27.12.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,2-8. 

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.


En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Thomas d’Aquin (1225-1274)

théologien dominicain, docteur de l’Église

Commentaire sur Jean, (Prologue de saint Thomas ; Tome I, 11 p. 67 ; Ed. Les amis des Frères de Saint Jean, rev.)

La lumière de l’immuable Vérité

Le symbole de Jean est l’aigle. Voici pourquoi : les trois autres évangélistes se sont occupés de ce que le Christ a accompli dans la chair et ils sont désignés par des vivants qui marchent sur la terre, à savoir par l’homme, le bœuf et le lion ; Jean, lui, volant comme un aigle au-dessus des nuages de la faiblesse humaine, contemple la lumière de l’immuable Vérité avec les yeux du cœur, du regard le plus pénétrant et le plus ferme qui soit possible à l’homme. Attentif à la divinité même de Notre Seigneur Jésus-Christ, par laquelle Il est égal au Père ; Jean s’est efforcé principalement, dans son Évangile, de la manifester autant que, homme parmi les hommes, il l’a cru nécessaire. De ce vol de Jean, il est dit au Livre de Job : « L’aigle – c’est-à-dire Jean – s’élèvera-t-il en haut » (Jb 38,27), et encore : « ses yeux perçants voient de loin » (Jb 39,29), car, du regard de l’esprit, il contemple le Verbe même de Dieu dans le sein du Père. Le privilège de Jean fut d’être parmi tous les disciples du Seigneur, celui qui fut le plus aimé par le Christ : Jean fut en effet « le disciple que Jésus aimait » (Jn 21,20) comme lui-même l’a dit sans se nommer. Le Christ a donc révélé ses secrets de façon toute spéciale à ce disciple très spécialement aimé. C’est lui qui, voyant plus parfaitement la lumière du Verbe, nous la manifeste en disant : « Il était la lumière, la vraie, qui illumine tout homme venant en ce monde » (Jn 1,9).

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 1,1-4. 

Bien-aimés, ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons.
Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous.
Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ.
Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite.

Psaume 97(96),1-2.5-6.11-12. 

R/ Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ! (Ps 96, 12a)

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! 
Joie pour les îles sans nombre !
Ténèbre et nuée l’entourent, 
justice et droit sont l’appui de son trône.

Les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur, 
devant le Maître de toute la terre.
Les cieux ont proclamé sa justice, 
et tous les peuples ont vu sa gloire.

Une lumière est semée pour le juste, 
et pour le cœur simple, une joie.
Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ; 
rendez grâce en rappelant son nom très saint.

François ouvre la Porte Sainte à la prison de Rebibbia: «Accrochez-vous à l’espérance»

François ouvre la Porte Sainte à la prison de Rebibbia: «Accrochez-vous à l’espérance»

Deux jours après l’ouverture de la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, le Pape François a ouvert ce 26 décembre, en la fête de saint Étienne, une Porte Sainte dans le centre pénitencier de Rebibbia, à Rome. Le Pape s’y est rendu en «pèlerin de l’espérance» pour y exprimer sa proximité aux détenus de toutes les prisons du monde. Il les a enjoints à «ouvrir grand les portes du cœur», car «les cœurs fermés et durs n’aident pas à vivre».

Alexandra Sirgant – Cité du Vatican

C’est une nouveauté par rapport à la tradition séculaire des Jubilés qui a toujours vu le Pape ouvrir uniquement les portes saintes des quatre basiliques vaticanes. Comme indiqué dans la bulle d’indiction Spes non confundit, le Pape François a ouvert ce jeudi 26 décembre une Porte Sainte dans la prison de la capitale italienne, «afin qu’elle soit (…) un symbole qui invite à regarder l’avenir avec espérance et un nouvel engagement de vie». Il était accompagné de Mgr Rino Fisichella, pro-préfet du dicastère pour la Nouvelle Évangélisation, et du cardinal José Tolentino de Mendonça, préfet du dicastère pour la Culture et l’éducation. 

Ouvrez grand les portes du cœur

Le Pape François a exhorté les 300 détenus, surveillants pénitentiaires et policiers réunis dans l’église du Notre Père a ouvrir leur cœur à l’espérance, vertu chrétienne centrale de cette année jubilaire. «Les cœurs fermés, les cœurs durs, n’aident pas à vivre» a martelé l’évêque de Rome, appelant chacun à les ouvrir afin de vivre dans la fraternité. Telle l’ancre qui stabilise le bateau en mer, l’espérance est l’ancre terrestre qui aide chacun à avancer et à regarder vers l’avenir, car «il y a toujours quelque chose de bon, il y a toujours quelque chose qui nous pousse à aller de l’avant».  

