« C’est à partir de ce moment-là que j’ai aimé prier le chapelet »

© Shutterstock/New Africa
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« C’est à partir de ce moment-là que j’ai aimé prier le chapelet »

Mes parents catholiques pratiquants m’emmenaient à la messe quand j’étais petite, avec eux, mais en fait, je ne comprenais pas : le corps du Christ, ça ne représentait rien pour moi. Et à l’adolescence, j’ai donc arrêté d’aller à la messe.

Plus tard, j’ai eu un mariage très chaotique, douloureux et j’ai sombré dans la dépression. Il m’arrivait de prier quand j’allais vraiment mal : je rentrais dans une église, je mettais un cierge. Je savais qu’Il existait, mais je le voyais plus comme un juge. Ma maman, voyant que je n’allais pas bien, me dit un jour alors que j’avais 26 ans : « Avec ton père et ta jeune sœur, nous te payons un voyage à Rome. » J’ai pris cette offre comme une bouée de secours et l’acceptais.

Durant les dix jours du voyage nous avions le temps de visiter Rome. Le dernier jour on passait par un petit village, en Italie, qui s’appelle San Damiano, où on disait que la Vierge était apparue dans les années entre 1960 et 1980. Une fois là-bas, ma première impression n’a pas été bonne : on récitait le rosaire en latin… Je suivais pour faire plaisir à mes parents…ça ne me parlait pas du tout. Je pensais qu’ils étaient tous cinglés. De plus en ce mois d’avril, il faisait très froid et il pleuvait. Alors j’ai demandé un signe : qu’il fasse beau à midi !

Or pendant le rosaire, il y a eu une minute de silence. Et là, j’ai vraiment senti comme si on posait un manteau sur moi. Et, d’un seul coup, je n’avais plus froid. Intérieurement j’ai eu comme l’image d’un miroir qui se casse. En une minute, j’ai fait une relecture de ma vie : j’ai mis d’un côté ce qui était bien, de l’autre côté ce qui était mal. Et je savais où je devais aller ! Et je me suis mise à prier le rosaire en latin alors que je ne le connaissais pas : ça me venait tout seul. C’est à partir de ce moment-là que j’ai aimé prier le chapelet. Car j’ai senti l’amour de la Sainte Vierge qui, petit à petit, m’a conduite à Jésus et ramenée à la messe.

En rentrant de ce pèlerinage, j’étais joyeuse, alors que j’étais partie toute triste ! Et cette joie m’a aidée dans les épreuves. Depuis, c’est un cheminement : tout ne se fait pas du jour au lendemain. Dieu est avec moi tout le temps. Je Lui parle toute la journée. Je prie pour que son règne vienne. Je prie pour les affaires de Jésus et pour qu’Il s’occupe des miennes. Il le fait tellement bien, avec amour, délicatesse. Et j’aimerais tellement que tout le monde croit en Lui : Il n’est qu’amour.

Témoignage de Marie-Claire

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

26.08.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges

Ste Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges

VIERGE († 1838)

Sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges
Vierge et co-fondatrice de la Congrégation des :
 « Filles de la Croix »
(1773-1838)

Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges naît le 5 juillet 1773, au Blanc (Indre). Dans son milieu familial, elle développe une relation intime au Seigneur et un amour profond des pauvres. 
Pendant la Révolution, son désir de participer à la messe et de communier lui fait prendre de nuit le chemin périlleux vers la grange des Marsyllis. C’est en ce lieu que se situe la rencontre avec le Père André Fournet.

André Hubert Fournet est né le 6 décembre 1752, à Saint-Pierre-de-Maillé (Vienne) et ordonné prêtre en 1776. Vigoureusement converti par l’intempestive réplique d’un mendiant, il s’ouvre totalement à Dieu et aux pauvres. Exilé cinq ans en Espagne pendant la Révolution, contraint à son retour de célébrer l’Eucharistie clandestinement, c’est dans la grange des Marsyllis qu’il rencontre Élisabeth Bichier des Ages.

De cette rencontre, naît la Congrégation des « Filles de la Croix ». 

Élisabeth et ses quatre premières compagnes prononcent leurs premiers vœux en 1806, devant le Père André Fournet. La Congrégation s’étend rapidement en Poitou, Région parisienne, Sud-Ouest. C’est en 1820 que les sœurs s’établissent à la Puye, dans l’ancien monastère fontevriste qui devient la Maison-Mère.

« Glorifier Dieu et le faire Glorifier par les petits et les pauvres » était l’esprit de la congrégation.

Sœur Élisabeth, malgré un tempérament robuste, est affaiblie par la maladie et la souffrance ; le 26 août 1838, elle quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.

Jeanne-Élisabeth a été béatifiée le 13 mai 1934, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) et canonisée le 6 juillet 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Filles de la Croix   

Sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges priez pour nous !

26.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,13-22. 

