Nativité dans Les Très Riches Heures du duc de Berry, Chantilly, Musée Condé. CC0/wikimedia
Quand Sartre, l’athée, évoque Marie à la crèche (II)
En 1940, en Allemagne, dans un camp de prisonniers français. Des prêtres prisonniers demandent à Jean-Paul Sartre (1), prisonnier depuis quelques mois avec eux, de rédiger une petite méditation pour la veillée de Noël. Pourtant athée, Sartre accepte et nous offre une méditation magnifique :
« Aucune femme n’a eu de la sorte son Dieu pour elle seule. Un Dieu tout petit qu’on peut prendre dans ses bras et couvrir de baisers, un Dieu tout chaud qui sourit et qui respire, un Dieu qu’on peut toucher et qui vit, et c’est dans ces moments là que je peindrais Marie si j’étais peintre, et j’essayerais de rendre l’air de hardiesse tendre et de timidité avec lequel elle avance le doigt pour toucher la douce petite peau de cet enfant Dieu dont elle sent sur les genoux le poids tiède, et qui lui sourit. Et voilà pour Jésus et pour la Vierge Marie.
Et Joseph. Joseph ? Je ne le peindrais pas. Je ne montrerais qu’une ombre au fond de la grange et aux yeux brillants, car je ne sais que dire de Joseph. Et Joseph ne sait que dire de lui-même. Il adore et il est heureux d’adorer. Il se sent un peu en exil. Je crois qu’il souffre sans se l’avouer. Il souffre parce qu’il voit combien la femme qu’il aime ressemble à Dieu. Combien déjà elle est du côté de Dieu. Car Dieu est venu dans l’intimité de cette famille. Joseph et Marie sont séparés pour toujours par cet incendie de clarté, et toute la vie de Joseph, j’imagine, sera d’apprendre à accepter. Joseph ne sait que dire de lui-même : il adore et il est heureux d’adorer ».
Preuve que le texte dérange les partisans de Sartre, sa compagne Simone de Beauvoir essayera de réfuter l’origine de ce texte. Mais Sartre confirmera en être l’auteur, en 1962, dans la note suivante : « Si j’ai pris mon sujet dans la mythologie du Christianisme, cela ne signifie pas que la direction de ma pensée ait changé, fût-ce un moment pendant la captivité. Il s’agissait simplement, d’accord avec les prêtres prisonniers, de trouver un sujet qui pût réaliser, ce soir de Noël, l’union la plus large des Chrétiens et des incroyants ».
L’équipe de Marie de Nazareth
Extrait de « Bariona ou le Fils du tonnerre », le texte se trouve intégralement dans l’ouvrage Les Ecrits de Sartre de M. Contat et M. Rybalka, NRF 1970].
(1) Jean Paul Sartre (1905-1980) est un écrivain français
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Étienne fut-il disciple de Jésus-Christ ou converti par les prédications des Apôtres ? On l’ignore, mais il est certain qu’il se fit promptement remarquer par ses vertus, et mérita d’être le chef des sept diacres élus par les Apôtres pour les aider dans les fonctions secondaires de leur ministère.
Le récit de son élection, de sa prédication et de son martyre lui attribue cinq plénitudes :
1. Il était plein de foi, parce qu’il croyait fermement tous les mystères et qu’il avait une grâce spéciale pour les expliquer.
2. Il était plein de sagesse, et nul ne pouvait résister aux paroles qui sortaient de sa bouche.
3. Il était plein de grâce, montrant dans tous ses actes une ferveur toute céleste et un parfait amour de Dieu.
4. Il était plein de force, comme son martyre en fut la preuve éloquente.
5. Enfin il était plein du Saint-Esprit, qu’il avait reçu au cénacle par l’imposition des mains des Apôtres.
Tant de vertus ne tardèrent pas à produire dans Jérusalem d’abondants fruits de salut. Étienne, élevé à l’école de Gamaliel, dans toute la science des Juifs, avait même une autorité spéciale pour porter témoignage devant les prêtres et les personnes instruites de sa nation. Ses miracles ajoutaient encore au prestige de son éloquence et de sa sainteté. De tels succès excitèrent bientôt la jalousie ; on l’accusa de blasphémer contre Moïse et contre le temple.