Le Pape salue un prisonnier dans l'église du Notre Père.

Le Pape salue un prisonnier dans l’église du Notre Père. 

Pour ce faire, le Pape François conseille aux fidèles de garder une main sur la corde, rattachée à l’ancre de l’espérance, tout en ouvrant grand les portes du cœur. «Je vous souhaite beaucoup de paix et chaque jour je prie pour vous» a déclaré le Pape aux détenus de Rebbibia et du monde entier.

Échange de dons

À la fin de la liturgie, François a reçu plusieurs cadeaux. Une femme et un homme, tous deux détenus à Rebibbia, ainsi que deux éducateurs, ont offert au Pape une peinture du Christ aux mains tendues, réalisée par l’artiste Elio Lucente, ainsi qu’un panier de produits agricoles.

Le Saint-Père leur a remis une reproduction de la Porte Sainte et un parchemin en mémoire de cette célébration unique à ce jour sur lequel on peut lire: «En souvenir de la visite que le Pape François a effectuée au complexe pénitentiaire de Rebibbia lors du jubilé ordinaire de 2025, au cours duquel il a ouvert la Porte Sainte dans l’église du Notre Père. En signe d’espoir pour retrouver la confiance en soi et regagner l’estime et la solidarité de la société».

Présentation de la reproduction miniature de la Porte Sainte.

Présentation de la reproduction miniature de la Porte Sainte. 

Avant d’échanger avec chacune des personnes présentes dans l’église, le Pape a réitéré la double invitation: «Maintenant, n’oublions pas deux choses que nous devons faire avec nos mains. Premièrement: s’accrocher à la corde de l’espérance, s’accrocher à l’ancre, à la corde. Ne la lâchez jamais. Deuxièmement: ouvrir les cœurs. Ouvrir les cœurs. Que le Seigneur nous y aide. Je vous remercie».

L’ouverte des autres portes saintes

La troisième Porte Sainte sera ouverte le 29 décembre dans la basilique Saint-Jean-de-Latran, jour de la célébration dans toutes les cathédrales et co-cathédrales de la Sainte Eucharistie pour l’ouverture solennelle de l’Année Jubilaire, comme indiqué dans la bulle d’indiction. Celles des basiliques Sainte-Marie-Majeure et de Saint-Paul-Hors-les-Murs seront ouvertes respectivement le 1er et le 5 janvier.

Source : VATICANNEWS, le 26 décembre 2024

29.12.2024 – HOMÉLIE DE LA FÊTE DE LA SAINTE FAMILLE – LUC 2, 41-52

L’esprit familial

Homélie par le Fr. Laurent Mathelot

Aujourd’hui nous fêtons la Sainte Famille, ce qui nous renvoie à l’image très concrète de la nôtre. Je ne vais pas vous parler de ma famille, mais permettez-moi de vous faire découvrir un peu de spiritualité dominicaine. Notre ordre se considère en effet comme une famille, avec des frères et des sœurs, religieux et laïcs – une famille où l’on s’aime et parfois se déchire, où l’on ne s’est pas choisi mais vivons ensemble, unis par une intention et un destin qui nous dépassent et nous soudent. Toutes les familles ont leur esprit, leurs règles, leurs rites.

Qu’est-ce qui fait une famille ? Et pourquoi cet épisode où le jeune Jésus échappe à la surveillance de ses parents pour fêter la Sainte Famille ? N’y avait-il pas, dans l’Évangile, des images plus parlantes que des parents qui cherchent avec angoisse leur enfant égaré ? justement plus familiales ? On aurait pu reprendre, par exemple, le récit de la Nativité. Faire à nouveau mémoire de Noël, mais surtout évoquer cette image parfaite de la famille : Marie, Joseph et leur nouveau-né face à l’adversité du monde avec, au firmament, l’étoile de Dieu … Voilà l’image d’Épinal d’une sainte famille : une maman, un papa, un enfant vivant paisiblement sous le regard protecteur de Dieu.

