Sur la Croix, le Christ offre sa Mère comme Mère de toute l’humanité

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Sur la Croix, le Christ offre sa Mère comme Mère de toute l’humanité

« En affirmant que Marie est “notre mère selon l’ordre de la grâce” , le Concile [Vatican II] souligne que sa maternité spirituelle ne se limite pas aux seuls disciples, comme si les paroles prononcées par Jésus sur le Calvaire : “Femme, voici ton fils” (Jn 19, 26), exigeaient une interprétation restrictive. En effet, par ces paroles, le Crucifié a établi une relation intime entre Marie et son disciple bien-aimé, une figure typologique de portée universelle, dans l’intention d’offrir sa Mère comme Mère à toute l’humanité ».

Ces paroles ont été prononcées par le pape saint Jean-Paul II lors de l’audience générale du Saint-Père, le mercredi 24 septembre 1997. Ils nous rappellent l’universalité de la maternité de Marie, qui s’est manifestée de manière éclatante aux yeux du monde entier le 7 décembre 2024, lors de la magnifique cérémonie célébrant la réouverture de l’emblématique et magnifique cathédrale Notre-Dame de Paris, un monument sacré qui a failli être détruit par un incendie en 2019. Les nombreux dignitaires qui assistaient à sa réouverture présentaient une assemblée pour le moins éclectique sur le plan politique, idéologique et théologique. Les participants venaient de différents pays, groupes ethniques, organisations et partis politiques et de traditions religieuses différentes. En toute probabilité, il y avait même des personnes qui n’avaient aucune foi religieuse et dont l’appréciation de Notre-Dame se limitait à sa beauté artistique et architecturale.

Marie a rassemblé toutes ces personnes uniques et diverses en un seul lieu, dans un but commun, dans une atmosphère de paix et de vérité. C’est ce que font toutes les bonnes mères : elles rassemblent leurs enfants, dans l’intention de favoriser des relations saines et pacifiques entre eux. Notre Mère céleste le fait depuis des années dans des lieux comme Fatima, au Portugal, où elle est apparue à trois petits pastoureaux en 1917.

La Providence a certainement voulu qu’en 1917, Marie apparaisse dans un lieu qui porte le nom d’une musulmane convertie à la foi catholique : une femme qui, à la naissance, avait été nommée d’après la fille de Mahomet. C’est pourquoi de nombreux musulmans se rendent chaque année en pèlerinage au sanctuaire catholique de Marie à Fatima, au Portugal.

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

09.03.2025 – SAINTE DU JOUR

Sainte Françoise Romaine
Religieuse et fondatrice († 1440)

Francesca Bussa de Leoni (ou sainte Françoise dite Françoise Romaine ou Françoise de Rome) naît à Rome en 1384, d’une famille très ancienne et non moins illustre. Son enfance, passée dans le recueillement et dans l’union avec Dieu, l’avait disposée à se consacrer à Jésus-Christ ; mais à l’âge de treize ans, parce qu’elle appartenait à la noblesse romaine, elle fut mariée à Lorenzo de Ponziani. Tous deux formèrent un ménage uni, paisible et heureux.

Sa maison fut l’école de toutes les vertus chrétiennes. Aimable pour tous, on ne sait laquelle fut la plus parfaite, de l’épouse, de la mère, de la maîtresse de maison. Les obligations de son état n’étaient jamais sacrifiées au bonheur de prier Dieu, et elle en reçut la récompense ; car, un jour qu’elle avait été obligée de s’interrompre quatre fois pendant la récitation du même verset de son office, elle retrouva le verset écrit en lettres d’or. 

Elle obtint de son mari, au bout de quelques années de mariage, de vivre en sa maison comme une véritable religieuse. Plus tard, son mari étant mort, elle put rejoindre les Sœurs Oblates, qu’elle avait fondées, et avec qui elle avait vécu jusque là en communauté d’œuvres et de prières. 

