprême se répartissait entre sadducéens et pharisiens, Paul s’écria devant eux : « Frères, moi, je suis pharisien, fils de pharisiens. C’est à cause de notre espérance, la résurrection des morts, que je passe en jugement. »
À peine avait-il dit cela, qu’il y eut un affrontement entre pharisiens et sadducéens, et l’assemblée se divisa.
En effet, les sadducéens disent qu’il n’y a pas de résurrection, pas plus que d’ange ni d’esprit, tandis que les pharisiens professent tout cela.
Il se fit alors un grand vacarme. Quelques scribes du côté des pharisiens se levèrent et protestèrent vigoureusement : « Nous ne trouvons rien de mal chez cet homme. Et si c’était un esprit qui lui avait parlé, ou un ange ? »
L’affrontement devint très violent, et le commandant craignit que Paul ne se fasse écharper. Il ordonna à la troupe de descendre pour l’arracher à la mêlée et le ramener dans la forteresse.
La nuit suivante, le Seigneur vint auprès de Paul et lui dit : « Courage ! Le témoignage que tu m’as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes aussi à Rome. »

Psaume 16(15),1-2a.5.7-8.9-10.11.
Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »
Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.
Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

15.05.2024 – MESSE À SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
15.05.2024 – CHAPELET À LOURDES
15.05.2024 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-COEUR DE MONTMARTRE
15.05.2024 – MESSE À LOURDE
15.05.2024 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME
Audience générale: l’amour chrétien embrasse ce qui n’est pas aimable
Ce mercredi 15 mai, depuis la place Saint-Pierre, le Pape a prononcé une catéchèse consacrée à la troisième vertu théologale, la charité. Distinguant l’amour générique et l’amour de Dieu, c’est-à-dire la charité, il a invité à s’appuyer sur Dieu pour l’imiter dans son amour envers tous, même envers les ennemis.
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
«Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité; mais la plus grande des trois, c’est la charité.» C’est en citant saint Paul dans la première lettre aux Corinthiens que François a débuté sa catéchèse consacrée à la troisième vertu théologale.
Les divisions entre les chrétiens de Corinthe
Saint Paul écrit cette lettre dans un contexte de tensions entre les chrétiens de Corinthe, port grec, et l’une des villes les plus importantes de l’Antiquité. «Les chrétiens de Corinthe étaient plutôt querelleurs, il y avait des divisions internes», a rappelé le Saint-Père, «certains prétendaient avoir toujours raison et qui n’écoutaient pas les autres, les considérant comme inférieurs».
L’Apôtre ne mâche pas ses mots face aux premiers chrétiens grecs de Corinthe. Il assure d’abord, contre les prétentieux que «la science enfle, tandis que la charité édifie». Ensuite, concernant un scandale qui a lieu lors de la célébration eucharistique elle-même, certains en profitant pour boire et manger à l’exclusion de ceux qui n’ont rien, saint Paul tance les chrétiens. «Lorsque vous vous réunissez tous ensemble, ce n’est plus le repas du Seigneur que vous prenez», leur lance-t-il.
«Qu’en est-il de l’autre amour?»
Pour le Pape, il est probable que les chrétiens de Corinthe n’aient pas compris la dureté des paroles de l’Apôtre et «étaient probablement tous convaincus d’être de bonnes personnes». L’amour «était certainement une valeur importante pour eux, tout comme l’amitié et la famille». Le Pape a interrogé aussi sur le sens de l’amour «sur les lèvres de tous, de tant d’influenceurs et de tant de refrains de chansons». Le Successeur de Pierre s’est inquiété avec saint Paul, à presque deux mille ans de décalage, de la confusion entre l’amour humain, entre amis ou en famille, avec l’amour qui vient de Dieu.
“Non pas l’amour qui monte, mais celui qui descend; non pas celui qui prend, mais celui qui donne; non pas celui qui apparaît, mais celui qui est caché.”
Un amour plus grand qui vient de Dieu
François distingue entre différents types d’amour: le sentiment amoureux, la gentillesse, l’amitié, l’amour de la patrie et l’amour universel pour toute l’humanité. «Mais il y a un amour plus grand, qui vient de Dieu et qui est dirigé vers Dieu, qui nous pousse à aimer Dieu, à devenir ses amis, et qui nous pousse à aimer notre prochain comme Dieu l’aime, avec le désir de partager l’amitié avec Dieu», a-t-il expliqué. Cet amour, selon le Pape, pousse à aimer celui qui n’est pas aimable, celui qui ne nous aime pas, ou qui n’est pas reconnaissant.
Cet amour, cette charité «est l’œuvre de l’Esprit-Saint en nous» et «nous pousse là où humainement nous n’irions pas», a poursuivi le Saint-Père.

Le Pape salue une jeune fille lors de l’audience générale.
Aimez vos ennemis
Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus remarque que «même les pécheurs aiment ceux qui les aiment» et encourage ses disciples à aimer leurs ennemis: «Aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants». Mais le Pape a insisté sur l’impossibilité de vivre cette charité sans s’appuyer sur Dieu.
“Au nom d’un idéal ou d’une grande affection, nous pouvons même être généreux et accomplir des actes héroïques. Mais l’amour de Dieu va au-delà de ces critères. L’amour chrétien embrasse ce qui n’est pas aimable, offre le pardon, bénit ceux qui maudissent.”
François a conclu sa catéchèse en assurant qu’à la fin de la vie, «nous ne serons pas jugés sur l’amour générique, mais précisément sur la charité». «C’est la seule chose qui restera de nous», a-t-il terminé.
Source : VATICANNEWS, le 15 mai 2024