23.06.2024 – HOMÉLIE DU 12ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MARC 4,35-41

Dans nos tempêtes, passer de la peur à la confiance 

Pistes pour l’homélie par l’Abbé Jean Compazieu

Textes bibliques : Lire

Les textes bibliques de ce dimanche nous invitent à passer de la peur à la confiance. Nous savons tous que cela n’est pas facile, surtout quand nous sommes affrontés à des tempêtes. La première lecture nous parle de Job quand il se trouve douloureusement éprouvé par le mal. Il reproche à Dieu de rester muet devant la souffrance qui lui est infligée et qui lui paraît injuste ; mais Dieu lui répond en affirmant sa puissance sur la mer, et, à travers elle, sur tout ce qui détruit l’homme. La suite de ce récit nous montrera que Job va retrouver une situation bien plus belle que celle qu’il avait au début.

Ce cri de souffrance est toujours d’actualité : des hommes, des femmes et des enfants sont douloureusement éprouvés par la maladie, la pauvreté, la famine. Beaucoup n’ont plus la force de crier vers le Seigneur ; nous pouvons le faire en leur nom. Ce cri est une prière que Dieu entend. La bonne nouvelle c’est qu’il ne nous laisse pas désespérés. Il ne cesse de venir vers nous.

Toutes ces souffrances qui accablent notre monde, le Christ les a prises sur lui ; c’est la grande découverte de Paul : Jésus est mort pour tous les hommes en portant le poids de leur mal ; nous ne devons plus rester centrés sur nous-mêmes mais sur lui qui est mort et ressuscité pour nous. Notre priorité absolue doit être d’accueillir cette vie nouvelle qu’il nous a obtenue par sa Passion et sa mort ; c’est une vie essentiellement caractérisée par un immense amour.

Dans l’Évangile, nous voyons que c’est cet amour qui pousse le Christ vers “l’autre rive”. Pour comprendre cette décision, nous devons comprendre qu’il ne s’agit pas seulement de l’autre côté du lac. C’est d’abord celle du monde païen. Jésus veut le rejoindre là où il en est. Il veut le libérer des puissances du mal et lui annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile. C’est une manière de dire qu’il n’est pas venu pour le seul peuple d’Israël mais aussi pour tous les hommes du monde entier. Il veut que tous aient la vie en abondance.

Mais au moment de la traversée, les puissances du mal se déchaînent pour faire obstacle à cette annonce de l’Évangile. Elles veulent engloutir la barque de la Parole pour l’empêcher d’atteindre cette autre rive. Ce qui est étonnant dans cet évangile, ce n’est pas la peur des disciples ni leur crainte quand ils reconnaissent Jésus comme Dieu. Le plus surprenant c’est la question qu’il leur pose : “Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ?

Quand on se trouve sur un bateau mal maîtrisé, face à une violente tempête, on a vite fait d’avoir peur. Quand saint Marc écrit son évangile, il s’adresse à des chrétiens persécutés. L’Église est un peu comme la barque de Pierre en train de couler. Ils ont l’impression que Jésus dort. Alors, ils l’appellent au secours : “Seigneur, sauve-nous ; nous périssons.” Et dans son Évangile, Marc leur rappelle ce qui s’est passé autrefois avec Jésus et les Douze sur la mer. Ils étaient complètement désemparés par la violente tempête qu’ils ont dû affronter. Mais avec Jésus, les puissances du mal n’ont jamais le dernier mot.

Si nous voulons être fidèles au Christ, nous sommes appelés à sortir de notre petit confort et à le suivre vers l’autre rive. De nombreux prêtres, religieux, religieuses et laïcs ont quitté leur famille, leurs amis pour aller vers l’inconnu. Ils ont traversé les océans pour annoncer Jésus à des peuples qui ne le connaissaient pas. Et actuellement, nous voyons des prêtres africains, indiens ou autres qui ont quitté leur famille et leur pays pour venir nous évangéliser. L’Évangile doit être annoncé à tous.

Cet évangile est une bonne nouvelle pour notre Église et notre monde affrontés aux tempêtes de la vie. C’est surtout un appel à la foi. Le Seigneur marche à nos côtés. Il est sur la barque de Pierre. Depuis le matin de Pâques, nous sommes passés sur “l’autre rive” celle de la “recréation” du monde. Désormais, plus rien n’est comme avant. Nous vivons de la vie nouvelle du Ressuscité. Cette vie doit être remplie de solidarité, de partage, de justice. Désormais, nous pouvons vivre comme le Christ, non pour être servis mais pour servir. Nous pouvons affronter les mêmes combats que lui pour maîtriser toutes les tempêtes des hommes, celles du mal et de la haine sous toutes ses formes. Avec lui, nous sommes assurés de la victoire.