Parmi toutes les choses étonnantes de sa vie, on peut signaler surtout la présence ordinaire et visible de son ange gardien, et les luttes terribles qu’elle eut à soutenir contre le démon. Outre son ange gardien, Dieu lui avait donné un ange chargé de la punir ; cet ange était sévère ; car, à la moindre faute, il la frappait, même en public. L’ange restait invisible, mais les coups étaient entendus de tous. Ainsi, quelques personnes tenant un jour devant elle une conversation frivole, Dieu inspira à la sainte de les interrompre, et comme elle hésitait, elle reçut sur la joue un rude soufflet. Souvent, alors qu’elle était à genoux devant une statue de la Sainte Vierge, son ange s’approchait et continuait avec elle la prière. 

On représente généralement sainte Françoise avec un ange à côté d’elle. Plus d’une fois l’ange dévoué eut à chasser les démons, qui ne cessaient de harceler la servante de Dieu. Une nuit, pendant qu’elle priait, le diable la prit par les cheveux, et, la portant sur la terrasse de la maison, la suspendit au-dessus de la rue ; mais Dieu la remit en sûreté dans sa cellule. 

D’autres fois, elle était traînée violemment ; l’ennemi du salut prenait toutes les formes pour la tromper ou l’épouvanter ; le calme de Françoise excitait son dépit et le mettait en fuite.

Elle meurt le 9 mars 1440 en soignant son fils Jean-Baptiste, ses dernières paroles furent : « Le ciel s’ouvre, les anges descendent, l’archange a fini sa tâche, il est debout devant moi et me fait signe de le suivre ».

Françoise Romaine a été canonisée, le 29 mai 1608, par le pape Paul V (Camillo Borghese, 1605-1621).

Sainte Françoise Romaine priez pour nous !

09.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,1-13. 

En ce temps-là, après son baptême, Jésus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert
où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim.
Le diable lui dit alors : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. »
Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain. »


Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre.
Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux.
Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. »
Jésus lui répondit : « Il est écrit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte. »


Puis le diable le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ;
car il est écrit : Il donnera pour toi, à ses anges, l’ordre de te garder ;
et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus lui fit cette réponse : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »


Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968)

capucin

Chapitre II, n°18-24 (Paroles de Padre Pio, trad. F. Leroy ; Éd. Salvator, 2019 ; p. 44-49)

Vaincre la puissance des ténèbres grâce à la victoire de Jésus

Quand, Jésus me consumera-t-il tout entier dans son amour ? Quand pourrai-je être tout entier consumé par les flammes divines ? Quand pourrai-je m’unir étroitement à lui pour pouvoir chanter un cantique tout nouveau, le cantique de la victoire ? Quand finira cette lutte intestine entre Satan et la pauvre âme, qui veut être toute à son Époux céleste ? La faiblesse de mon être me fait craindre et me donne des sueurs froides. (…) Que soit béni Dieu le Très-Haut qui ne m’abandonne jamais complètement entre les mains de la puissance des ténèbres ! Alors que la bataille semblait toucher à sa fin en faveur des adversaires, voici qu’avec sollicitude accourt le Seigneur, qu’il les met en déroute et les réduit tous à l’impuissance. Que vive à jamais la miséricorde divine ! Comme Jésus est bon pour ses créatures ! Que de victoires a dénombrées son serviteur, toutes grâce à son aide très puissante ! Jésus a voulu faire de moi un exemple de grâce et me proposer en exemple à tous les pécheurs, afin qu’ils ne désespèrent pas de leur salut.

LECTURES :

Livre du Deutéronome 26,4-10. 

Moïse disait au peuple :
Lorsque tu présenteras les prémices de tes récoltes, le prêtre recevra de tes mains la corbeille et la déposera devant l’autel du Seigneur ton Dieu.
Tu prononceras ces paroles devant le Seigneur ton Dieu : « Mon père était un Araméen nomade, qui descendit en Égypte : il y vécut en immigré avec son petit clan. C’est là qu’il est devenu une grande nation, puissante et nombreuse.
Les Égyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ; ils nous ont imposé un dur esclavage.
Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix, il a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression.
Le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte à main forte et à bras étendu, par des actions terrifiantes, des signes et des prodiges.
Il nous a conduits dans ce lieu et nous a donné ce pays, un pays ruisselant de lait et de miel.
Et maintenant voici que j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné, Seigneur. » Ensuite tu les déposeras devant le Seigneur ton Dieu et tu te prosterneras devant lui.

