« Sylvie, va prier !

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« Sylvie, va prier !

J’ai été baptisée à l’âge de 3 mois et demi. Mais peu de temps après, mes parents sont rentrés au Parti communiste et leur foi s’est éteinte. Je n’ai donc reçu aucune éducation religieuse. À 33 ans, j’ai appris que le père qui m’avait élevée n’était pas mon vrai père. Une fois le choc passé, j’ai désiré rencontrer celui qui m’avait conçue. Cela a pu se réaliser facilement. C’était un homme marié, qui était déjà père de neuf enfants quand je suis venue au monde…

Dix ans après notre première rencontre, il m’a invitée à une session spirituelle catholique et j’ai accepté d’y participer car j’étais curieuse et ouverte. Le dernier jour, à la fin de la dernière messe, je suis tombée à genoux, en larmes, saisie par l’amour de Dieu. J’ai prononcé ce mot « Pardon », et simultanément j’ai su que Dieu accueillait ma demande. Je n’ai donc pas hésité une seconde à lui ouvrir mon cœur.

J’ai poursuivi mon chemin comme j’ai pu, avec des hauts et des bas. Un jour, mon père, qui passait à Paris, m’a offert une icône qu’il avait faite, et qui représentait « Marie, porte du ciel ». Peu après, j’ai trouvé un chapelet par terre. Il me plaisait beaucoup, car il était multicolore, très gai. C’était le chapelet que j’avais demandé dans ma prière ! Je ne savais pas le prier, mais un jour, j’ai entendu intérieurement : « Sylvie, va prier , avec insistance. Je me suis rendue à la chapelle de la rue du Bac (Paris). Au moment où j’arrivais, la prière du chapelet commençait. C’est ainsi que j’ai appris le chapelet, et cette prière m’a accompagnée jusqu’à aujourd’hui.

Le 8 décembre 1987, des amis de mon père m’ont parlé d’un groupe de prière qui se réunissait toutes les semaines dans une grande église de Paris. J’y suis allée et j’y suis restée très fidèle. Là j’ai été accompagnée par une consacrée qui m’a suivie 27 ans. Elle a été pour moi une mère spirituelle, car depuis ma tendre enfance j’étais démolie : tout en moi était à reconstruire : ma mère n’avait jamais été tendre avec moi et jalousait le bonheur de ses proches.

Etre aimée de Dieu et l’aimer, c’était pour moi tellement merveilleux ! Mes amis avaient perçu mon changement. Non croyants, ils convenaient que ma conversion m’avait transformée, ils me trouvaient rayonnante. Ma relation avec les malades était transformée. Infirmière en réanimation, je voyais désormais le Christ en chacun d’eux ! En parallèle, j’ai fait régulièrement des missions médicales d’urgence pendant vingt-sept ans et j’ai eu souvent l’occasion de témoigner de ma rencontre avec Dieu !

Sylvie, infirmière parisienne

www.decouvrir-dieu.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

20.06.2024 – SAINT DU JOUR

St Bernardin de Sienne

St Bernardin de Sienne

PRÊTRE O.F.M. († 1444)

Bernardino Albizeschi naît le 8 septembre 1380, jour de la Nativité de Marie, à Massa Maritima, près de Sienne (en Toscane, Italie). Tout jeune, il fut privé de ses nobles et pieux parents ; mais il trouva dans une de ses tantes une véritable mère. Voyant un jour cette femme refuser de donner à un pauvre, il lui dit : « Pour l’amour de Dieu, donnez à ce pauvre ; autrement je ne prendrai rien aujourd’hui. » 

Sa pureté était si grande, que le moindre mot inconvenant l’affligeait profondément : « Silence, disaient les étudiants quand ils le voyaient apparaître au milieu de leurs conversations trop libres, silence, voici Bernardin ! » 

À dix-sept ans, il entra dans une confrérie de garde-malades, et soigna pendant quatre ans, dans un hôpital, avec un dévouement et une douceur rares, toutes les infirmités humaines. Se traitant lui-même avec la dernière dureté, il ne songeait qu’aux besoins des autres ; il parut surtout héroïque dans une peste affreuse, où il s’imposa mille fatigues et brava mille fois la mort.

En 1402 l’inspiration du Ciel le conduisit dans l’Ordre des Frères Mineurs où il commença très tôt sa mission de prédicateur à travers toute l’Italie; il la poursuivra jusqu’à la fin de sa vie malgré une santé fragile. Grâce à la bonté de sa Mère céleste, sa voix, faible et presque éteinte, devint inopinément claire et sonore ; Bernardin fut un apôtre aussi brillant par son éloquence que par sa science, et opéra en Italie de merveilleux fruits de salut.