Sauf que Joseph sait ne pas être le père de cet enfant. La voici déjà un peu écornée l’image d’Épinal. Je ne dis pas que les images pieuses, a fortiori les icônes représentant la Sainte Famille, n’ont pas tout leur sens. Mais je souhaite maintenir un regard lucide sur la famille qui vit parfois des drames intimes. L’Écriture témoigne de ce que n’est pas facile dans le cœur de Joseph … Voilà qui nous dit que la sainteté n’est pas seulement un bel idéal, mais qu’elle est, avant tout, éminemment concrète, qu’elle a à surmonter des déchirures profondes, de l’âme et du cœur. Elle n’a rien d’une image d’Épinal la sainteté de Joseph. Elle est passée par un sentiment de confiance trahie, peut-être par l’envie de rejeter Marie, en tous cas par la crainte de l’avoir définitivement perdue comme épouse …

Si on y pense bien, elle est passée par un sentiment de ruine, la sainte famille. En tous cas par une crise profonde. Quelle folle espérance pour nous : au-delà de la crise, la sainte famille réalise en effet concrètement le salut.

Les lectures d’aujourd’hui nous présentent la famille comme éminemment liée à la foi. Dans la première, Samuel est le fruit de la prière d’Anne au Temple de Silo ; c’est aussi la foi qui nous unit comme la famille des enfants de Dieu, comme le rappelle la Lettre de saint Jean. Toute famille est le fruit d’une espérance et le lieu où cette espérance se réalise. La famille est, par excellence, le lieu de la foi concrète.

Nous, dominicains, sommes connus pour être des prêcheurs. Et ceux qui nous fréquentent restent bien souvent étonnés de voir l’extraordinaire diversité d’opinions qui se rencontre parmi nous. Et comment un tel foisonnement d’idées, parfois très divergentes, n’entame pas notre unité de cœur, ni notre foi commune.

Ce qui caractérise ce charisme de l’Ordre des dominicains, c’est ce que nous appelons la sainte prédication, qui n’est rien d’autre que l’art concret, pratique et quotidien de vivre ensemble ; la première prédication des prêcheurs n’est pas d’abord un discours sur Dieu, mais la manière quotidienne d’être entre soi, de s’aimer. La première et la plus authentique prédication chrétienne, ce ne sont pas des mots, mais la vie de nos communautés, de nos familles, au-delà de nos diversités.

Et il devrait en être ainsi de toutes nos communautés, de toutes nos églises, de toutes nos familles : elles devraient être le lieu le plus immédiat que l’on se donne pour vivre sa foi – pas seulement la partager mais l’incarner – et voir surgir concrètement le royaume de Dieu dont le Christ affirme qu’il s’est rendu tout proche, qu’il est arrivé jusqu’à nous.

Nos familles, nos communautés sont le reflet de notre foi. Prions que toutes nos relations reflètent l’amour incarné de Dieu. Amen.

Fr. Laurent Mathelot OP

Source : RÉSURGENCE.BE, le 25 décembre 2024

29.12.2024 – HOMÉLIE DE LA FÊTE DE LA SAINTE FAMILLE – LUC 2, 41-52


Appelés “enfants de Dieu”

Textes bibliques : Lire


Pistes pour l’homélie par l’Abbé Jean Compazieu


En cette fête de la sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, la liturgie nous propose trois lectures qui nous parlent de la famille. Dans le premier livre de Samuel (1ère lecture), nous avons le témoignage d’Anne. Par ses prières insistantes, elle a reçu de Dieu un fils. Elle l’emmène au temple de Jérusalem pour qu’il soit consacré au Seigneur pour toujours. C’est une manière de rappeler que les enfants n’appartiennent pas seulement à leurs parents. Ces derniers n’en sont pas les propriétaires. Les enfants sont un don de Dieu qui est Père de tous les hommes.

Dans la seconde lecture, saint Jean nous invite à faire un pas de plus. Ce qui est premier c’est l’immense amour que Dieu nous porte. Il va jusqu’à nous faire entrer dans sa famille : « Il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes ». Un jour, le Fils de Dieu se manifestera au monde pour réaliser pleinement ce que nous sommes déjà. Nous nous préparons à ce grand jour en nous efforçant de vivre les commandements de Dieu : avoir foi en son Fils Jésus Christ et nous aimer les uns les autres.