Psaume 91(90),1-2.10-11.12-13.14-15ab. 

Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut 
et repose à l’ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : « Mon refuge, 
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

Le malheur ne pourra te toucher, 
ni le danger, approcher de ta demeure :
il donne mission à ses anges 
de te garder sur tous tes chemins.

Ils te porteront sur leurs mains 
pour que ton pied ne heurte les pierres ;
tu marcheras sur la vipère et le scorpion, 
tu écraseras le lion et le Dragon.

« Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre ; 
je le défends, car il connaît mon nom.
Il m’appelle, et moi, je lui réponds ;
je suis avec lui dans son épreuve. »

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 10,8-13. 

Frères, que dit l’Écriture ? ‘Tout près de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur’. Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons.
En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.
Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut.
En effet, l’Écriture dit : ‘Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas la honte’.
Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent.
En effet, ‘quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé’.

Sanctuaire de Fatima – « Le tourisme est un moyen efficace de construire la paix »

« Le tourisme est un moyen efficace de construire la paix »

Lors d’une réunion réunissant, à Fátima, des opérateurs touristiques nationaux et internationaux, le recteur du sanctuaire a présenté Cova da Iria comme un lieu « qui favorise une fraternité humaine efficace ».

 

Le recteur du Sanctuaire de Fatima a participé, dans la matinée de ce jeudi 6 mars, au XIIe Atelier international sur le tourisme religieux, qui, ces jours-ci, rassemble plus de cinq cents participants, principalement des voyagistes internationaux et nationaux et des entrepreneurs hôteliers, au Centre pastoral de Paul VI, à Fatima.

Lors de la séance d’ouverture, le père Carlos Cabecinhas a souligné la longévité de l’initiative comme le signe « le plus éloquent » de son importance, soulignant cependant la complexité du scénario du monde globalisé dans lequel nous vivons, caractérisé par des « tendances isolationnistes de plus en plus évidentes ».

Le recteur du Sanctuaire de Fatima a également participé à une conférence interreligieuse sur le thème « Le tourisme religieux comme voie de paix et de fraternité humaine », en tant que représentant de l’Église catholique, lors d’une table ronde où il était accompagné de représentants du judaïsme, de l’islam, de l’hindouisme et de l’Église évangélique.

Dans l’intervention qu’il a partagée dans ce débat, le père Carlos Cabecinhas a commencé par établir un lien entre le pèlerinage, présent dans la tradition chrétienne depuis les premiers siècles, et le tourisme religieux, soulignant l’essence de la rencontre que les deux partagent. Pour ensuite percever le tourisme religieux comme un « espace décisif de rencontre » et une occasion de « surmontre les préjugés ».

« Comme le pèlerinage était et est un chemin vers la paix, le tourisme est également un moyen efficace de construire la paix de nos jours », a déclaré le recteur du sanctuaire de Fatima, en présentant l’attitude de dialogue interreligieux adoptée par l’Église catholique, depuis le Concile Vatican II, comme un exemple de ce chemin de rencontre entre les religions.

Rappelant l’insistance du pape François sur le dialogue interreligieux, sur la voie de la paix, le père Carlos Cabecinhas a souligné le tourisme religieux comme un moyen de réaliser ce même objectif.

« La rencontre de croyants de différentes religions et la connaissance mutuelle, que le tourisme offre, enseignent à respecter la spécificité de chacun, sans syncrétisme ni prosélytisme », a résumé le responsable, en présentant Fatima et son sanctuaire comme un lieu qui abrite un message de paix et un espace de rencontre religieuse qui favorise la fraternité humaine.

