Il est important que le prêtre aille au Christ par Marie
Joseph Martello, un séminariste ordonné diacre en vue du sacerdoce le 14 décembre 2024 à la cathédrale Saint-Louis de La Nouvelle-Orléans, a déclaré que son objectif en tant que diacre était d’imiter le Christ, le serviteur parfait.
Ayant grandi dans les quartiers chics de la Nouvelle-Orléans aux États-Unis au sein d’une famille catholique pratiquante et fervente, et ancien élève de l’école Holy Name of Jesus et du lycée De La Salle, Joseph Martello a eu très tôt le sentiment que la foi catholique dans laquelle il avait été élevé était vraie et importante.
M. Martello se prépare à recevoir le diaconat. Il explique vouloir modeler sa vie sur celle des apôtres de Jésus pour préparer son futur ministère de prêtre :
« Les apôtres ont suivi le Seigneur d’une manière très similaire à celle des prêtres, et je trouve très inspirant qu’ils aient donné toute leur vie au service de l l’Évangile », a-t-il déclaré, en mentionnant saint Pierre et saint Paul, qui, selon lui, aimaient particulièrement la Sainte Vierge Marie.
Il ajoute : « Il est important pour tout le monde, mais particulièrement pour les prêtres, de maintenir une dévotion à la Sainte Mère et d’amener les autres à savoir à quel point elle prend soin d’eux. »
M. Martello affirme que pour toute personne discernant la prêtrise et entrant au séminaire, la clé essentielle de ce cheminement est de demander à la Sainte Mère de l’aider à rencontrer le Christ, « il est important de rester proche du Christ dans la prière et l’adoration et de prier le rosaire », affirme-t-il.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Marie-Eugénie de Jésus, née Anne-Eugénie Milleret de Brou, naquit à Metz le 26 août 1817, elle partagea son enfance entre l’hôtel particulier des Milleret de Brou et la vaste propriété de Preisch, aux frontières du Luxembourg, de l’Allemagne et de la France.
Comblée, dans une famille non-croyante dont le père voltairien est un haut-fonctionnaire et la mère, excellente éducatrice, ne pratique que le formalisme religieux, elle connaîtra une véritable rencontre mystique avec Jésus Christ le jour de sa première communion, à Noël, en 1829.
Après 1830, son père, ruiné, doit vendre la propriété de Preisch, puis l’hôtel de Metz. Ses parents se séparent ; elle va à Paris avec sa mère qui sera emportée brutalement par le choléra en 1832. Elle est recueillie dans une riche famille d’amis, à Châlons. L’adolescente de 17 ans connaît alors le désarroi et la solitude dans les mondanités qui l’entourent : « Je passai quelques années à me questionner sur la base et l’effet des croyances que je n’avais pas comprises… Mon ignorance de l’enseignement de l’Église était inconcevable et pourtant j’avais reçu les instructions communes du catéchisme » (Lettre à Lacordaire – 1841)
Son père la fait revenir à Paris. Durant le carême 1836, elle retrouve la lumière en entendant l’abbé Lacordaire prêcher à Notre-Dame. « Votre parole me donnait une foi que rien ne devait plus faire vaciller ». « Ma vocation date de Notre-Dame » dira-t-elle plus tard. Elle se passionne alors pour le renouveau du christianisme de Lamenais, de Montalembert et de ses amis.
Parmi eux, l’abbé Combalot dont elle entend les prédications à Saint-Sulpice en mars 1837. C’est à Saint-Eustache qu’elle le rencontre pour la première fois. Il rêvait de fonder une congrégation dédiée à Notre-Dame de l’Assomption, pour former les jeunes filles des milieux dirigeants, non-croyants pour la plupart. Elle rêvait de réaliser une vocation religieuse mais elle hésite d’abord à le suivre, puis elle accepte.
Il l’envoie en formation chez les Visitandines de la Côte Saint-André (Isère) qui la marquent de l’esprit et de la spiritualité de saint François de Sales.