Le Seigneur est toujours là au cœur de nos vies. Son Eucharistie nous le rappelle. Quelles que soient les tempêtes, et même s’il semble dormir, il veille sur nous comme sur son bien le plus précieux. Il est proche de nous, en nous. Il est notre lumière et notre salut. Rien ne saurait nous séparer de son amour.

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 16 juin 2024

L’épouse de Jordan Peterson se convertit au catholicisme avec le rosaire

Illustration
© Shutterstock/Mongkolchon Akesin

L’épouse de Jordan Peterson se convertit au catholicisme avec le rosaire

Tammy Peterson, épouse du célèbre auteur et psychologue canadien Jordan Peterson, s’est convertie cette année au catholicisme, attribuant sa guérison d’un cancer en phase terminale à la puissance de la prière du rosaire et d’autres prières catholiques. Sa conversion a été rendue officielle lors de la messe de la veillée pascale à l’église Holy Rosary de Toronto (Ontario, Canada).

Jordan Peterson a fait part de ses réflexions sur la foi retrouvée de sa femme: «Cela lui a fait beaucoup de bien». Il a également déclaré que «c’est une très bonne chose» pour leur mariage. Il a ajouté: «Elle a fait des recherches approfondies pour s’éclairer sur la foi, et sa recherche sur le catholicisme a été essentielle. Elle est encore plus elle-même. Et c’est très bien, car j’aime ce qu’elle est».

En ce qui concerne son cheminement de foi personnel, Jordan Peterson a indiqué qu’il était «peu probable » qu’il se convertisse lui-même au catholicisme, car il se trouve « à la frontière des choses ».

Mme Peterson s’est ouverte sur ce qui l’a amenée à devenir catholique lors d’une précédente entrevue avec le media canadien EWTN. Diagnostiquée d’un cancer du rein non traitable en 2019 et ayant moins d’un an à vivre, une amie lui a offert un chapelet et s’est jointe à elle pour prier deux heures par jour pendant cinq semaines.

Le cinquième jour de leurs prières, elle a constaté une amélioration significative de sa santé – un changement qu’elle attribue à une intervention divine.

Mme Peterson dit trouver aujourd’hui une paix profonde dans la prière quotidienne du rosaire sur le porche de sa maison. Elle le considère comme «ne histoire de souffrance et de rédemption», qui permet de se recentrer au milieu du chaos.

Lydia Davies, 2 avril 2024

www.premierchristian.news

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

20.06.2024 – SAINT DU JOUR

St Gobain

PRÊTRE ET ERMITE († V. 670)


Vers 670, vivait un homme né en Irlande, qui se livra dès sa jeunesse à la pratique de la vertu et l’étude des saintes lettres. Cet homme était Saint Gobain, ordonné prêtre pour Saint Fursi, il vient à Laon visiter l’église Saint Marie (futur Cathédrale de Laon), dont le glorieux renon s’étendait au loin, il demeura un certain temps dans l’abbaye Saint Vincent de Laon.

Mais amoureux de la solitude, Gobain résolut de fuit le monde et de se retirer dans un désert.

Pour cela avec un bâton, il partit et s’enfonçât dans la vaste forêt de Voas (aujourd’hui foret de St Gobain), Vers le soir pris de fatigue, il s’arrête sur une colline, du nom de Mont Erème (c’est-à-dire Mont inculte).

Il planta son bâton dans le sol et se coucha sur les feuilles mortes, afin de se reposer et de reprendre sa route le lendemain.

Il s’éveilla à l’aube du jour, et s’apprêta à reprendre la route à la recherche d’un lieu solitaire pour construite un hermitage.

Mais au moment ou il voulu reprendre son bâton, une source abondante s’échappa du trou, formé par la pointe de son bâton

A la vue de ce miracle, Saint Gobain, reconnu que ce lieu était destiné de Dieu, et il résolut de si arrêter.

Il construit une cellule et un oratoire qu’il dédiât à Saint Pierre sur le terrain donné par le roi Clotaire III qui toute sa vie ne cessa d’honorer le Saint homme. Cet endroit pris le nom de Mont de l’ermitage, et garda  ce mon toute la vie du Saint. Plus tard on construisit à cette endroit l’église de Saint Gobain qui porte toujours le nom de Saint Pierre, on enferma cette source dans une crypte, ou chapelle souterraine parfaitement conservé (elle se visite encore de nos jours au journée du patrimoine et la source coule toujours).

Saint Gobain se livra à la prière, et à la conversion des peuples voisins, composés dit l’histoire de personnes barbares et farouches.

Mais ses prédications, au lieu de porter ces fruits qu’il en attendait, aigrirent ces hommes sauvages, et un jour le 20 juin 670, entrant dans a l’improviste dans la retraite du Saint, qui priait, ils lui tranchèrent la tête. Gobain fut enterré dans l’oratoire, future église. Des bruit se rependirent, que de nombreux miracles se faisait journellement, autour de son tombeau, ce qui attirent une immense foule de pèlerins pour faire des dévotions  au Saint.

