29.09.2024 – HOMÉLIE DU 26ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MARC 9,38-43.45.47-48

Changez vos cœurs

Textes bibliques : Lire


Pistes pour l’homélie par l’Abbé Jean Compazieu


Les lectures bibliques de ce dimanche nous révèlent un Dieu qui veut nous conduire sur le chemin de la Vie. Pour cela, il vient nous libérer de tout ce qui nous en détourne. Sur la route vers la terre promise, les hébreux n’étaient qu’un simple ramassis d’esclaves. Moïse avait été choisi par Dieu pour les conduire vers la liberté. Mais comme la charge devenait trop lourde, il a réparti son pouvoir en nommant des responsables. Dieu lui a promis de répandre son esprit sur ces derniers.

Mais un problème se pose : deux hommes, Eldad et Médad se mettent à prophétiser alors qu’ils n’ont pas été désignés. Josué les dénonce à Moïse. Il leur reproche un “exercice illégal de prophétie”. Mais on ne peut empêcher l’Esprit de Dieu de souffler où il veut. Personne n’en a le monopole. C’est vrai aussi pour nous aujourd’hui. On a longtemps pensé que le pape, les évêques et les prêtres étaient les seuls à avoir le droit de parler de la part de Dieu. Aujourd’hui, nous voyons des chrétiens qui se forment pour exercer des responsabilités d’enseignement religieux et d’aumônerie dans les collèges, les lycées ou les hôpitaux. Et ce qui est extraordinaire c’est que l’Esprit est à l’œuvre même en dehors de l’Église. Il intervient aussi dans le cœur de ceux qui sont d’une autre religion et dans celui de tous les hommes.

Dans l’Évangile, c’est un peu la même question qui est posée à Jésus. Rappelons-nous, ils viennent de se disputer les premiers postes. Ils pensent qu’ils sont les seuls titulaires de ce pouvoir. Ils sont contrariés de voir un homme qui chasse les démons au nom de Jésus. C’est de la concurrence déloyale. Le Christ voudrait les ramener à un peu plus d’humilité. Il ne faut pas empêcher celui qui agit au nom de Jésus. Comprenons bien, le démon c’est celui qui nous entraîne sur des chemins de perdition. Si on le chasse, on ne peut pas être contre Jésus.

La suite de l’Évangile nous montre les avertissements sévères à l’égard de celui qui entraînera la chute d’un petit. Faire tomber un disciple qui a décidé de suivre Jésus est extrêmement grave. Quand saint Marc écrit son Évangile, il pense à ceux qui ne sont pas de “notre Église”. Parmi eux, se trouvent des sympathisants qui sont prêts à franchir le seuil. On ne doit pas les refouler. Bien au contraire, nous sommes envoyés pour travailler au salut de tous les hommes. Dieu les aime tous et il ne veut pas qu’un seul se perde.

Dans l’Évangile, nous trouvons trois exemples pour prévenir la chute. Jésus nous parle d’abord de la main. Elle est faite pour recevoir les dons de Dieu et les partager. La main qui entraîne au péché c’est celle qui cherche à accumuler des richesses au détriment des plus pauvres. Elle n’hésite pas à frapper pour en avoir encore plus. C’est cette soif de richesses qui peut entraîner la chute d’un petit. C’est extrêmement grave, surtout quand ça vient d’un chrétien.

Le pied, c’est l’indépendance et l’autonomie. Il permet d’aller et venir. Aujourd’hui, nous comprenons que Jésus nous appelle tous à marcher à sa suite. Il est le chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous allons au Père. On peut pécher avec le pied quand on court vers le mal et qu’on y entraîne les autres. Pécher avec le pied, c’est se détourner de Dieu et s’engager sur des chemins de perdition.

Le péché de l’œil c’est de voir bon ce que Dieu déclare mauvais. Les yeux peuvent nous entraîner dans l’illusion et nous détourner de Dieu et des autres. Nous pensons au riche qui n’avait pas vu le pauvre Lazare au pied de sa porte. Son péché a été de ne voir que lui même et ses intérêts personnels immédiats.

C’est exactement cela que dénonce la lettre de Saint Jacques (2ème lecture). Il s’attaque à ceux qui accumulent pour eux richesses et argent. Il s’en prend à ceux qui exploitent les travailleurs qui sont sous leurs ordres. Ces richesses qu’ils empilent “sont pourries”. Elles ne font que fausser les relations de fraternité et de justice. Si Dieu nous donne plus de biens, c’est pour faire plus d’heureux. Ce qui fait la valeur d’une vie c’est l’amour.