Le principal caractère de la vie de ce grand saint, c’est son amour extraordinaire pour la très Sainte Vierge. Faisant un jour l’éloge de la Sainte Vierge, il lui appliqua cette parole de l’Apocalypse : « Un grand signe est apparu au Ciel. » Au même instant, une étoile brillante parut au-dessus de sa tête. Une autre fois, parlant en italien, il fut parfaitement compris par des auditeurs grecs qui ne connaissaient que leur langue maternelle.

Un jour, un pauvre lépreux lui demanda l’aumône ; Bernardin, qui ne portait jamais d’argent, lui donna ses souliers ; mais à peine le malheureux les eut-il chaussés, qu’il se senti soulagé et vit disparaître toute trace de lèpre.

Bernardin, allant prêcher, devait traverser une rivière et ne pouvait obtenir le passage de la part d’un batelier cupide auquel il n’avait rien à donner. Confiant en Dieu il étendit son manteau sur les eaux, et, montant sur ce frêle esquif, passa la rivière.

C’est à Bernardin de Sienne que remonte la dévotion au saint Nom de Jésus : il ne pouvait prononcer ce nom sans éprouver des transports extraordinaires. Il a été aussi un des apôtres les plus zélés du culte de saint Joseph.

II est mort à Aquila au cours d’une dernière course apostolique le 20 mai 1444. Moins d’un an après sa mort, le procès de canonisation fut ouvert et aboutit en 1450.

Bernardino (Albizeschi) de Sienne, en effet, fut canonisé le 24 mai 1450, par le pape Nicolas V (Tomaso Parentucelli, 1447-1455), soit à peine 6 ans après sa mort. 

St Bernardin de Sienne priez pour nous !

20.05.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 19,25-34. 

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.


Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. »
Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche.


Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Anselme (1033-1109)

moine, évêque, docteur de l’Église

Oraison 7 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche M88 ; trad. Orval ; © 1972 Abbaye d’Orval)

Frères en Dieu par Marie

Ô notre Dame, tu es la mère de la justification et des justifiés, de la réconciliation et des réconciliés, du salut et des sauvés. Heureuse certitude et refuge assuré ! La mère de Dieu est notre mère, La mère de notre seule raison d’espérance et de crainte est notre mère. Ô mère bénie et exaltée non pour toi seule mais aussi pour nous, que vois-je nous advenir par toi ? Que c’est grand et digne d’amour ! Cette vue me réjouit d’une joie que je n’ose exprimer. Si toi, notre Dame, tu es sa mère, tes autres fils ne sont-ils pas ses frères ? Mais quels frères et de qui ? Dirai-je ce qui réjouit mon cœur, ou me tairai-je par crainte de paraître orgueilleux ? Mais ce que je crois avec ardeur, pourquoi ne pas en proclamer la louange ? Je parlerai donc, non par vanité, mais par gratitude. Car celui qui a voulu, en naissant d’une mère, partager notre nature et, en nous rendant la vie, nous faire fils de sa mère, celui-là même nous invite à nous reconnaître ses frères. Notre juge est donc notre Frère. Le Sauveur du monde est notre Frère. Pour tout dire, notre Dieu s’est fait, par Marie, notre Frère.

LECTURES :

Livre de la Genèse 3,9-15.20. 

Quand Adam eut mangé du fruit de l’arbre, le Seigneur Dieu l’appela et lui dit : « Où es-tu donc ? »
L’homme répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. »
Le Seigneur reprit : « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? »
L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. »
Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. »
Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.
Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. »
L’homme appela sa femme Ève (c’est-à-dire : la vivante), parce qu’elle fut la mère de tous les vivants.

Psaume 87(86),1-2.3.5.6-7. 

Elle est fondée sur les montagnes saintes.
Le Seigneur aime les portes de Sion 
plus que toutes les demeures de Jacob.
Pour ta gloire on parle de toi, ville de Dieu !

Mais on appelle Sion : « Ma mère ! » 
car en elle, tout homme est né. 
C’est lui, le Très-Haut, qui la maintient.
Au registre des peuples, le Seigneur écrit : 

« Chacun est né là-bas. »
Tous ensemble ils dansent, et ils chantent : 
« En toi, toutes nos sources ! »

Fête de la Vierge Marie, Mère de l’Eglise

Regina Sacratessimi Rosari Fatimae ora pro bonis (Basilique Notre-Dame du Rosaire de Fatima)

Cette année, la « bienheureuse Vierge Marie Mère de l’Église » sera fêtée le 20 mai. Instaurée par le Pape François, cette fête liturgique est désormais célébrée le lundi après la Pentecôte.

