« Il m’a toujours exaucée »

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« Il m’a toujours exaucée »

« Depuis plusieurs années, ce me semble, que je lui demande quelque chose le jour de sa fête, il m’a toujours exaucée ; lorsque ma demande n’est pas tout à fait juste, il la redresse, pour mon plus grand bien.

Les personnes d’oraison, en particulier, devraient toujours s’attacher à lui ; car je ne sais comment on peut penser à la Reine des Anges au temps qu’elle vécut auprès de l’enfant Jésus, sans remercier saint Joseph de les avoir si efficacement aidés.

Que ceux qui ne trouveraient pas de maître pour leur enseigner l’oraison prennent pour maître ce glorieux saint, et ils ne s’égareront pas en chemin. »

Sainte Thérèse d’Avila, autobiographie VI, 7-8.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

19.03.2025 – SAINT DU JOUR

SAINT JOSEPH
Époux de la Très Sainte Vierge Marie

Patron de l’Église universelle


Saint Joseph descendait de la race royale de David. On croit généralement qu’en vue de la mission sublime que le Ciel lui destinait, il fut sanctifié avant sa naissance. Nul ne peut douter que Joseph ne fût préparé à son sublime ministère, quand la Providence, qui dirige tous les événements, unit son sort à celui de Marie. 

L’Évangile est très sobre de détails sur saint Joseph, et on y voit tout résumé en ces mots: « Il était juste. » Mais que ces mots couvrent de merveilles, puisque les docteurs s’accordent à dire que saint Joseph tient le premier rang après Marie parmi tous les Saints!

Son père l’éleva, d’après la tradition, dans l’état modeste de charpentier; il pouvait avoir, selon de sérieux auteurs, une cinquantaine d’années, et il avait gardé une chasteté parfaite, lorsque la Volonté de Dieu lui confia la Très Sainte Vierge. Cette union, belle devant les anges, dit saint Jérôme, devait sauvegarder l’honneur de Marie devant les hommes. 

Dieu voulut que le mystère de l’Annonciation demeurât quelques temps caché à saint Joseph, afin de nous donner, dans le trouble qui plus tard s’empara de lui, lorsqu’il s’aperçut de la grossesse de Marie, une preuve de la virginité de la Mère et de la conception miraculeuse du Fils. L’avertissement d’un ange dissipa toutes ses craintes. 

Qui dira ce que Joseph, depuis lors, montra de respect, de vénération, de tendresse pour Celle qui bientôt allait donner au monde le Sauveur? Combien Joseph fut utile à Marie dans le voyage de Bethléem! Combien plus encore il Lui fut utile dans la fuite en Égypte! Joseph se montra pour la Mère de Dieu l’ami fidèle, le gardien vigilant, le protecteur dévoué. 

Imaginons-nous les progrès en vertu que dut faire saint Joseph, vivant dans la compagnie de Jésus et de Marie. Quel délicieux intérieur! Quelle sainte maison que cette modeste demeure! Que de mystères dans cette vie cachée où un Dieu travaille sous la direction d’un homme, où un homme se sanctifie sous l’influence d’un Dieu visible à ses yeux et devenu son Fils adoptif! Après la plus heureuse des vies, Joseph eut la plus heureuse des morts, car il rendit son dernier soupir entre les bras de Jésus et de Marie. 

Il est permis de croire, après saint François de Sales qui l’affirme, que saint Joseph est dès maintenant au Ciel en corps et en âme, avec Jésus et Marie. C’est à bon droit que saint Joseph porte le titre glorieux de Patron de l’Église universelle, et que son nom, dans la dévotion chrétienne, est devenu inséparable des noms de Jésus et de Marie. 

On l’invoque aussi comme Patron de la bonne mort.

Saint-Joseph priez pour nous !

19.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,16.18-21.24a. 

