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07.08.2024 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME
Audience générale: accueillir la Parole de Dieu par l’Esprit-Saint
Après un mois de pause, le Pape François a repris sa traditionnelle audience générale du mercredi. Depuis la salle Paul-VI, en ce mercredi 7 août, le Pape François a rappelé que Marie est l’Épouse par excellence, qui préfigure l’Église et a assuré que rien n’est impossible à Dieu.
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
Au début de l’Évangile de Luc, un ange apparaît à Marie et lui annonce qu’elle sera la mère du Sauveur. C’est à cet épisode de l’Annonciation, célébrée le 25 mars, que le Pape François a dédié sa catéchèse de ce mercredi 7 août.
Elle s’inscrit dans le cycle débuté fin mai sur le rôle de l’Esprit Saint dans la conduite du peuple de Dieu. Après quatre catéchèses sur l’Ancien Testament, elle inaugure la seconde phase de l’histoire du salut, celle de «l’œuvre de la Rédemption», celle du Nouveau Testament.
L’Esprit Saint dans l’incarnation du Verbe
À propos de l’Annonciation, l’évangéliste Luc écrit que Marie «fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint» (1,18), un fait révélé repris très tôt par l’Église souligne le Pape François, particulièrement dans le Credo de Nicée-Constantinople, dans lequel les fidèles affirment que le Fils de Dieu «par l’Esprit Saint, a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme».
Ce fait œcuménique, car professé par tous les chrétiens, a inspiré la prière de l’Angélus, «qu’il est bon de répéter».
Marie Épouse par excellence
En poursuivant sa catéchèse, le Pape François a repris les paroles de l’un de ses lointains successeurs, le Pape Léon le Grand qui a vécu au Ve siècle. Jésus -écrit saint Léon le Grand– « de même qu’il est né par l’Esprit Saint d’une mère vierge, de même il rend féconde l’Église, son Épouse sans tache, par le souffle vivifiant du même Esprit».
Cette définition de «Marie comme de l’Épouse par excellence, qui préfigure l’Église» est d’ailleurs reprise par la Constitution dogmatique Lumen Gentium du Concile Vatican II.

Audience depuis la salle Paul-VI.
François a poursuivi l’analogie avec les verbes «concevoir» et «enfanter». Ainsi, «Marie a d’abord conçu, puis enfanté Jésus: elle l’a d’abord accueilli en elle, dans son cœur et dans sa chair, puis elle l’a mis au monde», a-t-il expliqué. De même, l’Église «accueille d’abord la Parole de Dieu, la laisse “parler à son cœur” (cf. Os 2,16) et “remplir ses entrailles” (cf. Ez 3,3), selon deux expressions bibliques, puis elle l’enfante par sa vie et sa prédication». Sans la première opération, la seconde est stérile, a estimé le Saint-Père.
“Sans l’Esprit Saint, l’Église ne peut pas avancer, l’Église ne grandit pas, l’Église ne peut pas prêcher.”
«Rien n’est impossible à Dieu»
Tout comme Marie qui se demande après l’annonce de l’ange: «Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme?», l’Église aussi s’interroge lorsqu’elle est confrontée à des tâches qui dépassent ses forces. Mais à la question «Comment est-ce possible?», le Pape François a assuré que la réponse est toujours la même: «Vous allez recevoir la force de l’Esprit Saint (…) et vous serez mes témoins» (Ac 1,8).
Cette formule, proche de celle de l’ange qui rassure Marie, s’adresse à chaque baptisé a estimé le Pape, spécialement dans les situations difficiles. «Il est utile, dans ces cas-là, de se rappeler et de se répéter ce que l’ange a dit à la Vierge avant de prendre congé d’elle: “Rien n’est impossible à Dieu“(Lc 1, 37)», a ainsi conclu le Souverain pontife.
Source : VATICANNEWS, le 7 août 3024
07.08.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Marie nous enseigne à être mères d’une manière très simple