Homélie du Père Pierre Cousty

C’est dans le discours qu’il a prononcé pour la clôture de la troisième session de VATICAN II que le Pape Paul VI a proclamé solennellement Marie « Mère de l’Eglise » et a demandé qu’on l’invoque sous ce titre qui exprime dans sa merveilleuse brièveté la place éminente et singulière qu’occupe dans l’Eglise la Mère de Dieu.

Pour justifier cette appellation – qui est traditionnelle, mais qui dans la lumière de l’enseignement conciliaire sur Marie, prend un relief particulièrement saisissant, les théologiens invoquent deux grandes raisons :

En premier lieu, Marie est Mère de l’Eglise parce qu’elle est Mère de Dieu. L’Évangile nous révèle, en effet, qu’à l’appel de Dieu et par sa libre réponse à la puissance de sa grâce, Marie est devenue la Mère de Jésus, le Verbe de Dieu Incarné : « Elle est la Mère, explique Paul VI, de celui qui dès le premier instant de l’Incarnation dans son sein virginal, s’est uni en tant que Chef son corps mystique qui est l’Eglise. Marie, donc, en tant que Mère du Christ est Mère aussi de tous les pasteurs et fidèles, c’est-à-dire de l’Eglise ».

Quand Marie donna naissance à Jésus, elle donna naissance au « Christ total » ce qui inclut, en un sens mystique, tous ses membres.

Ainsi, parce qu’elle est la Mère du Christ, elle est aussi la Mère de l’Eglise.

Mais l’Eglise qui fut préparée par le Christ, spécialement durant sa vie publique, naquit sur la croix du côté transpercé du Rédempteur.

Les souffrances et la mort du Christ ont une importance capitale pour l’origine de l’Eglise.

Il n’est donc pas étonnant que la seconde raison du titre de « Mère de l’Eglise » soit la coopération de Marie à l’œuvre rédemptrice de son Fils.

Au calvaire Marie s’est associée par son Cœur maternel au sacrifice du Sauveur, donnant à l’immolation de la victime née de sa chair le consentement de son amour, pour être enfin par le même Christ-Jésus mourant sur la croix donnée comme Mère au disciple par ces mots « Femme, voici ton Fils ». (Lumen Gentium N° 58)

Cet enseignement du Concile montre très clairement que déjà Mère de l’Eglise depuis le premier instant de l’incarnation en vertu de son « Fiat »portant sur le Christ total, Marie l’est devenue d’une nouvelle manière par ses souffrances co-rédemptrices.

De cette maternité de grâce, l’Eglise fait continuellement la bienfaisante expérience. Car Marie, par sa médiation qui est essentiellement maternelle (comme Jean Paul II s’est plu à le souligner dans son Encyclique « La Mère du Rédempteur »), ne cesse de coopérer à la transmission de la vie surnaturelle en chaque disciple du Christ et de veiller par son action éducative à son développement.

Sa mission maternelle consiste, en effet, à former le Christ dans les âmes jusqu’à leur parfaite configuration « à l’image du Fils ».

Mais sa qualité de « Mère de l’Eglise » dit quelque chose de plus. Elle attire notre attention sur l’aspect communautaire de son action. La mère spirituelle des hommes n’exerce pas seulement sa sollicitude maternelle à l’égard de chacun, individuellement. Elle veille au développement de l’ensemble de l’Eglise.

Par son cœur de Mère et par son intercession si efficace, elle participe à l’expansion de l’Eglise dans le monde, aux progrès de l’œuvre d’évangélisation.

Elle s’emploie avec ardeur à favoriser la croissance de la Foi, de l’Espérance et de la Charité, à améliorer la qualité de la vie spirituelle de toute la communauté chrétienne.

Elle est discrètement présente à tous les aspects de cette vie : au culte et à la liturgie comme à la pratique des sacrements.

Elle tient son rôle dans le Baptême ou Elle devient Mère de ceux qui reçoivent la filiation divine et dans l’Eucharistie ou elle s’unit à l’oblation sacramentelle du Sauveur comme elle s’était unie jadis à son Sacrifice.

Sa présence maternelle n’est pas présence sacramentelle comme celle du Christ, mais présence morale de coopération et d’intercession.

Comme elle le fit une première fois aux Noces de Cana, Marie ne cesse d’implorer Jésus pour ceux qui « n’ont plus de vin » (autrement dit pour tous ceux qui manquent d’amour) de telle sorte que partout où il y a des déficiences, la vie de l’Eglise puisse recevoir un nouvel apport de grâce et mieux manifester la gloire du Christ.