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;


elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

pape

Exhortation apostolique « Redemptoris custos », 18-19 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse »

      En s’adressant à Joseph par les paroles de l’ange, Dieu s’adresse à lui comme à l’époux de la Vierge de Nazareth. Ce qui s’est accompli en elle par le fait de l’Esprit Saint exprime en même temps une particulière confirmation du lien sponsal qui préexistait déjà entre Joseph et Marie. Le messager dit clairement à Joseph : « Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse. » Ainsi, ce qui était advenu auparavant — son mariage avec Marie — s’était fait par la volonté de Dieu et devait donc être conservé. Dans sa maternité divine, Marie doit continuer à vivre comme « une vierge, épouse d’un mari » (Lc 1,27).       Dans les paroles de l’ « annonciation » nocturne, non seulement Joseph entend la vérité divine sur la vocation ineffable de son épouse, mais il y réentend aussi la vérité sur sa propre vocation. Cet homme « juste », qui, dans l’esprit des plus nobles traditions du peuple élu, aimait la Vierge de Nazareth et s’était lié à elle d’un amour sponsal, est à nouveau appelé par Dieu à cet amour.        « Joseph fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse » ; « ce qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » : ne faut-il pas conclure, devant ces expressions, que son amour d’homme est lui aussi régénéré par l’Esprit Saint ? Ne faut-il pas penser que l’amour de Dieu, qui a été répandu dans le cœur de l’homme par le Saint-Esprit (Rm 5,5), façonne de la manière la plus parfaite tout amour humain ? Il façonne aussi — et d’une façon tout à fait singulière — l’amour sponsal des époux, et il approfondit en lui tout ce qui est humainement digne et beau, ce qui porte les signes de l’abandon exclusif de soi, de l’alliance des personnes et de la communion authentique du Mystère trinitaire.

LECTURES :

Deuxième livre de Samuel 7,4-5a.12-14a.16. 

Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan :
« Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur :
Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté.
C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal.
Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils.
Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »

Psaume 89(88),2-3.4-5.27.29. 

R/ Sa dynastie, sans fin subsistera. (Ps 88, 37a)

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ; 
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ; 
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance, 
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours, 
je te bâtis un trône pour la suite des âges.

« Il me dira : “Tu es mon Père, 
mon Dieu, mon roc et mon salut !” »
Sans fin je lui garderai mon amour, 
mon alliance avec lui sera fidèle. »

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 4,13.16-18.22. 

Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi.
Voilà pourquoi on devient héritier par la foi : c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous.
C’est bien ce qui est écrit : ‘J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations.’ Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas.
Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : ‘Telle sera la descendance que tu auras !’
Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste.

François: la guerre est absurde, désarmons la Terre

Bombardement sur la bande de Gaza  (ANSA)

François: la guerre est absurde, désarmons la Terre

Dans une lettre adressée au directeur du Corriere della Sera, Luciano Fontana, en réponse à un message de proximité que celui-ci avait envoyé au Pape à l’hôpital, le Saint-Père demande au quotidien italien de réitérer dans ses pages un appel à la paix et au désarmement. Vatican News publie l’intégralité de la lettre du Pape. 

Monsieur le Directeur,

Je voudrais vous remercier pour les paroles de proximité avec lesquelles vous avez voulu être présent en ce moment de maladie où, comme j’ai eu l’occasion de le dire, la guerre apparaît encore plus absurde. La fragilité humaine, en effet, a le pouvoir de nous rendre plus lucides sur ce qui dure et sur ce qui passe, sur ce qui fait vivre et sur ce qui tue. C’est peut-être pour cela que nous avons si souvent tendance à nier nos limites et à fuir les personnes fragiles et blessées: elles ont le pouvoir de remettre en question la direction que nous avons choisie, en tant qu’individus et en tant que communauté.

Je voudrais vous encourager, vous et tous ceux qui consacrent leur travail et leur intelligence à informer, à travers les outils de communication qui unissent désormais notre monde en temps réel: ressentez l’importance des mots. Ce ne sont jamais seulement des mots: ce sont des actes qui construisent des environnements humains. Ils peuvent relier ou diviser, servir la vérité ou la desservir. Nous devons désarmer les mots pour désarmer les esprits et désarmer la Terre. Il y a un grand besoin de réflexion, de calme, de sens de la complexité.

Alors que la guerre ne fait que dévaster les communautés et l’environnement, sans offrir de solutions aux conflits, la diplomatie et les organisations internationales ont besoin de sang neuf et de crédibilité. Les religions peuvent d’ailleurs puiser dans la spiritualité des peuples pour raviver le désir de fraternité et de justice, l’espérance de paix.

Tout cela demande de l’engagement, du travail, du silence, des mots. Sentons-nous unis dans cet effort, que la Grâce céleste ne cessera d’inspirer et d’accompagner.

François

Rome, Policlinico Gemelli, 14 mars 2025

Source : VATICANNEWS, le 18 mars 2025