01.02.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,35-41. 

Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.


Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »


Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Les Discours sur les psaumes, Ps 54,10 ; CCL 39, 664

« Il interpella le vent avec vivacité et dit à la mer : ‘ Silence, tais-toi ‘ »

      Tu es en mer et c’est la tempête. Il ne te reste qu’à crier : « Seigneur, sauve-moi ! » (Mt 14,30) Qu’il te tende la main, celui qui marche sur les flots sans crainte, qu’il soulève ta peur, qu’il fixe en lui-même ton assurance, qu’il parle à ton cœur et qu’il te dise : « Pense à ce que j’ai supporté. Tu as à souffrir d’un mauvais frère, d’un ennemi du dehors ? N’ai-je pas eu les miens ? Au dehors ceux qui grinçaient des dents, au-dedans ce disciple qui me trahissait ».       C’est vrai, la tempête fait rage. Mais le Christ nous sauve « de la petitesse d’âme et de la tempête » (Ps 54,9 LXX). Ton navire est secoué ? C’est peut-être parce qu’en toi le Christ dort. Sur une mer furieuse, la barque où naviguaient les disciples était secouée, et cependant le Christ dormait. Mais le moment est venu enfin où ces hommes ont réalisé qu’ils avaient avec eux le maître et le créateur des vents. Ils se sont approchés du Christ, ils l’ont éveillé : le Christ a commandé aux vents et il s’est fait un grand calme.       Ton cœur se trouble à juste titre, si tu as oublié celui en qui tu as cru ; et ta souffrance devient insupportable si tout ce que le Christ à souffert pour toi reste loin de ton esprit. Si tu ne penses pas au Christ, il dort. Réveille le Christ, fais appel à ta foi. Car le Christ dort en toi si tu as oublié sa Passion ; et si tu te souviens de sa Passion, en toi le Christ veille. Quand tu auras considéré de tout ton cœur ce que le Christ a souffert, ne supporteras-tu pas tes peines à ton tour avec fermeté ? Et avec joie, peut-être, tu te trouveras par la souffrance un peu semblable à ton Roi. Oui, lorsque ces pensées commenceront à te consoler, à te donner de la joie, sache que c’est le Christ qui s’est levé et qui a commandé aux vents ; de là le calme qui s’est fait en toi. « J’attendais, dit un psaume, celui qui me sauverait de la petitesse d’âme et de la tempête ».

LECTURES :

Lettre aux Hébreux 11,1-2.8-19. 

Frères, la foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas.
Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens, c’est à cause de leur foi.
Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait.
Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré dans la Terre promise, comme en terre étrangère ; il vivait sous la tente, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers de la même promesse,
car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations, la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte.
Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.
C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, a pu naître une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, une multitude innombrable.
C’est dans la foi, sans avoir connu la réalisation des promesses, qu’ils sont tous morts ; mais ils l’avaient vue et saluée de loin, affirmant que, sur la terre, ils étaient des étrangers et des voyageurs.
Or, parler ainsi, c’est montrer clairement qu’on est à la recherche d’une patrie.
S’ils avaient songé à celle qu’ils avaient quittée, ils auraient eu la possibilité d’y revenir.
En fait, ils aspiraient à une patrie meilleure, celle des cieux. Aussi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, puisqu’il leur a préparé une ville.
Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve, Abraham offrit Isaac en sacrifice. Et il offrait le fils unique, alors qu’il avait reçu les promesses
et entendu cette parole : ‘C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.’
Il pensait en effet que Dieu est capable même de ressusciter les morts ; c’est pourquoi son fils lui fut rendu : il y a là une préfiguration.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,69-70.71-72.73-75. 

R/ Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité son peuple (Lc 1, 68)

Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,
comme il l’avait dit par la bouche des saints, 
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

salut qui nous arrache à l’ennemi, 
à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu’il montre envers nos pères, 
mémoire de son alliance sainte,

serment juré à notre père Abraham 
de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis,
nous le servions dans la justice et la sainteté, 
en sa présence, tout au long de nos jours.

Dans cette célèbre vision Don Bosco voit les Trois Blancheurs (1)

Illustration
© Shutterstock/Osipov Art

Dans cette célèbre vision Don Bosco voit les Trois Blancheurs (1)

« J’ai vu une grande bataille sur la mer : le navire de Pierre, piloté par le Pape et escorté de liteaux de moindre importance, devait soutenir l’assaut de beaucoup d’autres bâtiments qui lui livraient bataille. Le vent contraire et la mer agitée semblaient favoriser les ennemis.


