05.01.2025 – SAINT DU JOUR

St Charles de Saint-André Houben

PRÊTRE C.P. († 1893)

Saint Charles de Saint-André Houben

Charles de Saint-André Houben(dans le siècle Jean André Houben), naît le 11 décembre 1821 à Munstergeleen (diocèse de Roermond, Hollande), dans la famille d’un meunier aisé. 

Dès l’enfance, il manifesta le désir de devenir prêtre. Il commença ses études, qu’il interrompit en 1840 pour effectuer son service militaire. C’est précisément dans la caserne de Bergent-op-Zoom, en 1841, qu’il connut la Congrégation de la Passion grâce à l’un de ses camarades dont le frère était religieux passionniste. 

Après son service militaire, il demanda à être admis chez les Passionnistes. Sa requête fut accueillie par le bienheureux Domenico Barberi et il entra au noviciat d’Ère, près de Tournai, le 5 novembre 1845, prenant le nom religieux de Charles de Saint-André. Après une année de noviciat, il prononça ses vœux le 10 décembre de l’année suivante. 

Après avoir terminé ses études de philosophie et de théologie, il fut ordonné prêtre le 21 décembre 1850, par l’Évêque de Tournai. Il fut alors envoyé en Angleterre, où les Passionnistes avaient fondé trois couvents, en tant que vice-maître des novices à Broadway, puis dans le nouveau couvent de Mount Argus, près de Dublin. Il vécut presque tout le reste de sa vie dans cette retraite et fut profondément aimé par les Irlandais, qui l’appelaient Père Charles de Mount Argus. 

Ce fut un prêtre d’une piété extraordinaire, se distinguant particulièrement dans l’exercice de l’obéissance, dans la pratique de la pauvreté, de l’humilité et de la simplicité, et encore plus dans la dévotion pour la Passion du Seigneur. Il se consacra en particulier à la direction spirituelle des âmes à travers la confession. Sa réputation de vertu attira rapidement un grand nombre de fidèles au couvent, qui demandaient sa bénédiction. 

Fréquemment appelé pour bénir les malades, il obtint, comme l’attestent de nombreux témoignages, des guérisons surprenantes, ce qui lui valut une réputation de thaumaturge. C’est précisément à cause de cette réputation qu’il fut transféré, en 1866, en Angleterre pour pouvoir trouver un peu de tranquillité, dans les couvents de Broadway, de Sutton et de Londres. 

Il revint à Dublin en 1874, où il demeura jusqu’à sa mort. Vers 1880, sa santé commença à décliner en raison de sa vie austère. En outre, il ne se remit jamais complètement des blessures d’un accident survenu en 1881. Il meurt le 5 janvier 1893. 

Au cours de ses funérailles, en présence de personnes venues de toute l’Irlande, la dévotion populaire qui l’avait entouré au cours de sa vie apparut clairement. Sa cause de canonisation fut introduite le 13 novembre 1935. 

Charles de Saint-André Houben a été béatifié le 16 octobre 1988, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) et canonisé le 3 juin 2007 à Rome par le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013).

Saint Charles de Saint-André Houben priez pour nous !

05.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,1-12. 

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
‘Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël.’ »


Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.


Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.
Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.


Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église

Homélies sur l’évangile de Matthieu, n°7, 5

Suivons les mages

      Levons-nous, à l’exemple des mages. Laissons tout le monde se troubler ; mais nous, courons avec joie à la demeure de l’enfant. Si les rois ou les peuples s’efforcent de nous barrer le chemin, peu importe, ne ralentissons pas notre ferveur, repoussons tous les maux qui nous menacent. S’ils n’avaient pas vu l’enfant, les mages n’auraient pas échappé au danger qu’ils couraient de la part du roi Hérode. Avant d’avoir eu le bonheur de le contempler, ils étaient assiégés par la crainte, entourés de périls, plongés dans le trouble ; après qu’ils l’ont adoré, le calme et la sécurité se sont établis dans leur cœur…       Laissons donc là, nous aussi, une ville en désordre, un despote assoiffé de sang, toutes les richesses de ce monde, et venons à Bethléem, la « maison du pain » spirituel. Si tu es berger, viens seulement, et tu verras l’enfant dans l’étable. Si tu es roi, tes vêtements fastueux, tout l’éclat de ta dignité, ne te serviront de rien si tu ne viens pas. Si tu es homme de science comme les mages, toutes tes connaissances ne te sauveront pas si tu ne viens pas montrer ton respect. Si tu es un étranger ou même un barbare, tu seras admis à la cour de ce roi… Il suffit de venir avec frayeur et avec joie, ces deux sentiments qui habitent un cœur vraiment chrétien…       Avant d’adorer cet enfant, décharge-toi de tout ce qui t’encombre. Si tu es riche, dépose ton or à ses pieds, c’est-à-dire, donne-le aux pauvres. Ces étrangers sont venus de si loin pour contempler ce nouveau-né ; comment pourrais-tu…refuser de faire quelques pas pour visiter un malade ou un prisonnier ?… Les mages ont offert leurs trésors à Jésus, et toi, tu n’as même pas un morceau de pain à lui donner ? (Mt 25,35s) Quand ils ont vu l’étoile, leur cœur a été rempli de joie ; tu vois le Christ dans les pauvres, manquant de tout, et tu passes outre, tu n’es pas ému ?