Étienne fut traîné devant le Conseil, répondit victorieusement aux attaques dirigées contre lui, et prouva que le blasphème était du côté de ses adversaires et de ses accusateurs. À ce moment le visage du saint diacre parut éclatant de lumière comme celui d’un ange. Mais il avait affaire à des obstinés, à des aveugles. Pour toute réponse à ses paroles et au prodige céleste qui en confirmait la vérité, ils grinçaient des dents contre lui et se disposaient à la plus noire vengeance.
Afin de rendre leur conduite plus coupable, Dieu fit un nouveau miracle ; le ciel s’entrouvrit et le saint, levant les yeux en haut, s’écria avec ravissement : « Je vois les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
À ces mots ses ennemis ne se contiennent plus ; ils poussent des cris de mort, entraînent le martyr hors de la ville et le lapident comme un blasphémateur. Étienne, calme et souriant, invoquait Dieu et disait : « Seigneur, reçois mon esprit !… Seigneur, ne leur impute point ce péché. »
Saul, le futur saint Paul, était parmi les bourreaux. « Si Étienne n’avait pas prié, dit saint Augustin, nous n’aurions pas eu saint Paul. »
Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,17-22.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »
Au lendemain de la solennité de Noël, nous célébrons aujourd’hui la fête de saint Étienne, diacre et premier martyr. À première vue, le rapprochement…avec la naissance du Rédempteur peut nous surprendre, car on est frappé par le contraste entre la paix et la joie de Bethléem et le drame d’Étienne… En réalité, le désaccord apparent est dépassé si nous considérons plus en profondeur le mystère de Noël. L’enfant Jésus, couché dans la grotte, est le Fils unique de Dieu qui s’est fait homme. Il sauvera l’humanité en mourant sur la croix. À présent, nous le voyons enveloppé de langes dans la crèche ; après sa crucifixion, il sera à nouveau enveloppé de bandes et déposé dans un sépulcre. Ce n’est pas un hasard si l’iconographie de Noël représentait parfois le divin Nouveau-né couché dans un petit sarcophage, pour indiquer que le Rédempteur naît pour mourir, naît pour donner la vie en rançon pour tous (Mc 10,45). Saint Étienne a été le premier à suivre les traces du Christ à travers le martyre ; il est mort comme le divin Maître, en pardonnant et en priant pour ses bourreaux (Ac 7,60). Au cours des quatre premiers siècles du christianisme, tous les saints vénérés par l’Église étaient des martyrs. Il s’agit d’un groupe innombrable, que la liturgie appelle « l’assemblée pure des martyrs »…Leur mort n’inspirait pas la peur ou la tristesse, mais un enthousiasme spirituel qui suscitait toujours de nouveaux chrétiens. Pour les croyants, le jour de la mort, et encore plus le jour du martyre, n’est pas la fin de tout, mais bien le passage vers la vie immortelle — c’est le jour de la naissance définitive, en latin « dies natalis ». On comprend alors le lien qui existe entre le jour de la naissance du Christ et le jour de la naissance définitive de saint Étienne. Si Jésus n’était pas né sur la terre, les hommes n’auraient pas pu naître au Ciel. C’est précisément parce que le Christ est né que nous pouvons « renaître ».
LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 6,8-10.7,54-60.
En ces jours-là, Étienne, rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants. Intervinrent alors certaines gens de la synagogue dite des Affranchis, ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins, et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler. Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.
Psaume 31(30),3bc.4b.6.8a.9b.17.20cd.
R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit. (Ps 30, 6a)
Sois le rocher qui m’abrite, la maison fortifiée qui me sauve. pour l’honneur de ton nom, tu me guides et me conduis.
En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité. Ton amour me fait danser de joie. devant moi, tu as ouvert un passage.
Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; sauve-moi par ton amour. Tu combles, à la face du monde, ceux qui ont en toi leur refuge.
Paix en Ukraine, en Terre Sainte, gratitude à ceux qui font le bien en silence: le Pape François a adressé en ce jour de Noël depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre sa bénédiction Urbi et Orbi, à la Ville et au monde. Il a rappelé le sens de la Porte Sainte du Jubilé ouverte la veille, et lancé un appel pressant à la paix dans les pays ravagés par la guerre, le terrorisme, les tensions politiques ou les divisions, tout en invitant à ne pas avoir peur de laisser derrière soi les litiges.