Mais au milieu de la mer, j’ai vu émerger deux colonnes très hautes : sur la première, une grande Hostie – l’Eucharistie- avec l’inscription : “Salut des croyants, et sur l’autre (plus basse), sur laquelle figure un chapelet, une statue de la Vierge Immaculée avec un écriteau : Auxiliura christianorum (“Secours des Chrétiens).

Le navire du Pape n’avait aucun moyen humain de défense. C’était une sorte de souffle, qui provenait de ces deux colonnes, qui défendait le navire et réparait aussitôt tous les dégâts. (…) Une première fois, le pape est gravement blessé, mais ensuite il se relève ; puis une seconde fois… et cette fois il meurt tandis que les ennemis exultent.


Le nouveau pape, élu immédiatement après, reprend la barre et réussit à atteindre les deux colonnes, y accrochant avec deux chaînes le navire, qui est sauvé, tandis que les bateaux ennemis fuient, se détruisent réciproquement, et coulent. »

Le célèbre songe prophétique de Don Bosco (30 mai 1862)

www.apotres.amour.free.fr

(1) Les Trois Blancheurs : l’Eucharistie, Marie et le Pape

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

31.01.2025 – SAINT DU JOUR

St Jean Bosco

St Jean Bosco

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1888)

Saint Jean (Giovanni) Bosco
Fondateur de la 

« Congrégation salésienne (SDB) » 

et de l’Institut des 

« Filles de Marie-Auxiliatrice (FMA) » 

Jean (Giovanni) Bosco naît le 16 août 1815 aux Becchi, groupe de petites fermes du hameau de Castelnuovo d’Asti (maintenant Castelnuovo Don Bosco), au Piemont. 

Ses parents étaient de pauvres paysans ; mais sa mère, demeurée veuve avec trois enfants, était une sainte femme. Le caractère jovial de Jean lui donnait une grande influence sur les enfants de son âge. Il les attirait par ses manières aimables et il entremêlait avec eux les divertissements et la prière. Doué d’une mémoire extraordinaire, il se plaisait à leur répéter les sermons qu’il avait entendus à l’église. C’étaient là les premiers signes de sa vocation apostolique. Son cœur, soutenu par celui de sa mère et d’un bon vieux prêtre, aspirait au sacerdoce. La pauvreté, en l’obligeant au travail manuel, semblait lui interdire l’étude. Mais, par la grâce de Dieu, son courage et sa vive intelligence surmontèrent tous les obstacles. 

En 1835, il était admis au grand séminaire. « Jean, lui dit sa mère, souviens-toi que ce qui honore un clerc, ce n’est pas l’habit, mais la vertu. Quand tu es venu au monde je t’ai consacré à la Madone ; au début de tes études je t’ai recommandé d’être son enfant ; sois à elle plus que jamais, et fais-la aimer autour de toi. » 

Au grand séminaire, comme au village et au collège, Jean Bosco préludait à sa mission d’apôtre de la jeunesse et donnait à ses condisciples l’exemple du travail et de la vertu dans la joie. 

Prêtre le 5 juin 1841, il vint à Turin. Ému par le spectacle des misères corporelles et spirituelles de la jeunesse abandonnée, il réunit, le dimanche, quelques vagabonds qu’il instruisait, moralisait, faisait prier, tout en leur procurant d’honnêtes distractions. Mais cette œuvre du dimanche ne suffisait pas à entretenir la vie chrétienne, ni même la vie corporelle, de ces pauvres enfants.

Jean Bosco, bien que dépourvu de toute ressource, entreprit donc d’ouvrir un asile aux plus déshérités. Il acheta pour 30.000 francs une maison payable dans la quinzaine. « Comment ! lui dit sa mère devenue son auxiliaire, mais tu n’as pas un sou vaillant ! » – « Voyons ! reprit le fils, si vous aviez de l’argent, m’en donneriez-vous ? Eh bien, mère, croyez-vous que la Providence, qui est infiniment riche, soit moins bonne que vous ? » 

Voilà le trésor divin de foi, d’espérance et de charité dans lequel Jean Bosco, malgré toutes les difficultés humaines, ne cessa de puiser, pour établir ses deux Sociétés Salésiennes de religieux (SDB 1859) et de religieuses (FMA 1872), avec des établissements charitables multipliés aujourd’hui dans le monde entier.

Don Bosco, épuisé par le travail, rejoint la Maison du Père le 31 janvier 1888 ; il laisse, à son successeur don Michele Rua (béatifié le 29 octobre 1972), 773 Salésiens et 393 Filles de Marie-Auxiliatrice.