C’est en effet cet amour fraternel qui permettra au monde de reconnaître les enfants de Dieu. Tout au long de notre vie, nous apprenons à aimer les autres de l’amour dont Dieu nous aime. Saint Jean nous tous invite à « demeurer » en Dieu. Demeurer c’est s’installer dans cet amour qui est en Dieu et y rester. Avec la foi, l’amour peut devenir profond car il prend sa source en Dieu, une source qui ne peut jamais se tarir.

L’Évangile de saint Luc nous présente aujourd’hui Jésus qui s’est rendu en pèlerinage au temple de Jérusalem. Il y reste huit jours avec Marie et Joseph. Puis c’est le moment de retourner à Nazareth. Le jeune Jésus reste au temple sans prévenir ses parents. Quant à eux, ils quittent la ville sans vérifier qu’il est du voyage. Cette séparation durera trois jours.

Quand Marie et Joseph le retrouvent au temple, ils sont témoins de l’étonnement admiratif de ceux qui là sont autour de lui ; il est assis au milieu des docteurs de la loi pour les écouter et leur poser des questions. Ces derniers sont vraiment stupéfaits par ce qu’ils entendent de lui. Et quand Marie et Joseph lui font part de leur angoisse, ils entendent cette réponse surprenante : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il faut être chez mon Père ? »

Cet évangile nous révèle donc une intimité très forte entre Jésus et le Père. C’est dans la première parole de Jésus qui nous est rapporté par saint Luc. La dernière sera également pour lui : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit ». La sagesse exceptionnelle de Jésus enfant devant les docteurs de la loi s’enracine dans une fidélité inconditionnelle à son Père des cieux. Depuis son plus jeune âge, il en est le parfait adorateur. L’essentiel de sa vie est dans l’invisible.

Marie et Joseph ont eu à faire cette adhésion d’amour à Dieu. Et c’est vrai aussi pour nous aujourd’hui. Bien souvent, cela prend l’apparence d’une adhésion « dans la nuit ». Marie et Joseph retrouvent Jésus « le troisième jour, assis chez le père ». Un autre jour, vingt ans plus tard, Marie “perdra” Jésus. Au pied de la croix, elle va vivre la douloureuse expérience de perdre son enfant. Elle ne le retrouvera qu’à la résurrection, le troisième jour. Il ne sera plus chez elle mais dans la maison de son Père.

Il y a là un message très important pour chacun de nous. Cette maison du Père ce n’est plus seulement un bâtiment de pierres, ce n’est pas le temple de Jérusalem, ni une église. La demeure que Jésus veut habiter c’est le cœur des hommes. Tous sont appelés à faire partie de la Sainte Famille de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit.

Au jour de notre baptême, nous avons été accueillis dans la communauté chrétienne, nous sommes entrés dans la grande Famille de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit. Nous avons été plongés dans cet océan d’amour qui est en lui. Désormais, nous faisons partie de la Sainte Famille de Dieu. Et l’Évangile de ce dimanche nous rappelle que c’est chez notre Père que nous devons être. C’est le grand objectif de notre vie et il doit passer avant toute autre considération terre à terre. Aujourd’hui, nous sommes renvoyés à la place que nous donnons à Dieu dans notre vie. Il faut bien le reconnaître : il est souvent le grand oublié ; le sport, le repas de famille, les loisirs et bien d’autres choses passent avant lui. En ce jour, nous nous laissons interpeller par cette parole du Christ : « C’est chez mon Père que je dois être. »

C’est en pensant à toutes nos limites et à toutes nos faiblesses que nous nous tournons aujourd’hui vers le Christ. Pour construire une vie qui résiste aux épreuves de la vie, nous avons besoin de nous appuyer sur du solide. Si nous le voulons bien, le Christ sera ce fondement sur lequel nous pourrons nous appuyer pour résister aux tempêtes de la vie. Il veut toujours être notre chemin, notre vérité et notre vie. Son grand projet c’est de nous conduire chez son Père et notre Père. Alors oui, tournons-nous vers lui et demandons-lui qu’il nous aide à travers les difficultés, les doutes et les épreuves de cette vie à grandir dans la foi.

Seigneur Jésus, tu es venu nous révéler le visage de ton Père. Comme Marie, donne-nous de garder ces événements dans notre cœur. Que ta Parole nous habite et fasse vivre chacune de nos familles. Conduis-nous sur le chemin que tu es venu nous montrer et garde-nous fidèles à ton amour.