Dans l’Évangile, Jésus nous demande de couper et de trancher. Il ne s’agit pas d’une mutilation ; ce qui nous est demandé c’est de rompre d’une manière catégorique avec ces habitudes qui nous entraînent au péché. Le Seigneur attend de nous un véritable retournement : que notre main soit toujours tendue vers Dieu et vers les autres, que nos pieds marchent à la suite de Jésus, que nos yeux voient les autres avec le regard même de Dieu, un regard plein d’amour et de tendresse.

En ce jour, nous faisons nôtres les paroles de ce chant : “Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle. Changez de vie, croyez que Dieu vous aime !”

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN, le 22 septembre 2024

26.09.2024 – RENCONTRE AVEC LES AUTORITÉS, LA SOCIÉTÉ CIVILE ET LE CORPS DIPLOMATIQUE AU CERCLE CITÉ – LUXEMBOURG

Luxembourg: le Pape prône la coopération et la solidarité entre les nations

Lors de sa toute première prise de parole publique au Grand-duché dans le cadre de son voyage dans deux pays du Benelux, le Pape François a appelé «ceux qui sont investis de l’autorité» à s’engager dans la culture du dialogue et du compromis afin de construire la sécurité et la paix pour tous. 

Alexandra Sirgant – Cité du Vatican

Accueilli par le Grand-Duc Henri et la Grande-Duchesse Maria Teresa de Luxembourg ainsi que par le Premier ministre Luc Frieden, le Pape François a rencontré dans la matinée les représentants civils et le corps diplomatique du pays au sein du palais des congrès Cercle Cité, situé au cœur historique du quartier de la Ville-Haute à Luxembourg. Lors de la première allocution de son 46e voyage apostolique, le Pape argentin a insisté sur les avantages de la coopération entre les nations pour contrer «les conséquences néfastes du durcissement des positions et de la poursuite égoïste (…) des intérêts personnels».

Avant que le Saint-Père ne prononce son discours, le Premier ministre luxembourgeois a pris la parole pour remercier le chef de l’Église catholique de sa présence dans le pays, «40 ans après celle de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II». «Vous ne visitez pas seulement la capitale du Luxembourg, vous visitez aussi une des trois capitales de l’Union européenne», a rappelé Luc Frieden. Il a également souligné l’attachement de son pays, influencé par les valeurs judéo-chrétiennes, aux principes du droit international, mais aussi à la liberté de conscience, de manifester et de religion, perçues comme des principes fondamentaux de la démocratie luxembourgeoise. 

Au carrefour de l’histoire du Vieux Continent 

Pour sa part, François a en premier lieu dressé le portrait géographique de l’une des plus petites nations souveraines d’Europe, située à la «frontière de différentes zones linguistiques et culturelles», nichée entre la France, l’Allemagne et la Belgique. Le Luxembourg s’est ainsi «souvent trouvé au carrefour des événements historiques européens les plus importants» et a subi à deux reprises au début du XIXe siècle «l’invasion et la privation de liberté et d’indépendance». Instruit par son histoire, le Grand-Duché de Luxembourg a ensuite œuvré, a souligné le Souverain pontife, «dans la construction d’une Europe unie et solidaire». Faisant écho aux propos du Premier ministre, le Pape a rappelé le rôle de «membre fondateur de l’Union Européenne et des Communautés qui l’ont précédée» de ce pays qui «abrite de nombreuses institutions européennes dont la Cour de Justice de l’Union, la Cour des Comptes et la Banque d’Investissement». 

Au-delà de son importance européenne, l’évêque de Rome a souligné sa «solide structure démocratique», «qui a à cœur la dignité de la personne humaine et la défense de ses libertés fondamentales» et prévient contre «les dangers de la discrimination et de l’exclusion». Des conditions jugées indispensables par le Saint-Père pour endosser un rôle aussi significatif à l’échelle continentale mais aussi international, le Luxembourg étant aujourd’hui un centre économique et financier mondial, ainsi qu’un modèle de coopération entre les nations. «À cet égard, a poursuivi le Pape octogénaire, les paroles prononcées par saint Jean-Paul II lors de sa visite au Luxembourg en 1985 sont d’actualité: «Votre pays reste fidèle -disait-il- à sa vocation d’être, en ce carrefour important des civilisations, un lieu d’échanges et de coopération intenses entre un nombre croissant de pays. Je souhaite ardemment que cette volonté de solidarité unisse toujours plus largement les communautés nationales et s’étende à toutes les nations du monde, notamment les plus démunies» (Discours à la cérémonie de bienvenue, 15 mai 1985).