LECTURES :

Livre d’Isaïe 60,1-6. 

Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi.
Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît.
Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore.


Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche.
Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations.
En grand nombre, des chameaux t’envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ; ils annonceront les exploits du Seigneur.

Psaume 72(71),1-2.7-8.10-11.12-13. 

R/ Toutes les nations, Seigneur, se prosterneront devant toi (Ps 71,11)

Dieu, donne au roi tes pouvoirs, 
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice, 
qu’il fasse droit aux malheureux !

En ces jours-là, fleurira la justice, 
grande paix jusqu’à la fin des lunes !
Qu’il domine de la mer à la mer, 
et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !

Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents. 
Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.
Tous les rois se prosterneront devant lui, 
tous les pays le serviront.

Il délivrera le pauvre qui appelle 
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre, 
du pauvre dont il sauve la vie.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,2-3a.5-6. 

Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :
par révélation, il m’a fait connaître le mystère.
Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit.
Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.

La dévotion des cinq premiers samedis du mois

La dévotion des cinq premiers samedis du mois

En plus d’être une année jubilaire, 2025 marque le centenaire de la demande de la Vierge Marie à sœur Lucie, l’une des voyantes de Fatima, d’instituer la dévotion des cinq premiers samedis en réparation des offenses faites contre son Cœur Immaculé.

Huit ans après les apparitions de la Vierge aux petits bergers de Fatima, Marie serait réapparue à sœur Lucie au couvent de Pontevedra, en Espagne, le 10 décembre 1925. Au cours de cette apparition, la Vierge Marie aurait demandé l’institution de la dévotion des cinq premiers samedis en réparation des offenses faites contre Son Cœur Immaculé. Elle aurait dit ainsi à sœur Lucie : « Regarde, ma fille, mon cœur entouré de ces épines avec lesquelles les hommes le percent à chaque instant de leurs blasphèmes et de leurs ingratitudes. Toi au moins, tu cherches à me consoler, et ainsi je t’annonce : je promets d’assister, à l’heure de leur mort, avec la grâce nécessaire à leur salut, tous ceux qui, avec l’intention de me faire réparation, iront se confesser le premier samedi de cinq mois consécutifs, et qui recevront la sainte communion, réciteront cinq dizaines du rosaire, et me tiendront compagnie durant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du rosaire. » 

Depuis des siècles, le samedi est un jour marial. Selon une coutume ancienne attribuée au moine bénédictin Alcuin (735-804), proche conseiller de Charlemagne, la liturgie consacre les samedis à la Vierge Marie. En 1905, le pape Pie X accorde des indulgences pour les fidèles qui pratiquent une dévotion mariale les premiers samedis de douze mois consécutifs en l’honneur de l’Immaculée Conception. En 1917, lors de l’apparition du 13 juillet à Fatima, la Vierge évoque pour la première fois « les premiers samedis » : « Pour empêcher la guerre je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la Communion réparatrice des Premiers Samedis ». Une dévotion diffusée par sœur Lucie, mais qui n’a pas fait l’objet, pour le moment, d’une approbation officielle par l’Église catholique.

Un acte de réparation

En quoi consiste exactement cette dévotion ? Elle comprend quatre gestes, à réaliser chaque premier samedi du mois durant cinq mois consécutifs : se confesser, communier, prier un chapelet et méditer quinze minutes sur les quinze mystères du rosaire. Ces quatre actes doivent être faits en esprit de réparation des offenses faites au Cœur Immaculé de Marie. La dévotion des cinq premiers samedis du mois est avant tout un acte de réparation : cinq samedis sont nécessaires pour réparer les cinq types d’offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie. Ces offenses sont les blasphèmes contre l’Immaculée Conception, les blasphèmes contre sa virginité, les blasphèmes contre sa maternité divine, les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l’indifférence, le mépris ou la haine à l’égard de Marie, et enfin les offenses de ceux qui l’outragent directement dans ses saintes images. La pratique de cette dévotion permettrait aussi d’obtenir son propre salut. La Vierge promet en effet d’assister, à l’heure de leur mort, tous ceux qui réalisent la dévotion des cinq samedis de façon complète.