Xavier Sartre – Cité du Vatican
Ukraine, Terre Sainte, Liban et Syrie, pays du Sahel ou de la Corne de l’Afrique, Birmanie ou pays d’Amérique divisés: en lançant un appel à la paix, le Saint-Père a effectué un tour d’horizon des conflits et des crises qui déchirent la planète lors de son message Urbi et Orbi. Illuminé par un froid soleil d’hiver, devant la foule des pèlerins qui ont commencé à franchir le seuil de la Porte Sainte du Jubilé, ouverte depuis mardi soir, François a rappelé «le mystère qui ne cesse de nous étonner et de nous émouvoir» et qui se renouvelle grâce à l’Esprit Saint, «le même Esprit d’Amour et de Vie qui a fécondé le sein de Marie et, de sa chair humaine, a formé Jésus». «La Parole éternelle du salut s’incarne à nouveau et réellement» a rappelé le Pape, précisant qu’elle disait «Je t’aime, je te pardonne, reviens vers moi, la port de mon cœur est ouverte».
Une porte «toujours ouverte», a assuré l’évêque de Rome qui a invité les fidèles à revenir à ce cœur qui nous aime et pardonne, à se laisser pardonner par Lui et se réconcilier avec Lui. C’est là le sens de la Porte Sainte du Jubilé, a-t-il expliqué. «Elle représente Jésus, la Porte du salut ouverte à tous». «Jésus est le berger, Jésus est la porte» pour les brebis égarées que nous sommes et qui ont besoin d’un Berger et d’une Porte pour retourner à la maison du Père.
Oser passer le seuil de la porte du Seigneur
«N’ayez pas peur» a exhorté le Pape, expliquant qu’en se réconciliant avec Dieu, «nous serons réconciliés avec nous-mêmes et nous pourrons nous réconcilier les uns avec les autres, y compris avec nos ennemis», car «la miséricorde de Dieu peut tout, elle défait tous les nœuds, elle abat tous les murs de division, elle dissout la haine et l’esprit de vengeance».
Pour cela, il faut accomplir «le sacrifice de faire un pas», «de laisser derrière soi les litiges et les divisions, pour s’abandonner aux bras ouverts de l’Enfant qui est le Prince de la Paix». Il faut donc passer la Porte Sainte pour devenir «des pèlerins de l’espérance», faire taire les armes et surmonter les divisions.
Paix en Ukraine et en Terre Sainte
François a alors lancé ses appels à la paix dans l’Ukraine «martyrisée», invitant à «l’audace d’ouvrir la porte à la négociation et aux gestes de dialogue et de rencontre» pour «une paix juste et durable», au Proche-Orient, confiant que ses pensées vont aux communautés chrétiennes en Israël et en Palestine, particulièrement à Gaza, «où la situation humanitaire est désastreuse». «Que cesse le feu, que les otages soient libérés et que la population épuisée par la faim et la guerre soit aidée» s’est-il exclamé.
Toujours au Proche-Orient, le Pape a exprimé sa proximité aux chrétiens libanais et syriens, espérant que «les portes du dialogue et de la paix s’ouvrent dans toute la région déchirée par les conflits». Il a aussi évoqué la Libye, encourageant les Libyens à «rechercher des solutions qui permettent la réconciliation nationale».
Espérance aux peuples africains touchés par la guerre ou le terrorisme
Se tournant vers l’Afrique, le Saint-Père a souhaité que ce Noël puisse apporter «un temps d’espérance»aux enfants qui meurent de la rougeole en République démocratique du Congo, aux populations de l’Est de ce pays, et à celles du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Mozambique. Il a évoqué la crise humanitaire causée par «les conflits armés et le fléau du terrorisme» qui les frappe et qui est accentuée par «les effets dévastateurs du changement climatique» qui entraine pertes en vies humaines et déplacements de millions de personnes.