La richesse au service des plus démunis 

Le Pape François a ensuite rappelé les deux grands thèmes de son pontificat, la sauvegarde de la création et la fraternité. S’adressant aux autorités de l’un des pays les plus riches du monde, le Saint-Père a rappelé la responsabilité qui incombe à la richesse. Ainsi, le développement économique ne doit d’une part «pas saccager ni dégrader notre maison commune». D’autre part, il ne doit pas «marginaliser des peuples ou des groupes sociaux». «Je demande donc que l’on soit toujours attentif à ne pas négliger les nations les plus défavorisées, et même qu’on les aide à se relever de leurs conditions d’appauvrissement. Il s’agit d’une voie maîtresse pour faire en sorte que diminue le nombre de ceux qui sont contraints à émigrer, souvent dans des conditions inhumaines et dangereuses», a souligné François au pays de 654 000 habitants, dont près de la moitié sont issus de l’immigration européenne et mondiale. Le Saint-Père a par ailleurs remercié l’esprit d’accueil et d’intégration accordé aux migrants. 

Guérir la «dangereuse sclérose» de la violence, en regardant vers Dieu

Élargissant un instant son discours à l’ensemble du continent européen, le Souverain pontife a déploré la réapparition «de fractures et d’inimitiés qui, au lieu d’être résolues sur la base de la bonne volonté mutuelle, de la négociation et du travail diplomatique, débouchent sur des hostilités ouvertes, avec leur cortège de destruction et de mort». «Pour guérir cette très dangereuse sclérose qui rend les nations gravement malades et risque de les précipiter dans des aventures aux coûts humains immenses en renouvelant des massacres inutiles, il faut regarder vers le haut, a poursuivi le Saint-Père, il faut que la vie quotidienne des peuples et de leurs gouvernants soit animée par des valeurs spirituelles hautes et profondes, qui empêchent la folie de la raison et le retour irresponsable aux mêmes erreurs du passé, aggravées de surcroît par la plus grande puissance technique dont dispose aujourd’hui l’être humain». S’adressant à cette société luxembourgeoise très sécularisée, le Successeur de Pierre a tenu à témoigner de la «sève vitale» de l’Évangile de Jésus-Christ, le «seul en mesure de transformer profondément l’âme humaine en la rendant capable de faire le bien, même dans les situations les plus difficiles, d’éteindre les haines et de réconcilier les parties en conflit». 

Source : VATICANNEWS, le 26 septembre 2024

26.09.2024 – CÉRÉMONIE DE BIENVENUE DU PAPE FRANÇOIS À L’AÉROPORT DE LUXEMBURG / FINDEL

Le pape François entame ce jeudi 26 septembre 2024 son 46e voyage apostolique hors d’Italie et se rend au Luxembourg et en Belgique. Il est officiellement accueilli par les autorités locales à l’aéroport international de Luxembourg/Findel, proche de la ville de Luxembourg, capitale du petit pays du même nom. Il s’agit de la première étape de ce voyage de quatre jours, avant que le Pape se rende en Belgique.

Ce sont les minorités qui sauvent le monde et le virginisent

Illustration
© Shutterstock/Bits And Splits

Ce sont les minorités qui sauvent le monde et le virginisent

Ô Marie, qui en protectrice de l’amour, dès le premier âge et la première bouillie, avez élevé la virginité en forteresse contre l’Adversaire pour qui le corps est de la chair à canon.

Vous, Marie, vous qui n’avez connu ni le moi sensuel, ni les dédales de l’imagination mensongère, ni l’anarchie des passions, vous pour qui la virginité fut une première nature, sortez-nous vivants de nos ornières congénitales, et faites-nous vouloir le meilleur que la société condamne de tous ses vœux.

Nous allons gagner, pas de doute. Ce sont les minorités qui sauvent le monde et le virginisent !

