Le Vatican approuve la dévotion à Notre Dame des Douleurs en Espagne pendant la 2e Guerre mondiale

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Le Sanctuaire de Notre-Dame-des-Douleurs à Chandavila. © Shutterstock/Analisisgadgets

Le Vatican approuve la dévotion à Notre Dame des Douleurs en Espagne pendant la 2e Guerre mondiale

La dévotion à Notre-Dame des Douleurs de Chandavila, sanctuaire marial espagnol,  est fondée sur les apparitions rapportées de la Vierge Marie peu avant la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945 à deux jeunes filles espagnoles, Marcelina Barroso Expósito, 10 ans, et Afra Brígido Blanco, 17 ans. Les apparitions ont eu lieu à l’endroit où se trouve aujourd’hui le sanctuaire, dans le village de La Codosera, tout près de la frontière avec le Portugal.

Selon les jeunes, le beau visage de Marie portait toutes les marques d’une profonde douleur et d’une tristesse accablante lorsqu’elle leur est apparue.

Marcelina raconte qu’au début, elle a vu une forme sombre dans le ciel. Puis cette forme est devenue plus évidente : il s’agissait de la Vierge des Douleurs, avec un manteau noir rempli d’étoiles, se tenant sur un châtaignier. Plus que la vision elle-même, cette jeune fille a fait l’expérience profonde de sentir l’étreinte et le baiser que la Vierge lui a donné sur le front.

Après les visions, les deux jeunes filles ont mené une vie discrète et peu visible et se sont consacrées à des œuvres de charité, notamment en s’occupant des malades, des personnes âgées et des orphelins, transmettant ainsi à ceux qui souffrent la douce consolation de l’amour de la Vierge qu’elles avaient expérimentée.

Les aspects positifs indiquent une action de l’Esprit Saint sur les nombreux pèlerins qui viennent d’Espagne et du Portugal, ainsi que des conversions, des guérisons et d’autres signes précieux dans ce lieu. Le dicastère du Vatican ne s’est pas encore prononcé sur la nature des apparitions elles-mêmes, mais il conclut : « Il n’y a rien à objecter à cette belle dévotion, qui présente la même simplicité que celle que nous pouvons voir en Marie de Nazareth, notre Sainte Mère. »

Adapté de : James Jeffrey, 24 août 2024 

www.catholicherald.co.uk

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

30.11.2024 – SAINT DU JOUR

St André

LE PROTOCLET, APÔTRE ET MARTYR († V. 62)

Saint André

Apôtre et martyr
(† v. 62)

André, frère de saint Pierre, est le premier des apôtres qui ait connu Jésus-Christ, aussitôt après son baptême sur les bords du Jourdain. Toutefois son appel définitif ne date que du moment où Jésus le rencontra avec son frère Simon, jetant les filets pour pêcher, dans le lac de Tibériade, et leur dit à tous deux : « Suivez-moi, je vous ferai pêcheurs d’hommes. » (Mt 4,19)

Après la Pentecôte, André prêcha dans Jérusalem, la Judée, la Galilée, puis alla évangéliser les Scythes, les Éthiopiens, les Galates et divers autres peuples jusqu’au Pont-Euxin. Les prêtres de l’Achaïe prirent soin d’envoyer aux églises du monde entier la relation de son martyre, dont ils avaient été les témoins oculaires. Menacé du supplice de la croix : « Si je craignais ce supplice, dit-il, je ne prêcherais point la grandeur de la Croix. » Le peuple accourt en foule, de tous les coins de la province, à la défense de son apôtre et menace de mort le proconsul. Mais André se montre, calme la foule de chrétiens ameutés, les encourage à la résignation et leur recommande d’être prêts eux-mêmes au combat.

Le lendemain, menacé de nouveau : « Ce supplice, dit-il au juge, est l’objet de mes désirs ; mes souffrances dureront peu, les vôtres dureront éternellement, si vous ne croyez en Jésus-Christ. » Le juge irrité le fit conduire au lieu du supplice. Chemin faisant, l’apôtre consolait les fidèles, apaisait leur colère et leur faisait part de son bonheur. D’aussi loin qu’il aperçut la croix, il s’écria d’une voix forte : 

« Je vous salue, ô Croix consacrée par le sacrifice du Sauveur ; vos perles précieuses sont les gouttes de son sang. Je viens à vous avec joie, recevez le disciple du Crucifié. Ô bonne Croix, si longtemps désirée, si ardemment aimée, rendez-moi à mon divin Maître. Que par vous je sois admis à la gloire de Celui qui par vous m’a sauvé. »

Il se dépouilla lui-même de ses vêtements, les distribua aux bourreaux, puis fut lié à une croix d’une forme particulière, appelée depuis croix de Saint-André. 

Du haut de sa croix, il exhortait les fidèles et prêchait les païens, attendris eux-mêmes. Une demi-heure avant son dernier soupir, son corps fut inondé d’une lumière toute céleste, qui disparut au moment où il rendit l’âme.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> André, le Protoclet

Saint André priez pour nous !

30.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 4,18-22. 

En ce temps-là, comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs.


Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »


Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.


De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela.


Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Athanase (295-373)

évêque d’Alexandrie, docteur de l’Église

Sermon à la louange de S. André, 2-3 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche N11; trad. Orval; © 1971 Abbaye d’Orval)

André, première plante du jardin apostolique

André fut le premier à reconnaître le Seigneur pour son maître. Il est les prémices du collège apostolique. Son regard pénétrant a perçu la venue du Seigneur. Il a échangé les instructions de Jean contre l’enseignement du Christ ; il a scellé les paroles du Baptiste. Il était le disciple très estimé de Jean : à la lueur de la lampe, il cherchait la vérité de la lumière ; et sous son éclat indécis, il s’habituait à la splendeur du Christ. « Voici, dit Jean, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29). “Voici celui qui délivre de la mort ; voici celui qui détruit le péché. Moi, je suis envoyé non pas comme l’époux, mais comme celui qui l’accompagne. Je suis venu comme serviteur et non comme le maître.” Frappé par ces paroles, André laisse là son maître et s‘élance vers celui qui est annoncé. Il a compris la signification de ce langage, et sa langue devient plus tranchante que celle du Baptiste. Il s’avance vers le Seigneur, son désir transparaît dans sa démarche et, dans une course commune, il emmène avec lui Jean l’Évangéliste. Tous deux quittent la lampe et marchent vers le Soleil. André est la première plante du jardin apostolique. C’est lui qui a ouvert les portes de l’enseignement du Christ. Il fut le premier à cueillir les fruits du champ cultivé par les prophètes. Devançant l’espérance de tous les autres, il fut le premier à embrasser celui que tous attendaient.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 10,9-18. 

Frère, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.
Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut.
En effet, l’Écriture dit : ‘Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas la honte’.
Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent.
En effet, ‘quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé’.
Or, comment l’invoquer, si on n’a pas mis sa foi en lui ? Comment mettre sa foi en lui, si on ne l’a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame ?
Comment proclamer sans être envoyé ? Il est écrit : ‘Comme ils sont beaux, les pas des messagers qui annoncent les bonnes nouvelles!’
Et pourtant, tous n’ont pas obéi à la Bonne Nouvelle. Isaïe demande en effet : ‘Qui a cru, Seigneur, en nous entendant parler ?’
Or la foi naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la parole du Christ.
Alors, je pose la question : n’aurait-on pas entendu ? Mais si, bien sûr ! Un psaume le dit : ‘Sur toute la terre se répand leur message, et leurs paroles, jusqu’aux limites du monde’.

Psaume 19(18),2-3.4-5ab. 

R/ Par toute la terre s’en va leur message. (Ps 18, 5a)

Les cieux proclament la gloire de Dieu, 
le firmament raconte l’ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit 
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit, 
pas de voix qui s’entende;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

À Medjugorje, le pape François décrit le disciple authentique

© Shutterstock/Daniel Malinowski
© Shutterstock/Daniel Malinowski

À Medjugorje, le pape François décrit le disciple authentique

Le vendredi 2 août 2024, le pape François a envoyé un message aux participants du 35e Festival de la jeunesse de Medjugorje, qui s’est déroulé du 1er au 6 août.

Il a expliqué que « par ce qu’il dit à Marthe, la sœur de Lazare, et à Marie, Jésus nous rappelle que la démarche d’un disciple authentique est d’écouter la Parole du Seigneur. Marie se rend compte que le Seigneur est entré dans sa maison, mais il veut aussi entrer dans son cœur. En effet, elle s’est assise à ses pieds pour l’écouter, choisissant ainsi la meilleure part qui “ne lui sera pas enlevée” ».

Une autre disciple authentique, a poursuivi le pape, est Marie de Nazareth. Dieu est entré dans sa maison et lui a parlé. Elle a accueilli la Parole de Dieu dans son cœur, a participé à son plan et s’est entièrement offerte lorsque Dieu a envoyé son Fils. Elle était présente à la croix lorsque Jésus a racheté le monde et a suivi les apôtres à la Pentecôte lorsque l’Église est née. En accueillant la Parole de Dieu, la Vierge Marie a fidèlement rempli sa mission, en choisissant la meilleure part : le Seigneur Jésus.

« De la même manière, chers amis, vous êtes appelés à devenir d’authentiques disciples du Christ », a déclaré le pape. Il a invité les jeunes présents à rester en présence du Maître pour méditer la Parole de Dieu, en leur demandant de la laisser illuminer leur esprit et leur cœur pour découvrir et collaborer au projet que le Père a pour chacun d’entre eux. « C’est pourquoi je vous encourage à établir une relation étroite avec l’Évangile et à le garder avec vous, afin qu’il vous serve de boussole indiquant le chemin à suivre ».

Le pape a poursuivi en expliquant qu’ « un authentique disciple, devenu sage et fort dans l’Esprit, transmet nécessairement le Royaume de Dieu aux autres, car l’annonce de sa Parole n’est pas une obligation seulement pour les prêtres et les religieux, mais aussi pour vous, chers jeunes ». Il a encouragé chaque jeune présent à avoir le courage de parler du Christ dans sa famille, dans son milieu scolaire et professionnel, et dans son temps libre. « Annoncez-le surtout par votre vie, en manifestant la présence visible du Christ dans votre existence, dans votre engagement quotidien, et en cohérence avec l’Évangile dans chaque décision concrète ».