Une dévotion nécessaire pour obtenir la paix

Au-delà de la réparation des outrages et de son propre salut, il est un troisième enjeu lié à cette dévotion, et non des moindres : la paix dans le monde. Dans une lettre datée du 19 mars 1939, sœur Lucie confie en ce sens au père Aparicio que « de la pratique de cette dévotion, unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, dépendent pour le monde la paix ou la guerre ». « Cela signifie que Dieu veut que ce soit cette dévotion et non une autre », souligne-t-elle. En ces temps troublés par de nombreux conflits, l’Alliance Salve Corda, une initiative laïque lancée en 2016 par Régis de Lassus, invite à redécouvrir cette dévotion et à rejoindre ou créer des groupes locaux et autonomes, appelés « Cités 1er samedi du mois » dont les membres se retrouvent chaque premier samedi pour réaliser les quatre demandes de la Vierge.

En outre, à l’occasion du Jubilé et du Centenaire de la dévotion, les premiers samedis de chaque mois seront solennellement réalisés en 2025 dans un grand sanctuaire marial. Un pèlerinage local y sera organisé et les fidèles du monde entier sont invités à s’y associer en réalisant les actes demandés depuis leur lieu d’habitation en union avec le sanctuaire. Douze sanctuaires ont ainsi été choisis en lien avec douze mystères du Rosaire. En ce premier samedi du mois de janvier 2025, la méditation porte sur l’Annonciation et l’évènement a lieu au sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe, au Mexique, où la Vierge est apparue enceinte.

Source : ALETEIA, le 3 janvier 2024

04.01.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Angèle de Foligno

Ste Angèle de Foligno

MYSTIQUE († 1309)

Ste Angèle (Angela) de Foligno

Grande mystique médiévale

Angèle (Angela) naît à Foligno, à trois lieues d’Assise, aux alentours de 1248. Mariée fort jeune, elle ne prit point au sérieux ses devoirs d’épouse et de mère, et elle connut trop, avec les plaisirs du monde, ses excès et ses désordres.

Plusieurs événements, comme le violent tremblement de terre de 1279, un ouragan, l’antique guerre contre Pérouse et ses dures conséquences, ont une influence sur la vie d’Angèle, qui prend progressivement conscience de ses péchés, jusqu’à accomplir un pas décisif : elle invoque saint François, qui lui apparaît en vision, pour lui demander conseil en vue d’une bonne confession générale à accomplir : nous sommes en 1285, Angèle se confesse à un frère à San Feliciano. 

Trois ans plus tard, la voie de la conversion prend un nouveau tournant : la dissolution des liens affectifs, étant donné qu’en quelques mois, à la mort de sa mère suit celle de son mari et de tous ses enfants. Elle vend alors ses biens et, en 1291, rejoint le Tiers-Ordre de saint François. 

Sa vie dès lors fut remplie de sacrifices et d’austérités. Un jour qu’elle était tentée de découragement : « Quand il serait vrai, Seigneur, dit-elle, que vous m’auriez condamnée à l’enfer que je mérite, je ne cesserais de faire pénitence et de demeurer, s’il vous plaît, à votre service. » 

Sa grande grâce fut l’amour de Jésus crucifié. La contemplation des souffrances du Sauveur lui devint si familière, que la vue d’un crucifix provoquait spontanément chez elle des torrents de larmes : « Quand je méditais sur la Passion, dit-elle, je souffrais le supplice de la compassion ; j’éprouvais dans les os et les jointures une douleur épouvantable et une sensation comme si j’avais été transpercée corps et âme. »

Cette grande mystique ne fut pas moins admirable par ses visions, ses écrits et ses extases que par ses vertus. Elle meurt à Foligno le 4 janvier 1309.

Elle a été béatifiée le 11 juillet 1701 par le pape Clément IX et canonisée par le pape François le 9 octobre 2013 (canonisation équipollente). La canonisation équipollente signifie que le Pape étend d’autorité à toute l’Église le culte, à travers l’inscription de sa fête, avec messe et office, dans le Calendrier de l’Église universelle.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> Sainte Angèle de Foligno

Sainte Angèle de Foligno priez pour nous !