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 22 décembre 2024

26.12.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: comme saint Etienne, unir l’amour et l’annonce de la Parole

Lors de la prière mariale de l’angélus ce 26 décembre, le Pape François a centré son partage sur la figure de saint Etienne, premier martyr, un «homme vraiment libre» qui «continue à aimer même ses assassins et à offrir sa vie pour eux, comme Jésus». Le Saint-Père a invité à prier pour les «hommes et de femmes persécutés, parfois jusqu’à la mort, à cause de l’Évangile». 

Alexandra Sirgant – Cité du Vatican

En ce 26 décembre, l’Église universelle commémore saint Étienne, premier martyr chrétien condamné après la mort du Christ. «Le récit de sa lapidation se trouve dans les Actes des Apôtres (cf. 6, 8-12 ; 7, 54-60) et nous le présente mourant, priant pour ses assassins. Cela donne à réfléchir: en effet, même si, à première vue, Étienne semble subir la violence de manière impuissante, en réalité, en homme vraiment libre, il continue à aimer même ses assassins et à offrir sa vie pour eux, comme Jésus (cf. Jn 10, 17-18 ; Lc 23, 34), afin qu’ils se repentent et que, pardonnés, ils reçoivent en don la vie éternelle» a expliqué le Saint-Père aux centaines de fidèles réunis place Saint-Pierre.

Le diacre Etienne apparait alors comme le témoin de ce Dieu «qui a un unique grand désir: « que tous les hommes soient sauvés» (1 Tm 2, 4) et qu’aucun ne se perde (cf. Jn 6, 39 ; 17, 1-26) »» a poursuivi le Pape François. «Il est le témoin de ce Père qui veut toujours le bien et uniquement le bien pour chacun de ses enfants, qui n’exclut personne, qui ne se lasse jamais de les chercher (cf. Lc 15, 3-7) et de les accueillir quand, après s’être égarés, ils reviennent à lui dans le repentir (cf. Lc 15, 11-32), et le Père ne cesse jamais de les pardonner».

Les chrétiens persécutés aujourd’hui dans le monde

Le Pape François a ensuite dressé un parallèle entre le martyr de saint Etienne et la persécution de beaucoup d’hommes et de femmes aujourd’hui en raison de l’Évangile. «Ils ne se laissent pas tuer par faiblesse, ni pour défendre une idéologie, mais pour partager avec tous le don du salut. Et ils le font d’abord pour le bien de leurs assassins et ils prient pour eux» a souligné le Pape argentin.

L’évêque de Rome a ensuite convoqué un autre martyr, le bienheureux Christian de Chergé, pris en otage et assassiné aux côtés des six autres moins de Tibhirine en 1996. Le Pape a conclu sa prière en demandant aux fidèles de s’interroger: «est-ce que je ressens le désir que tous connaissent Dieu et tous soient sauvés? Est-ce que je veux aussi le bien de ceux qui me font souffrir? Est-ce que je m’intéresse et je prie pour tant de frères et sœurs persécutés à cause de la foi?».

Travailler au désarmement et œuvrer pour la paix

À l’issue de la prière mariale, le Pape François a remercié les familles, les paroisses et les associations pour leurs vœux de Noël. Il a également eu une pensée pour les pèlerins venus à Rome pour le Jubilé et les a enjoints à traverser les portes saintes des basiliques vaticanes mais aussi celle de la prison de Rebbibia à Rome ouverte le matin même, symbolisant «la cathédrale de la douleur et de l’espérance».

Le Souverain pontife a ensuite encouragé les fidèles à soutenir le campagne de Caritas Internationalis portant sur la remise des dettes dans les pays les plus pauvres et intitulée «Transformer la dette en espoir». «La question de la dette est liée à celle de la paix et du « marché noir » des armes. Finie la colonisation des peuples par les armes! Travaillons au désarmement, travaillons contre la faim, contre la maladie, contre le travail des enfants» a martelé le Pape, tout en renouvellant ses appels pour la paix en Ukraine, à Gaza, en Israël, en Birmanie, au Nord-Kivu (en RDC) et dans tous les pays en guerre. 

L’évêque de Rome a enfin exprimé son souhait de paix et de fraternité pour le peuple juif qui célèbre depuis le 25 décembre Hanoukka, la fête des lumières.

Source: VATICANNEWS, le 26 décembre 2024