Enfin, comme toute mère qui attache une importance capitale à l’union de ses enfants, Marie favorise par sa médiation tout ce qui peut contribuer « à la réconciliation de tous les chrétiens dans l’unité d’une seule et unique Eglise du Christ ».

Puisse notre dévotion filiale envers Marie, Mère de l’Eglise, aviver en nous le sens ecclésial et nous stimuler plus spécialement à la prier très fort, Elle qui est la « Toute Puissance suppliante » et la Mère des Miséricordes, en faveur de tout ce qui dans l’Eglise a besoin d’aide et de soutien.

Notre-Dame du Rosaire de Fatima, Très Sainte Mère de Dieu et Mère de l’Église priez pour nous !

Basilique Notre-Dame-du-Rosaire de Fátima

Fête de la Vierge Marie, Mère de l’Eglise

Regina Sacratessimi Rosari Fatimae ora pro bonis (Basilique Notre-Dame du Rosaire de Fatima)

Cette année, la « bienheureuse Vierge Marie Mère de l’Église » sera fêtée le 20 mai. Instaurée par le Pape François, cette fête liturgique est désormais célébrée le lundi après la Pentecôte.

Homélie du Père Pierre Cousty

C’est dans le discours qu’il a prononcé pour la clôture de la troisième session de VATICAN II que le Pape Paul VI a proclamé solennellement Marie « Mère de l’Eglise » et a demandé qu’on l’invoque sous ce titre qui exprime dans sa merveilleuse brièveté la place éminente et singulière qu’occupe dans l’Eglise la Mère de Dieu.

Pour justifier cette appellation – qui est traditionnelle, mais qui dans la lumière de l’enseignement conciliaire sur Marie, prend un relief particulièrement saisissant, les théologiens invoquent deux grandes raisons :

En premier lieu, Marie est Mère de l’Eglise parce qu’elle est Mère de Dieu. L’Évangile nous révèle, en effet, qu’à l’appel de Dieu et par sa libre réponse à la puissance de sa grâce, Marie est devenue la Mère de Jésus, le Verbe de Dieu Incarné : « Elle est la Mère, explique Paul VI, de celui qui dès le premier instant de l’Incarnation dans son sein virginal, s’est uni en tant que Chef son corps mystique qui est l’Eglise. Marie, donc, en tant que Mère du Christ est Mère aussi de tous les pasteurs et fidèles, c’est-à-dire de l’Eglise ».

Quand Marie donna naissance à Jésus, elle donna naissance au « Christ total » ce qui inclut, en un sens mystique, tous ses membres.

Ainsi, parce qu’elle est la Mère du Christ, elle est aussi la Mère de l’Eglise.

Mais l’Eglise qui fut préparée par le Christ, spécialement durant sa vie publique, naquit sur la croix du côté transpercé du Rédempteur.

Les souffrances et la mort du Christ ont une importance capitale pour l’origine de l’Eglise.

Il n’est donc pas étonnant que la seconde raison du titre de « Mère de l’Eglise » soit la coopération de Marie à l’œuvre rédemptrice de son Fils.

Au calvaire Marie s’est associée par son Cœur maternel au sacrifice du Sauveur, donnant à l’immolation de la victime née de sa chair le consentement de son amour, pour être enfin par le même Christ-Jésus mourant sur la croix donnée comme Mère au disciple par ces mots « Femme, voici ton Fils ». (Lumen Gentium N° 58)

Cet enseignement du Concile montre très clairement que déjà Mère de l’Eglise depuis le premier instant de l’incarnation en vertu de son « Fiat »portant sur le Christ total, Marie l’est devenue d’une nouvelle manière par ses souffrances co-rédemptrices.

De cette maternité de grâce, l’Eglise fait continuellement la bienfaisante expérience. Car Marie, par sa médiation qui est essentiellement maternelle (comme Jean Paul II s’est plu à le souligner dans son Encyclique « La Mère du Rédempteur »), ne cesse de coopérer à la transmission de la vie surnaturelle en chaque disciple du Christ et de veiller par son action éducative à son développement.

Sa mission maternelle consiste, en effet, à former le Christ dans les âmes jusqu’à leur parfaite configuration « à l’image du Fils ».

Mais sa qualité de « Mère de l’Eglise » dit quelque chose de plus. Elle attire notre attention sur l’aspect communautaire de son action. La mère spirituelle des hommes n’exerce pas seulement sa sollicitude maternelle à l’égard de chacun, individuellement. Elle veille au développement de l’ensemble de l’Eglise.