Le XIIe Atelier international sur le tourisme religieux réunit, ce matin, à Fátima et à Guarda, des voyagistes, des entrepreneurs et des experts pour débattre de l’importance du tourisme religieux. Organisé par l’ACISO en collaboration avec les municipalités d’Ourém et de Guarda, l’événement favorise les contacts entre les voyagistes, renforçant la pertinence du tourisme religieux dans le contexte du secteur touristique mondial.

Source: SANCTUAIRE DE FATIMA, le 6 mars 2025

L’expérience du Carême au Sanctuaire invite à la réflexion et à la prière

L’expérience du Carême au Sanctuaire invite à la réflexion et à la prière

Le sanctuaire de Fatima propose un programme spécifique pour le chemin de Pâques.

 

Aujourd’hui commence le Carême, un temps consacré à la préparation spirituelle et à la conversion, avec l’horizon de la célébration de Pâques. Pour l’expérience la plus profonde de cette période, le Sanctuaire de Fatima offre, comme le veut la tradition, un programme spécifique.

En ce mercredi des Cendres qui marque le début du carême, le rite d’imposition des cendres est accompli dans toutes les messes officielles du Sanctuaire.

Pendant les 40 jours restants qui composent la période de Carême, du 5 mars au 17 avril, le Chemin de sacrement est prié, à 14h00, dans la Colonnade le vendredi, et dans l’enceinte de prière le dimanche. Pour les pèlerins qui suivent le Sanctuaire de Fatima à partir des réseaux sociaux, il est prévu de diffuser cette prière méditative depuis l’environnement du Chemin des Sacres sur le Chemin des Bergers, le vendredi à 15h00.

Pour la deuxième semaine du Carême, le Sanctuaire de Fatima propose une retraite de Carême, qui mettra au défi de prier la vie comme un chemin pascal vers l’horizon de l’espoir. La réunion aura lieu le week-end du 14 au 16 mars, à la Casa de Retiros de Nossa Senhora do Carmo, et sera dirigée par le père Ronaldo Araújo, aumônier du Sanctuaire de Fatima. La participation nécessite une inscription ICI.

Au point culminant de cette période de préparation pour Pâques, la Semaine Sainte au Sanctuaire de Fatima offre également un programme intense, qui commence par la célébration du Dimanche des Rameaux, le 5 avril, qui commence par la récitation du chapelet, à 10h00, dans la Chapelle des Apparitions, suivie de la bénédiction des branches et de la procession jusqu’à l’autel de l’enceinte de prière, où la messe de ce jour sera célébrée.

Le Triduum Pascal (trois jours précédant Pâques) commence par la messe du Soin du Soieur, à 18h00, dans la Basilique de la Sainte Trinité. Ce jour-là, à 23h00, dans la chapelle de la mort de Jésus, l’agonie du Seigneur est méditée. Le Vendredi saint, les célébrations commencent à 00h00, à la chapelle des apparitions, avec le chemin des sacrés sur le chemin des petits bergers. À 15h00, dans la Basilique de la Sainte Trinité, la Passion du Seigneur est célébrée.

La prière, la pénitence et la charité sont indiquées comme un moyen de vivre le Carême

Lors de la messe du mercredi des Cendres, célébrée ce matin dans la basilique de Notre-Dame du Rosaire de Fatima, le recteur du sanctuaire de Fatima a souligné l’importance de reconnaître la nécessité du changement et de faire confiance à la miséricorde de Dieu, en cette période de Carême.

« La première étape à franchir dans cette marche du Carême est de reconnaître que nous avons besoin de conversion. C’est le sens de l’imposition des cendres que nous allons faire : nous amener à intérioriser le besoin que chacun de nous a de conversion », a commencé par expliquer le président de la célébration.

Pour mieux vivre cette période de préparation « favorable à la conversion », le père Carlos Cabecinhas a ensuite indiqué, à partir de l’Évangile, trois voies fondamentales : la prière, qui renforce la relation avec Dieu et offre la force pour la conversion, la pénitence, non seulement de la nourriture, mais surtout du péché ; et la charité, dans l’attention aux autres.