Marie nous enseigne à être mères d’une manière très simple
La maternité n’est pas une affaire de perfection : il s’agit plutôt de reconnaître nos imperfections avec un cœur aimant, demander souvent pardon, et être ouverte à apprendre. Elle est en fait un moyen de laisser Dieu nous transformer.
Dans le doute, priez. Ma propre méthode est d’aller chercher des réponses dans les Saintes Écritures et dans l’enseignement de l’Église. Tâchons de mettre à l’épreuve cette théorie sur ce que nous devrions rechercher dans la maternité. Nous avons notre propre pionnière qui nous montre la voie, en la femme qui a élevé Jésus lui-même !
Marie nous enseigne comment être mère d’une manière très simple : la réceptivité. « Marie gardait toutes ces choses, les méditant dans son cœur » (Luc 2, 19). « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jean 2, 5). Et bien sûr, nous savons que c’était son âme, l’essence même de son être qui magnifiait le Seigneur et se réjouissait en Dieu (Cf. Luc 1,46).
Nous entendons si peu parler notre Sainte Mère dans les Saintes Écritures. Comme j’aimerais connaître la plénitude des jours cachés de Marie à Nazareth, le rythme de ses matinées, le calme de ses soirées. Comme j’aimerais avoir un récit de la Passion à travers ses yeux pour méditer ! Nous n’avons que 188 mots prononcés par elle. Et pourtant, Marie nous enseigne comment être maman d’une manière très simple : la réceptivité. Nous n’avons pas besoin de plus de 188 mots de sa part, son exemple suffit.
Conçue sans le péché originel et n’ayant jamais péché, Marie a vécu une vie pleinement en union avec la volonté de Dieu et pleinement réceptive à son amour. Grâce à son exemple, nous pouvons lui demander de nous apprendre à le recevoir plus pleinement, de savoir aimer sans égoïsme, et à être son visage pour les enfants dont nous avons la charge.
Nell O’Leary, 11 mai 2024
Extrait de www.wordonfire.org
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
07.08.2024 – SAINT DU JOUR
St Gaétan de Thiene
FONDATEUR († 1547)
Saint Gaétan de Thiene
Prêtre et fondateur de :
L’« Ordre des Théatins »
Gaetano, troisième enfant de Gaspard, comte de Thiene et de la comtesse Maria Porto, naît à Vicence, qui faisait alors partie de la République de Venise, en octobre 1480.
C’est en souvenir d’un de ses oncles, chanoine et professeur à l’Université de Padoue (mort en 1465), qu’il reçut au baptême le prénom de Gaétan. Orphelin de père dès l’âge de deux ans, il fut éduqué par sa mère, fille spirituelle des dominicains de Santa Corona de Vicence, qui l’encouragea dans la voie de la sainteté.
Après avoir fait ses humanités à Vicence, il fréquenta l’Université de Padoue où il conquit le doctorat in « utroque jure » (17 juillet 1504). La même année, il reçut la tonsure des mains de l’évêque de Vicence, Pietro Dandolo. Très soucieux de l’éducation religieuse et de la promotion sociale des paysans vivant sur les terres que sa famille possédait à Rampazzo (province de Vicence), il y érigea en 1505, avec son frère Battista, une église dédiée à sainte Marie-Madeleine pour qui la Renaissance avait une grande dévotion.
En 1506, il travailla comme diplomate à la cour du Pape Jules II (Giuliano Della Rovere,1503-1513) où il aida à la réconciliation avec la République de Venise. À la suite du décès de sa mère, il fut rappelé à Vicence, où il fonda un hôpital pour les incurables. Il était alors tout autant préoccupé par le soin des âmes que par celui des corps. Il décida de regrouper des personnes qui seraient décidées à partager un idéal monastique avec un ministère actif.
La mort du Pape Jules II, en 1513, lui permit de quitter la cour pontificale et de fonder un ordre basé sur ces idéaux : l’« Oratoire de l’Amour Divin ». Gaétan ne fut ordonné prêtre qu’en 1516. La nouvelle congrégation fut approuvée par Clément VII (Giulio de’ Medici, 1525-1534) en 1524. L’un de ses compagnons, Giovanni Pietro Carafa, futur pape sous le nom de Paul IV et alors évêque de Chieti, qui se dit Theate en latin, qui en fut le premier supérieur, est à l’origine du nom que la congrégation a porté par la suite.
L’« Ordre des Théatins » prit les apôtres comme modèles et contribua puissamment à la réforme des mœurs au XVIe siècle. Les premières maisons de la congrégation furent fondées à Naples en 1533 et à Venise en 1540.
Gaétan était déjà âgé quand il tomba malade, à Naples ; il refusa un matelas et voulut mourir sur la cendre et le cilice ; il refusa aussi un médecin extraordinaire, disant : « Je suis un pauvre religieux, qui ne vaut pas la peine d’être assisté. »
Marie vint elle-même chercher son âme le 7 août 1547. Ses restes sont à la basilique Saint Paul le Majeur de Naples.
Gaetano de Thiene a été béatifié le 23 novembre 1624, par le pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644), et canonisé le 12 avril 1671, par le pape Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676), en même temps que Rose de Lima, François Borgia, Louis Bertrand et Philippe Benizi.
Pour un approfondissement:
>>> Biographie de Saint Gaétan
Saint Gaétan de Thiene priez pour nous !