En octobre 1838, c’est la rencontre avec l’abbé d’Alzon qui fondera les Pères de l’Assomption en 1845. Cette grande amitié durera 40 ans. Elle a déjà, précises dans son esprit, les bases de sa pédagogie : elle récuse une éducation mondaine où l’instruction profane est au rabais ; elle veut un christianisme authentique et non un vernis superficiel ; elle entend donner aux jeunes filles une formation de tout l’être à la lumière du Christ.
En avril 1839, elles sont deux jeunes filles à se réunir dans ce but, dans un petit appartement, rue Férou, à Paris ; en octobre, elles se retrouvent bientôt à quatre dans une maison de la rue de Vaugirard, étudiant la théologie, l’Écriture Sainte et les sciences profanes. Kate O’Neill, une irlandaise, est déjà là, elle qui prendra le nom religieux de Thérèse-Emmanuel ; sa forte personnalité accompagnera Marie-Eugénie de Jésus de son amitié et de son aide durant toute sa vie. Les sœurs se séparent définitivement de l’abbé Combalot en mai 1841. Sa direction fantasque et son manque de mesure vis-à-vis de l’Archevêque de Paris risquaient de tout compromettre.
Mgr Affre leur offre l’appui de son Vicaire général, Mgr Gros. C’est une libération. Les sœurs reprennent leurs études et font leur profession religieuse le 14 août 1841.
Leur pauvreté est grande et la communauté ne se développe pas. Ce qui n’empêche pas sœur Marie-Eugénie, d’ouvrir une première école, au printemps 1842, impasse des Vignes. Puis elle s’installe à Chaillot, car la communauté grandit, toujours plus internationale. Elle se plaint parfois des prêtres et des laïcs trop repliés sur leur piété : « Leur cœur ne bat pour rien de large ».
Sa relation avec l’Abbé d’Alzon s’approfondit. Pétri des idées de Lamennais, fort de Jésus Christ, attaché à l’Église, il l’entraîne ; elle le modère. Il est combatif ; elle le nuance.
Les fondations se multiplient à travers le monde. Rome reconnaît la Congrégation des Religieuses de l’Assomption en 1867. Les Constitutions seront définitivement approuvées le 11 avril 1888. La mort du P. d’Alzon, en 1880, est l’annonce du dépouillement qu’elle avait reconnu nécessaire en 1854 : « Dieu veut que tout tombe autour de moi ». Sœur Thérèse-Emmanuel disparaît à son tour le 3 mai 1888, et sa solitude se creuse davantage. La croissance de la Congrégation est une lourde charge pour elle.
Entre 1854 et 1895, de nouvelles communautés naissent en France, puis des fondations en Angleterre, en Espagne, en Nouvelle-Calédonie, en Italie, en Amérique latine et aux Philippines. Elle enchaîne voyages, constructions, consultations, décisions…
Les religieuses seront des enseignantes s’adaptant aux besoins devant lesquels les place l’évolution de la vie et de l’Église, sans pour autant se départir des observances monastiques.
Quand elle découvre l’impuissance de la vieillesse, « un état où ne reste plus que l’amour », elle s’efface peu à peu. « Je n’ai plus qu’à être bonne ». Sa santé s’altère. Vaincue par la paralysie en 1897, elle n’aura plus que son regard pour le dire.
Le 10 mars 1898, elle rejoint le Christ ressuscité qui, sur terre, était son unique passion.