En ce temps-là, Jésus disait :
« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes ; vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer !
[…]
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand c’est arrivé, vous faites de lui un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous !
Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : “Si l’on fait un serment par le Sanctuaire, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire, on doit s’en acquitter.”
Insensés et aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ? ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ?
Vous dites encore : “Si l’on fait un serment par l’autel, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel, on doit s’en acquitter.”
Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’offrande ? ou bien l’autel qui consacre cette offrande ?
Celui donc qui fait un serment par l’autel fait un serment par l’autel et par tout ce qui est posé dessus ;
celui qui fait un serment par le Sanctuaire fait un serment par le Sanctuaire et par Celui qui l’habite ;
et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône de Dieu et par Celui qui siège sur ce trône. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Clément de Rome

pape de 90 à 100 environ

Lettre aux Corinthiens, § 7-13 ; PA 1, 108-110

« Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2,12)

Parcourons tous les âges et nous apprendrons que, de génération en génération, le Maître a offert la possibilité de se convertir à tous ceux qui voulaient se tourner vers lui. Noé prêcha la conversion, et ceux qui l’écoutèrent furent sauvés. Jonas annonça aux Ninivites la destruction qui les menaçait ; ils se repentirent de leurs péchés, ils apaisèrent Dieu par leurs supplications et ils obtinrent le salut, bien qu’étrangers à Dieu… Par sa volonté toute-puissante, il veut faire participer tous ceux qu’il aime à la conversion. C’est pourquoi nous devons obéir à sa magnifique et glorieuse volonté. Implorons humblement sa miséricorde et sa bonté ; confions-nous à sa compassion en abandonnant les préoccupations frivoles, la discorde et la jalousie qui ne conduisent qu’à la mort… Restons humbles, mes frères, rejetons tous les sentiments d’orgueil, de jactance, de vanité et de colère… Attachons-nous fermement aux préceptes et aux commandements du Seigneur Jésus, nous rendant dociles et humbles devant ses paroles. Car voici ce que dit la parole sainte : « Vers qui tournerai-je mon regard, sinon vers l’homme doux, pacifique, qui tremble à mes paroles ? » (Is 66,2).

LECTURES :

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 1,1-5.11b-12. 

Paul, Silvain et Timothée, à l’Église de Thessalonique qui est en Dieu notre Père et dans le Seigneur Jésus Christ.
À vous, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
Frères, à tout moment nous devons rendre grâce à Dieu à votre sujet, et c’est bien de le faire, étant donné les grands progrès de votre foi, et l’amour croissant que tous et chacun, vous avez les uns pour les autres.
C’est pourquoi nous-mêmes sommes fiers de vous au milieu des Églises de Dieu, à cause de votre endurance et de votre foi dans toutes les persécutions et les détresses que vous supportez.
Il y a là un signe du juste jugement de Dieu ; ainsi vous deviendrez dignes de son Royaume pour lequel vous souffrez.
C’est pourquoi nous prions pour vous à tout moment afin que notre Dieu vous trouve dignes de l’appel qu’il vous a adressé ; par sa puissance, qu’il vous donne d’accomplir tout le bien que vous désirez, et qu’il rende active votre foi.
Ainsi, le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ.

Psaume 96(95),1-2a.2b-3.4-5. 

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire, 
à toutes les nations ses merveilles !

Il est grand, le Seigneur, hautement loué, 
redoutable au-dessus de tous les dieux :
néant, tous les dieux des nations ! 
Lui, le Seigneur, a fait les cieux.

25.08.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: le Pape exhorte à suivre Jésus même si c’est difficile

Lors de la prière de l’Angélus ce dimanche midi place Saint-Pierre, le Pape François a reconnu qu’il n’était pas facile de suivre le Seigneur mais a affirmé que plus on se rapproche de Lui, plus on adhère à son Évangile. Lui seul détient les «paroles de vie éternelle» comme l’a reconnu saint Pierre. Le Saint-Père a ainsi demandé si l’on se laissait toucher et provoquer par les paroles de Jésus. 

Xavier Sartre – Cité du Vatican

À l’image des Apôtres et des gens qui suivirent Jésus, «ce n’est pas facile de suivre le Seigneur, de comprendre sa manière d’agir, de faire nôtres ses critères et ses exemples». Ce constat, le Pape François l’établit devant la foule des fidèles réunis sous le soleil de ce 21edimanche du temps ordinaire, au pied du palais apostolique.

François revient tout d’abord sur une «belle expression» de saint Pierre adressée à Jésus au terme d’un discours dans lequel le Fils de Dieu expliquait être «le pain descendu du ciel»: «Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle». Cette phrase «témoigne de l’amitié et de la confiance qui le lient au Christ, avec les autres disciples», alors que beaucoup qui écoutaient Jésus l’ont quitté, rebutés par son «langage difficile», reconnait le Saint-Père.

Demeurer aux côtés du Christ malgré les paradoxes de son amour

Saint Pierre et les Apôtres, eux, sont restés même si «parfois ils ont du mal à accepter les paradoxes» de l’amour de Jésus, «les exigences extrêmes de sa miséricorde, la radicalité de sa façon de se donner à tous», explique François. Ils demeurent à ses côtés et partagent son intimité alors que «les choix de Jésus vont souvent au-delà de la mentalité commune (…), des canons mêmes de la religion institutionnelle et des traditions, au point de créer des situations provocantes et embarrassantes», poursuit-il.

Mais c’est justement à son contact, que «Pierre et les autres apôtres n’ont trouvé qu’en Lui la réponse à la soif de vie, de joie, d’amour qui les anime». Ils ont fait «l’expérience de la plénitude de vie qu’ils recherchent, au-delà des limites du péché et même de la mort». Il en est de même pour nous. «Plus nous nous rapprochons de Lui -plus nous adhérons à son Évangile, recevons sa grâce dans les sacrements, restons en sa compagnie dans la prière, l’imitons dans l’humilité et la charité- plus nous expérimentons la beauté de l’avoir comme Ami, et réalisons que Lui seul détient les “paroles de la vie éternelle”».

Le Souverain pontife interpelle alors les fidèles et leur demande «jusqu’où Jésus est-il présent dans ma vie? Jusqu’à quel point je me laisse toucher et provoquer par ses paroles?». Et de demander l’aide de la Vierge Marie pour se mettre à l’écoute de Jésus et à ne jamais le quitter.

Source : VATICANNEWS, le 25 août 2024