« Il ne peut y avoir de conversion sincère, sans cette dimension de la charité, vécue concrètement », a conclu le président de la célébration, en présentant le message de Fatima, l’exemple de vie des Saints Bergers comme source d’inspiration pour l’expérience idéale de ce temps de Carême.

« Chez les petits bergers, nous trouvons le témoignage de la place centrale donnée à la prière ; les sacrifices faits par amour et qu’ils offraient en réparation à Dieu et pour la conversion des pécheurs ; dans leurs vies, nous découvrons l’attention concrète aux plus pauvres, avec qui ils partageaient ce qu’ils avaient, et à ceux qui, dans la souffrance, demandaient leur intercession et leur prière », a rappelé le recteur du Sanctuaire de Fatima.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 5 mars 2025

Le Pape encourage à promouvoir «la culture de la vie»

Messe dans la basilique vaticane pour le 50e anniversaire de la fondation du Mouvement pour la vie.  (VATICAN MEDIA Divisione Foto)

Le Pape encourage à promouvoir «la culture de la vie»

Dans un message du Pape, lu par le Secrétaire d’État Pietro Parolin, à l’occasion du 50ème anniversaire du Mouvement pour la vie, François exhorte à «continuer à miser sur les femmes, sur leur capacité d’accueil, de générosité et de courage». Il invite à poursuivre la protection sociale de la maternité et à opter pour l’acceptation de la vie humaine à tous les stades.

Vatican News

Depuis l’hôpital Gemelli, où il est hospitalisé depuis le 14 février, le Pape François a envoyé un message aux pèlerins italiens du « Mouvement pour la Vie », à l’occasion du 50ème anniversaire de sa fondation. Le message, daté du 5 mars dernier, a été lu par le Secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, lors d’une messe célébrée dans la basilique Saint-Pierre à Rome. 

Avant la lecture du message du Pape François, le cardinal Parolin a fait part de son regret «que vous ne puissiez pas rencontrer le Saint-Père François comme cela était prévu. Cependant, nous nous sentons profondément unis à lui et nous prions pour sa santé». Le Secrétaire d’État du Saint-Siège s’est ensuite attelé à transmettre le message du Saint-Père qui reconnaît «la valeur du service que vous rendez à l’Église et à la société». Avec la solidarité concrète, vécue dans le style de la proximité avec les mères en difficulté à cause d’une grossesse difficile ou inattendue, «vous promouvez la culture de la vie au sens large», avec «franchise, amour et ténacité, en gardant la vérité étroitement unie à la charité envers tous», souligne François.

“Vous êtes guidés en cela par les exemples et les enseignements de Carlo Casini, qui a fait du service de la vie le centre de son apostolat laïc et de son engagement politique.”

Le cardinal Pietro Parolin célébrant la messe

Au service de la vie humaine 

L’évêque de Rome encourage le mouvement à poursuivre la protection sociale de la maternité et l’acceptation de la vie humaine à tous les stades. Au cours de ce demi-siècle, «alors que certains préjugés idéologiques ont diminué et que la sensibilité à la protection de la création s’est accrue chez les jeunes, la culture du rejet s’est malheureusement répandue». C’est pourquoi, poursuit le Pape dans son message, «on a toujours besoin, et plus que jamais, de personnes de tous âges qui se consacrent concrètement au service de la vie humaine, surtout lorsqu’elle est la plus fragile et la plus vulnérable, parce qu’elle est sacrée, créée par Dieu pour un destin grand et beau», et «qu’une société juste ne se construit pas en éliminant les enfants à naître non désirés, les personnes âgées qui ne sont plus autonomes, ou les malades incurables».

Une femme tenant un enfant lors de la célébration eucharistique
Une femme tenant un enfant lors de la célébration eucharistique

Soutenir les femmes 

Dans la société actuelle «structurée sur les catégories de la possession, de l’action, de la production et du paraître», «votre engagement, en harmonie avec celui de toute l’Église, indique une autre projection, qui place au centre la dignité de la personne et privilégie les plus faibles», rappelle-t-il. Le Pape invite à miser sur les femmes, sur leur capacité d’accueil, de générosité et de courage. «Les femmes doivent pouvoir compter sur le soutien de toute la communauté civile et ecclésiale, et les Centres d’aide à la vie peuvent devenir un point de référence pour tous».