Marie Eugénie de Jésus a été élevé à la gloire des autels le 9 février 1975, à Rome, par saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) et canonisée, place Saint-Pierre, par le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013), le 3 juin 2007.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,31-46.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)
pape et docteur de l’Église
Livre XI, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 111-113)
« Il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. »
« Car aucun hypocrite ne viendra en sa présence. » (Jb 13,16 Vg) Puisqu’il est constant qu’à sa venue le juge placera les agneaux à sa droite et les boucs à sa gauche, pour quelle raison est-il dit maintenant que ne viendra pas en sa présence un hypocrite qui, s’il doit être, bien sûr, parmi les boucs, sera présent à la gauche de son juge ? Mais, il faut le savoir, nous venons en présence du Seigneur de deux manières. En ce monde d’abord, lorsque, pesant scrupuleusement nos péchés, nous nous mettons en sa présence et que dans les larmes nous devenons nos propres juges. Oui, toutes les fois que nous reprenons conscience de la puissance de notre Créateur, nous nous tenons en présence du maître. (…) Nous viendrons aussi en présence du Seigneur d’une autre manière, le jour du jugement dernier, quand nous comparaîtrons devant son tribunal. (…) Lorsque le juste contemple la rigueur du juge qui doit venir, il se remet en mémoire ses péchés, il se lamente sur le mal qu’il a commis et avec rigueur il devient son propre juge, afin de ne pas être jugé, mais inversement, plus l’hypocrite plaît extérieurement aux hommes, plus il dédaigne de se regarder intérieurement lui-même ; il va s’abandonnant tout entier aux paroles de son entourage et il s’imagine être un saint parce qu’il se croit tenu pour tel par les hommes. Et voilà qu’en dispersant son esprit parmi les paroles qui le louent, jamais il ne considère en quoi il offense le juge intérieur ; de sa rigueur il ne redoute rien parce qu’il croit lui avoir plu tout autant qu’il plaît aux hommes. (…) C’est donc sagesse de dire : « L’hypocrite ne viendra pas en sa présence », car il ne se met pas devant les yeux la rigueur de Dieu, lorsqu’il brûle de plaire aux yeux des hommes. Mais, s’il scrutait son âme, s’il se mettait lui-même en présence de Dieu, il ne serait plus un hypocrite.
LECTURES :
Livre du Lévitique 19,1-2.11-18.
Le Seigneur parla à Moïse et dit : « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël. Tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. Vous ne volerez pas, vous ne mentirez pas, vous ne tromperez aucun de vos compatriotes. Vous ne ferez pas de faux serments par mon nom : tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis le Seigneur. Tu n’exploiteras pas ton prochain, tu ne le dépouilleras pas : tu ne retiendras pas jusqu’au matin la paye du salarié. Tu ne maudiras pas un sourd, tu ne mettras pas d’obstacle devant un aveugle : tu craindras ton Dieu. Je suis le Seigneur. Quand vous siégerez au tribunal, vous ne commettrez pas d’injustice ; tu n’avantageras pas le faible, tu ne favoriseras pas le puissant : tu jugeras ton compatriote avec justice. Tu ne répandras pas de calomnies contre quelqu’un de ton peuple, tu ne réclameras pas la mort de ton prochain. Je suis le Seigneur. Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. Mais tu devras réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui. Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur. »
Psaume 19(18),8.9.10.15.
R/ Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie (Jn 6, 63c)
La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples.
Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard.
La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables :
Accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon cœur ; qu’ils parviennent devant toi, Seigneur, mon rocher, mon défenseur !
« L’Évangile selon Marie », première conférence de Carême de Notre-Dame de Paris du cycle 2025 « Notre-Dame, Reine de la Paix… du Magnificat à l’Apocalypse », par Laurence Devillairs, normalienne, agrégée, docteur habilitée à diriger des recherches en philosophie, et spécialiste du XVIIe siècle, notamment de Pascal.
Ce dimanche 9 mars, suivez la messe à l’occasion du Jubilé du Monde du Volontariat, place Saint-Pierre à Rome. Plus de 25 000 pèlerins, membres des organisations non-lucratives, membres des ONG et assistants sociaux du monde entier et leurs familles sont attendus à Rome. KTO retransmet en direct et en français la célébration. En l’absence du pape François, hospitalisé pour une grave infection respiratoire, la célébration est présidée par le cardinal canadien Michael Czerny, (s.j), préfet du dicastère pour le Service du développement humain intégral.