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine  (1)

Dans Marie mon secret, Conversation avec la Vierge, p. 47, Editions Liamar-International Publishing Group, Monte Carlo 2012

(1) Le père Zanotti-Sorkine est un prêtre catholique français né en 1959,  prédicateur, écrivain et auteur-compositeur-interprète. D’abord musicien, il entre dans les ordres à 21 ans puis devient prêtre et prêcheur dans plusieurs églises et communautés catholiques.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

26.09.2025 – SAINT DU JOUR

Sts Côme et Damien

Sts Côme et Damien

MÉDECINS ET MARTYRS († V. 286)

Saints Côme et Damien
Médecins anargyres et martyrs 
(† v. 286)

Côme et Damien étaient deux frères, venus d’Arabie en Cilicie. On croit qu’ils étaient frères jumeaux. Leur profession de médecin leur fournit l’occasion d’exercer un véritable apostolat ; car à travers les corps ils savaient voir les âmes, les toucher, les convertir. La grâce divine vint relever leur science par le don des guérisons miraculeuses : de toutes parts, on accourait à eux pour obtenir la délivrance des maux les plus invétérés et les plus incurables. Le résultat ne trompait jamais leur foi et leur confiance, et il ne se passait pas de jour sans qu’ils eussent opéré quelque cure souvent désespérée.

Auprès d’eux, les aveugles recouvraient la vue, les boiteux marchaient droit, les sourds entendaient, les estropiés étaient guéris. Leur puissance s’étendait même au-delà de ce monde visible, et, à leur voix, les démons abandonnaient leurs victimes. Tout cela, ils le faisaient par pure charité, ne recevant jamais aucune rétribution.

À cette gloire devait se joindre celle du martyre. Un jour on les accusa de séduire le peuple et de faire déserter les temples des dieux. Le préfet leur infligea une si longue et si rude flagellation, que les bourreaux n’en pouvaient plus de fatigue ; les deux martyrs bénissaient le Seigneur. 

À la vue d’une foule immense, ils furent précipités du haut d’un rocher dans les flots ; mais un ange plana au-dessus des eaux et transporta les martyrs au rivage. Les deux martyrs furent jetés dans une fournaise ardente ; mais ils s’y promenèrent comme sur des fleurs. Après beaucoup d’autres supplices, le préfet leur fit trancher la tête.

Saints Côme et Damien priez pour nous !

26.09.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,7-9. 

En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts.
D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. »
Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)

évêque de Ravenne, docteur de l’Église

Sermon 147 ; PL 52, 594-596 (trad. Orval)

Comme Hérode, nous voulons voir Jésus

      L’amour n’admet pas ne pas voir ce qu’il aime. Tous les saints n’ont-ils pas considéré comme peu de chose tout ce qu’ils obtenaient tant qu’ils ne voyaient pas Dieu ?… C’est ainsi que Moïse ose dire : « Si j’ai trouvé grâce devant toi, montre-moi ton visage » (Ex 33,13). Et le psalmiste : « Montre-nous ton visage » (Ps 79,4). N’est-ce pas pour cela que les païens se sont fait des idoles ? Au sein même de l’erreur, ils voyaient de leurs yeux ce qu’ils adoraient.       Dieu savait donc les mortels tourmentés du désir de le voir. Ce qu’il a choisi pour se montrer était grand sur la terre et non le moindre dans le ciel. Car ce que, sur terre, Dieu a fait semblable à lui ne pouvait pas rester sans honneur dans le ciel : « Faisons, dit-il, l’homme à notre image et à notre ressemblance » (Gn 1,26)… Que personne donc ne pense que Dieu a eu tort de venir aux hommes par un homme. Il a pris chair parmi nous pour être vu de nous.

LECTURES :

Livre de l’Ecclésiaste 1,2-11. 

Vanité des vanités disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité !
Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?
Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours.
Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera.
Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer.
Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ; dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler.
Tout discours est fatigant, on ne peut jamais tout dire. L’œil n’a jamais fini de voir, ni l’oreille d’entendre.
Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil.
Y a-t-il une seule chose dont on dise : « Voilà enfin du nouveau ! » – Non, cela existait déjà dans les siècles passés.
Mais, il ne reste pas de souvenir d’autrefois ; de même, les événements futurs ne laisseront pas de souvenir après eux.

Psaume 90(89),3-4.5-6.12-13.14.17ab. 

Tu fais retourner l’homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »
À tes yeux, mille ans sont comme hier, 
c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.

Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ; 
dès le matin, c’est une herbe changeante :
elle fleurit le matin, elle change ; 
le soir, elle est fanée, desséchée.

Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : 
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? 
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

Rassasie-nous de ton amour au matin, 
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.