Par son cœur de Mère et par son intercession si efficace, elle participe à l’expansion de l’Eglise dans le monde, aux progrès de l’œuvre d’évangélisation.

Elle s’emploie avec ardeur à favoriser la croissance de la Foi, de l’Espérance et de la Charité, à améliorer la qualité de la vie spirituelle de toute la communauté chrétienne.

Elle est discrètement présente à tous les aspects de cette vie : au culte et à la liturgie comme à la pratique des sacrements.

Elle tient son rôle dans le Baptême ou Elle devient Mère de ceux qui reçoivent la filiation divine et dans l’Eucharistie ou elle s’unit à l’oblation sacramentelle du Sauveur comme elle s’était unie jadis à son Sacrifice.

Sa présence maternelle n’est pas présence sacramentelle comme celle du Christ, mais présence morale de coopération et d’intercession.

Comme elle le fit une première fois aux Noces de Cana, Marie ne cesse d’implorer Jésus pour ceux qui « n’ont plus de vin » (autrement dit pour tous ceux qui manquent d’amour) de telle sorte que partout où il y a des déficiences, la vie de l’Eglise puisse recevoir un nouvel apport de grâce et mieux manifester la gloire du Christ.

Enfin, comme toute mère qui attache une importance capitale à l’union de ses enfants, Marie favorise par sa médiation tout ce qui peut contribuer « à la réconciliation de tous les chrétiens dans l’unité d’une seule et unique Eglise du Christ ».

Puisse notre dévotion filiale envers Marie, Mère de l’Eglise, aviver en nous le sens ecclésial et nous stimuler plus spécialement à la prier très fort, Elle qui est la « Toute Puissance suppliante » et la Mère des Miséricordes, en faveur de tout ce qui dans l’Eglise a besoin d’aide et de soutien.

Notre-Dame du Rosaire de Fatima, Très Sainte Mère de Dieu et Mère de l’Église priez pour nous !

Basilique Notre-Dame-du-Rosaire de Fátima

19.05.2024 – REGINA CAELI À ROME

Le Pape invite à écouter la voix de l’Esprit Saint

Lors de la prière mariale du Regina Caeli, dimanche 19 mai, solennité de la Pentecôte, le Pape François a mis l’accent sur une pensée rapportée dans l’évangile du jour: «Le Saint Esprit nous enseigne tout ce qu’il a entendu». Comme réponse aux questions sur quelle place donner à ses actions dans notre vie et comment les cultiver pour mieux les vivre et en devenir un écho pour les autres, le Pape explique que l’Esprit Saint nous l’enseignera.

Marie José Muando Buabualo – Cité du Vatican

Le Pape a appelé les fidèles présents place Saint-Pierre à se nourrir chaque jour de la Parole de Dieu, de la Parole de Jésus, inspirée par l’Esprit. Les paroles d’amour transformatrices, que l’Esprit Saint répète en nous, et qu’il est bon que nous les écoutions. À la question de savoir «comment cultiver les paroles transformatrices d’amour de l’Esprit Saint?», le Pape a réitéré son exhortation à s’habituer à la lecture de la Parole de Dieu. «Et je dis souvent: lisez un morceau de l’Évangile, ayez un petit Évangile de poche et emportez-le avec vous, en profitant des moments favorables». Pour le Pape, lire et méditer l’Évangile, prier en silence, dire de bonnes paroles, ne sont pas des choses difficiles; elles sont plus faciles que d’insulter ou de se mettre en colère. 

L’écoute de la Parole de Dieu fait taire les bavardages inutiles

Le Pape pose des questions sur la place que peut avoir dans nos vies les mots suggérés par l’Esprit Saint, comment les cultiver, pour mieux les écouter et faire naître et grandir dans nos cœurs les mêmes sentiments et les mêmes intentions comme ceux du Christ? François se réfère à la conversion du prêtre et poète Clemente Rebora, qui soulignait combien la Parole de Dieu a fait taire ses bavardages. En concluant sa méditation, le Saint-Père a invité chaque fidèle à donner en soi de l’espace à la voix du Saint-Esprit dans l’adoration et la prière, surtout la prière simple et silencieuse, mais aussi en prononçant de bonnes paroles, les uns envers les autres. Le Saint Père a terminé en demandant l’intercession de Marie, présente à la Pentecôte avec les Apôtres, pour qu’elle nous rende dociles à la voix de l’Esprit Saint.

Source : VATICANNEWS, le 19 mai 2024