“Je vous remercie pour les pages d’espérance et de tendresse que vous contribuez à écrire dans le livre de l’histoire et qui restent indélébiles : elles portent et porteront beaucoup de fruits.”

Le Souverain pontife conclu son message en confiant à «chacun de vous, vos groupes et votre engagement à l’intercession de Sainte Thérèse de Calcutta, présidente spirituelle des Mouvements pour la Vie dans le monde».

Messe en la basilique Saint-Pierre de Rome, à l'occasion du du 50ème anniversaire du Mouvement pour la vie
Messe en la basilique Saint-Pierre de Rome, à l’occasion du du 50ème anniversaire du Mouvement pour la vie

Source : VATICANNEWS, le 8 mars 2025

Père Pasolini: le Pape « avec nous » même s’il est absent 

Père Roberto Pasolini pendant les méditations de l’Avent avec la Curie romaine.   (VATICAN MEDIA Divisione Foto)

Père Pasolini: le Pape « avec nous » même s’il est absent 

Le prédicateur de la Maison pontificale dévoile le thème des Exercices spirituels de Carême au Vatican: «L’espérance de la vie éternelle». «Dans une époque si centrée sur le matérialisme, une grande nostalgie de l’éternité est en train de revenir» a-t-il déclaré. Le père Pasolini a également souligné que l’absence du Pape François, toujours à l’hôpital Gemelli, était un témoignage qui «accompagne tous ceux des personnes qui, en silence, vivent le mystère de la souffrance». 

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

«L’absence du Pape ne sera pas une absence totale, d’abord parce que nous nous rassemblerons dans la prière pour lui avec une plus grande intensité. Et ensuite parce que son absence-même sera une parole pour nous». Le père Roberto Pasolini, 53 ans, capucin, bibliste et prédicateur de la Maison pontificale depuis novembre 2024, s’apprête à prêcher à partir de dimanche 9 mars, et jusqu’au vendredi 14 mars, les Exercices spirituels de Carême dans la salle Paul VI du Vatican. Des Exercices spirituels qui se tiendront sans le Pape François, hospitalisé à l’hôpital Gemelli depuis le 14 février. «Sa souffrance est profondément évocatrice», a déclaré le père Pasolini aux médias du Vatican, c’est-à-dire qu’elle évoque la douleur de tant de personnes aujourd’hui victimes de la souffrance ou de la violence. «Avec le Saint-Père, nous ferons l’expérience d’une communion spirituelle».

Père Roberto Pasolini, expliquez-nous le sens du thème «L’espérance de la vie éternelle» choisi pour les Exercices Spirituels de ce Carême. Qu’est-ce qui est en est le cœur ?

Le cœur est certainement la vie éternelle, qui est aussi l’un des articles du Credo de Nicée, une formulation centrale de la foi pour nous chrétiens, dont le 1700e anniversaire tombe en cette année jubilaire. J’ai emprunté au Nouveau Testament l’expression « L’espérance de la vie éternelle », qui est en quelque sorte le cœur même de l’espérance chrétienne, c’est-à-dire le fait que la vie que Dieu nous a déjà donnée en ce monde est une bonne chose, quelque chose qui n’a pas seulement un sens dans le cadre de la vie terrestre, mais qui renvoie à une éternité dont nous avons déjà les signes et les présages pour pouvoir la saisir pleinement.

Lorsque nous pensons à la vie éternelle, nous pensons à la mort, comment l’espérance se rapporte-t-elle au sujet de la vie éternelle, qui est d’ailleurs décrite comme «une promesse»? 