Ce pèlerinage, donna naissance petit à petit à une petite ville au milieu de la foret qui pris le nom du Saint vénéré, c’est-à-dire Saint Gobain. Un prieuré d’hommes y fut construit puis le sir de Coucy il construisit un grand château fort. Le crâne du saint était encore présent il y a peu dans un magnifique reliquaire dans l’église de Saint Gobain, hélas volé il y a quelque année et jamais retrouvé. Le reste des reliques fut perdu aussi pendant les guerres.

L’église construite sur le tombeau du saint :

Saint Gobain priez pour nous !

20.06.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,7-15. 

En ce temps-là,  Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Cassien (v. 360-435)

fondateur de monastère à Marseille

De la prière, XIX ; SC 54 (Conférences VIII-XVII; trad. E. Pichery, éd. du Cerf, 1958 ; p. 56-57)

« Que votre règne arrive ! »

Dans la deuxième demande [de la prière du « Notre Père »], l’âme très pure exprime le vœu de voir arriver bientôt le règne de son Père. Elle peut viser par là d’abord le règne inauguré chaque jour par le Christ dans l’âme des saints. C’est ce qui se produit, lorsque le diable une fois chassé de notre cœur avec les vices dont il l’infectait, et son empire évanoui, Dieu entre chez nous en souverain, en même temps que s’y répand la bonne odeur des vertus. La fornication vaincue, c’est la chasteté qui règne dans notre âme ; la fureur surmontée, la tranquillité ; la superbe foulée aux pieds, l’humilité. Elle peut aussi avoir en vue celui qui a été promis pour un temps marqué d’avance à tous les parfaits d’une manière générale, à tous les enfants de Dieu. C’est alors que le Christ doit leur dire : « Venez, les bénis de mon Père ; entrez en possession du royaume qui vous a été préparé dès avant la création du monde. » (Mt 25,34) L’âme tient ses regards ardemment fixés sur cet heureux terme, pleine de désir et d’attente, et elle s’écrie : « Que votre règne arrive ! » Elle sait bien, car sa conscience lui en rend témoignage, que, dès qu’il aura paru, elle entrera en partage de ce royaume.

LECTURES :

Livre de l’Ecclésiastique 48,1-14. 

Le prophète Élie surgit comme un feu, sa parole brûlait comme une torche.
Il fit venir la famine sur Israël, et, dans son ardeur, les réduisit à un petit nombre.
Par la parole du Seigneur, il retint les eaux du ciel, et à trois reprises il en fit descendre le feu.
Comme tu étais redoutable, Élie, dans tes prodiges ! Qui pourrait se glorifier d’être ton égal ?
Toi qui as réveillé un mort et, par la parole du Très-Haut, l’as fait revenir du séjour des morts ;
toi qui as précipité des rois vers leur perte, et jeté à bas de leur lit de glorieux personnages ;
toi qui as entendu au Sinaï des reproches, au mont Horeb des décrets de châtiment ;
toi qui as donné l’onction à des rois pour exercer la vengeance, et à des prophètes pour prendre ta succession ;
Toi qui fus enlevé dans un tourbillon de feu par un char aux coursiers de feu ;
toi qui fus préparé pour la fin des temps, ainsi qu’il est écrit, afin d’apaiser la colère avant qu’elle n’éclate, afin de ramener le cœur des pères vers les fils et de rétablir les tribus de Jacob…
heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui, dans l’amour, se seront endormis ; nous aussi, nous posséderons la vraie vie.
Quand Élie fut enveloppé dans le tourbillon, Élisée fut rempli de son esprit, et pendant toute sa vie aucun prince ne l’a intimidé, personne n’a pu le faire fléchir.
Rien ne lui résista, et, jusque dans la tombe, son corps manifesta son pouvoir de prophète.
Pendant sa vie, il a fait des prodiges ; après sa mort, des œuvres merveilleuses.

Psaume 97(96),1-2.3-4.5-6.7.10ab. 

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! 
Joie pour les îles sans nombre !
Ténèbre et nuée l’entourent, 
justice et droit sont l’appui de son trône.

Devant lui s’avance un feu 
qui consume alentour ses ennemis.
Quand ses éclairs illuminèrent le monde, 
la terre le vit et s’affola.

Les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur, 
devant le Maître de toute la terre.
Les cieux ont proclamé sa justice, 
et tous les peuples ont vu sa gloire.

Honte aux serviteurs d’idoles qui se vantent de vanités ! 
À genoux devant lui, tous les dieux !
Haïssez le mal, vous qui aimez le Seigneur,
car il garde la vie de ses fidèles.