07.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,21-28.

En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »
Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »

Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »

Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Nersès Snorhali (1102-1173)
patriarche arménien
Deuxième partie, § 488-490 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973 ; p. 137)
Rends-moi digne des miettes de la sainte Table !
Tu as écouté la voix de la Cananéenne, Et Tu lui as accordé ce qu’elle demandait ; Je crie moi aussi comme elle, Accorde-moi, à moi aussi, ce que j’implore. Si tu m’appelles le dernier des chiens, Aussitôt j’écoute ta voix, Pour courir vite à ton appel, ô Berger, Et repousser l’Étranger. Bien que vis-à-vis des enfants immaculés Je ne sois pas digne d’être leur participant, Cependant des miettes de la sainte Table, Du Pain de Vie, rends-moi digne.

LECTURES :
Livre de Jérémie 31,1-7.
En ce temps-là – oracle du Seigneur –, je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël, et elles seront mon peuple.
Ainsi parle le Seigneur : Il a trouvé grâce dans le désert, le peuple qui a échappé au massacre ; Israël est en route vers Celui qui le fait reposer.
Depuis les lointains, le Seigneur m’est apparu : Je t’aime d’un amour éternel, aussi je te garde ma fidélité.
De nouveau je te bâtirai, et tu seras rebâtie, vierge d’Israël. De nouveau tu prendras tes tambourins de fête pour te mêler aux danses joyeuses.
De nouveau tu planteras des vignes dans les montagnes de Samarie, et ceux qui les planteront en goûteront le premier fruit.
Un jour viendra où les veilleurs crieront dans la montagne d’Éphraïm : « Debout, montons à Sion, vers le Seigneur notre Dieu ! »
Car ainsi parle le Seigneur : Poussez des cris de joie pour Jacob, acclamez la première des nations ! Faites résonner vos louanges et criez tous : « Seigneur, sauve ton peuple, le reste d’Israël ! »

Livre de Jérémie 31,10.11-12ab.13.
Écoutez, nations, la parole du Seigneur !
Annoncez dans les îles lointaines :
« Celui qui dispersa Israël le rassemble,
il le garde, comme un berger son troupeau.
Le Seigneur a libéré Jacob,
l’a racheté des mains d’un plus fort.
Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion :
ils affluent vers les biens du Seigneur.
La jeune fille se réjouit, elle danse ;
jeunes gens, vieilles gens, tous ensemble !
Je change leur deuil en joie,
les réjouis, les console après la peine. »