Giovanni Bosco fut béatifié le 2 juin 1929 et canonisé le 1er avril 1934, dimanche de Pâques, par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).  

Pour un approfondissement biographique : >>> SDB.ORG

Saint Jean (Giovanni) Bosco priez pour nous !

31.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,26-34. 

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence :
nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.

Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »


Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »


Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.
Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Vincent de Paul (1581-1660)

prêtre, fondateur de communautés religieuses

Entretiens ; avis à A. Durand, 1656 (Seuil 1960, p. 320)

« A quoi pouvons-nous comparer le Règne de Dieu ? »

      N’ayez point la passion de paraître supérieur, ni le maître. Je ne suis pas de l’avis d’une personne qui me disait, ces jours passés, que, pour bien conduire et maintenir son autorité, il fallait faire voir que l’on était le supérieur. Ô mon Dieu ! Notre Seigneur Jésus Christ n’a point parlé ainsi ; il nous a enseigné tout le contraire de parole et d’exemple, nous disant que lui-même était venu, non pour être servi, mais pour servir les autres, et que celui qui veut être le maître doit être le serviteur de tous (Mc 10,44-45)…       Pour cela, donnez-vous à Dieu, afin de parler dans l’esprit humble de Jésus Christ, avouant que votre doctrine n’est pas vôtre, ni de vous, mais de l’Évangile. Imitez surtout la simplicité des paroles et des comparaisons que Notre Seigneur fait dans l’Écriture Sainte, parlant au peuple. Hélas, quelles merveilles ne pouvait-il pas enseigner au peuple ! Que de secrets n’eût-il pas pu découvrir de la Divinité et de ses admirables perfections, lui qui était la Sagesse éternelle de son Père ! Cependant, vous voyez comme il parle intelligiblement, et comment il se sert de comparaisons familières, d’un laboureur, d’un vigneron, d’un champ, d’une vigne, d’un grain de moutarde. Voilà comme il faut que vous parliez, si vous voulez vous faire entendre au peuple, à qui vous annoncerez la parole de Dieu.       Une autre chose à laquelle vous devez faire une attention toute particulière, c’est d’avoir une grande dépendance de la conduite du Fils de Dieu ; je veux dire que, quand il vous faudra agir, vous fassiez cette réflexion : « Cela est-il conforme aux maximes du Fils de Dieu ? » Si vous trouvez que cela soit, dites : « À la bonne heure, faisons » ; si au contraire, dites : « Je n’en ferai rien. » De plus, quand il sera question de faire quelque bonne œuvre, dites au Fils de Dieu : « Seigneur, si vous étiez à ma place, comment feriez-vous en cette occasion ? comment instruiriez-vous ce peuple ? comment consoleriez-vous ce malade d’esprit ou de corps ? »… Cherchons à faire que Jésus Christ règne en nous.

LECTURES :

Lettre aux Hébreux 10,32-39. 

Frères, souvenez-vous de ces premiers jours où vous veniez de recevoir la lumière du Christ : vous avez soutenu alors le dur combat des souffrances,
tantôt donnés en spectacle sous les insultes et les brimades, tantôt solidaires de ceux qu’on traitait ainsi.
En effet, vous avez montré de la compassion à ceux qui étaient en prison ; vous avez accepté avec joie qu’on vous arrache vos biens, car vous étiez sûrs de posséder un bien encore meilleur, et permanent.
Ne perdez pas votre assurance ; grâce à elle, vous serez largement récompensés.
Car l’endurance vous est nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu et obtenir ainsi la réalisation des promesses.


En effet, encore un peu, très peu de temps, et celui qui doit venir arrivera, il ne tardera pas.
Celui qui est juste à mes yeux par la foi vivra ; mais s’il abandonne, je ne trouve plus mon bonheur en lui.
Or nous ne sommes pas, nous, de ceux qui abandonnent et vont à leur perte, mais de ceux qui ont la foi et sauvegardent leur âme.

Psaume 37(36),3-4.5-6.23-24.39-40ac

R/ Le salut des justes vient du Seigneur. (Ps 36, 39a)

Fais confiance au Seigneur, agis bien, 
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur : 
il comblera les désirs de ton cœur.

Dirige ton chemin vers le Seigneur, 
fais-lui confiance, et lui, il agira.
Il fera lever comme le jour ta justice, 
et ton droit comme le plein midi.

Quand le Seigneur conduit les pas de l’homme, 
ils sont fermes et sa marche lui plaît.
S’il trébuche, il ne tombe pas 
car le Seigneur le soutient de sa main.

Le Seigneur est le salut pour les justes, 
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.