Nous vivons dans ce monde et nous savons que nous avons devant nous un grand obstacle qui est précisément celui de la mort, liée à notre péché, comme nous le dit notre tradition spirituelle. La promesse que Dieu nous a faite en nous donnant la vie est que la mort n’aura pas le dernier mot, il n’y aurait pas de bonheur ni d’espérance possible pour nous si nous ne pouvions pas affronter cet obstacle si définitif, si grave, qu’est l’interruption de la vie. Bien sûr, la vie éternelle, pour être authentique, doit déjà manifester ses traits et sa qualité avant la mort, sinon nous risquons de n’être qu’une vague espérance pour ne pas craindre l’événement de la mort. C’était aussi l’objet de la prédication de Jésus: insister sur le fait que la vie éternelle commence déjà maintenant et que c’est Lui pour nous, le Christ.

Et comment faire passer ce message dans un monde comme celui d’aujourd’hui, où, outre la sécularisation prévaut parfois un sentiment d’indifférence, en particulier chez les jeunes?

Il est vrai qu’aujourd’hui, nous sommes très concentrés sur les «choses d’ici bas», pour reprendre le langage paulinien, et qu’il nous est donc difficile de «sortir et de voir les étoiles» qui nous dirigent ailleurs. Pourtant, dans une époque si centrée sur le matérialisme, sur tant de choses qui scintillent devant nos yeux, je crois qu’en réalité une grande nostalgie de l’éternité revient, au moins comme une qualité de vie, de beauté, d’humanité qui doit briller devant nos yeux dans ce monde. Alors, oui, ce monde a peut-être perdu de vue les réalités ultimes, ce qu’on appelle l’horizon eschatologique, mais il est extrêmement sensible à tout ce qui est humain et profondément humain. Et c’est là que nous, chrétiens, sommes invités, fortement invités, à faire rayonner la qualité d’une vie éternelle.

Quel sera le fil conducteur de votre prédication lors des Exercices spirituels?

Nous partirons des données quelque peu théologiques du Catéchisme sur la vie éternelle pour nous mettre dans le bain de la tradition. Ensuite, nous essaierons de conduire les participants aux Exercices sur un chemin plus biblique à travers les Écritures en écoutant ce qu’elles disent de la vie éternelle, précisément pour retrouver le sens de cette vie déjà dans l’horizon de la vie humaine, et ainsi «goûter» déjà les aspects de la vie éternelle que nous pouvons vivre et accueillir dès maintenant.

Les exercices de Carême se déroulent «en communion spirituelle» avec le Pape. Qu’est-ce que cela signifie?

Cela signifie que le Saint-Père ne pourra évidemment pas participer comme il l’aurait souhaité, en raison de sa maladie. Mais son absence ne sera pas totale, d’abord parce que nous penserons à lui et que nous nous réunirons autour de la Parole de Dieu dans la prière, de manière encore plus spéciale, avec plus d’intensité. Ensuite parce que son absence sera une parole pour nous.

Une absence de présence est donc aussi un témoignage…

Absolument. Son témoignage est accompagné de tous les témoignages des personnes qui, dans le silence, dans la clandestinité, dans toutes les parties du monde, vivent le même mystère de la souffrance, mais aussi du mal à cause des guerres, de la violence et de la mort. Il s’agit donc d’une souffrance profondément évocatrice, également parce que toutes ces personnes sont toujours dans les paroles, le cœur et les prières du Saint-Père.

En parlant toujours du Pape, y a-t-il un vœu que vous faites personnellement à François?

Le souhait que je fais personnellement au Saint-Père est de continuer, en ces heures, à faire ce qu’il a toujours fait, c’est-à-dire de rester devant nous en tant que pasteur universel de l’Église avec toute sa foi dans le Seigneur Jésus, dans sa Pâque et surtout dans son Évangile.

Source : VATICANNEWS, le 8 mars 2025

Légère et graduelle amélioration du Pape à l’hôpital Gemelli

Une religieuse prie devant l’hôpital Gemelli, où se trouve le Pape François depuis le 14 février.   (AFP or licensors)

Légère et graduelle amélioration du Pape à l’hôpital Gemelli

L’état clinique montre une bonne réponse à la thérapie, mais le pronostic reste réservé, annonce ce samedi soir la Salle de presse du Saint-Siège. Ce matin, François a prié dans sa chapelle privé et, l’après-midi, il a alterné repos et travail.