François a partagé ses pensées également pour les pays de la Corne de l’Afrique pour qui il a imploré «les dons de la paix, de la concorde et de la fraternité». Concernant le Soudan, ravagé par une guerre civile depuis un an et demi, il a souhaité que la communauté internationale favorise l’accès à l’aide humanitaire et l’ouverture de négociations en vue d’un cessez-le-feu.
En Asie, le Souverain pontife a évoqué «les affrontements armés continuels» en Birmanie, souhaitant que Noël apporte du «réconfort»aux habitants contraints de fuir leur foyer. Il s’est adressé ensuite aux dirigeants politiques américains, principalement ceux d’Haïti, du Venezuela, du Nicaragua et de Colombie, afin que «des solutions efficaces soient trouvées au plus vite, dans la vérité et la justice, afin de promouvoir l’harmonie sociale», de «construire le bien commun» et de «redécouvrir la dignité de chaque personne, au-delà des clivages politiques».
Abattre les murs de séparation
Le Jubilé ouvert ce mardi soir doit aussi être l’occasion «de briser les murs de la séparation», qu’ils soient idéologiques, physiques comme celui de Chypre. François y a souhaité qu’une «solution puisse être trouvée pour mettre fin à la division, dans le plein respect des droits et de la dignité de toutes les communautés chypriotes».
Jésus nous attend sur le seuil, a affirmé le Saint-Père, et tout spécialement «les plus fragiles», «les enfants», notamment «ceux qui souffrent de la guerre et de la faim», les personnes âgées «souvent contraintes à vivre dans des conditions de solitude et d’abandon», ceux qui ont perdu leur maison ou qui cherchent refuge, les chômeurs, les prisonniers «qui restent toujours des enfants de Dieu», ceux «qui sont persécutés pour leur foi».
Gratitude pour les artisans de bien
Ce jour de Noël est aussi une occasion de «gratitude» envers ceux qui font «le bien de manière silencieuse et fidèle»: le Pape a pensé tout particulièrement aux parents, aux éducateurs et aux enseignants, aux agents de santé, aux forces de l’ordre, à ceux engagés dans les œuvres de charité, notamment les missionnaires. «Merci» a-t-il lancé à la foule des pèlerins réunis au pied du balcon de la basilique. «Que le Jubilé soit l’occasion de remettre les dettes», notamment celles «qui pèsent sur les pays les plus pauvres», a-t-il rappelé, expliquant que «chacun est appelé à pardonner les offenses reçues», car Jésus, venu «pour guérir et nous pardonner» remet toutes nos dettes.
Dans ses langes blancs, fraîchement cousus, La vierge berçait son enfant-Jésus. Lui, gazouillait comme un nid de mésanges. Elle le berçait, et chantait tout bas Ce que nous chantons à nos petits anges… Mais l’enfant-Jésus ne s’endormait pas.
Étonné, ravi de ce qu’il entend, Il rit dans sa crèche, et s’en va chantant Comme un saint lévite et comme un choriste ; Il bat la mesure avec ses deux bras, Et la sainte vierge est triste, bien triste, De voir son Jésus qui ne s’endort pas.
« Doux Jésus, lui dit la mère en tremblant, « Dormez, mon agneau, mon bel agneau blanc. « Dormez ; il est tard, la lampe est éteinte. « Votre front est rouge et vos membres las ; « Dormez, mon amour, et dormez sans crainte. » Mais l’enfant-Jésus ne s’endormait pas.
« Il fait froid, le vent souffle, point de feu… « Dormez ; c’est la nuit, la nuit du bon dieu. « C’est la nuit d’amour des chastes épouses ; « Vite, ami, cachons ces yeux sous nos draps, « Les étoiles d’or en seraient jalouses. » Mais l’enfant-Jésus ne s’endormait pas.
« Si quelques instants vous vous endormiez, « Les songes viendraient, en vol de ramiers, « Et feraient leurs nids sur vos deux paupières, « Ils viendront ; dormez, doux Jésus. » Hélas ! Inutiles chants et vaines prières, Le petit Jésus ne s’endormait pas.
Et marie alors, le regard voilé, Pencha sur son fils un front désolé : « Vous ne dormez pas, votre mère pleure, « Votre mère pleure, ô mon bel ami… » Des larmes coulaient de ses yeux ; sur l’heure, Le petit Jésus s’était endormi.