Enfin, le Pape François a confié chaque jeune présent à Mère Marie, Mère de l’Église, « afin qu’elle intercède pour que vous ayez la force et la sagesse de parler avec Dieu et de parler de Dieu ».

Francesca Merlo, 2 août 2024

Traduit et adapté de : www.vaticannews.va

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source: une minute avec Marie

29.11.2024 – SAINT DU JOUR

St François Antoine Fasani

O.F.M. CONV. († 1742)

St François-Antoine (Francesco Antonio) Fasani

Prêtre o.f.m. 

‘Il Padre Maestro’ (le Père Maître)

Furançois-Antoine (Francesco Antonio) Fasani naît le 6 août 1681 à Lucera, dans les Pouilles (sud-est de l’Italie). Ses parents sont d’humble condition mais riches de foi. Chaque soir, on récite le chapelet devant une image de Marie Immaculée, ce qui déterminera certains aspects de son apostolat plus tard. 

L’enfant est confié pour son éducation aux frères mineurs conventuels. Et c’est dans cet ordre franciscain, au couvent du mont Saint-Ange (Monte Gargano), qu’il entre comme novice à l’âge de quatorze ans, en 1695. L’année suivante, il fait ses vœux sous le nom de François-Antoine. 

Ordonné prêtre le 11 septembre 1705, il achève ses études de philosophie à Assise, puis, il obtient le grade de Maître en théologie. Désormais on l’appellera : ‘Il Padre Maestro’ (le Père Maître) et de nos jours encore, c’est le titre qu’on lui donne dans la région où s’est exercée son influence.

Il commence à prêcher lors du Carême de 1707. Contrairement au style fleuri et pompeux de l’époque, il parle avec simplicité en employant des exemples tirés de l’Écriture. Il émeut ses auditeurs et les invite sans ambages à la conversion. En ce siècle des Lumières, rationaliste et orgueilleux, il rencontre parfois de vives oppositions, surtout qu’il ne cache jamais la vérité et n’hésite pas à fustiger les vices ou les injustices sociales, mais souvent les gens réfléchissent après coup, et aboutissent à son confessionnal. 

À ce ministère du pardon, il consacre de nombreuses heures, toujours accueillant et souriant. Il a un ministère très actif qui s’étend sur la région des Pouilles et de la Molise. Il inculque sa dévotion à l’Immaculée, distribuant à ses auditeurs, spécialement aux enfants, des images de la Vierge au dos de laquelle est inscrite telle ou telle phrase. (Ces images font souvent des miracles !) « Si la Mère de Dieu est immaculée, dit-il, c’est pour être le refuge des pécheurs. » Il répand l’habitude de mettre en valeur la fête de l’Immaculée-Conception par une neuvaine préparatoire.

Pendant 35 ans son ministère s’exerce partout où on l’appelle. Dans son couvent, il est successivement professeur de philosophie puis de théologie, maître des novices et ‘gardien’ (c’est-à-dire supérieur). En tant que supérieur religieux, « il est un vrai ‘ministre’ au sens franciscain du terme, a dit saint Jean Paul II, c’est-à-dire le serviteur de tous ses frères : charitable et compréhensif, mais saintement exigeant quant à l’observance de la Règle, particulièrement en ce qui concerne la pratique de la pauvreté, donnant lui-même un exemple irréprochable d’observance régulière et d’austérité de vie. » 

En 1721, Clément XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721) lui confie l’administration de la province franciscaine de Saint-Ange. « À une époque caractérisée par une si grande insensibilité des puissants à l’égard des problèmes sociaux, notre saint se dépense avec une charité inépuisable pour l’élévation spirituelle et matérielle de son peuple. Ses préférences vont aux couches sociales les plus méprisées et les plus exploitées, surtout les humbles travailleurs des champs, les malades, les prisonniers. Il fait preuve d’initiatives géniales, sollicitant la coopération des classes plus aisées, réalisant ainsi des formes d’assistance concrète et capillaire, qui ont paru anticiper et annoncer les formes modernes d’assistance sociale ». En effet, il crée une banque de crédit dont le but est de protéger les pauvres contre la spéculation des usuriers.

Il fait des miracles. Un jour, il est amené à défendre la vertu d’une jeune fille contre les visées d’un noble. Cela lui vaut la vindicte du gentilhomme qui le dénonce à Rome. Convoqué en présence du Pape, il ne dit mot pour se défendre, mais tandis que, selon la coutume, il baise les pieds du Pontife, celui-ci, qui souffre de la goutte, se sent immédiatement guéri ! 

Il meurt à Lucera le 29 novembre 1742.

Toute la ville participe à l’enterrement et crie : « Notre saint Père Maître est mort ! »

François-Antoine (Francesco Antonio) Fasani a été béatifié à Rome, le 15 avril 1951, par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisé, toujours à Rome, le 13 avril 1986, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005). 

St François Antoine Fasani priez pour nous !