Vatican news

L’état de santé du Pape François, hospitalisé depuis trois semaines, est en légère amélioration annonce ce samedi soir 8 mars la Salle de presse du Saint-Siège. Si le pronostic reste réservé, les conditions cliniques témoignent d’une bonne réponse à la thérapie. Le Saint-Père n’a pas de fièvre. Les échanges d’oxygène se sont améliorés et les examens sanguins se révèlent être stables, précise le communiqué. 

«Ce matin, après avoir reçu l’Eucharistie, le Saint-Père s’est recueilli dans la chapelle de son appartement privé à l’hôpital Gemelli, tandis que l’après-midi il a alterné repos et activités de travail». 

Après une oxygénation à haut débit avec des canules nasales pendant la journée, le Saint-Père passe à une ventilation mécanique non invasive pendant la nuit.

Pas d’Angélus ce dimanche 9 mars

Le Pape suivra les exercices spirituels, qui commencent ce dimanche, en communion spirituelle avec la Curie romaine. 

La messe célébrée demain dimanche dans la basilique Saint-Pierre à l’occasion du Jubilé du Monde du Volontariat sera présidée par le cardinal Michael Czerny, préfet du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral. Pour le quatrième dimanche consécutif, le Souverain pontife ne présidera pas la prière de l’Angélus, mais sa méditation sera partagée.

Source : VATICANNEWS, le 8 mars 2025

Le cardinal You confie le Pape à l’intercession de la Vierge Marie

Le cardinal You confie le Pape à l’intercession de la Vierge Marie

Ce vendredi 7 mars place Saint-Pierre, nouvelle récitation du Chapelet pour la santé du Pape François. La prière mariale a été conduite par le cardinal coréen Lazare Heung-sik You, préfet du dicastère pour le Clergé. L’intercession de la Vierge Marie a été demandée par l’ensemble des fidèles réunis pour le rétablissement du Saint-Père, hospitalisé à la polyclinique Gemelli depuis le 14 février.

Vatican News 

«Frères et sœurs, ce soir encore, avec la récitation du chapelet, invoquons Marie, santé des malades, pour la santé du Saint-Père François». C’est l’invitation faite par le cardinal Lazare Heung-sik You, préfet du dicastère pour le Clergé, introduisant cette soirée du 7 mars, sur la place Saint-Pierre, la prière du Chapelet pour le Pape hospitalisé à la polyclinique Gemelli depuis le 14 février dernier. Les fidèles chrétiens ont encore prié fortement, comme tous les soirs, pour demander la grâce du rétablissement du Souverain pontife. Ce moment de prière est organisé par la Secrétairerie d’État et le diocèse de Rome.

Un moment de la récitation du Chapelet

Le cardinal You a souligné que la Vierge, qui a participé de manière unique au mystère de la Croix du Christ, est l’icône parfaite de la maternité de l’Église à laquelle tout baptisé doit correspondre. «Mère bienveillante, elle brille comme un signe d’espérance pour tous ceux qui invoquent son aide».

Le cardinal You en prière
Le cardinal You en prière 

Devant l’icône de «Marie Mère de l’Église» placée sur le parvis de la basilique vaticane, le cardinal a conduit la prière mariale en présence d’autres cardinaux, prêtres, religieux et religieuses de la Curie romaine et du diocèse de Rome, et de centaines de fidèles également rassemblés à la lueur des flambeaux pour confier le Successeur de Pierre à l’intercession de la Vierge. Après la méditation des Mystères douloureux, en ce premier vendredi de Carême, et la récitation du Salve Regina, après les Litanies de Lorette, le cardinal coréen a invoqué Dieu pour que, «persévérant dans la foi, nous puissions grandir dans l’amour et marcher ensemble vers le but de la bienheureuse espérance». Enfin, l’assemblée a entonné l’Oremus pro Pontifice, et cette prière a pris fin par une bénédiction.

Source : VATICANNEWS, le 8 mars 2025